POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Chaque cinq ans, le monde célèbre la Journée mondiale des statistiques. Cette année, sous le thème « Driving change with quality statistics and data for everyone », le message est clair : des données fiables, accessibles et pertinentes sont essentielles pour mieux répondre aux défis […]
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Chaque cinq ans, le monde célèbre la Journée mondiale des statistiques. Cette année, sous le thème « Driving change with quality statistics and data for everyone », le message est clair : des données fiables, accessibles et pertinentes sont essentielles pour mieux répondre aux défis sociaux, notamment ceux qui concernent les enfants et les jeunes.
Mais à Bukavu, que signifient ces statistiques pour un jeune sans fournitures scolaires ? Pour un parent vivant dans un quartier périphérique ? Ou pour un enfant qui n’est même pas enregistré ? Ces chiffres traduisent des réalités concrètes d’accès, d’équité et de reconnaissance.
Dans certaines écoles de Bukavu, aucun suivi personnalisé n’existe. Absentéisme, retards, mauvais résultats… ces enfants et jeunes restent invisibles dans les bases de données. Comme le confie un élève de 12 ans : « On ne m’a jamais demandé pourquoi j’étais absent, on ne m’a jamais compté ». Sans données fiables, comment les autorités, les écoles ou les partenaires peuvent-ils corriger ces inégalités ? Les statistiques sont indispensables pour identifier les zones oubliées. Comme le rappelle le Secrétaire général de l’ONU : « Aucun enfant ne doit rester non enregistré ».
Pour les jeunes, les statistiques sont aussi un outil d’espoir. Elles leur permettent de choisir une formation, de cibler un marché, et de refuser de rester dans l’ombre. Pour les filles et jeunes femmes, des données spécifiques par genre révèlent les écarts, motivent l’action et ouvrent des opportunités. En valorisant ces « jeunes data-citoyens », Bukavu peut former une génération convaincue que mesurer, c’est changer.
Comment faire pour que Bukavu compte vraiment ?
Recueillir des données locales : dans les écoles, les quartiers, et autour des activités des jeunes.
Rendre ces chiffres visibles et parlants, via des infographies, affiches scolaires, ou médias locaux.
Former les jeunes à analyser ces données, par des clubs de statistiques, ateliers universitaires ou groupes de pairs.
Impliquer directement les enfants et adolescents : « mon école, mes chiffres, mon avenir », leur donnant ainsi le droit de comprendre ce qui les concerne.
Utiliser ces statistiques comme levier pour plaider auprès des autorités, ONG et bailleurs, afin de réclamer les ressources manquantes.
La Journée mondiale des statistiques n’est pas qu’une succession de graphiques ou de rapports. Pour les enfants et les jeunes de Bukavu, c’est avant tout une question de reconnaissance : être comptés, vus, pris en compte. C’est aussi un puissant outil d’action : connaître combien d’enfants n’ont pas de bibliothèque, combien de jeunes sont sans emploi, ou combien de filles quittent l’école, permet d’agir concrètement. Aujourd’hui, faisons en sorte que « les chiffres deviennent des voix » et que chaque enfant compte vraiment.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Le 20 octobre marque la Journée mondiale de l’ostéoporose, une maladie silencieuse mais grave qui fragilise les os.À Bukavu, si elle touche principalement les adultes, il est pourtant essentiel que les enfants et les jeunes s’y intéressent dès maintenant. Car c’est dès l’enfance que la […]
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Le 20 octobre marque la Journée mondiale de l’ostéoporose, une maladie silencieuse mais grave qui fragilise les os.
À Bukavu, si elle touche principalement les adultes, il est pourtant essentiel que les enfants et les jeunes s’y intéressent dès maintenant. Car c’est dès l’enfance que la solidité des os se construit.
Qu’est-ce que l’ostéoporose ?
C’est une maladie qui rend les os poreux et fragiles, au point qu’une simple chute ou un petit effort peut provoquer une fracture. Elle affecte surtout les personnes âgées, et en particulier les femmes après la ménopause.
Pourquoi les jeunes doivent-ils s’en préoccuper ?
Beaucoup l’ignorent, mais la santé osseuse se joue dès les premières années de vie. Une bonne alimentation, de l’exercice régulier et l’absence de mauvaises habitudes posent les bases d’os solides à l’âge adulte.
Comment prévenir cette maladie à Bukavu ?
Bien manger: privilégier les aliments riches en calcium comme le lait, les légumes verts, les petits poissons et les haricots.
Bouger souvent: marcher, courir, danser ou sauter renforce les os.
Éviter le tabac et l’alcool: même jeunes, ces produits affaiblissent l’organisme.
Informer son entourage: en parler à l’école ou à la maison permet de sensibiliser d’autres jeunes.
Le rôle des familles et des écoles
Les enseignants peuvent encourager les élèves à adopter une hygiène de vie saine, tandis que les familles, même avec des ressources limitées, peuvent préparer des repas simples et nutritifs.
Chaque enfant mérite de grandir fort et en bonne santé. Prendre soin de ses os dès aujourd’hui, c’est aussi construire son avenir.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
À Kamanyola dans le territoire de Walungu 80 élèves issus de familles touchées par la pauvreté ou les conflits ont reçu des kits scolaires grâce à un projet de réinsertion soutenu par l’ASBL AVREO et l’UNICEF. La remise a eu lieu ce vendredi 18 octobre […]
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À Kamanyola dans le territoire de Walungu 80 élèves issus de familles touchées par la pauvreté ou les conflits ont reçu des kits scolaires grâce à un projet de réinsertion soutenu par l’ASBL AVREO et l’UNICEF. La remise a eu lieu ce vendredi 18 octobre 2025 à l’Institut Kayange.
Ces enfants ont reçu des cahiers, stylos, sacs et uniformes pour faciliter leur retour à l’école. Le projet prend également en charge les frais scolaires de certains bénéficiaires et prévoit la réhabilitation de salles de classe.
Les responsables de l’AVREO appellent à davantage de solidarité pour permettre aux enfants vulnérables de retrouver espoir et accéder à une éducation digne.
Imani Nyongolo volontaire pour les enfants et les jeunes à Kamanyola
Depuis le début du mois d’octobre 2025, au moins deux enfants ont perdu la vie et plus de trois autres ont été blessés à la suite d’explosions causées par des engins de guerre abandonnés dans plusieurs villages du groupement Kanyabayonga, en chefferie de Bwito, territoire […]
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Depuis le début du mois d’octobre 2025, au moins deux enfants ont perdu la vie et plus de trois autres ont été blessés à la suite d’explosions causées par des engins de guerre abandonnés dans plusieurs villages du groupement Kanyabayonga, en chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).
Ce bilan inquiétant a été communiqué par l’organisation locale Solidarité Communautaire de Lutte contre le Tribalisme (SOCOLUT), qui mène actuellement une campagne de sensibilisation dans les écoles du centre scolaire de Kanyabayonga.
Selon Clovis Kambale, acteur de protection au sein de la SOCOLUT, ces incidents tragiques impliquent des enfants exposés alors qu’ils cultivaient, gardaient des chèvres ou chassaient des rongeurs dans la brousse.
« Nous avons été poussés à réactiver nos activités après avoir recensé plus de trois cas d’enfants frappés par des restes explosifs ce mois-ci »,
a-t-il expliqué.
En réponse, SOCOLUT a déjà sensibilisé plus de 4 000 enfants dans plusieurs écoles primaires, dont celles de Kanyabayonga, Kabasha, Nyongera, Rwindi et Mwanzo.
« Jusqu’à ce lundi 20 octobre, nous avons touché 4 320 élèves »,
a précisé Clovis Kambale.
Malgré ces efforts, l’organisation fait face à un manque de moyens pour élargir la campagne à d’autres villages comme Kilambo, Butalongola, Bulindi, Lusogha et Kinyamuyaha, également exposés en raison des affrontements récents.
Dieu-Merci Mumbere volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
L’organisation Amani Kids, engagée auprès des enfants réfugiés et immigrés africains, a porté haut les couleurs de la République Démocratique du Congo lors du Festival International d’Automne, organisé par Ourbridge for Kids ce 18 Octobre 2025 à Charlotte en Caroline du Nord, aux États Unis […]
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L’organisation Amani Kids, engagée auprès des enfants réfugiés et immigrés africains, a porté haut les couleurs de la République Démocratique du Congo lors du Festival International d’Automne, organisé par Ourbridge for Kids ce 18 Octobre 2025 à Charlotte en Caroline du Nord, aux États Unis d’Amérique.

À travers son travail, Amani Kids facilite l’intégration des enfants africains dans leur nouvel environnement, en leur apportant un soutien éducatif, émotionnel et social.

Une vitrine pour la culture congolaise
Le Festival International d’Automne célèbre chaque année la diversité culturelle et encourage le respect, l’amour et l’éducation autour des valeurs d’inclusion. C’est dans ce cadre qu’Amani Kids a eu l’opportunité de représenter le Congo, aux côtés d’autres institutions venues du monde entier pour partager traditions, coutumes et identités.

Fierté et message d’unité
La présence d’Amani Kids à cet événement international est une fierté pour la communauté congolaise, en particulier celle de la diaspora. Elle témoigne de la richesse et de la vitalité de la culture congolaise, portée par de jeunes ambassadeurs qui, malgré les défis liés à l’exil, affirment leur identité avec force et créativité.

Un message porteur d’espoir
À travers cette participation, Amani Kids a brillamment rappelé que la culture est un pont entre les peuples. Leur prestation a véhiculé un message fort d’unité, de résilience et d’espoir. Une belle promesse pour les initiatives à venir.
Rédaction
La ville de Bukavu a célébré la Journée Internationale du Refus de la Misère un événement porté par le mouvement ATD Quart Monde. Placée cette année sous le thème « S’unir pour bâtir un monde de paix et de dignité », la journée a réuni […]
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La ville de Bukavu a célébré la Journée Internationale du Refus de la Misère un événement porté par le mouvement ATD Quart Monde. Placée cette année sous le thème « S’unir pour bâtir un monde de paix et de dignité », la journée a réuni le 17 octobre des familles vivant en situation de précarité, des jeunes engagés, ainsi que plusieurs organisations locales et internationales.
La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère marquée par la solidarité, les témoignages et l’engagement. Des chants, poèmes, sketches et prises de parole ont mis en lumière les réalités quotidiennes de ceux qui vivent dans la pauvreté, mais aussi leur courage et leur volonté de changer leur destin.
Dans son discours d’ouverture, le représentant d’ATD Quart Monde à Bukavu a souligné que cette journée allait bien au-delà de la commémoration : elle constitue un appel à reconnaître la dignité de chaque être humain, quel que soit son niveau de vie, et à agir concrètement pour bâtir une société plus juste.
L’événement s’est clôturé par un appel fort à la solidarité collective. Obedi Arsène Aganze, Délégué National d’ATD Quart Monde/RDC, a déclaré à Watoto News:
« Partout dans le monde, des rassemblements sont organisés pour affirmer que les premiers à lutter contre la misère sont ceux qui la vivent. Leurs paroles, leurs expériences doivent être écoutées si nous voulons réellement changer les choses »
Il a ajouté que la pauvreté peut être vaincue, comme l’ont été l’esclavage, l’apartheid ou le racisme. Pour nous, la misère est une atteinte aux droits humains. Elle prendra fin si chacun apporte sa contribution.
Il a ainsi invité les familles, les autorités, les décideurs et la société civile à s’engager davantage pour éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes, ici comme ailleurs.
À travers cette journée, ATD Quart Monde Bukavu réaffirme son engagement à agir aux côtés des communautés, convaincu que la misère n’est pas une fatalité, mais une injustice à combattre ensemble.
Jean de Dieu Akonkwa volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Le coup d’envoi de la 2e Édition du Tournoi de Cohésion a été donné ce samedi 18 octobre 2025 au terrain Mulengezi, à Kamanyola. L’événement a démarré dans une ambiance festive avec une première rencontre opposant le FC Boucher à l’équipe Petit Vainqueur. Malgré l’enthousiasme […]
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Le coup d’envoi de la 2e Édition du Tournoi de Cohésion a été donné ce samedi 18 octobre 2025 au terrain Mulengezi, à Kamanyola. L’événement a démarré dans une ambiance festive avec une première rencontre opposant le FC Boucher à l’équipe Petit Vainqueur.
Malgré l’enthousiasme et les efforts fournis, notamment par les joueurs clés du FC Boucher, le match s’est soldé sur un score de parité (1-1), lançant ainsi le tournoi sur une note d’équilibre.
Ce tournoi vise à renforcer la paix et la fraternité à travers le sport, en réunissant jeunes et communautés locales autour du football. Les matchs se poursuivront ce dimanche 19 octobre, avec notamment une confrontation attendue entre Aigle Noir et FC Star, toujours sur le terrain Mulengezi.
Imani Classic, volontaire engagé pour les enfants et les jeunes à Kamanyola
Le secteur de l’éducation et de la formation professionnelle au Sud-Kivu a vibré au rythme d’un triple événement majeur organisé par l’organisation SASSCO- Le Potentiel ce 17 octobre 2025 à Bukavu. La journée a combiné une cérémonie de décoration des institutions modèles, le lancement du […]
ACTUALITÉSLe secteur de l’éducation et de la formation professionnelle au Sud-Kivu a vibré au rythme d’un triple événement majeur organisé par l’organisation SASSCO- Le Potentiel ce 17 octobre 2025 à Bukavu.
La journée a combiné une cérémonie de décoration des institutions modèles, le lancement du concours national « Congolese Best Teacher Prize » et une conférence thématique sur la résilience éducative. Cet élan vise à reconnaître et à motiver les efforts exceptionnels des enseignants et des structures d’accompagnement, marquant un tournant dans la valorisation du travail sur le terrain, en particulier dans un contexte de fragilité dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Dans son allocution, Cikuru Kabiona, Directeur de l’organisation SASSCO- Le potentiel, a d’emblée clarifié la portée de cette initiative.
« En ce 17 octobre 2025, les services d’accompagnement et de soutien scolaire Le Potentiel a organisé un triple événement. Premièrement, il s’agissait de décorer les institutions modèles d’accompagnement scolaire, ainsi que les institutions modèles de formation de jeunes et formations professionnelles. Deuxièmement, nous avons lancé un concours national, le Congolese Best Teacher Prize, destiné aux enseignants de toute la République démocratique du Congo. »
Face à la situation sécuritaire et aux efforts des éducateurs, l’organisation a choisi de cibler en priorité les zones affectées par le conflit, comme l’a précisé M. Kabiona.
« Pour l’instant, nous avons jugé de commencer par les enseignants des provinces du Sud-Kivu et Nord-Kivu suite à ce contexte de guerre et qui font preuve de résilience. »
La troisième composante de l’événement était une conférence comme le rappelle le Directeur :
« La troisième activité était une conférence tenue et animée par des experts autour du thème : ‘Institutions et écoles d’excellences, résilience et qualité éducative en contexte fragile.’ Ces trois événements étaient au rendez-vous ici, à l’Hôtel Résidence de Bukavu. »
L’initiative a immédiatement reçu l’appui des parties prenantes, prouvant l’urgence et la pertinence du programme.
« Nous bénéficions d’un appui des partenaires qui nous permettront d’avancer dans le bon sens, car ils se sont déjà approprié ce programme. L’objectif est de parrainer les enseignants pour se distinguer au niveau national et enfin que leurs efforts exceptionnels soient reconnus. »
La cérémonie de décoration a mis en lumière des institutions qui ont prouvé leur excellence et leur engagement sur le long terme.

Parmi les structures à l’honneur figurent notamment le Centre d’apprentissage professionnel et artisanale (CAPA), l’UNICEF RDC, l’ISP Bukavu et TPO

Le choix de ces lauréats n’est pas le fruit du hasard, comme l’a expliqué M. Kabiona.
« Pour avoir ces institutions à l’honneur aujourd’hui, nous avons réalisé une enquête au cours de la décennie 2014-2024. Ces structures ont réalisé des résultats exceptionnels dans l’accompagnement et l’insertion des jeunes. C’est pourquoi nous nous sommes engagés à les décorer. »

Cette reconnaissance officielle a été appuyée par les autorités. Léopold Matabaro, issu du secteur de la formation professionnelle et métiers, a souligné l’importance de l’approche pratique dans le développement national :
« Merci à le Potentiel pour l’invitation. Nous sommes là pour féliciter les organisations clés dans la formation de notre jeunesse : à l’exemple de CAPA, UNICEF, TPO, ISP. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où la pratique est au centre du développement dans chaque pays. Le métier est l’espoir pour notre pays. »
Un Prix, une Nouvelle Motivation pour le CAPA
Parmi les institutions honorées, le CAPA a exprimé une vive reconnaissance. Son Directeur, Mufumu Augustin, a partagé la portée de cette distinction :
« Nous exprimons un sentiment de joie et de gratitude. Nous dédions ce prix à tous ceux qui ont fourni un travail avec cœur, en premier lieu nos partenaires ainsi que nos travailleurs. Nous dédions également ce mérite à tous les apprenants qui ont pu terminer leur formation professionnelle chez CAPA, ces jeunes dont nous trouvons courageux car ils ont choisi d’apprendre un métier qui leur sortira du chômage. »
Pour le CAPA, cette reconnaissance est un puissant moteur pour l’avenir, a-t-il ajouté.
« Ce prix pour nous est une sorte de motivation qui nous oblige à se donner encore plus, à fournir beaucoup plus d’efforts pour améliorer la qualité dans laquelle nous travaillons. Ceci va demander des moyens suffisants pour avoir des équipements qu’il faut et des formateurs de qualité. »

Un Calendrier Ambitieux pour le Futur
L’événement du 17 octobre n’est que le point de départ d’une série d’actions concrètes. Le Directeur Kabiona a esquissé un calendrier précis :
« Au mois de novembre, nous allons procéder à une formation des enseignants qui seront sélectionnés pour participer au concours national. Pour ceux du Nord-Kivu, la formation se passera à Goma, et pour ceux du Sud-Kivu, elle se passera à Bukavu. Ensuite, le 24 janvier 2026, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Éducation, les enseignants ayant passé la formation avec succès seront primés. »
À terme, l’organisation prévoit d’immortaliser ces distinctions :
« Dans un avenir très proche, nous prévoyons de construire des monuments pour immortaliser les prix remis aux différentes institutions couronnées aujourd’hui. »
L’organisation par Le Potentiel de ce triple événement marque une étape significative dans la dignité et la valorisation du corps enseignant et des structures de formation en RDC. En lançant le Congolese Best Teacher Prize, Le Potentiel comble un vide, offrant aux éducateurs congolais une plateforme de reconnaissance nationale souvent monopolisée par les initiatives internationales. Comme l’a parfaitement résumé le Directeur Cikuru Kabiona : « Plus vous motivez quelqu’un, plus il se donne encore et fournit plus d’efforts. » En misant sur la reconnaissance, la formation continue et la valorisation du métier, l’organisation pose les bases d’un cercle vertueux d’excellence, indispensable pour garantir la résilience et la qualité de l’éducation des enfants et des jeunes en contexte fragile.
Ernest Muhero, rédacteur et éditeur responsable à Watoto News
Ce qui devait être une bouffée d’air pour la population congolaise tourne peu à peu à la désillusion. Alors que le dollar américain recule face au franc congolais, les prix des denrées, du transport et des services continuent, paradoxalement, de grimper. Dans les rues de […]
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Ce qui devait être une bouffée d’air pour la population congolaise tourne peu à peu à la désillusion. Alors que le dollar américain recule face au franc congolais, les prix des denrées, du transport et des services continuent, paradoxalement, de grimper. Dans les rues de Bukavu, la colère et l’incompréhension montent : le panier de la ménagère ne s’allège pas, malgré les promesses économiques.
Chaque matin, Ange Kusimwa, vendeuse de légumes au marché de Nyawera, se lève avant l’aube. Ses étals, autrefois bien fournis, se vident de jour en jour.
« Le dollar a baissé, mais le prix de la farine, du riz et du savon, lui, ne bouge pas. On dirait que tout devient plus cher chaque semaine »,
déplore-t-elle.
Comme elle, des milliers de petits commerçants et consommateurs de Bukavu vivent dans la confusion.
Selon Guy Ndoole, analyste indépendant, le pays traverse une « crise silencieuse » qui frappe d’abord les ménages les plus vulnérables.
« Rendons-nous la vie vivable, très chers compatriotes. Comment expliquer que la majorité des commerçants refuse d’adapter leurs prix à la réalité du marché ? »,
s’interroge-t-il.
Une contradiction économique flagrante
En théorie, la stabilisation du franc congolais devait apporter un peu de répit. Mais sur le terrain, les marchés racontent une autre histoire. De nombreux commerçants refusent d’abaisser leurs tarifs, parfois par méfiance, souvent par peur de pertes.
« On nous dit que le dollar a baissé, mais quand on va s’approvisionner à Bukavu, les grossistes n’ont rien changé. On vend cher parce qu’on achète cher »,
explique Claude Cubaka, vendeur au marché Beach Muhanzi.
Cette spirale nourrit la spéculation et crée une injustice économique que dénoncent plusieurs acteurs de la société civile. Les consommateurs, eux, se sentent abandonnés dans un système où les chiffres macroéconomiques ne reflètent plus la réalité de leurs assiettes.
Entre guerre, peur et pauvreté
À Bukavu, cette crise économique s’ajoute à une autre, plus profonde : celle de l’insécurité chronique dans l’Est de la RDC. Les routes vers les zones agricoles restent dangereuses à cause des groupes armés, perturbant l’approvisionnement des marchés locaux. Les familles déplacées affluent dans la ville, augmentant la demande et fragilisant encore davantage les équilibres économiques.
« Nous vivons dans une double crise : la guerre qui nous enferme, et les prix qui nous étranglent »,
confie Kinja Furaha, mère de quatre enfants, habitant de Panzi.
L’appel à l’action
Face à cette situation, Guy NDOOLE interpelle directement les autorités :
« Je me tourne vers notre Gouvernement, et spécifiquement vers le ministère de l’Économie, pour leur demander de jouer pleinement leur rôle et de s’assurer que la population n’est pas persécutée par les vendeurs des biens et services. »
Les habitants, eux, ne demandent pas des promesses, mais des actes. Ils veulent que la baisse du dollar se ressente dans le prix du pain, du transport, de l’école et de la santé. Ces petites choses qui font la dignité du quotidien. Mais pour l’instant, le souffle économique attendu ressemble davantage à une asphyxie collective, où les mots « pouvoir d’achat » et « stabilité » sonnent creux.
Article produit dans le cadre du projet 𝗛𝗮𝗯𝗮𝗿𝗶 𝘇𝗮 𝗠𝗮𝗵𝗮𝗹𝗶, 𝖽𝗎 𝖼𝗈𝗇𝗌𝗈𝗋𝗍𝗂𝗎𝗆 𝗥𝗔𝗧𝗘𝗖𝗢 𝗲𝘁 𝗥𝗘𝗠𝗘𝗟 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐝𝐞 𝗠𝗲𝗱𝗶𝗮4𝗱𝗶𝗮𝗹𝗼𝗴𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗟𝗮 𝗕𝗲𝗻𝗲𝘃𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗶𝗷𝗮.
Rédaction
La ville de Bukavu,traverse une période marquée par une insécurité, Braquages, agressions nocturnes, enlèvements et autres actes de violence deviennent fréquents dans plusieurs quartiers. Au cœur de cette réalité complexe, les jeunes apparaissent à la fois comme victimes, témoins, et dans certains cas, acteurs de […]
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La ville de Bukavu,traverse une période marquée par une insécurité, Braquages, agressions nocturnes, enlèvements et autres actes de violence deviennent fréquents dans plusieurs quartiers. Au cœur de cette réalité complexe, les jeunes apparaissent à la fois comme victimes, témoins, et dans certains cas, acteurs de cette instabilité.
Des jeunes exposés et ciblés
Dans des quartiers comme Kadutu, Bagira ou Panzi, de nombreux jeunes affirment vivre sous la menace constante. Qu’il s’agisse de retours tardifs des cours, d’événements sociaux ou d’activités communautaires, ils se retrouvent souvent ciblés par des hommes armés ou des groupes violents.
« On vit avec la peur au ventre. Parfois, on est obligé de rentrer en groupe ou d’abandonner certaines activités en soirée »,
témoigne Joël Farhaja, 24 ans.
L’insécurité comme moteur de la délinquance
Le manque d’opportunités économiques, l’abandon scolaire et l’absence de cadres d’encadrement poussent certains jeunes à rejoindre des groupes violents. Pour ces derniers, il ne s’agit pas d’un choix assumé, mais d’un moyen de survie dans un contexte où les perspectives semblent limitées.
« Ce n’est pas un choix, c’est une fuite. Beaucoup de jeunes que je connais sont dans les gangs parce qu’ils se sentent oubliés, sans avenir », explique Espoir Shombo, 26 ans.
Conséquences sur la santé mentale
L’exposition prolongée à la violence et au climat d’insécurité pèse lourdement sur la santé mentale des jeunes. Stress, insomnie, anxiété et traumatismes non pris en charge sont des réalités fréquentes. Pourtant, les services d’écoute et d’accompagnement psychosocial restent rares.
Une réponse communautaire encore limitée
Bien que quelques organisations locales et groupes de jeunes tentent d’apporter des solutions, la réponse globale demeure insuffisante. L’absence de stratégie d’encadrement ou de programmes structurés de réinsertion fragilise les efforts déjà en cours.
Dans cette dynamique, les jeunes ne devraient pas être considérés uniquement comme un problème sécuritaire, mais comme une partie intégrante de la solution. Offrir des alternatives, renforcer l’écoute et créer des espaces sûrs et inclusifs peut contribuer à inverser la tendance.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News