POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Des centaines d’enfants sont sans-abris et vivent dans une grande précarité après un incendie monstre la nuit du 3 au 4 juin au Camp Zaire , dans la commune de Kadutu, ville de Bukavu en RD Congo. Watoto News vous replonge dans le quotidien des […]
ACTUALITÉS MULTIMÉDIADes centaines d’enfants sont sans-abris et vivent dans une grande précarité après un incendie monstre la nuit du 3 au 4 juin au Camp Zaire , dans la commune de Kadutu, ville de Bukavu en RD Congo.
Watoto News vous replonge dans le quotidien des enfants sinistrés dans les sites des incendies en général et au Camp Zaire en particulier à Bukavu.
Des situations assez récurrentes dans le chef lieu de la province du Sud Kivu et qui devraient interpeller les gestionnaires de la ville en matière de prévention des incendies .
Ainsi, avec plus de 500 maisons consumées, plusieurs enfants font face au froid, à la faim, et surtout à l’incertitude de reprendre l’école.
Ces enfants avec leurs parents crient « au secours » !
C’est un Dossier réalisé par Ernest Muhero
Les déplacés de guerre installés dans le territoire de Kabare, en province du Sud-Kivu, sont exposés à de graves maladies en raison du manque d’eau potable et de l’absence d’installations sanitaires adéquates. C’est ce qu’ont confié plusieurs déplacés rencontrés par notre rédaction. Au cours des […]
ACTUALITÉS
Les déplacés de guerre installés dans le territoire de Kabare, en province du Sud-Kivu, sont exposés à de graves maladies en raison du manque d’eau potable et de l’absence d’installations sanitaires adéquates.
C’est ce qu’ont confié plusieurs déplacés rencontrés par notre rédaction. Au cours des entretiens, ces derniers ont indiqué éprouver d’énormes difficultés pour accéder à l’eau potable et à des installations sanitaires de qualité.
Une situation qui serait à la base de nombreuses maladies dont nombreux de membres de leurs familles sont victimes, notamment la diarrhée, la fièvre typhoïde et le choléra.
Les personnes les plus vulnérables demeurent les enfants, les femmes enceintes et les personnes du troisième âge, précisent nos sources.
Nos sources ajoutent que cette crise sanitaire ne touche pas uniquement les familles déplacées, mais affecte également les communautés d’accueil, qui paient elles aussi le prix de cette insalubrité croissante.
Face à cette situation préoccupante, les représentants des déplacés lancent un appel urgent aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux organisations humanitaires, afin d’intervenir avant que le pire ne se produise.
Selon eux, la persistance de ces conditions pourrait entraîner de lourdes pertes en vies humaines, tant chez les familles déplacées que chez celles d’accueil, qui ne disposent pas non plus des moyens nécessaires pour faire face à cette crise.
Il convient de rappeler que ces déplacés, actuellement installés à Kabare, ont fui les affrontements opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés au mouvement politico-militaire alliance fleuve Congo AFC/M23, actif dans l’est de la RDC.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia
Après plusieurs semaines de suspension dues à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, la navigation commerciale et civile sur le lac Tanganyika a officiellement repris. Cette réouverture est accueillie avec soulagement par les acteurs humanitaires, les autorités […]
ACTUALITÉS
Après plusieurs semaines de suspension dues à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, la navigation commerciale et civile sur le lac Tanganyika a officiellement repris. Cette réouverture est accueillie avec soulagement par les acteurs humanitaires, les autorités locales et les populations déplacées, pour qui cette voie de transport demeure un axe vital.
La fermeture du trafic lacustre avait entraîné de lourdes conséquences sur l’approvisionnement des zones riveraines, notamment en médicaments et produits de première nécessité. Plusieurs structures sanitaires se sont retrouvées en rupture de stocks, compromettant la prise en charge des malades.
« Premièrement, cest avantageux en termes daccès au kit sanitaire »,
explique Florentin Njangu, membre de lONG Solidarité des volontaires pour lhumanité (SVH), basée à Baraka.
« Beaucoup dhôpitaux, lors de linterruption du trafic, étaient dépourvus de médicaments, avec des conséquences graves pour les patients. La reprise du trafic permettra de réapprovisionner ces structures sanitaires. »
Lespoir d’un retour pour les familles déplacées
Au-delà de laspect sanitaire, la reprise de la navigation facilite également le retour progressif des personnes déplacées par les violences armées. Des milliers de familles avaient fui leurs villages pour se réfugier à Uvira, dans le territoire de Fizi ou encore au Burundi voisin, notamment à Rumonge.
George Bani, coordinateur de l’initiative pour la réconciliation communautaire (UNIREC), rappelle le contexte que
lors de l’entrée du M23 dans la ville d’Uvira par le Nord, les populations de la plaine de la Ruzizi, de Sange et de Luvungi ont fui vers Uvira, Fizi ou ont traversé le lac jusquà Rumonge. L’interruption du trafic a bloqué ces personnes. Avec la réouverture, elles sont désormais libres de rentrer dans leurs villages et de reprendre leur vie. »
Si cette relance du trafic lacustre représente une avancée majeure, elle intervient dans un contexte sécuritaire encore fragile. Les acteurs de la société civile appellent à la responsabilité et à la prévention afin déviter tout incident.
Pour Mark Kalenga, professeur à l’institut supérieur de développement rural (ISDR),
« les dirigeants à tous les niveaux doivent veiller à ce que les transports sur le lac Tanganyika se déroulent dans le calme, la sécurité et le respect des passagers ».
La réouverture de cette artère stratégique du transport régional marque ainsi une étape importante vers la normalisation de la vie socioéconomique dans les zones affectées par les conflits. Elle reste toutefois conditionnée à la consolidation de la sécurité et à une gestion rigoureuse des flux de passagers et de marchandises.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté à Uvira par le Consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.
La prise en charge des cas de Choléra est délicate dans le groupement de Nyangezi en territoire de Walungu. Les structures sanitaires font face à une rupture d’intrants. Les conflits armés dans la région entravent l’approvisionnement en médicaments. Le Docteur Janvier Kone, médecin à la […]
ACTUALITÉS
La prise en charge des cas de Choléra est délicate dans le groupement de Nyangezi en territoire de Walungu. Les structures sanitaires font face à une rupture d’intrants. Les conflits armés dans la région entravent l’approvisionnement en médicaments.
Le Docteur Janvier Kone, médecin à la Clinique Shilo de Nyangezi indique que le dernier trimestre de l’année 2025 était caractérisé par des maladies infectieuses et hydriques, notamment le choléra.
La prise en charge repose principalement sur la réhydratation rapide des patients, l’administration des sels de réhydratation orale, des perfusions, ainsi que le respect strict des règles d’hygiène et d’isolement, afin d’éviter la propagation de la maladie.
Néanmoins, cette prise en charge est confrontée à d’énormes difficultés. Il cite le manque de moyens financiers, la pénurie d’intrants médicaux, ainsi que l’insuffisance du personnel et du matériel dans certaines structures sanitaires de la zone.
Pour faire face à ces défis, le Docteur Janvier Kone insiste sur l’importance de la prévention :
«Etant donné les défis financiers, il est essentiel de renforcer la prévention. Cela passe par le respect des règles d’hygiènes, que ce soit pour les objets, les aliments ou l’environnement ».
Il lance un appel aux organisations humanitaires et aux partenaires sanitaires à poursuivre et renforcer leur appui à la zone de santé de Nyangezi, d’intensifier la lutte contre les maladies épidémiques, infectieuses et hydrauliques, pour garantir le bien-être social des communautés locales.
Dans le territoire de Kalehe, quelques cas suspects de choléra ont été documentés au bureau central de la zone de santé. Un appel à la vigilance et au respect des règles d’hygiène a été lancé pour éviter cette épidémie du Choléra.
Le médecin chef de zone de Kalehe, Dr. Pacifique Chirhalwira, précise que plusieurs personnes ont été soignées du choléra, mais le risque est toujours imminent si la population ne prend pas au sérieux les mesures d’hygiène. Une campagne de sensibilisation au respect des règles d’hygiène et barrer la route au Choléra est projetée pour la semaine prochaine dans la zone de santé de Kalehe.
Parmi ces règles, l’agent sanitaire Willy Murhula, cite le lavage régulier des mains, bien cuire les aliments avant toute consommation, assainir les espaces sanitaires tels que les toilettes et l’utilisation de l’eau potable.
Il plaide également au près des organisations humanitaires, de s’impliquer également dans la lutte contre le Choléra, en construisant des bornes fontaines, pour permettre à la population d’avoir l’accès à l’eau potable.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenevolencja.
Sous le haut patronage du président Ilunga Mukendi Essai et de son vice-président Selemani Bin Musadi Gédéon, la Coordination estudiantine de l’UNISIC a organisé un match amical le samedi 07 février au stade Les Orangeux. Cette rencontre a opposé les étudiants de première licence des […]
ACTUALITÉS
Sous le haut patronage du président Ilunga Mukendi Essai et de son vice-président Selemani Bin Musadi Gédéon, la Coordination estudiantine de l’UNISIC a organisé un match amical le samedi 07 février au stade Les Orangeux.
Cette rencontre a opposé les étudiants de première licence des vacations A et B. Le match s’est déroulé sous la supervision du vice-président Selemani Bin Musadi Gédéon.
Organisé dans une ambiance conviviale et fraternelle, cet événement avait pour objectif de faciliter l’intégration des nouveaux étudiants et de renforcer la cohésion au sein de la communauté universitaire.
Au coup de sifflet final, la Vacation B s’est imposée sur le score de 5 buts à 2. Vêtue de blanc, elle a dominé la Vacation A, qui n’a pas pu résister à la performance de son adversaire.
Cette activité sportive s’inscrit dans le cadre des préparatifs de l’accueil officiel des nouveaux étudiants, prévu les 20 et 21 février. Elle marque également le retour des grandes activités de la Coordination estudiantine.
Maria Ngalula Kambol, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kinshasa pour Watoto News
Au site des déplacés de Kasenyi, situé dans le secteur des Bahema Sud, territoire d’Irumu (province de l’Ituri), l’accès à l’eau potable devient de plus en plus critique. L’alerte a été lancée ce mardi 10 février 2026 par le président du site, Muno Jari Jacques, […]
ACTUALITÉS
Au site des déplacés de Kasenyi, situé dans le secteur des Bahema Sud, territoire d’Irumu (province de l’Ituri), l’accès à l’eau potable devient de plus en plus critique. L’alerte a été lancée ce mardi 10 février 2026 par le président du site, Muno Jari Jacques, qui dénonce une situation alarmante marquée par l’insuffisance des points d’approvisionnement en eau.
«La situation est très préoccupante. Nous avons très peu de robinets pour desservir tout le site, et ces mêmes robinets sont utilisés aussi par les communautés environnantes. Cela crée une forte pénurie d’eau et de longues files d’attente. Nos enfants et nos femmes enceintes sont en danger»,
a déclaré le président du site.
Selon les responsables locaux, les rares points d’eau fonctionnels ne suffisent plus à couvrir les besoins quotidiens des ménages déplacés. Plusieurs familles passent des heures à attendre quelques bidons d’eau, souvent insuffisants pour l’usage domestique, notamment la préparation des repas et l’hygiène. Cette situation contraint parfois certains à recourir à des sources d’eau non sécurisées, les autres vont encore plus loin jusque dans le lac pour puiser de l’eau.
« Les conséquences sont particulièrement graves pour les enfants, premières victimes de cette crise. Le manque d’eau potable favorise la propagation des maladies hydriques telles que la diarrhée, le choléra et la fièvre typhoïde. Chez les plus jeunes, ces maladies peuvent rapidement provoquer une déshydratation sévère et aggraver les cas de malnutrition déjà présents dans le site. L’insuffisance d’eau compromet également le respect des mesures d’hygiène, augmentant les risques d’infections. »
a précisé Muno Jacques, président de ce site de déplacés, avant de conclure :
Les femmes enceintes demeurent également exposées. L’accès limité à l’eau propre complique leur hygiène quotidienne et accroît les risques sanitaires, mettant en péril leur santé et celle de leurs futurs enfants.
Face à cette urgence, les responsables du site lancent un appel pressant aux autorités et aux partenaires humanitaires pour une intervention rapide. La réhabilitation et la multiplication des points d’eau apparaissent comme des mesures urgentes afin d’éviter une crise sanitaire majeure au sein de cette population déjà vulnérable.
John Mukendi, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
La chefferie de Babelebe, dans le territoire d’Irumu (province de l’Ituri), fait face à une crise éducative depuis plusieurs mois. Selon le chef de cette entité locale, Duabo Nobamuzi, au moins six écoles ne fonctionnent plus suite aux atrocités commises par des groupes armés dans […]
ACTUALITÉS
La chefferie de Babelebe, dans le territoire d’Irumu (province de l’Ituri), fait face à une crise éducative depuis plusieurs mois. Selon le chef de cette entité locale, Duabo Nobamuzi, au moins six écoles ne fonctionnent plus suite aux atrocités commises par des groupes armés dans cette région.
« Ces perturbations ont entraîné le déplacement de nombreux élèves vers Bunia. Pour ceux restés sur place, l’accès à l’éducation reste un défi quotidien : certains parcourent de longues distances à pied afin de suivre leurs cours »
a précisé l’autorité locale.
Et d’ajouter :
« Ces trajets exposent gravement les enfants à des risques physiques et psychologiques. Ils peuvent être victimes d’agressions, d’accidents ou de traumatismes liés à la peur constante de rencontres avec des groupes armés. La situation met également en péril leur santé et leur bien-être, aggravant la vulnérabilité déjà élevée des jeunes dans cette zone. »
a conclu Duabo Nobamuzi.
Le chef de la chefferie de Babelebe, appelle les autorités éducatives et humanitaires à intervenir rapidement pour rétablir l’accès à l’enseignement et sécuriser les établissements scolaires, soulignant que l’éducation est un droit fondamental qui ne doit pas être compromis par l’insécurité.
John Mukendi, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Chaque 10 février, le monde célèbre la Journée Internationale des légumineuses, une occasion de mettre en lumière des aliments simples mais essentiels à la santé. Instituée en 2018 par les Nations Unies, cette journée vise à sensibiliser les populations à l’importance nutritionnelle des légumineuses dans […]
ACTUALITÉS
Chaque 10 février, le monde célèbre la Journée Internationale des légumineuses, une occasion de mettre en lumière des aliments simples mais essentiels à la santé. Instituée en 2018 par les Nations Unies, cette journée vise à sensibiliser les populations à l’importance nutritionnelle des légumineuses dans l’alimentation quotidienne, en particulier pour les enfants et les adolescents, dont les besoins alimentaires sont cruciaux pour une croissance saine.
Des aliments simples aux grands bienfaits
Sous le terme de légumineuses se cachent des aliments très connus dans nos assiettes : haricots, lentilles, pois, pois chiches ou encore fèves. Souvent consommées sans toujours en mesurer l’importance, ces denrées jouent pourtant un rôle fondamental dans le développement physique et intellectuel des enfants et des jeunes.
Riches en protéines végétales, en fibres, en vitamines et en minéraux, les légumineuses fournissent l’énergie nécessaire pour jouer, apprendre, étudier et grandir. Elles contribuent au renforcement des muscles, facilitent la digestion et aident le cerveau à mieux fonctionner, favorisant ainsi la concentration et l’apprentissage à l’école.
Grandir en bonne santé grâce à une alimentation équilibrée
Pendant l’enfance et l’adolescence, le corps est en pleine transformation. Une alimentation équilibrée est donc indispensable pour éviter la malnutrition, les carences et la fatigue chronique. Les légumineuses constituent une solution accessible, durable et peu coûteuse, particulièrement importante pour les familles aux moyens limités.
À Bukavu, Jackson Mukamba, 14 ans, témoigne :
« À la maison, on mange souvent des lentilles avec du riz. Avant, je n’aimais pas trop, mais maintenant je sais que ça aide mon corps à grandir. Ma mère nous a expliqué que bien manger, c’est aussi un droit. Quand je mange des haricots, je me sens plus fort pour jouer au football. Je pense que tous les enfants devraient pouvoir manger ces aliments. »
De son côté, Mariam Murhabazi, 16 ans, également de Bukavu, souligne :
«À l’école, on parle souvent de santé, mais pas assez de ce que nous mangeons vraiment. Les légumineuses ne coûtent pas cher et apportent beaucoup. Aujourd’hui, je comprends que mon alimentation influence mon énergie et ma concentration.»
Faciles à préparer, faciles à partager
Les légumineuses ont aussi l’avantage d’être faciles à cuisiner et adaptables à de nombreux plats : en sauce, en soupe, en purée, avec du riz ou des légumes. Elles favorisent le partage en famille et permettent d’initier les enfants, dès le plus jeune âge, à de bonnes habitudes alimentaires.
Les légumineuses et le droit à la santé des enfants
La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) rappelle que chaque enfant a droit à une alimentation saine et équilibrée.
L’article 24 affirme le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible.
Cela implique notamment :
. L’accès à une alimentation suffisante et nutritive ;
. La prévention de la malnutrition et des carences ;
. L’accès à des informations simples pour comprendre ce qui est bon pour la santé.
À ce titre, les légumineuses contribuent directement à la réalisation de ce droit, en soutenant une croissance saine et en renforçant l’organisme.
Bien manger aujourd’hui pour construire l’avenir
Parler des légumineuses, c’est bien plus que parler de nourriture : c’est défendre le droit des enfants à bien manger et à bien grandir.
En cette Journée internationale des légumineuses, le message est clair : bien manger aide à être en bonne santé ;
les aliments simples sont souvent les meilleurs ;
prendre soin de son alimentation, c’est investir dans son avenir.
Car même de petites graines peuvent contribuer à bâtir des enfants en bonne santé et des jeunes plus forts.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans les provinces du Sud-Kivu et du Maniema, à l’est de la République démocratique du Congo, les enfants paient un lourd tribut aux crises sanitaires et sécuritaires qui secouent la région. En 2025, la dégradation des conditions de vie, combinée à l’insécurité persistante, a exposé […]
ACTUALITÉS
Dans les provinces du Sud-Kivu et du Maniema, à l’est de la République démocratique du Congo, les enfants paient un lourd tribut aux crises sanitaires et sécuritaires qui secouent la région. En 2025, la dégradation des conditions de vie, combinée à l’insécurité persistante, a exposé des milliers d’enfants à des maladies évitables et à un accès limité aux soins de santé.
Face à cette situation, Médecins Sans Frontières (MSF) a intensifié ses interventions d’urgence à travers son équipe de Réponse d’Urgence et Surveillance au Congo (RUSC), afin de répondre aux besoins les plus pressants des enfants et de leurs familles.
Les épidémies ont particulièrement frappé les plus jeunes. Dans les zones de Kasongo, Kabambare (Maniema) et Minova (Sud-Kivu), des flambées de rougeole ont mis en danger la vie de nombreux enfants de moins de cinq ans. En réponse, des campagnes de vaccination d’urgence ont permis de protéger près de 75 000 enfants, tout en assurant la prise en charge médicale de milliers de malades.
Au Sud-Kivu, l’apparition du choléra à Lomera a également exposé les enfants à des risques graves liés à l’eau insalubre et au manque d’hygiène. Plus de 11 000 personnes, majoritairement issues de ménages avec enfants, ont été vaccinées, tandis que 760 patients, dont de nombreux enfants, ont reçu des soins adaptés.
La crise sécuritaire demeure un facteur aggravant. Les affrontements armés à Katana, Kalehe et Bunyakiri ont provoqué des déplacements massifs, forçant des familles entières à fuir avec leurs enfants, souvent sans nourriture, sans abri et sans accès aux services de santé. Dans ces contextes, MSF a soutenu les structures sanitaires locales pour assurer des consultations pédiatriques, des accouchements sécurisés, ainsi que la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition aiguë.
Au total, 35 000 consultations médicales ont été réalisées et 10 800 patients hospitalisés, parmi lesquels une proportion importante d’enfants. Dans certaines zones enclavées comme Bunyakiri, MSF est restée la seule organisation humanitaire présente, offrant aux enfants un accès vital à des soins qui faisaient défaut.
Malgré l’insécurité et les obstacles logistiques, des avancées ont été enregistrées, notamment à Kabambare, où une campagne de vaccination élargie a permis d’introduire le vaccin contre le rotavirus, une maladie diarrhéique responsable de nombreux décès infantiles.
Alors que le système de santé congolais continue de s’affaiblir et que les financements humanitaires diminuent, les besoins des enfants restent immenses. En 2026, MSF maintient ses équipes d’urgence en alerte au Sud-Kivu, afin de répondre rapidement aux prochaines crises et de garantir aux enfants les plus vulnérables leur droit fondamental à la santé et à la survie.
Yseult lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
Dans le cadre de la promotion de la santé et du bien-être au sein de la communauté universitaire, le programme Écho Santé UNIGOM, sous le leadership du Programme National de Lutte contre la Drépanocytose (PNLCD) Nord-Kivu, a organisé, le lundi 9 février 2026, une séance […]
ACTUALITÉS
Dans le cadre de la promotion de la santé et du bien-être au sein de la communauté universitaire, le programme Écho Santé UNIGOM, sous le leadership du Programme National de Lutte contre la Drépanocytose (PNLCD) Nord-Kivu, a organisé, le lundi 9 février 2026, une séance de sensibilisation à la drépanocytose au Campus du Lac Vert de l’Université de Goma.
Selon les organisateurs, cette activité s’inscrit dans une dynamique de renforcement des connaissances des jeunes sur cette maladie génétique chronique qui constitue un enjeu majeur de santé publique en République démocratique du Congo.
Organisée sous forme de focus group, la séance a permis aux étudiants de s’exprimer librement et de partager leurs perceptions, expériences et préoccupations liées à la drépanocytose. Des experts en santé présents ont accompagné ces échanges en apportant des éclairages scientifiques sur les causes de la maladie, ses manifestations cliniques, ainsi que les méthodes de prévention et de prise en charge.
D’après les responsables du programme, l’objectif principal de cette activité était de doter et renforcer les connaissances de la population universitaire et extra-universitaire afin de contribuer efficacement à la prévention de la drépanocytose. Il s’agissait notamment de sensibiliser les étudiants aux notions essentielles de prévention, de les amener à comprendre la réalité scientifique de cette pathologie génétique et de déconstruire les croyances erronées qui l’associent à des causes non médicales.
Les intervenants ont également encouragé les jeunes à s’informer sur leur statut électrophorétique, notamment à travers l’électrophorèse de l’hémoglobine, une démarche jugée essentielle pour réduire les risques de transmission de la maladie.
Les acteurs de la santé rappellent que la drépanocytose demeure un problème de santé publique majeur, particulièrement en Afrique subsaharienne. La République démocratique du Congo figure parmi les pays les plus touchés au monde, occupant le deuxième rang en Afrique après le Nigeria.
Dans la province du Nord-Kivu, bien que la maladie soit fréquente, son niveau de connaissance reste encore faible au sein de la population non médicale.
À travers ce type d’initiatives, les organisateurs espèrent renforcer l’engagement des jeunes dans la prévention et contribuer à une meilleure prise de conscience collective autour de la drépanocytose, afin d’en réduire l’impact au sein des communautés.
Gabriel CUBAKA Volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu avec UNIGOM
À l’occasion de la Journée mondiale pour un Internet plus sûr, célébrée ce mardi 10 février, les Nations Unies et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) alertent l’opinion publique sur les dérives croissantes liées à l’utilisation abusive de l’intelligence artificielle, notamment dans la […]
ACTUALITÉS
À l’occasion de la Journée mondiale pour un Internet plus sûr, célébrée ce mardi 10 février, les Nations Unies et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) alertent l’opinion publique sur les dérives croissantes liées à l’utilisation abusive de l’intelligence artificielle, notamment dans la production de contenus sexuels impliquant des enfants sur les plateformes numériques.
Selon ces institutions, l’essor rapide des outils d’intelligence artificielle facilite aujourd’hui la création d’images, de vidéos ou d’enregistrements à caractère sexuel mettant en scène des mineurs, une pratique qui constitue une menace grave pour les droits fondamentaux de l’enfant et contribue à la banalisation de l’exploitation sexuelle en ligne.
Face à cette situation préoccupante, l’Organisation des Nations Unies a tenu à clarifier sa position afin d’éviter toute confusion juridique ou morale.
A travers un message du fonds de Nations unies pour l’enfance publié sur la page Facebook officielle des Nations Unies, l’institution a rappelé que :
« Les images, vidéos ou enregistrements audio à caractère sexuel mettant en scène des enfants, créés ou modifiés à l’aide d’outils d’intelligence artificielle, constituent du matériel pédopornographique. »
À travers cette déclaration, l’ONU appelle à une mobilisation urgente et coordonnée des gouvernements, des entreprises technologiques et des citoyens, afin de renforcer la régulation des outils numériques et de lutter efficacement contre toutes les formes d’exploitation sexuelle des enfants dans l’espace numérique.
Les observateurs et acteurs de la société civile estiment que la participation citoyenne demeure un levier essentiel dans cette lutte. Ils soulignent que chaque internaute peut contribuer à la protection des enfants en signalant systématiquement tout contenu suspect aux autorités compétentes, en interpellant les décideurs publics et les plateformes numériques sur leurs responsabilités, et en sensibilisant les communautés afin de briser le silence autour de la cyber-exploitation.
En cette Journée pour un Internet plus sûr, les défenseurs des droits de l’enfant rappellent que l’inaction face aux dérives technologiques expose davantage les mineurs à des risques invisibles mais bien réels. Ils appellent ainsi à une vigilance collective et à un engagement citoyen accru pour que l’intelligence artificielle demeure un outil de progrès et non un vecteur de violences contre les enfants.
Gabriel CUBAKA Volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News