POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Des centaines d’enfants sont sans-abris et vivent dans une grande précarité après un incendie monstre la nuit du 3 au 4 juin au Camp Zaire , dans la commune de Kadutu, ville de Bukavu en RD Congo. Watoto News vous replonge dans le quotidien des […]
ACTUALITÉS MULTIMÉDIADes centaines d’enfants sont sans-abris et vivent dans une grande précarité après un incendie monstre la nuit du 3 au 4 juin au Camp Zaire , dans la commune de Kadutu, ville de Bukavu en RD Congo.
Watoto News vous replonge dans le quotidien des enfants sinistrés dans les sites des incendies en général et au Camp Zaire en particulier à Bukavu.
Des situations assez récurrentes dans le chef lieu de la province du Sud Kivu et qui devraient interpeller les gestionnaires de la ville en matière de prévention des incendies .
Ainsi, avec plus de 500 maisons consumées, plusieurs enfants font face au froid, à la faim, et surtout à l’incertitude de reprendre l’école.
Ces enfants avec leurs parents crient « au secours » !
C’est un Dossier réalisé par Ernest Muhero
Malgré une situation sécuritaire préoccupante et des difficultés logistiques majeures, les organisations humanitaires continuent de fournir une assistance vitale aux populations affectées par les conflits armés au Sud-Kivu. Cependant, l’accès aux zones les plus touchées reste fortement limité, exposant des milliers de déplacés à une […]
ACTUALITÉS
Malgré une situation sécuritaire préoccupante et des difficultés logistiques majeures, les organisations humanitaires continuent de fournir une assistance vitale aux populations affectées par les conflits armés au Sud-Kivu. Cependant, l’accès aux zones les plus touchées reste fortement limité, exposant des milliers de déplacés à une crise humanitaire aiguë.
Dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, notamment Kalehe, Kabare et Bunyakiri, les populations civiles continuent de subir les conséquences des conflits armés. Déplacements massifs, manque de nourriture, absence de soins médicaux et insécurité permanente caractérisent le quotidien de nombreuses familles.
Malgré ces réalités alarmantes, les organisations humanitaires ne baissent pas les bras. Le Programme alimentaire mondial (PAM), l’UNICEF, ACTED, TPO/DRC, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et Médecins Sans Frontières (MSF) organisent régulièrement des distributions d’aide dans plusieurs zones affectées par la guerre. Ces acteurs travaillent en étroite collaboration avec les communautés locales afin d’identifier les besoins les plus urgents et y répondre dans la mesure du possible.
Selon Madame Fadhili Mubole, Coordinatrice de l’organisation Kesho ni Njema, les acteurs humanitaires doivent renforcer leurs stratégies pour atteindre davantage de populations vulnérables.
« Les organisations humanitaires doivent continuer à surmonter les obstacles et adopter des mécanismes plus efficaces pour assister les populations en détresse»,
a-t-elle déclaré, tout en appelant à une intensification des interventions dans les zones en conflit.
Des routes coupées et une insécurité grandissante
L’acheminement de l’aide humanitaire est sérieusement compromis par la fermeture de la Route Nationale n°3 et la dégradation de la situation sécuritaire. À Bunyakiri (territoire de Kalehe) et dans plusieurs groupements du territoire de Kabare, la présence d’engins explosifs et l’insécurité persistante rendent les déplacements extrêmement dangereux.
Pierre Bisimwa Cibumbiro, humanitaire basé à Kabare, déplore la situation :
« Nos équipes sont souvent ciblées par des attaques et certains agents ont même été enlevés. Cette insécurité empêche l’assistance et aggrave la souffrance des déplacés qui manquent de nourriture, de soins et d’abris. »
Cette situation crée un cercle vicieux : moins d’accès humanitaire, plus de vulnérabilité pour les populations déjà fragilisées.
Des obstacles multiples, mais une détermination intacte
Au-delà de l’insécurité, d’autres facteurs entravent l’action humanitaire au Sud-Kivu. Il s’agit de l’absence d’infrastructures adaptées, les restrictions administratives, les routes impraticables et des contraintes logistiques et financières.
Malgré tout, les organisations humanitaires innovent et cherchent des alternatives pour atteindre les communautés isolées. Justin Ombeni, directeur adjoint du Centre de Recherche pour la Promotion de la Santé (CRPS), souligne que des stratégies de contournement sont mises en place, mais que le soutien des autorités est indispensable pour garantir un accès humanitaire sécurisé, protéger les civils et faciliter les déplacements des acteurs sur le terrain
Cette crise humanitaire nécessite l’engagement réel des organisations humanitaires, Sans cela, des milliers de déplacés continueront de vivre dans des conditions précaires, en attente d’une aide qui peine à leur parvenir.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
L’insuffisance de nourriture et le manque d’espace figurent parmi les principaux défis auxquels sont confrontées les familles déplacées hébergées par des ménages hôtes dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Chassés de leurs villages d’origine par la dégradation de la situation sécuritaire, de nombreux déplacés […]
ACTUALITÉS
L’insuffisance de nourriture et le manque d’espace figurent parmi les principaux défis auxquels sont confrontées les familles déplacées hébergées par des ménages hôtes dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Chassés de leurs villages d’origine par la dégradation de la situation sécuritaire, de nombreux déplacés n’ont pas eu le temps de cultiver leurs champs, aggravant ainsi leur vulnérabilité alimentaire.
Dans plusieurs familles d’accueil, les vivres viennent à manquer. À cela s’ajoute la promiscuité : des maisons conçues pour une seule famille abritent aujourd’hui deux à trois ménages, parfois davantage, rendant les conditions de vie extrêmement difficiles.
À Bugorhe, un habitant tire la sonnette d’alarme et lance un appel aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux organisations humanitaires afin de venir en aide tant aux déplacés qu’aux familles hôtes, en vue de renforcer leur résilience.
« Dans notre ménage, nous hébergeons plus de quatre familles. Nous faisons face à d’énormes difficultés pour trouver de la nourriture suffisante. Le logement pose aussi problème : certains dorment au salon, d’autres passent la nuit sur des bancs »,
témoigne-t-il.
Selon plusieurs sources locales, l’afflux des déplacés accueillis dans les groupements du territoire de Kabare proviennent des villages situés autour du Parc national de Kahuzi-Biega, où l’insécurité demeure préoccupante. Cette situation a un impact direct sur la vie quotidienne des familles d’accueil, notamment dans la cité de Kamanyola déjà fragilisée par des ressources limitées.
Un membre d’une famille hôte affirme que l’augmentation du nombre de personnes au sein du ménage rend la vie de plus en plus difficile, en raison du manque de moyens financiers et de ressources essentielles.
« Dormir et se nourrir sont devenus de véritables défis »,
confie-t-il, tout en reconnaissant que lorsque les organisations humanitaires interviennent, les déplacés en bénéficient également.
Face à cette réalité, un appel pressant est lancé aux acteurs humanitaires pour intensifier leurs interventions, notamment à travers la mise en place de solutions de logement adaptées aux déplacés vivant à Kamanyola.
« Dans plusieurs quartiers de la cité, des déplacés venus d’Uvira, des zones montagneuses et des environs de Kamanyola ont été accueillis par des familles locales. Ils sont nombreux et les ménages hôtes font face à d’énormes difficultés »,
souligne un autre témoin.
Des interventions humanitaires encore insuffisantes
Pour rappel, la crise humanitaire actuelle a entraîné le déplacement de milliers de personnes contraintes de fuir leurs milieux d’origine à cause de l’insécurité persistante. Certaines organisations humanitaires ont récemment ravitaillé des structures sanitaires en intrants médicaux dans le territoire de Kalehe, afin d’améliorer la prise en charge des enfants et des femmes affectés par les conflits armés. Il s’agit notamment de Médecins Sans Frontières, TPO/DRC et Médecins du Monde, intervenant notamment dans la zone de santé de Bunyakiri.
À Nyabibwe, toujours dans le territoire de Kalehe, plusieurs déplacés et membres de familles d’accueil ont été identifiés pour bénéficier d’une assistance humanitaire, mais demeurent en attente. Dans cette même zone, le Programme alimentaire mondial (PAM) préconise la mise en place de cantines scolaires pour lutter contre la famine et favoriser une meilleure assimilation des apprentissages chez les élèves.
De son côté, Madame Solange Shamwami, coordinatrice de l’association AFEM à Nyabibwe, plaide pour une assistance en vivres et non-vivres en faveur des personnes vulnérables, afin de soulager tant les déplacés que les familles qui les accueillent.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL-GL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia
Malgré les difficultés sécuritaires qui ont marqué l’année 2025, la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu, a enregistré 4 646 naissances à l’état civil, dont 2 357 filles. Ces données ont été confirmées par le préposé du bureau de l’état civil, Mahombi Musema, […]
ACTUALITÉS
Malgré les difficultés sécuritaires qui ont marqué l’année 2025, la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu, a enregistré 4 646 naissances à l’état civil, dont 2 357 filles.
Ces données ont été confirmées par le préposé du bureau de l’état civil, Mahombi Musema, et concernent l’ensemble de la ville pour l’année écoulée.
S’exprimant lors d’une interview accordée le dimanche 1er février 2026, Mahombi Musema a reconnu que le contexte sécuritaire n’a pas favorisé le bon fonctionnement des services publics, en particulier durant le dernier trimestre de l’année, période marquée par une recrudescence de l’insécurité dans la région.
L’insécurité freine les déclarations de naissance
Selon le responsable de l’état civil, l’insécurité a eu un impact direct sur les déclarations de naissance.
« Plusieurs parents ont hésité à se déplacer par peur pour leur sécurité »,
a-t-il expliqué.
Cette situation a poussé de nombreuses familles à retarder ou à renoncer à l’enregistrement de leurs enfants, les privant ainsi d’un document juridique essentiel.
L’absence d’acte de naissance expose les enfants à plusieurs risques, notamment des difficultés d’accès à l’éducation, aux soins de santé et à d’autres services sociaux de base.
Des actions de sensibilisation prévues
Face à cette situation préoccupante, l’administration locale de Baraka annonce le renforcement des actions de sensibilisation au sein des communautés. L’objectif est de rappeler aux parents que l’acte de naissance est un droit fondamental pour chaque enfant, quel que soit le contexte sécuritaire.
Les autorités locales invitent ainsi les familles à déclarer systématiquement les nouveau-nés afin d’assurer leur reconnaissance légale et de protéger leur avenir.
Malgré les défis persistants, les services de l’état civil de Baraka réaffirment leur engagement à améliorer l’accès à l’enregistrement des naissances et à défendre les droits des enfants dans la ville.
Par Famure Faraja volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
L’Union des Syndicats Provinciaux Établis à Fizi (USPEFI) a annoncé, dimanche 1er février 2026, le déclenchement d’une grève des enseignants œuvrant dans les écoles encadrées par la Caritas-Uvira, dans le territoire de Fizi et la ville de Baraka, au Sud-Kivu. Dans un communiqué syndical n°02/USPEFI/MINEDU-NC-SK2/2026, […]
ACTUALITÉS
L’Union des Syndicats Provinciaux Établis à Fizi (USPEFI) a annoncé, dimanche 1er février 2026, le déclenchement d’une grève des enseignants œuvrant dans les écoles encadrées par la Caritas-Uvira, dans le territoire de Fizi et la ville de Baraka, au Sud-Kivu.
Dans un communiqué syndical n°02/USPEFI/MINEDU-NC-SK2/2026, cette organisation syndicale dénonce le non-paiement des salaires des enseignants dans les délais prévus, malgré un préavis de grève adressé à la Caritas-Uvira le 15 janvier 2026. Le syndicat affirme que cette démarche, qui exigeait le paiement des salaires entre le 15 janvier et le 1er février 2026, est restée sans suite favorable.
Face aux conditions de vie jugées précaires des enseignants et au silence des autorités politico-administratives, scolaires ainsi que de la Caritas-Uvira, l’USPEFI appelle l’ensemble des enseignants, « assis comme debout », à observer un arrêt total de travail à partir de ce lundi 2 février 2026, jusqu’à l’obtention d’une solution satisfaisante.
Le syndicat demande également aux parents d’élèves de garder leurs enfants à la maison jusqu’à nouvel ordre, estimant que la responsabilité de cette situation revient aux gestionnaires concernés du secteur éducatif. L’USPEFI invite par ailleurs les autorités compétentes à s’impliquer en urgence afin de permettre le paiement rapide des enseignants et la reprise des activités scolaires.
Dans son message, l’USPEFI met en garde contre toute forme d’intimidation durant la période de grève et encourage les enseignants à faire preuve de courage, de solidarité et à dénoncer toute tentative de pression.
« On ne libère pas un peuple, mais le peuple se libère »,
rappelle le communiqué, qui se conclut par un appel à l’unité et à la détermination des enseignants.
Si elle venait à se prolonger, cette grève pourrait avoir un impact important sur la scolarité de milliers d’élèves dans cette partie du Sud-Kivu, déjà confrontée à de nombreuses difficultés socio-économiques.
Famure Faradja volontaire pour les enfants et les jeunes jeunes à Watoto News
Le groupement de Kamanyola dans le territoire de Walungu est confronté à la diffusion et propagation des discours de haine. Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour attiser le feu entre les communautés affectées par les conflits armés dans la région. Selon […]
ACTUALITÉS
Le groupement de Kamanyola dans le territoire de Walungu est confronté à la diffusion et propagation des discours de haine. Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour attiser le feu entre les communautés affectées par les conflits armés dans la région.
Selon le Barza intercommunautaire, la circulation des messages de haine sur les réseaux sociaux compromet la cohésion sociale pendant cette période difficile de l’escalade des conflits armés.
Le Président de cette structure, M. Bulambo Cyprien, appelle la population à bannir la propagation des messages et discours de haine et surtout utiliser les réseaux sociaux d’une manière responsable. Il veut voir les communautés vivre ensemble dans l’harmonie et mettre de côté toute pratique pouvant faciliter les violences.
Le Barza intercommunautaire envisage une campagne de sensibilisation afin de décourager cette pratique dans le groupement de Kamanyola qui venait d’enregistrer un nombre important de déplacés venus du territoire d’Uvira.
« En cette période où notre village fait face aux messages de haine, tous sommes appelés à la retenue et nous mettre ensemble et promouvoir la paix. Nous ne devons pas oublier que Kamanyola est constitué de plusieurs communautés qui cohabitent et c’est ça la richesse de notre village »,
interpelle-t-il.
M. Bulambo Cyprien plaide pour la promotion des pratiques qui promeuvent la paix :
« Nous devons nous épargner de toute pratique pouvant compromettre la paix. Faisons la promotion du vivre ensemble ».
Dans le territoire de Kabare, l’on rapporte une situation similaire. Dans plusieurs villages, la multiplication des messages d’accusation et stigmatisation détériore le climat de paix et de la cohabitation pacifique entre les communautés.
Sur place, ces messages de haine attisent la méfiance entre les habitants et les déplacés, et exposent les populations à des actes de vengeance ainsi que des justices populaires.
Cette question nécessite des interventions des acteurs humanitaires pour un appel à la responsabilité collective, à l’abandon des discours de haine et à la promotion du vivre-ensemble.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
Chaque 28 janvier, le monde célèbre la Journée internationale de la protection des données personnelles, aussi appelée Journée de la protection de la vie privée. Cette journée rappelle l’importance de protéger nos informations personnelles dans un contexte où Internet, les réseaux sociaux et les nouvelles […]
ACTUALITÉS
Chaque 28 janvier, le monde célèbre la Journée internationale de la protection des données personnelles, aussi appelée Journée de la protection de la vie privée. Cette journée rappelle l’importance de protéger nos informations personnelles dans un contexte où Internet, les réseaux sociaux et les nouvelles technologies font partie intégrante de notre quotidien.
Pourquoi cette journée est-elle importante ?
Aujourd’hui, presque toutes nos activités laissent des traces numériques : navigation sur Internet, utilisation des réseaux sociaux, inscriptions en ligne, achats sur des sites web ou encore usage d’applications mobiles. Nos données personnelles nom, âge, adresse, photos, vidéos, localisation, messages privés, opinions peuvent être collectées, stockées et parfois utilisées sans que nous en soyons pleinement conscients.
Jules Birindwa témoigne :
« Honnêtement, avant, je ne faisais pas trop attention à mes données. Je postais, je cliquais, j’acceptais tout. Puis j’ai eu un problème avec un faux compte qui utilisait mes photos. Là, j’ai compris que la vie privée en ligne, ce n’est pas juste un mot compliqué. Aujourd’hui, je fais plus attention à ce que je partage. »
Cette journée vise donc à sensibiliser le public aux risques liés à l’utilisation des données personnelles, à promouvoir le respect de la vie privée, à encourager de bonnes pratiques numériques et à rappeler les droits des citoyens, en particulier ceux des enfants et des jeunes, qui sont parmi les plus exposés en ligne.
Les risques d’une mauvaise protection des données
Une mauvaise gestion des données personnelles peut entraîner plusieurs conséquences graves, notamment l’usurpation d’identité, le cyberharcèlement, le chantage en ligne, l’exploitation commerciale abusive, l’atteinte à la réputation et la perte de contrôle sur ses informations privées.
Les enfants et les adolescents sont particulièrement vulnérables, car ils partagent souvent des informations sans mesurer les risques à long terme.
La protection des données et la Convention des Droits de l’Enfant
La Convention internationale des droits de l’enfant (CDE), adoptée par l’ONU, reconnaît clairement le droit à la vie privée.
L’article 16 stipule que nul enfant ne doit subir d’atteintes illégales à sa vie privée, à son honneur ou à sa réputation. Cela signifie que les données personnelles des enfants doivent être protégées et que leur image ou leurs informations ne peuvent être utilisées sans leur consentement ou celui de leurs parents. Les États, les écoles, les plateformes numériques et les entreprises ont la responsabilité de garantir cette protection.
Le rôle des institutions et des plateformes numériques
Des lois ont été mises en place pour protéger les données personnelles, comme le RGPD en Europe. Ces règles obligent les entreprises à informer clairement les utilisateurs, à demander un consentement explicite, à sécuriser les données collectées et à respecter les droits des mineurs.
Cependant, la loi seule ne suffit pas : l’éducation et la prévention restent essentielles.
Solutions et recommandations
Pour les enfants et les jeunes, il est important de ne pas partager d’informations personnelles avec des inconnus, de réfléchir avant de publier des photos ou des vidéos, de paramétrer la confidentialité des comptes, d’utiliser des mots de passe forts et d’en parler à un adulte de confiance en cas de problème.
Les parents et les éducateurs doivent sensibiliser les enfants aux dangers du numérique, les accompagner dans l’utilisation d’Internet, expliquer leurs droits et encourager le dialogue.
Les écoles et les institutions, quant à elles, doivent mettre en place des programmes d’éducation au numérique, respecter la confidentialité des données des élèves et former les enseignants à la protection des données.
La Journée internationale de la protection des données du 28 janvier nous rappelle que la vie privée est un droit fondamental, reconnu par la Convention des Droits de l’Enfant. Dans un monde de plus en plus connecté, protéger ses données, c’est protéger son identité, sa sécurité et sa liberté. La protection des données n’est pas seulement une question de technologie ou de lois, mais une responsabilité collective qui concerne chacun de nous.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la chefferie de Walendu-Bindi, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri. Face à certains actes de désordre social attribués à des groupes de jeunes, les leaders locaux multiplient les actions de sensibilisation en faveur d’un comportement responsable et […]
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La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la chefferie de Walendu-Bindi, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri. Face à certains actes de désordre social attribués à des groupes de jeunes, les leaders locaux multiplient les actions de sensibilisation en faveur d’un comportement responsable et citoyen.
C’est dans ce contexte qu’un message fort a été lancé ce samedi 31 janvier au centre commercial de Gety, à l’intention de la jeunesse locale. Les jeunes, en particulier ceux du village Kimanda, ont été appelés à plus de responsabilité afin de contribuer activement au maintien de la paix et de la sécurité dans leurs communautés.
Prenant la parole, Gervais Nguna Safari, président du Conseil Local de la jeunesse de Walendu-Bindi, a dénoncé certains comportements qu’il qualifie de préoccupants et nuisibles à la cohésion sociale.
« Je déplore certains comportements, comme l’alcoolisme excessif, les vols et même parfois des incendies dans les villages. Tous ces actes causent l’insécurité et freinent les efforts de développement local. J’appelle la jeunesse à faire preuve de responsabilité et à devenir un véritable acteur de la paix », a-t-il déclaré.
Selon lui, ces pratiques ternissent l’image de la jeunesse et accentuent le climat de peur au sein de la population. Il a, à cet effet, exhorté les jeunes à s’éloigner des antivaleurs, à respecter les normes sociales et à collaborer étroitement avec les autorités locales et coutumières.
À travers cet appel, les responsables de la jeunesse de Walendu-Bindi rappellent que les jeunes ont un rôle central à jouer dans la préservation de la sécurité et de la stabilité locale. Plus qu’un simple avertissement, ce message se veut une invitation à l’engagement citoyen, afin que la jeunesse devienne un levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable dans la chefferie.
John Mukendi, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes cherchent du sens là où la société ne leur en offre pas toujours. Entre la pression scolaire, les réseaux sociaux, les conflits familiaux, les ruptures amicales ou amoureuses, beaucoup portent des blessures invisibles, difficiles à exprimer avec des […]
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Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes cherchent du sens là où la société ne leur en offre pas toujours. Entre la pression scolaire, les réseaux sociaux, les conflits familiaux, les ruptures amicales ou amoureuses, beaucoup portent des blessures invisibles, difficiles à exprimer avec des mots.
Face à cette réalité, certains se tournent vers la spiritualité, non par effet de mode, mais par un besoin profond de se reconstruire.
Des blessures intérieures souvent silencieuses
Les souffrances des jeunes ne sont pas toujours visibles. Elles se manifestent souvent par un mal-être diffus : sentiment de vide, perte de confiance en soi, impression de ne pas être à sa place, peur de l’avenir ou solitude intérieure.
Du côté des responsables religieux, Caleb B., engagé depuis plusieurs années auprès des jeunes, insiste sur l’écoute et la bienveillance.
« Beaucoup de jeunes viennent me voir parce qu’ils ont besoin de parler, pas parce qu’ils ont toutes les réponses. Ils arrivent avec leurs doutes, leurs peurs, parfois leur colère. Mon rôle, c’est d’abord de les écouter »,
explique-t-il.
Pour lui, la spiritualité doit être un espace d’accueil, sans pression ni jugement. Elle peut rappeler à un jeune qu’il a de la valeur, même lorsqu’il se sent perdu, mais elle ne doit jamais être imposée. Chacun avance à son rythme.
La spiritualité comme refuge intérieur
Pour de nombreux jeunes, la spiritualité devient cet espace de refuge. Elle n’est pas forcément liée à une religion précise et peut prendre différentes formes : prière, méditation, lecture de textes spirituels, connexion à la nature, réflexion sur le sens de la vie ou simplement un moment de silence avec soi-même.
Ce chemin permet à certains de mieux reconnaître leurs émotions, leurs limites et leurs besoins réels. Ils apprennent à se respecter, à se pardonner et à accepter leurs imperfections. Cette reconnexion à soi peut constituer une étape importante dans la guérison des blessures intérieures.
Une parole libre, sans jugement
Si la spiritualité attire les jeunes, c’est aussi parce qu’elle offre un espace sans jugement. Il n’y a ni notes, ni likes, ni comparaisons, seulement un face-à-face avec ce que l’on ressent réellement.
Elle peut devenir une ressource précieuse, aidant certains à retrouver confiance, à reconnaître leur valeur et à se projeter dans l’avenir malgré les blessures du passé. Sans toujours remplacer une aide extérieure, elle peut néanmoins représenter un pilier solide.
Lorsque les jeunes se tournent vers la spiritualité pour surmonter leurs blessures, ce n’est pas par faiblesse, mais par courage. Le courage de regarder en soi, de chercher du sens et de croire qu’un mieux est possible. Dans un monde souvent bruyant et exigeant, la spiritualité leur offre un espace de calme, de réflexion et d’espoir, où ils peuvent commencer à se reconstruire, à leur propre rythme.
Par Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Une production de REMEL en partenariat avec LaBenevolencija dans le cadre de » HABARI ZAMAHALI » Rédaction
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Une production de REMEL en partenariat avec LaBenevolencija dans le cadre de » HABARI ZA
MAHALI »
Rédaction
Plus de 6 000 cas de Mpox, dont deux décès, ont été enregistrés dans la zone de santé de Nyangezi, territoire de Walungu depuis le début de cette épidémie. Face à cette situation sanitaire alarmante, les autorités médicales, avec l’appui de leurs partenaires, renforcent la […]
ACTUALITÉS
Plus de 6 000 cas de Mpox, dont deux décès, ont été enregistrés dans la zone de santé de Nyangezi, territoire de Walungu depuis le début de cette épidémie. Face à cette situation sanitaire alarmante, les autorités médicales, avec l’appui de leurs partenaires, renforcent la riposte dans plusieurs zones de santé du Sud-Kivu, notamment à Nyangezi et Miti-Murhesa, où une réduction sensible des cas est déjà observée.
La zone de santé de Nyangezi, en territoire de Walungu, reste fortement touchée par l’épidémie de Mpox. Selon le Médecin Chef de Zone, le docteur Olivier Kabarati Amani, pour contenir la propagation de la maladie, deux centres de traitement ont été installés, l’un à l’Hôpital Général de Référence de Nyangezi, et l’autre au Centre Hospitalier Saint Joseph de Kamanyola.
Le docteur Kabarati appelle la population à observer strictement les mesures barrières, soulignant que la prévention demeure un pilier essentiel de la lutte contre le Mpox.
Il précise également que, grâce à l’appui des partenaires humanitaires tels que AAP et REMED, les équipes sanitaires travaillent sans relâche pour éradiquer totalement la maladie dans sa juridiction.
« Suite à l’appui de différents partenaires, nous travaillons doublement pour éradiquer totalement le Mpox. On espère vraiment avec cette démarche, on aura à finir avec l’épidémie »,
dit-il.
Des progrès encourageants à Miti-Murhesa
Dans la zone de santé de Miti-Murhesa, en territoire de Kabare, la situation évolue positivement. Mpendano Basoda Joseph, Infirmier Titulaire au Centre de Santé Mulungu/Miti, affirme que l’intensification des activités de riposte a permis de réduire sensiblement les cas de Mpox.
Lancée le 15 décembre 2025, la riposte repose sur plusieurs actions clés, notamment la sensibilisation communautaire, la vaccination des cas contacts, ainsi que la prise en charge médicale et alimentaire gratuite dans les trois centres de traitement que compte la zone de santé.
Selon cet agent de santé, aucun défi majeur n’est signalé à ce stade, toutes les parties prenantes ayant été mobilisées efficacement, ce qui a contribué à la baisse des cas confirmés.
Malgré ces avancées, la zone de santé de Miti-Murhesa demeure considérée comme l’épicentre de la maladie. Les autorités sanitaires rappellent à la population l’importance de respecter les mesures barrières et de se faire vacciner, le vaccin étant toujours disponible.
Il convient de rappeler que, depuis le 15 novembre dernier, la Division Provinciale de la Santé, avec l’appui de ses partenaires, mène une vaste campagne de sensibilisation contre le Mpox dans les zones de santé de Miti-Murhesa, Nyangezi, Kamanyola et Kaziba.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia