POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Des centaines d’enfants sont sans-abris et vivent dans une grande précarité après un incendie monstre la nuit du 3 au 4 juin au Camp Zaire , dans la commune de Kadutu, ville de Bukavu en RD Congo. Watoto News vous replonge dans le quotidien des […]
ACTUALITÉS MULTIMÉDIADes centaines d’enfants sont sans-abris et vivent dans une grande précarité après un incendie monstre la nuit du 3 au 4 juin au Camp Zaire , dans la commune de Kadutu, ville de Bukavu en RD Congo.
Watoto News vous replonge dans le quotidien des enfants sinistrés dans les sites des incendies en général et au Camp Zaire en particulier à Bukavu.
Des situations assez récurrentes dans le chef lieu de la province du Sud Kivu et qui devraient interpeller les gestionnaires de la ville en matière de prévention des incendies .
Ainsi, avec plus de 500 maisons consumées, plusieurs enfants font face au froid, à la faim, et surtout à l’incertitude de reprendre l’école.
Ces enfants avec leurs parents crient « au secours » !
C’est un Dossier réalisé par Ernest Muhero
Depuis plusieurs semaines, de nombreuses localités du territoire de Kabare, notamment Miti, Bugorhe, Mudaka, Katana, ainsi qu’une partie du territoire de Kalehe, font face à une coupure prolongée des réseaux de téléphonie mobile Airtel, Orange et Vodacom.Cette situation, au-delà de ses impacts économiques, porte atteinte […]
ACTUALITÉS
Depuis plusieurs semaines, de nombreuses localités du territoire de Kabare, notamment Miti, Bugorhe, Mudaka, Katana, ainsi qu’une partie du territoire de Kalehe, font face à une coupure prolongée des réseaux de téléphonie mobile Airtel, Orange et Vodacom.
Cette situation, au-delà de ses impacts économiques, porte atteinte aux droits fondamentaux des enfants et des jeunes, particulièrement leur droit à l’éducation, à l’information et à la protection.
Dans un contexte où les banques et coopératives financières sont à l’arrêt en raison de l’insécurité, les services de téléphonie mobile constituaient le principal moyen pour les familles de recevoir un soutien financier, y compris pour couvrir les besoins essentiels des enfants : nourriture, soins de santé et frais scolaires. La coupure de ces réseaux a plongé de nombreux ménages dans une vulnérabilité accrue.
« Je recevais de l’aide pour payer les cahiers et les soins de mes enfants. Aujourd’hui, je ne sais plus comment faire »,
confie une mère de famille du groupement de Miti.
Les enfants et les jeunes figurent parmi les premières victimes de cette situation. Privés d’Internet et de moyens de communication, de nombreux élèves et étudiants ne peuvent plus accéder aux ressources éducatives, suivre des cours en ligne, ni communiquer avec leurs encadreurs pédagogiques.
« Je travaille mon mémoire mais sans connexion, je ne peux plus le faire correctement »,
explique une étudiantede Bugorhe.
Cette coupure affecte également les jeunes engagés dans la recherche, le journalisme communautaire et les initiatives citoyennes. Le manque de communication freine leur participation à la vie sociale et limite leurs opportunités de formation et d’expression.
« Nous, les jeunes, avons besoin d’Internet pour apprendre, nous informer et nous exprimer. Aujourd’hui, nous sommes complètement coupés du monde »,
témoigne Baraka kulimushi un jeune de Katana.
Au-delà des conséquences matérielles, cette situation a un impact psychosocial important sur les enfants et les jeune. L’isolement, le stress et l’incertitude affectent leur bien-être et leur développement. Les jeunes interrogés expriment un sentiment d’abandon et de frustration face à une situation qu’ils ne maîtrisent pas.
Face à cette réalité, les communautés locales appellent à une intervention urgente afin de rétablir les réseaux de télécommunication, considérés comme un outil essentiel pour garantir les droits des enfants et favoriser l’épanouissement des jeunes. Elles rappellent que l’accès à l’information et à la communication est un levier clé pour l’éducation, la protection et la participation des jeunes au développement de leur communauté.
Dans un monde de plus en plus connecté, priver les enfants et les jeunes de communication revient à compromettre leur avenir.
Yseult Lwango ,volontaire pour les enfants et les jeunes
L’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC) organise, pour l’année académique 2025-2026, l’édition annuelle de l’activité d’accueil des nouveaux étudiants.Celle-ci se tiendra les 20 et 21 février 2025, avec une programmation répartie entre le site universitaire pour la première journée et un […]
ACTUALITÉS
L’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC) organise, pour l’année académique 2025-2026, l’édition annuelle de l’activité d’accueil des nouveaux étudiants.
Celle-ci se tiendra les 20 et 21 février 2025, avec une programmation répartie entre le site universitaire pour la première journée et un cadre récréatif pour la seconde.
Cette activité, devenue une tradition, représente un moment symbolique fort dans la vie académique de l’institution.
Selon Gédéon Selemani, vice president des étudiants de cette université, cette double cérémonie vise à faciliter l’intégration des nouveaux inscrits, à renforcer les liens avec les étudiants des classes montantes et à transmettre les valeurs fondamentales de la communauté universitaire.
Notre source précise qu’au programme figurent plusieurs prestations culturelles et artistiques, notamment des défilés, prestations musicales, performances de rap, chant et animations diverses, traduisant le dynamisme et la créativité des étudiants mobilisés pour l’événement.
À travers cette initiative, l’UNISIC réaffirme sa mission de formation et d’encadrement des futurs professionnels de l’information et de la communication.
L’université est structurée autour de plusieurs facultés et filières, notamment le Journalisme : Axée sur la presse écrite, radio, télévision et médias numérique, la faculté des Arts du spectacle, cinéma, la communication des Organisations et la communication publique et développement; qui concourent à former des cadres compétents, capables de repondre aux exigences du monde mediatique et de la communication moderne.
Cette activité d’accueil s’inscrit ainsi dans une vision globale de l’UNISIC, alliant excellence académique, intégration sociale et épanouissement culturel des étudiants.
Michel Tshikaya Kabeya , volontaire pour les enfants et les jeunes pour Watoto News à Kinshasa
Chaque 4 février, à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, le monde entier se mobilise pour rappeler une vérité essentielle : la gravité de cette maladie qui touche des millions de personnes et menace des vies partout dans le monde. Instituée pour informer, […]
ACTUALITÉS
Chaque 4 février, à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, le monde entier se mobilise pour rappeler une vérité essentielle : la gravité de cette maladie qui touche des millions de personnes et menace des vies partout dans le monde. Instituée pour informer, sensibiliser et unir les efforts à l’échelle mondiale, cette journée rappelle que personne ne devrait affronter le cancer seul.
Les enfants et les adolescents ne sont pas épargnés par cette réalité. Pour eux, le cancer n’est pas seulement une maladie : c’est une épreuve qui peut bouleverser leur vie, leur santé et leurs droits fondamentaux (la vie, la santé, l’éducation, la protection, l’information,…)
La Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) est claire :
Article 6 : chaque enfant a droit à la vie et au développement.
Article 24 : chaque enfant a droit au meilleur état de santé possible et à des soins médicaux de qualité.
Article 28 : même malade, un enfant a droit à l’éducation.
Article 17 : les enfants ont droit à une information fiable et adaptée à leur âge.
Cela signifie que les enfants atteints de cancer doivent être soignés à temps, écoutés, soutenus et respectés, sans discrimination. Cela implique également que leurs familles soient accompagnées et que les jeunes aient accès à une information claire pour comprendre la maladie, sans peur ni tabou.
En cette Journée mondiale contre le cancer, nous rappelons que lutter contre le cancer chez l’enfant, c’est aussi défendre ses droits. C’est investir dans la prévention, améliorer l’accès aux soins, soutenir la recherche, mais aussi parler du cancer avec des mots simples, humains et vrais, adaptés aux enfants et aux jeunes.
Parce qu’un enfant malade reste avant tout un enfant avec des rêves, des droits et un avenir. Et parce que protéger la santé des enfants, c’est protéger le monde de demain.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
La malnutrition continue de frapper de nombreux enfants dans plusieurs villages du territoire de Nyiragongo, où les conditions de vie précaires compromettent gravement leur santé et leur développement. Selon des acteurs humanitaires locaux, la pauvreté persistante des ménages et le manque d’éducation nutritionnelle constituent les […]
ACTUALITÉS
La malnutrition continue de frapper de nombreux enfants dans plusieurs villages du territoire de Nyiragongo, où les conditions de vie précaires compromettent gravement leur santé et leur développement. Selon des acteurs humanitaires locaux, la pauvreté persistante des ménages et le manque d’éducation nutritionnelle constituent les principales causes de cette situation alarmante.
Le coordonnateur de l’organisation JIRANI MSAADA, Jackson Kavyavu, indique qu’une mission de terrain menée le mois dernier à Kasenyi ainsi que dans d’autres villages du groupement Munigi a permis d’identifier plus de vingt nouveaux cas de malnutrition. Ces chiffres traduisent l’ampleur d’un phénomène qui touche particulièrement les enfants issus de familles vulnérables.
Sur place, les équipes ont rencontré des parents incapables de nourrir correctement leurs enfants faute de moyens financiers suffisants. D’autres, par manque d’information sur l’équilibre alimentaire, ne parviennent pas à diversifier les repas, exposant ainsi les plus jeunes à des carences nutritionnelles graves.
Face à cette urgence sanitaire, Jackson Kavyavu appelle les autorités, les organisations humanitaires et les personnes de bonne volonté à unir leurs efforts pour porter assistance aux enfants affectés. Sans une mobilisation rapide et durable, prévient-il, l’avenir d’une génération entière dans le territoire de Nyiragongo pourrait être sérieusement compromis.
Pascal NDUYIRI volontaire pour les enfants et les jeunes
Sud-Kivu : Malgré les interventions à Kabare, Walungu et Kalehe, l’urgence humanitaire persiste. Plusieurs localités de la province du Sud-Kivu ont bénéficié ces derniers jours, d’une série d’interventions humanitaires. De la distribution de kits scolaires à Miti aux assistances alimentaires à Kamanyola et Mbinga-Nord, les […]
ACTUALITÉS
Sud-Kivu : Malgré les interventions à Kabare, Walungu et Kalehe, l’urgence humanitaire persiste.
Plusieurs localités de la province du Sud-Kivu ont bénéficié ces derniers jours, d’une série d’interventions humanitaires. De la distribution de kits scolaires à Miti aux assistances alimentaires à Kamanyola et Mbinga-Nord, les organisations se mobilisent pour soulager les populations vulnérables.
Miti : L’UJAC au chevet des élèves de l’EP Baloke
Le dimanche 1er février 2026, l’Unité de la Jeunesse pour l’Action Congolaise (UJAC) a apporté un soutien scolaire significatif aux élèves vulnérables de l’EP Baloke, située dans le groupement de Miti (territoire de Kabare).
Cette assistance était composée de kits complets : mallettes, cahiers, stylos, boîtes mathématicales, ainsi que des vêtements, des chaussures et des biscuits.
Selon Monsieur Blaise Mukozi, coordonnateur de l’UJAC, cette action s’inscrit dans les activités régulières de l’organisation pour soutenir les enfants affectés par les conflits armés. Le choix de cet établissement se justifie par son effectif élevé d’orphelins et d’enfants issus de la communauté pygmée.
Le directeur de l’école, Olivier Bagalwa, a salué ce geste qu’il qualifie de
« soulagement réel pour les parents et un encouragement majeur pour la persévérance scolaire des élèves ».
Kamanyola : Le PAM et World Vision luttent contre l’insécurité alimentaire
Dans le territoire de Walungu, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a procédé, la semaine dernière, à une vaste distribution de vivres en faveur des déplacés internes et des retournés de la cité de Kamanyola.
Sous la supervision technique de l’ONG World Vision, les ménages ont reçu des rations essentielles (farine de maïs, petits pois, huile végétale et sel).
Cette intervention vise à prévenir la malnutrition et à stabiliser les conditions de vie de populations ayant tout perdu. Pour les bénéficiaires, ce soutien est crucial tant sur le plan nutritionnel que psychosocial, en attendant des solutions durables pour renforcer la résilience communautaire.
Kalehe : Un « ouf de soulagement » pour les sinistrés de Mbinga-Nord
Le chapitre humanitaire s’est également étendu au territoire de Kalehe. Depuis le 22 janvier 2026, le PAM intervient dans les villages de Mugazo, Mukwija, Karango et Ruhunde (groupement de Mbinga-Nord).
Les déplacés, les retournés ainsi que les victimes des récentes inondations et pluies diluviennes ont bénéficié d’une assistance en vivres et non-vivres. Benjamin Munganzi, président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) noyau de Mbinga-Nord, a souligné l’impact vital de cette aide :
« Cette assistance est un véritable ouf de soulagement pour des familles éprouvées par la crise économique et les catastrophes naturelles à répétition. »
Malgré ces interventions, les besoins restent immenses. Les acteurs de la société civile continuent de plaider auprès des personnes de bonne volonté pour intensifier le soutien aux zones encore enclavées de la province.
Rédaction
Malgré une situation sécuritaire préoccupante et des difficultés logistiques majeures, les organisations humanitaires continuent de fournir une assistance vitale aux populations affectées par les conflits armés au Sud-Kivu. Cependant, l’accès aux zones les plus touchées reste fortement limité, exposant des milliers de déplacés à une […]
ACTUALITÉS
Malgré une situation sécuritaire préoccupante et des difficultés logistiques majeures, les organisations humanitaires continuent de fournir une assistance vitale aux populations affectées par les conflits armés au Sud-Kivu. Cependant, l’accès aux zones les plus touchées reste fortement limité, exposant des milliers de déplacés à une crise humanitaire aiguë.
Dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, notamment Kalehe, Kabare et Bunyakiri, les populations civiles continuent de subir les conséquences des conflits armés. Déplacements massifs, manque de nourriture, absence de soins médicaux et insécurité permanente caractérisent le quotidien de nombreuses familles.
Malgré ces réalités alarmantes, les organisations humanitaires ne baissent pas les bras. Le Programme alimentaire mondial (PAM), l’UNICEF, ACTED, TPO/DRC, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et Médecins Sans Frontières (MSF) organisent régulièrement des distributions d’aide dans plusieurs zones affectées par la guerre. Ces acteurs travaillent en étroite collaboration avec les communautés locales afin d’identifier les besoins les plus urgents et y répondre dans la mesure du possible.
Selon Madame Fadhili Mubole, Coordinatrice de l’organisation Kesho ni Njema, les acteurs humanitaires doivent renforcer leurs stratégies pour atteindre davantage de populations vulnérables.
« Les organisations humanitaires doivent continuer à surmonter les obstacles et adopter des mécanismes plus efficaces pour assister les populations en détresse»,
a-t-elle déclaré, tout en appelant à une intensification des interventions dans les zones en conflit.
Des routes coupées et une insécurité grandissante
L’acheminement de l’aide humanitaire est sérieusement compromis par la fermeture de la Route Nationale n°3 et la dégradation de la situation sécuritaire. À Bunyakiri (territoire de Kalehe) et dans plusieurs groupements du territoire de Kabare, la présence d’engins explosifs et l’insécurité persistante rendent les déplacements extrêmement dangereux.
Pierre Bisimwa Cibumbiro, humanitaire basé à Kabare, déplore la situation :
« Nos équipes sont souvent ciblées par des attaques et certains agents ont même été enlevés. Cette insécurité empêche l’assistance et aggrave la souffrance des déplacés qui manquent de nourriture, de soins et d’abris. »
Cette situation crée un cercle vicieux : moins d’accès humanitaire, plus de vulnérabilité pour les populations déjà fragilisées.
Des obstacles multiples, mais une détermination intacte
Au-delà de l’insécurité, d’autres facteurs entravent l’action humanitaire au Sud-Kivu. Il s’agit de l’absence d’infrastructures adaptées, les restrictions administratives, les routes impraticables et des contraintes logistiques et financières.
Malgré tout, les organisations humanitaires innovent et cherchent des alternatives pour atteindre les communautés isolées. Justin Ombeni, directeur adjoint du Centre de Recherche pour la Promotion de la Santé (CRPS), souligne que des stratégies de contournement sont mises en place, mais que le soutien des autorités est indispensable pour garantir un accès humanitaire sécurisé, protéger les civils et faciliter les déplacements des acteurs sur le terrain
Cette crise humanitaire nécessite l’engagement réel des organisations humanitaires, Sans cela, des milliers de déplacés continueront de vivre dans des conditions précaires, en attente d’une aide qui peine à leur parvenir.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.
L’insuffisance de nourriture et le manque d’espace figurent parmi les principaux défis auxquels sont confrontées les familles déplacées hébergées par des ménages hôtes dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Chassés de leurs villages d’origine par la dégradation de la situation sécuritaire, de nombreux déplacés […]
ACTUALITÉS
L’insuffisance de nourriture et le manque d’espace figurent parmi les principaux défis auxquels sont confrontées les familles déplacées hébergées par des ménages hôtes dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Chassés de leurs villages d’origine par la dégradation de la situation sécuritaire, de nombreux déplacés n’ont pas eu le temps de cultiver leurs champs, aggravant ainsi leur vulnérabilité alimentaire.
Dans plusieurs familles d’accueil, les vivres viennent à manquer. À cela s’ajoute la promiscuité : des maisons conçues pour une seule famille abritent aujourd’hui deux à trois ménages, parfois davantage, rendant les conditions de vie extrêmement difficiles.
À Bugorhe, un habitant tire la sonnette d’alarme et lance un appel aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux organisations humanitaires afin de venir en aide tant aux déplacés qu’aux familles hôtes, en vue de renforcer leur résilience.
« Dans notre ménage, nous hébergeons plus de quatre familles. Nous faisons face à d’énormes difficultés pour trouver de la nourriture suffisante. Le logement pose aussi problème : certains dorment au salon, d’autres passent la nuit sur des bancs »,
témoigne-t-il.
Selon plusieurs sources locales, l’afflux des déplacés accueillis dans les groupements du territoire de Kabare proviennent des villages situés autour du Parc national de Kahuzi-Biega, où l’insécurité demeure préoccupante. Cette situation a un impact direct sur la vie quotidienne des familles d’accueil, notamment dans la cité de Kamanyola déjà fragilisée par des ressources limitées.
Un membre d’une famille hôte affirme que l’augmentation du nombre de personnes au sein du ménage rend la vie de plus en plus difficile, en raison du manque de moyens financiers et de ressources essentielles.
« Dormir et se nourrir sont devenus de véritables défis »,
confie-t-il, tout en reconnaissant que lorsque les organisations humanitaires interviennent, les déplacés en bénéficient également.
Face à cette réalité, un appel pressant est lancé aux acteurs humanitaires pour intensifier leurs interventions, notamment à travers la mise en place de solutions de logement adaptées aux déplacés vivant à Kamanyola.
« Dans plusieurs quartiers de la cité, des déplacés venus d’Uvira, des zones montagneuses et des environs de Kamanyola ont été accueillis par des familles locales. Ils sont nombreux et les ménages hôtes font face à d’énormes difficultés »,
souligne un autre témoin.
Des interventions humanitaires encore insuffisantes
Pour rappel, la crise humanitaire actuelle a entraîné le déplacement de milliers de personnes contraintes de fuir leurs milieux d’origine à cause de l’insécurité persistante. Certaines organisations humanitaires ont récemment ravitaillé des structures sanitaires en intrants médicaux dans le territoire de Kalehe, afin d’améliorer la prise en charge des enfants et des femmes affectés par les conflits armés. Il s’agit notamment de Médecins Sans Frontières, TPO/DRC et Médecins du Monde, intervenant notamment dans la zone de santé de Bunyakiri.
À Nyabibwe, toujours dans le territoire de Kalehe, plusieurs déplacés et membres de familles d’accueil ont été identifiés pour bénéficier d’une assistance humanitaire, mais demeurent en attente. Dans cette même zone, le Programme alimentaire mondial (PAM) préconise la mise en place de cantines scolaires pour lutter contre la famine et favoriser une meilleure assimilation des apprentissages chez les élèves.
De son côté, Madame Solange Shamwami, coordinatrice de l’association AFEM à Nyabibwe, plaide pour une assistance en vivres et non-vivres en faveur des personnes vulnérables, afin de soulager tant les déplacés que les familles qui les accueillent.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL-GL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia
Malgré les difficultés sécuritaires qui ont marqué l’année 2025, la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu, a enregistré 4 646 naissances à l’état civil, dont 2 357 filles. Ces données ont été confirmées par le préposé du bureau de l’état civil, Mahombi Musema, […]
ACTUALITÉS
Malgré les difficultés sécuritaires qui ont marqué l’année 2025, la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu, a enregistré 4 646 naissances à l’état civil, dont 2 357 filles.
Ces données ont été confirmées par le préposé du bureau de l’état civil, Mahombi Musema, et concernent l’ensemble de la ville pour l’année écoulée.
S’exprimant lors d’une interview accordée le dimanche 1er février 2026, Mahombi Musema a reconnu que le contexte sécuritaire n’a pas favorisé le bon fonctionnement des services publics, en particulier durant le dernier trimestre de l’année, période marquée par une recrudescence de l’insécurité dans la région.
L’insécurité freine les déclarations de naissance
Selon le responsable de l’état civil, l’insécurité a eu un impact direct sur les déclarations de naissance.
« Plusieurs parents ont hésité à se déplacer par peur pour leur sécurité »,
a-t-il expliqué.
Cette situation a poussé de nombreuses familles à retarder ou à renoncer à l’enregistrement de leurs enfants, les privant ainsi d’un document juridique essentiel.
L’absence d’acte de naissance expose les enfants à plusieurs risques, notamment des difficultés d’accès à l’éducation, aux soins de santé et à d’autres services sociaux de base.
Des actions de sensibilisation prévues
Face à cette situation préoccupante, l’administration locale de Baraka annonce le renforcement des actions de sensibilisation au sein des communautés. L’objectif est de rappeler aux parents que l’acte de naissance est un droit fondamental pour chaque enfant, quel que soit le contexte sécuritaire.
Les autorités locales invitent ainsi les familles à déclarer systématiquement les nouveau-nés afin d’assurer leur reconnaissance légale et de protéger leur avenir.
Malgré les défis persistants, les services de l’état civil de Baraka réaffirment leur engagement à améliorer l’accès à l’enregistrement des naissances et à défendre les droits des enfants dans la ville.
Par Famure Faraja volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
L’Union des Syndicats Provinciaux Établis à Fizi (USPEFI) a annoncé, dimanche 1er février 2026, le déclenchement d’une grève des enseignants œuvrant dans les écoles encadrées par la Caritas-Uvira, dans le territoire de Fizi et la ville de Baraka, au Sud-Kivu. Dans un communiqué syndical n°02/USPEFI/MINEDU-NC-SK2/2026, […]
ACTUALITÉS
L’Union des Syndicats Provinciaux Établis à Fizi (USPEFI) a annoncé, dimanche 1er février 2026, le déclenchement d’une grève des enseignants œuvrant dans les écoles encadrées par la Caritas-Uvira, dans le territoire de Fizi et la ville de Baraka, au Sud-Kivu.
Dans un communiqué syndical n°02/USPEFI/MINEDU-NC-SK2/2026, cette organisation syndicale dénonce le non-paiement des salaires des enseignants dans les délais prévus, malgré un préavis de grève adressé à la Caritas-Uvira le 15 janvier 2026. Le syndicat affirme que cette démarche, qui exigeait le paiement des salaires entre le 15 janvier et le 1er février 2026, est restée sans suite favorable.
Face aux conditions de vie jugées précaires des enseignants et au silence des autorités politico-administratives, scolaires ainsi que de la Caritas-Uvira, l’USPEFI appelle l’ensemble des enseignants, « assis comme debout », à observer un arrêt total de travail à partir de ce lundi 2 février 2026, jusqu’à l’obtention d’une solution satisfaisante.
Le syndicat demande également aux parents d’élèves de garder leurs enfants à la maison jusqu’à nouvel ordre, estimant que la responsabilité de cette situation revient aux gestionnaires concernés du secteur éducatif. L’USPEFI invite par ailleurs les autorités compétentes à s’impliquer en urgence afin de permettre le paiement rapide des enseignants et la reprise des activités scolaires.
Dans son message, l’USPEFI met en garde contre toute forme d’intimidation durant la période de grève et encourage les enseignants à faire preuve de courage, de solidarité et à dénoncer toute tentative de pression.
« On ne libère pas un peuple, mais le peuple se libère »,
rappelle le communiqué, qui se conclut par un appel à l’unité et à la détermination des enseignants.
Si elle venait à se prolonger, cette grève pourrait avoir un impact important sur la scolarité de milliers d’élèves dans cette partie du Sud-Kivu, déjà confrontée à de nombreuses difficultés socio-économiques.
Famure Faradja volontaire pour les enfants et les jeunes jeunes à Watoto News
Le groupement de Kamanyola dans le territoire de Walungu est confronté à la diffusion et propagation des discours de haine. Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour attiser le feu entre les communautés affectées par les conflits armés dans la région. Selon […]
ACTUALITÉS
Le groupement de Kamanyola dans le territoire de Walungu est confronté à la diffusion et propagation des discours de haine. Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour attiser le feu entre les communautés affectées par les conflits armés dans la région.
Selon le Barza intercommunautaire, la circulation des messages de haine sur les réseaux sociaux compromet la cohésion sociale pendant cette période difficile de l’escalade des conflits armés.
Le Président de cette structure, M. Bulambo Cyprien, appelle la population à bannir la propagation des messages et discours de haine et surtout utiliser les réseaux sociaux d’une manière responsable. Il veut voir les communautés vivre ensemble dans l’harmonie et mettre de côté toute pratique pouvant faciliter les violences.
Le Barza intercommunautaire envisage une campagne de sensibilisation afin de décourager cette pratique dans le groupement de Kamanyola qui venait d’enregistrer un nombre important de déplacés venus du territoire d’Uvira.
« En cette période où notre village fait face aux messages de haine, tous sommes appelés à la retenue et nous mettre ensemble et promouvoir la paix. Nous ne devons pas oublier que Kamanyola est constitué de plusieurs communautés qui cohabitent et c’est ça la richesse de notre village »,
interpelle-t-il.
M. Bulambo Cyprien plaide pour la promotion des pratiques qui promeuvent la paix :
« Nous devons nous épargner de toute pratique pouvant compromettre la paix. Faisons la promotion du vivre ensemble ».
Dans le territoire de Kabare, l’on rapporte une situation similaire. Dans plusieurs villages, la multiplication des messages d’accusation et stigmatisation détériore le climat de paix et de la cohabitation pacifique entre les communautés.
Sur place, ces messages de haine attisent la méfiance entre les habitants et les déplacés, et exposent les populations à des actes de vengeance ainsi que des justices populaires.
Cette question nécessite des interventions des acteurs humanitaires pour un appel à la responsabilité collective, à l’abandon des discours de haine et à la promotion du vivre-ensemble.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.