POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
À l’occasion de la Journée mondiale du lavage des mains célébrée ce 15 octobre, il est essentiel de rappeler combien ce geste simple peut sauver des vies, surtout celles des enfants. Se laver les mains avec de l’eau et du savon permet d’éliminer les microbes […]
ACTUALITÉS
À l’occasion de la Journée mondiale du lavage des mains célébrée ce 15 octobre, il est essentiel de rappeler combien ce geste simple peut sauver des vies, surtout celles des enfants.
Se laver les mains avec de l’eau et du savon permet d’éliminer les microbes responsables de nombreuses maladies comme la diarrhée ou les infections respiratoires. Pour les enfants, c’est un moyen efficace de rester en bonne santé, d’aller à l’école régulièrement et de bien grandir.
Promouvoir ce geste dans les familles et les écoles, c’est investir dans l’avenir des enfants.
Rédaction
Chaque 15 octobre, le monde entier célèbre la Journée mondiale du lavage des mains.À Kabare, territoire situé à l’Est du chef lieu de la Province du sud-Kivu cette journée prend un sens tout particulier : un simple geste peut faire la différence entre la santé […]
ACTUALITÉS
Chaque 15 octobre, le monde entier célèbre la Journée mondiale du lavage des mains.
À Kabare, territoire situé à l’Est du chef lieu de la Province du sud-Kivu cette journée prend un sens tout particulier : un simple geste peut faire la différence entre la santé et la maladie.
Le lavage régulier des mains avec de l’eau propre et du savon reste l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir la propagation des maladies infectieuses telles que le choléra, la typhoïde, les diarrhées, ou encore les infections respiratoires.
Mais malgré sa simplicité, ce geste n’est pas encore systématique.
Dans plusieurs villages et écoles de Kabare, l’accès à l’eau potable reste difficile, et le savon est parfois considéré comme un luxe.
Les enfants, les vendeurs, les agriculteurs et même les soignants doivent souvent improviser pour maintenir de bonnes pratiques d’hygiène.
Une journée de sensibilisation communautaire
« Nous voulons que le lavage des mains devienne un réflexe naturel chez nos enfants »,
explique Madame Evelyne shukuru
« Ce n’est pas seulement une question de propreté, c’est une question de santé publique. »
Dans certains villages, des points de lavage des mains improvisés sont installés à l’entrée des marchés et des écoles.
Des seaux, du savon et des affiches éducatives rappellent à chacun :
“Des mains propres, une vie plus sûre.”
Le regard d’un professionnel de santé
A ce sujet plusieurs professionnels de santé contacté par watoto news ce mercredi 15 octobre soulignent que le lavage des mains reste un outil de prévention essentiel, surtout dans les zones rurales.
« La plupart des maladies que nous traitons ici sont liées au manque d’hygiène. Beaucoup d’enfants arrivent avec des diarrhées évitables. Si chaque famille lavait les mains avant de préparer le repas ou après la toilette, on réduirait jusqu’à la moitié des cas. »
précise docteur johana Binti.
La professionnelle insiste sur la nécessité d’un changement durable des comportements :
« La sensibilisation ne doit pas se limiter à une journée. Il faut que ce message entre dans les foyers, dans les écoles, dans les églises. L’hygiène doit devenir une culture. »
Le rôle des jeunes et des leaders communautaires
À Kabare, les jeunes et les femmes jouent un rôle important dans la diffusion des messages d’hygiène.
Des groupes de jeunes volontaires, appuyés par certaines ONG locales, visitent les écoles et les ménages pour montrer les bons gestes.
Ils expliquent aussi comment fabriquer localement du savon liquide à base de produits simples et abordables.
« Nous avons compris que protéger la santé, c’est protéger notre avenir »,
déclare Mado, 17 ans, élève de l’Institut à Miti centre.
« Quand on apprend à se laver les mains correctement, on apprend aussi à respecter la vie. »
Un geste simple, un impact immense
Le lavage des mains, aussi simple soit-il, est un acte de solidarité.
En se lavant les mains, chacun protège non seulement sa propre santé, mais aussi celle de sa famille, de ses camarades et de toute la communauté.
Cette année encore, les habitants de Kabare rappellent que le changement commence par de petits gestes quotidiens.
Un seau d’eau, un morceau de savon, et une minute d’attention peuvent sauver des vies.
La Journée mondiale du lavage des mains à Kabare n’est pas qu’un événement symbolique : c’est un rappel à la responsabilité collective.
Dans un contexte où les infrastructures sanitaires restent limitées, l’éducation à l’hygiène demeure la première ligne de défense contre les maladies.
À Kabare, des mains propres, c’est déjà un avenir plus sain.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu.
Chaque 15 octobre, l’on commémore la Journée nationale des toxicomanies qui est une dépendance aux substances nocives comme la drogue, que l’on ne peut plus s’empêcher de consommer.À Bukavu, cette journée est l’occasion de braquer les projecteurs sur un phénomène souvent tabou, mais bien présent […]
ACTUALITÉS
Chaque 15 octobre, l’on commémore la Journée nationale des toxicomanies qui est une dépendance aux substances nocives comme la drogue, que l’on ne peut plus s’empêcher de consommer.
À Bukavu, cette journée est l’occasion de braquer les projecteurs sur un phénomène souvent tabou, mais bien présent : la consommation de drogues chez les jeunes.
Une réalité discrète mais inquiétante
Dans plusieurs quartiers de la ville, des jeunes parfois même des enfants consomment des substances comme la colle, le chanvre ou des solvants bon marché. Cette consommation se fait généralement à l’écart des regards, non pas par provocation, mais comme une échappatoire face à un quotidien difficile.
Les causes sont multiples : chômage, pauvreté, ruptures familiales, manque d’encadrement ou encore absence d’espaces de loisirs adaptés. Si le phénomène reste souvent silencieux, ses conséquences, elles, sont visibles et inquiétantes.
« Je le fais pour oublier un peu »
« Moi, j’ai commencé à fumer à 16 ans »,
confie un jeune de 19 ans habitant un quartier périphérique.
« Pas pour me donner un genre, mais parce que parfois, la vie est trop lourde. C’est la seule façon que j’ai trouvée pour supporter. »
Ce témoignage met en lumière une vérité peu dite : pour beaucoup de jeunes, la toxicomanie n’est pas un plaisir, mais une stratégie de survie.
Des conséquences sanitaires graves
Le Dr Johana Binti, médecin à Bukavu, alerte :
« Les jeunes consommateurs présentent rapidement des troubles respiratoires, des pertes de mémoire, voire des infections chroniques. Mais le plus dangereux, c’est la dépendance, difficile à soigner sans accompagnement. »
Elle insiste sur la dangerosité des substances artisanales : colle, essence, solvants… de véritables poisons pour le cerveau en développement.
Une souffrance psychologique profonde
Pour Moïse Kinkumba, psychologue clinicien, la toxicomanie est avant tout un cri silencieux.
« Ces jeunes ne cherchent pas l’euphorie, mais un refuge, une reconnaissance, un apaisement. Les juger ou les rejeter aggrave le problème. Il faut écouter, comprendre et accompagner. »
Des initiatives qui redonnent espoir
Heureusement, plusieurs structures locales se mobilisent. Églises, écoles et associations lancent des actions concrètes : sensibilisation, formations, activités sportives, programmes de réinsertion… Des petits pas qui font bouger les mentalités.
Éduquer, écouter, encadrer : une urgence collective
En cette Journée nationale des toxicomanies, Bukavu envoie un message fort : la jeunesse n’est pas perdue, elle attend d’être comprise. La lutte contre la toxicomanie passe par l’éducation, le dialogue, le soutien psychologique et surtout, la création d’opportunités réelles.
Comprendre, c’est déjà commencer à guérir.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu.
Chaque 15 octobre, le monde célèbre la Journée internationale des femmes rurales, en reconnaissance de leur contribution essentielle au développement, à la sécurité alimentaire, à l’économie locale, à la communauté. Dans de nombreux milieux ruraux de la RDC, autour de Bukavu et au-delà. Les femmes […]
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Chaque 15 octobre, le monde célèbre la Journée internationale des femmes rurales, en reconnaissance de leur contribution essentielle au développement, à la sécurité alimentaire, à l’économie locale, à la communauté. Dans de nombreux milieux ruraux de la RDC, autour de Bukavu et au-delà. Les femmes rurales accomplissent des tâches multiples : agriculture, soins, éducation informelle des enfants, petits commerces, etc. Pourtant, leur rôle reste souvent invisible, mal reconnu, et leurs droits fragiles.
Pour cette journée est aussi une occasion de se poser la question : comment l’autonomisation des femmes rurales influence-t-elle l’avenir des enfants et des jeunes dans leur communauté ?
Le rôle fondamental des femmes rurales dans la formation des enfants: Les femmes rurales sont bien souvent les premières « enseignantes informelles » des enfants : elles transmettent les langues locales, les savoirs traditionnels, l’éthique du travail, le respect de la nature. Ce rôle éducatif informel, non reconnu dans les curricula officiels, façonne profondément la vision des jeunes, leur identité et leur relation au milieu rural.
Lorsque les femmes gagnent en autonomie (économique, sociale, éducative), elles peuvent mieux soutenir la scolarisation de leurs enfants, investir dans la santé et garantir un environnement plus protecteur.
Enjeux, défis et obstacles
Accès limité aux ressources : terres, semences, crédits, équipements agricoles. Sans ces moyens, les femmes restent exploitées et n’ont pas de marge de manœuvre.
Charge de travail multiple: entre la culture, les soins à la famille, la gestion domestique, les femmes rurales travaillent sans répit.
Marginalisation dans la prise de décision: dans certaines communautés, les femmes sont exclues des conseils locaux ou de la gestion communautaire.
Vulnérabilité face aux chocs:
sécheresse, inondations, érosion, maladies des cultures les femmes rurales et leurs enfants sont souvent les premières victimes.
Éducation et accès à l’information: les femmes rurales ont souvent moins accès à l’éducation, à la formation continue et à l’information, les maintenant dans des positions de faiblesse.
Impacts directs sur les enfants et les jeunes
Scolarisation: une femme autonome peut investir dans l’éducation de ses filles et fils (frais, fournitures, soutien scolaire).
Nutrition et santé: en augmentant leur production agricole ou leurs revenus, elles peuvent garantir une meilleure alimentation pour leurs enfants.
Modèle inspirant: une jeune fille qui voit sa mère participer à des décisions ou mener une activité peut rêver plus grand et refuser les stéréotypes.
Protection: une femme économiquement forte a une meilleure marge pour protéger ses enfants contre les abus, les mariages précoces ou le travail des enfants.
Que faire pour soutenir les femmes rurales et à travers elles, les enfants ?
Renforcer l’accès aux ressources agricoles et crédit
Programmes de formation technique et agricoles
Encourager leur participation aux instances locales
Promouvoir des politiques sociales ciblées
Campagnes de sensibilisation
En cette Journée internationale des femmes rurales, Watoto News appelle à ce que les femmes des champs, des villages, des collines arrêtent d’être invisibles.
Leur combat est le nôtre, car c’est à travers elles que se bâtissent les bases d’un avenir plus juste pour les enfants ruraux. Investir dans les femmes rurales, c’est investir dans la génération montante, dans la résilience de nos communautés et dans le progrès durable de notre pays.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
La collation des grades, souvent synonyme de réussite et d’accomplissement, marque une étape importante dans la vie d’un étudiant. À Bukavu, chaque année, des centaines de jeunes, vêtus de leur toge, reçoivent leurs diplômes sous les regards émus de leurs familles. Mais derrière ces moments […]
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La collation des grades, souvent synonyme de réussite et d’accomplissement, marque une étape importante dans la vie d’un étudiant. À Bukavu, chaque année, des centaines de jeunes, vêtus de leur toge, reçoivent leurs diplômes sous les regards émus de leurs familles. Mais derrière ces moments de joie se cache une réalité plus sombre : celle de l’incertitude et du chômage post-universitaire.
Une transition incertaine entre études et vie active
À peine les cérémonies terminées, beaucoup de diplômés se retrouvent face à un vide. Le marché de l’emploi local, saturé et peu structuré, offre peu d’opportunités. Le népotisme, le manque de transparence dans le recrutement et l’absence de politiques solides d’accompagnement vers l’emploi aggravent la situation.
Davina Namulinduka, 24 ans, diplômée en gestion commerciale, témoigne :
« On nous avait dit que le diplôme est la clé de l’avenir. Mais depuis que j’ai terminé, je cherche du travail en vain. Je me sens perdue. »
L’angoisse de l’inactivité et le poids des attentes
Cette période post-collation est souvent marquée par l’angoisse, la frustration, voire la dépression. Les jeunes se sentent inutiles, surtout lorsqu’ils voient leurs efforts et ceux de leurs parents ne produire aucun résultat concret. La pression familiale devient parfois insupportable : le jeune diplômé est perçu comme un futur soutien financier, alors qu’il n’a lui-même aucune base stable.
Face à cette crise silencieuse, plusieurs jeunes tentent de se réinventer dans l’informel ou l’auto-emploi, avec ou sans formation complémentaire. D’autres choisissent l’exil vers d’autres villes ou pays, espérant y trouver des opportunités plus prometteuses.
Un appel à repenser l’après-diplôme
Cette situation interpelle sur l’urgence de créer des passerelles concrètes entre l’université et le monde du travail : accompagnement à l’insertion, programmes de stages, incubation de projets, et valorisation de l’entrepreneuriat des jeunes. Car célébrer une collation des grades n’a de sens que si elle ouvre réellement la voie à un avenir professionnel digne et durable.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Autrefois considéré comme une évidence, le respect semble aujourd’hui se redéfinir à travers une nouvelle dynamique : pour de nombreux jeunes, il ne s’impose plus automatiquement, il se mérite. Ce changement de perception interroge sur l’éducation, les valeurs transmises et la qualité du dialogue entre […]
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Autrefois considéré comme une évidence, le respect semble aujourd’hui se redéfinir à travers une nouvelle dynamique : pour de nombreux jeunes, il ne s’impose plus automatiquement, il se mérite. Ce changement de perception interroge sur l’éducation, les valeurs transmises et la qualité du dialogue entre générations.
« Le respect ne s’impose pas, il se construit »
À Goma, Merveille Ushindi, 21 ans, estime que le respect naît d’abord de l’éducation et du comportement individuel.
« À mon avis, on n’impose pas le respect : il découle de la manière dont on agit en société. C’est notre attitude qui inspire ou non le respect des autres »,
explique-t-elle.
Pour elle, donner l’exemple est la clé :
« La meilleure façon d’enseigner le respect, c’est de le vivre soi-même. Dire merci, s’excuser, écouter les enfants, c’est dans ces petits gestes que le respect prend racine. »
Un respect à double sens ?
À Bukavu, Yvette Balumisa, 19 ans, porte un regard plus critique sur la jeunesse d’aujourd’hui :
« Les jeunes ne respectent plus vraiment les adultes. Ils se comparent à eux, les considèrent comme des égaux, et ça dénature la notion même de respect. »
Elle affirme toutefois que le respect se mérite, mais à travers des qualités humaines essentielles :
« Pour mériter mon respect, il faut être humble, sincère, tenir sa parole. »
Un respect en mutation, pas en disparition
Ces deux témoignages illustrent une réalité : le respect n’a pas disparu, il évolue. Il n’est plus seulement lié à l’âge ou au statut, mais s’enracine dans la qualité des interactions, l’écoute, et la réciprocité.
Redonner du sens à cette valeur passe donc par un dialogue renouvelé entre générations, où chacun apprend à voir l’autre comme un être digne d’attention, peu importe son âge.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Chaque matin, dans les villages et quartiers de Kabare, des centaines d’enfants marchent vers l’école. Certains parcourent de longues distances à pied, d’autres traversent des routes fréquentées par des motos, des véhicules ou même des camions.Mais trop souvent, ces chemins d’apprentissage deviennent des chemins de […]
ACTUALITÉS
Chaque matin, dans les villages et quartiers de Kabare, des centaines d’enfants marchent vers l’école. Certains parcourent de longues distances à pied, d’autres traversent des routes fréquentées par des motos, des véhicules ou même des camions.
Mais trop souvent, ces chemins d’apprentissage deviennent des chemins de danger.
Un risque réel pour les enfants
Le manque de signalisation, l’absence de trottoirs et la vitesse excessive des motos et voitures exposent les écoliers à de nombreux risques d’accidents.
Certains enfants doivent traverser la route seuls, parfois dans la poussière ou sous la pluie, sans passage piéton ni agent de circulation.
« Chaque fois que mon fils part à l’école, j’ai peur. Les motos roulent vite, les chauffeurs ne font pas attention »,
témoigne Rolande Bujiriri, mère de six écoliers à Miti.
La sécurité routière n’est pas seulement une question de routes ; c’est une question de vie.
L’enfant, un usager vulnérable
Un écolier n’a pas encore les bons réflexes d’un adulte :
il peut traverser sans regarder, courir après un camarade ou oublier les dangers.
C’est pourquoi les adultes doivent protéger :
Les parents, en accompagnant les plus petits ;
Les chauffeurs et motards, en réduisant la vitesse à proximité des écoles ;
Les enseignants, en sensibilisant les élèves dès le plus jeune âge.
Apprendre la sécurité, c’est sauver des vies
La sécurité routière doit faire partie de l’éducation.
À Kabare, des écoles et organisations locales commencent à former les enfants aux bons gestes :
Traverser sur le côté gauche de la route pour voir les véhicules venir ;
S’arrêter, regarder à gauche et à droite avant de traverser ;
Eviter de jouer sur la route ;
Porter des vêtements visibles, surtout le matin ou le soir ;
Et ne jamais monter sur une moto sans casque.
Ces gestes simples peuvent éviter des drames.
Un appel à la responsabilité collective
Les routes de Kabare appartiennent à tous, mais leur sécurité dépend de chacun.
Nous appelons :
Les conducteurs à lever le pied près des écoles et à respecter le passage des enfants ;
Les autorités locales à installer des panneaux, ralentisseurs et marquages ;
Les parents à enseigner la prudence dès la maison ;
Les élèves eux-mêmes à devenir des ambassadeurs de la sécurité dans leurs écoles.
« Mon école est à proximité de la route. Ma maman me dit toujours de regarder à gauche et à droite avant de traverser ou de demander de l’aide à un adulte pour éviter de me faire renverser par des engins roulants »,
témoigne Byoshi Binja Joseph à Watoto News.
L’espoir d’un chemin sûr vers l’avenir
Aller à l’école ne devrait jamais être un danger.
Chaque enfant de Kabare a le droit d’apprendre en sécurité, avec confiance et joie.
La sécurité routière n’est pas un luxe, c’est une promesse de vie, de dignité et d’avenir.
En protégeant les écoliers aujourd’hui, nous construisons une société plus responsable, plus respectueuse et plus humaine.
Protéger les enfants sur la route, c’est protéger l’avenir de Kabare.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
Un drame s’est produit dans la localité de Makengengere, groupement de Mbinga-Nord, territoire de Kalehe, province du Sud-Kivu lundi 13 octobre où une fille âgée de trois ans a été retrouvée sans vie sur les rives du lac Kivu. D’après Benjamin Mungazi, acteur de la […]
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Un drame s’est produit dans la localité de Makengengere, groupement de Mbinga-Nord, territoire de Kalehe, province du Sud-Kivu lundi 13 octobre où une fille âgée de trois ans a été retrouvée sans vie sur les rives du lac Kivu.
D’après Benjamin Mungazi, acteur de la société civile locale, l’enfant avait accompagné ses parents venus assister à une cérémonie de deuil dans la région. C’est dans des circonstances encore mal connues que la petite s’est éloignée, avant que son corps ne soit retrouvé quelques heures plus tard, apparemment victime de noyade.
La nouvelle a profondément choqué la population locale, déjà éprouvée par l’insécurité et les conditions de vie difficiles dans cette zone.
Une enquête est attendue afin de clarifier les circonstances exactes de cette tragédie et de renforcer les mesures de protection, notamment pour les enfants, dans ce contexte fragile.
Jackson Maliyabwana volontaire pour les enfants et les jeunes à Kalehe
Dans les zones rurales de la République démocratique du Congo, des milliers d’enfants tentent chaque jour de poursuivre leur scolarité dans des conditions extrêmement précaires. Loin des projecteurs et souvent négligés par les politiques publiques, ces élèves semblent être les grands oubliés du système éducatif […]
ACTUALITÉS
Dans les zones rurales de la République démocratique du Congo, des milliers d’enfants tentent chaque jour de poursuivre leur scolarité dans des conditions extrêmement précaires. Loin des projecteurs et souvent négligés par les politiques publiques, ces élèves semblent être les grands oubliés du système éducatif congolais.
Des écoles sans infrastructures
Dans plusieurs villages reculés, les écoles fonctionnent sous des abris de fortune, parfois sans bancs, sans tableaux ni matériel pédagogique de base. Certains élèves parcourent plusieurs kilomètres à pied chaque matin, traversant collines et rivières pour atteindre une école souvent dépourvue d’enseignants permanents. Cette réalité creuse un écart alarmant entre l’éducation en milieu urbain et rural.
Jean, 12 ans, élève en 5ᵉ année primaire dans le territoire de Kabare, confie : « Dè le debut nous avons l’insuffisance des objets classiques. Quand il pleut, on ne vient pas à l’école parce qu’on est trempés avant même d’arriver. »
Des enseignants abandonnés
Le manque de formation, de rémunération et de soutien moral décourage de nombreux enseignants ruraux. Beaucoup finissent par abandonner ou migrent vers les centres urbains à la recherche de meilleures conditions de travail. Ce déséquilibre fragilise davantage le système éducatif national.
Des conséquences sur l’avenir des enfants
Le taux d’abandon scolaire demeure plus élevé en milieu rural. Faute d’encadrement, plusieurs enfants se tournent vers les travaux champêtres, le mariage précoce ou la migration. Cette marginalisation met en péril l’avenir d’une génération entière.
Des experts de l’éducation appellent à la mise en place de politiques publiques ciblées en faveur du monde rural. Le ministère de l’Éducation, avec ses partenaires, devrait investir dans les infrastructures, le recrutement local d’enseignants, la fourniture de matériel scolaire et l’intégration des outils technologiques, même dans les zones les plus enclavées.
L’éducation est un droit fondamental, quelle que soit la géographie. Redonner aux enfants des milieux ruraux l’accès à une éducation digne, c’est poser les bases d’un développement plus équitable et d’un avenir plus prometteur pour toute la RDC.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Chaque 13 octobre, le monde célèbre la Journée internationale de la prévention des catastrophes. À Kabare et Bukavu, deux territoires du Sud-Kivu fortement exposés aux aléas climatiques, cette journée prend tout son sens. Dans cette région aussi magnifique que fragile, les inondations, les glissements de […]
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Chaque 13 octobre, le monde célèbre la Journée internationale de la prévention des catastrophes. À Kabare et Bukavu, deux territoires du Sud-Kivu fortement exposés aux aléas climatiques, cette journée prend tout son sens. Dans cette région aussi magnifique que fragile, les inondations, les glissements de terrain et les pluies torrentielles continuent de mettre en péril la vie des familles en particulier celle des enfants.
Quand la terre s’effondre, ce sont les enfants qui paient le prix
Bukavu a connu ces dernières années plusieurs glissements de terrain meurtriers. Des maisons ont été englouties, des écoles endommagées, des routes détruites. À Kabare, les collines déboisées ne retiennent plus la terre, exposant de nombreux villages à des risques graves.
Les enfants sont les plus vulnérables : ils vivent, jouent et étudient dans des zones dangereuses, parfois au bord de ravins ou sur des terrains instables.
« Quand la colline s’est effondrée, nous avons perdu des camarades. Depuis, chaque pluie me fait peur »
confie un élève du quartier Nkafu à Bukavu.
La prévention commence dans nos communautés
Les catastrophes naturelles ne sont pas toujours imprévisibles : leurs effets peuvent être atténués. À Kabare et Bukavu, plusieurs gestes simples peuvent faire la différence :
Reboiser pour stabiliser les sols,
Éviter de construire sur les pentes à risque,
Ne pas obstruer les canalisations avec des déchets,
Signaler les signes précurseurs de glissements,
Éduquer les enfants aux comportements sécuritaires.
Les jeunes au cœur de la solution
Les jeunes du Sud-Kivu sont en première ligne pour renforcer la résilience locale. À travers les écoles, les clubs environnementaux, les églises ou les mouvements de jeunesse, ils s’engagent :
Dans les actions de sensibilisation,
Le reboisement communautaire,
Le nettoyage des ravins et des caniveaux,
L’organisation des travaux communautaires “salongo”.
« Nous ne pouvons pas empêcher la pluie, mais nous pouvons protéger notre quartier, »
rappelle Germain Basengere, chercheur en environnement à Lwiro/Kabare.
Former les jeunes à la prévention, c’est investir dans une génération consciente, protectrice et résiliente face aux catastrophes à venir.
Yseult Lwango volontaire pour les enfants et les jeunes à kabare