POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
L’Examen National de fin d’Études Primaires (ENAFEP) se tiendra ce mardi 1er et mercredi 2 juillet sur l’ensemble du territoire national, y compris dans la province du Sud-Kivu. Des milliers d’enfants de 6e année, issus tant des milieux urbains que ruraux, s’apprêtent à franchir cette […]
ACTUALITÉS
L’Examen National de fin d’Études Primaires (ENAFEP) se tiendra ce mardi 1er et mercredi 2 juillet sur l’ensemble du territoire national, y compris dans la province du Sud-Kivu. Des milliers d’enfants de 6e année, issus tant des milieux urbains que ruraux, s’apprêtent à franchir cette étape décisive vers les études secondaires. Mais les conditions dans lesquelles certains y parviennent soulèvent de réelles questions d’équité et de justice sociale.
C’est notamment le cas dans le village de Cibumbiro, groupement de Mudaka, territoire de Kabare, où les élèves de l’École Primaire Bugarama doivent parcourir à pied environ 6 kilomètres en terrain montagneux pour rejoindre le centre d’examen de Murhesa (EP Mpungwe). À la veille de cette épreuve nationale, Watoto News est allé à leur rencontre, alors qu’ils se rendaient déjà au centre pour accomplir certaines formalités.
Accompagnés par leur enseignant de 6e année, Monsieur Benoît Lulihoshi, ces enfants avancent péniblement, certains le ventre vide, d’autres pieds nus. Malgré la fatigue, la soif ou la peur face à la situation sécuritaire inquiétante, ils poursuivent leur marche. Pour beaucoup, ce sera non seulement leur premier examen officiel, mais aussi leur premier long trajet en dehors du village.
Avant même de passer leur épreuve, ces jeunes finalistes vivent déjà une autre : celle de la distance, de la pauvreté,… Deux d’entre eux témoignent, les larmes aux yeux.
Asifiwe Ntububa, garçon de 6e année (EP Bugarama) :
« J’ai peur de rater mon examen. Ce n’est pas que je n’ai pas appris, mais la fatigue m’épuise. On a quitté Cibumbiro tôt, et le chemin est trop long. On mérite aussi d’avoir un centre ici, près de notre école. »
Nasimire Munogolo, une fille de 13 ans, de la même classe :
« J’ai très mal aux jambes. On dit que l’école nous sauvera, mais marcher comme ça, c’est trop dur. Je n’ai rien mangé ce matin. Et je ne sais même pas comment je vais rentrer. Demain, il faudra encore repartir tôt, et après encore. »
Leur accompagnateur, Monsieur Lulihoshi, enseignant à l’EP Bugarama, ne cache pas son émotion :
« Chaque année, je les accompagne avec douleur. Ces enfants souffrent trop pour accéder à un droit fondamental. En cette période de crise économique et humanitaire, les familles n’ont même pas de quoi leur donner un repas. Je lance un appel : qu’on crée un centre d’examen ENAFEP ici même à Bugarama ou dans une école voisine. Cela changerait tout. »
Le savoir ne devrait pas se mériter dans la souffrance. L’exemple de Cibumbiro illustre un paradoxe : alors que l’ENAFEP est censé évaluer les compétences acquises en fin de cycle primaire, il met d’abord à l’épreuve la résistance physique et mentale des enfants ruraux. Cette inégalité d’accès, trop souvent banalisée, mérite une réponse urgente des autorités éducatives.
L’engagement de ces élèves et de leurs enseignants est admirable. L’avenir des enfants de Kabare, comme ailleurs, commence par un accès équitable à l’éducation. Et cela passe aussi par la proximité.
Par Pascal Marhegane Ki-Moon,
Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Les jeunes du groupe Apostolat du Couple et de la Famille (ACF) de l’antenne paroissiale de Ciriri ont accueilli ceux de l’antenne paroissiale de Karhale dimanche 29 juin . Cette visite, qualifiée de jumelage, visait à renforcer les liens d’amitié fraternelle, mieux se connaître, partager […]
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Les jeunes du groupe Apostolat du Couple et de la Famille (ACF) de l’antenne paroissiale de Ciriri ont accueilli ceux de l’antenne paroissiale de Karhale dimanche 29 juin .
Cette visite, qualifiée de jumelage, visait à renforcer les liens d’amitié fraternelle, mieux se connaître, partager des expériences, mais aussi offrir une occasion unique de médiation.
Le mouvement ACF comprend trois branches : celle des parents, des jeunes et des enfants. Il accompagne la croissance des jeunes à travers diverses instructions, prières et moments de partage, durant lesquels les parents leur transmettent les valeurs nécessaires pour devenir de grands hommes dans l’avenir.

La journée a débuté par une séance de présentation réciproque, permettant aux jeunes de faire connaissance. Elle s’est poursuivie par un temps de prière, de méditation et de partage de l’Évangile, avant de se clôturer par un moment d’Agapé.
Un des jeunes visiteurs a exprimé sa joie, soulignant l’importance de telles rencontres, qu’il souhaite voir se répéter régulièrement, même tous les trimestres.
« Je ne sais comment exprimer la joie qui m’anime aujourd’hui. Cela faisait longtemps que nous projetions une sortie pour découvrir comment vivent les autres, mais sans succès. Aujourd’hui, nous avons tenu notre promesse et répondu à l’invitation de nos frères et sœurs de Ciriri. Nous attendons désormais leur visite chez nous, à Karhale », a confié une jeune visiteuse.
Par ailleurs, les participants envisagent d’organiser ce type d’activité plus fréquemment durant cette période de grandes vacances, tout en assurant l’encadrement des plus jeunes.
Lucien Cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à bukavu
La bibliothèque de paix de Panzi a accueilli une lecture-débat sur le livre Histoire du Congo de l’auteur Isidore Ndaywele samedi 28 juin 2025. L’événement visait à promouvoir la connaissance de l’histoire du Congo, de ses origines à nos jours, en particulier auprès des jeunes. […]
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La bibliothèque de paix de Panzi a accueilli une lecture-débat sur le livre Histoire du Congo de l’auteur Isidore Ndaywele samedi 28 juin 2025.
L’événement visait à promouvoir la connaissance de l’histoire du Congo, de ses origines à nos jours, en particulier auprès des jeunes.
Rachel Zaina, point focal des éditions Mlimani à Bukavu, a souligné l’existence de désinformation concernant les cultures congolaises, elle a encouragé les jeunes à lire des ouvrages traitant du Congo et de ses multiples cultures pour contrer ces fausses informations et mieux comprendre l’histoire de leur pays.
« Nous espérons que cette lutte contre la désinformation de nos cultures ne se limitera pas à cet événement, mais qu’elle s’étendra dans tout le pays. Je lance également un appel aux jeunes pour qu’ils participent davantage à ce genre d’activités. Nous ne connaissons pas toujours toute l’histoire de notre pays, et en participant à ces événements, nous en apprenons davantage et en tirons des bénéfices. En tant que jeune, je vous invite à participer à ces activités pour être édifiés, comme cela a été mon cas », a expliqué Rachel Zaina.
De leur côté, Olivier Baguma et Fortunée Iragi, deux lecteurs à la bibliothèque de paix de Panzi, ont exprimé l’importance capitale de cette activité. Selon eux, elle leur a permis de mieux comprendre l’histoire du Congo.
« Grâce à cette activité, j’ai eu un aperçu historique de notre pays. On m’a montré d’où je viens, quelle est mon histoire. À toutes les personnes qui m’entourent, je les invite à lire ce livre, car il ouvre des opportunités pour mieux comprendre l’histoire du Congo », ont-ils ajouté.
Rappelons que cette activité était la deuxième édition de la lecture-débat organisée par les éditions Mlimani en collaboration avec la bibliothèque de paix de Panzi.
Rehema Namegabe Esther volontaire pour les enfants et les jeunes à bukavu
La montée des cas de contamination à la Mpox dans la communauté inquiète de plus en plus à Nyangezi et Kabare. Pour faire face , ODH avec l’appui financier de l’UNICEF a déployé de juin à juillet 2025 les équipes de Ecole amie des enfants pour […]
DOSSIERS & ENQUÊTESLa montée des cas de contamination à la Mpox dans la communauté inquiète de plus en plus à Nyangezi et Kabare. Pour faire face , ODH avec l’appui financier de l’UNICEF a déployé de juin à juillet 2025 les équipes de Ecole amie des enfants pour la sensibilisation dans la lutte contre cette maladie à Bukavu, Kabare, Nyangezi, Kamanyola et ailleurs.
Grace à cet appui, plusieurs enfants et enseignants ont été testé positif dans des écoles après la sensibilisation.
La coordonnatrice des équipes de terrain de EAE Mapendo Elisabeth souligne que plus de 66 000 élèves ont été atteints par les sensibilisations sur le M-Pox et choléra dont les messages portaient respectivement sur la prévention et la gestion des cas au niveau de l’école.
Elle souligne également que 273 cas dans 47 écoles ont été enregistré au courant du mois de juin, et 38 enseignants n’ont pas été épargnés.

Mademoiselle Mapendo ajoute que 98 élèves suivent les soins médicaux pendant que d’autres restent un danger dans la communauté. Entre temps, c’est un travail d’équipe de tous les côtés pour sauver la vie des enfants.
« Après avoir identifié les enfants présentant des signes suspectes, nous informons les infirmiers titulaires de la zone, mais aussi aux directeurs d’écoles et les enseignants pour que ces derniers contactent les parents des victimes pour acheminer l’enfant à l’hôpital » dit Mapendo Elisabeth, coordinatrice de l’équipe EAE.
Malgré le travail fait par cette équipe, le défis reste encore énorme pour atteindre un très grand nombre d’écoles.
« D’abord nous avons un problème d’insuffisance des kits de lavage de mains dans les écoles. Sur 200 écoles atteintes, seulement 22 écoles ont reçu des lave-mains et en quantité insuffisante.

Ensuite la perturbation de la situation sécuritaire nous empêche d’atteindre toutes les écoles et handicape même certaines activités scolaires comme c’est le cas à kamanyola». Ajoute elle en interpellant les partenaires à renforcer la prévention dans les écoles à travers la dotation des lave-mains.
Watoto News invite les parents à prendre leurs responsabilités en renforçant l’hygiène à la maison pour briser le cycle de contamination de la maladie, mais aussi être vigilant et agile à amener l’enfant aux soins médicaux en cas de contamination maladie.

La dynamique école amie des enfants est un programme du gouvernement congolais appuyé par l’UNICEF qui accompagne les écoles dans la qualité de l’enseignement, l’hygiène et assainissement mais aussi dans la participation démocratique.
Sifa Akilimali, volontaire pour les enfants et les jeunes
Après treize mois d’apprentissage intensif au sein des hôpitaux partenaires, les médecins internes de quatrième année de doctorat de la Faculté de Médecine de l’Université Officielle de Bukavu (UOB) ont officiellement clôturé leurs stages cliniques ce samedi 28 juin 2025. Une cérémonie symbolique est venue […]
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Après treize mois d’apprentissage intensif au sein des hôpitaux partenaires, les médecins internes de quatrième année de doctorat de la Faculté de Médecine de l’Université Officielle de Bukavu (UOB) ont officiellement clôturé leurs stages cliniques ce samedi 28 juin 2025. Une cérémonie symbolique est venue saluer leur engagement, marquant la fin d’un cycle essentiel de formation pratique.
Une année d’immersion au cœur de la réalité hospitalière
Encadrés par des praticiens chevronnés, les étudiants ont été confrontés aux multiples facettes de la pratique médicale : urgences, consultations spécialisées, hospitalisations, blocs opératoires… Un parcours exigeant mais fondateur, à la mesure des responsabilités qu’ils s’apprêtent à endosser.
« Ce stage m’a permis de sortir du cadre théorique et de mieux comprendre la complexité humaine de la médecine. Se retrouver face à des patients, devoir poser des diagnostics, parfois dans des conditions très difficiles… c’est une véritable école de maturité », confie Abdallah Mulanda, médecin interne.
Le début de la fin : cap sur le mémoire et le jury

Si l’émotion était palpable à la sortie des derniers services, c’est surtout une grande fierté qui dominait chez les étudiants. Ce cycle pratique désormais achevé, ils se tournent vers l’ultime étape de leur formation : la rédaction du mémoire et la préparation au jury, prévu pour août 2025.
« Nous avons surmonté de nombreux défis : longues gardes, pression académique, responsabilités cliniques… Aujourd’hui, je me sens mieux préparé à affronter les exigences du métier. Le mémoire sera notre dernière grande bataille avant d’enfiler la blouse du médecin diplômé », témoigne Jibu Zakayo, interne de la même promotion.
Une fierté institutionnelle
Du côté des encadreurs et de l’administration de l’UOB, la satisfaction est également palpable.
« Ces jeunes incarnent l’espoir d’une médecine de qualité dans notre pays. Nous sommes fiers du chemin parcouru et confiants en leur avenir professionnel », a déclaré un responsable académique présent à la cérémonie de clôture.
Et maintenant ?
La communauté universitaire garde les yeux tournés vers le mois d’août, avec l’organisation des soutenances de mémoire, point d’orgue d’un parcours de sept années d’études. Un moment à la fois redouté et espéré, qui ouvrira les portes d’une nouvelle étape : l’entrée dans la vie active, au service des patients congolais.
Kweli Birindwa, volontaire pour Les Jeunes et Watoto News
Ce vendredi 27 juin 2025, 289 jeunes de la commune d’Ibanda ont été évalués pour devenir officiellement Ambassadeurs de la Paix. C’est après plusieurs semaines de formation axée sur la résolution pacifique des conflits et la consolidation de la culture de la paix. Les évaluations […]
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Ce vendredi 27 juin 2025, 289 jeunes de la commune d’Ibanda ont été évalués pour devenir officiellement Ambassadeurs de la Paix. C’est après plusieurs semaines de formation axée sur la résolution pacifique des conflits et la consolidation de la culture de la paix.
Les évaluations se sont déroulées dans deux centres principaux :
Site de l’EP4 Ibanda : 250 aspirants ont passé le test.
Site de Panzi : 39 participants ont été évalués.

À l’EP4 Ibanda, répartis dans six salles, les jeunes ont été évalués sur les connaissances acquises lors des sessions précédentes. Il s’agissait notamment d’outils pratiques pour prévenir les conflits dans les quartiers, les écoles et les groupes de pairs.
« Le test s’est déroulé dans le calme et la discipline. C’est un signal fort envoyé par cette jeunesse qui veut agir autrement », affirme Karlysen Buhendwa, dude comité urbain des Ambassadeurs de la Paix à Bukavu, superviseur du site.
La participation effective est considérée comme une réussite par les organisateurs.
« Voir autant de jeunes se mobiliser pour des valeurs comme la paix et la cohésion sociale, c’est déjà une victoire », ajoute Karlysen.
Une jeunesse engagée

Selon les responsables du programme, l’objectif de cette évaluation n’était pas seulement académique. Elle visait aussi à tester la volonté des jeunes à incarner la paix dans leur quotidien.
« Il ne s’agit pas seulement de réussir un test. Il s’agit d’être prêt à représenter la paix dans son entourage », explique-t-il.

Gabriel Cubaka
Pour Catherine Bisimwa, l’une des participantes, le test était fidèle à la réalité :
« Tout ce que nous avons appris pendant la formation se retrouvait dans les questions. Ce n’était pas juste théorique, c’était concret. »
Elle estime que cette formation a changé sa manière de voir les conflits :
« Avant, j’aurais fui les tensions. Aujourd’hui, je me sens capable d’écouter, de proposer des solutions pacifiques. »
Katanga Clément, un autre participant, voit déjà l’utilité de cette expérience dans sa communauté :
« Ce n’était pas juste un examen, c’était une opportunité de prouver que nous pouvons être des relais de paix dans nos quartiers. »
Une étape décisive pour Ibanda

Cette évaluation s’inscrit dans le cadre du programme de la Dynamique des Jeunes Ambassadeurs de la Paix, qui vise à faire émerger des leaders communautaires capables de promouvoir la paix par des actions concrètes.
« Ces jeunes ne seront pas de simples symboles. Ils deviendront des acteurs actifs de la cohésion sociale à Ibanda », conclut Arsène Buhendwa.
À travers cet engagement, la jeunesse d’Ibanda se positionne comme un pilier de la transformation sociale, prête à construire une société fondée sur le dialogue, la tolérance et la responsabilité citoyenne.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants les jeunes à Bukavu
Après une série de formations axées sur l’éducation à la paix et la consolidation de la cohésion sociale à travers la stratégie de démultiplication par les pairs, en commune de Bagira, un test d’évaluation des jeunes aspirants ambassadeurs de la paix a été organisé le […]
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Après une série de formations axées sur l’éducation à la paix et la consolidation de la cohésion sociale à travers la stratégie de démultiplication par les pairs, en commune de Bagira, un test d’évaluation des jeunes aspirants ambassadeurs de la paix a été organisé le vendredi 27 juin 2025.
Ces jeunes, formés par d’autres pairs déjà initiés, ont été répartis dans trois sites d’évaluation :
Site de l’Institut de Bagira (INSTIBA) : 25 candidats
Site de l’Institut Munzihirwa à Burhiba : 40 candidats
Site SOS Bukavu : 18 candidats

Au total, 83 jeunes ont effectivement pris part au test dans ces trois sites.
C’est dans une ambiance empreinte d’impatience et d’espoir qu’ils ont répondu à un questionnaire en deux volets : un volet théorique portant sur les notions d’éducation à la paix, gestion des conflits et consolidation de la paix ; et un autre volet pratique visant à tester leur motivation, leur engagement et leur esprit critique.
De Burhiba à l’Institut de Bagira, en passant par SOS, les épreuves se sont déroulées sans incident.
Fernand Munguampire Birindwa, l’un des candidats, se dit satisfait :
« Les enseignements m’ont permis d’intégrer la culture de la paix autour de moi. Aujourd’hui, je m’engage à mettre tous les moyens en œuvre pour cultiver la paix dans ma famille, ma communauté et même à l’échelle provinciale », a-t-il confié à Watoto News.
Une autre participante, Célestine Mulindi, partage une impression similaire, bien que nuancée :
« L’évaluation était bonne, mais il y avait plusieurs questions qui nécessitaient une réflexion poussée. J’encourage les autres jeunes à s’engager dans la promotion de la paix, car cela participe aussi à notre développement personnel et collectif. »

Pour Guy Ntabaza, point focal de la commune de Bagira, cette évaluation avait pour but de mesurer les acquis des jeunes :
« Le test visait à évaluer les connaissances acquises après les formations décentralisées dans différents quartiers de Bagira. Ce que j’attends maintenant, c’est un engagement ferme de ces jeunes, une motivation constante pour que, dans chaque ménage à Bagira, on retrouve un ambassadeur de la paix. »

Il convient de signaler qu’au total, 129 jeunes filles et garçons, tous quartiers confondus, ont été récemment formés dans la commune de Bagira. L’épreuve du 27 juin constitue une étape déterminante vers leur reconnaissance comme jeunes ambassadeurs de la paix.
Emmanuel Murhula
Volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Plus de 162 jeunes aspirants ambassadeurs de la paix ont passé un test d’évaluation dans la commune de Kadutu ce vendredi 27 juin 2025. Après une série de formations reçues, cette évaluation visait à mesurer leurs compétences, dans l’optique de leur engagement futur pour la […]
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Plus de 162 jeunes aspirants ambassadeurs de la paix ont passé un test d’évaluation dans la commune de Kadutu ce vendredi 27 juin 2025. Après une série de formations reçues, cette évaluation visait à mesurer leurs compétences, dans l’optique de leur engagement futur pour la promotion de la culture de la paix.

Répartis sur deux sites, 104 jeunes ont été évalués à l’Université Officielle de Bukavu et 58 à l’école primaire Camp Zaïre.
« L’objectif ne se limite pas à cette évaluation, mais vise à faire en sorte que chaque ménage de la ville de Bukavu compte au moins un ambassadeur de la paix », souligne Romulus Akonkwa, point focal des ambassadeurs de la paix dans la commune de Kadutu, tout en encourageant ces jeunes volontaires engagés à vulgariser la paix.
Dans les différents centres et salles d’évaluation, des jeunes concentrés s’appliquaient à répondre aux questions avec motivation. À la sortie d’une salle, Philemond Marcé, aspirant ambassadeur de la paix, témoigne :
« L’évaluation comportait 13 questions. Je peux dire que je me suis bien débrouillé, car toutes les questions tournaient autour de la matière vue pendant les trois jours de formation. Il y avait des cas pratiques, mais nous avons fait de notre mieux. »

De son côté, Pascaline Buhendwa, également candidate à la certification, affirme :
« Ma motivation pour passer cette évaluation est d’aller jusqu’au bout. En tant que jeune, je suis engagée à être une bâtisseuse de la paix et à contribuer à la réduction des conflits, en favorisant le vivre-ensemble. Je me suis donnée le temps de suivre la formation, et je devais passer cette évaluation pour espérer être certifiée ambassadrice de la paix. »

Par ailleurs, aucun incident n’a été signalé au centre de Camp Zaïre, et l’évaluation s’est déroulée dans un climat serein, selon Charle Tchanda, membre de PBEA déployé sur place.

Simultanément, les évaluations se sont déroulées dans les autres communes de Bukavu, notamment à Ibanda et Bagira. Il y a près d’un mois, des aspirants ambassadeurs de la paix avaient également été évalués à Minova, dans le territoire de Kalehe.
Emmanuella Bahindwa, volontaire pour Les Enfants et les Jeunes
Au Sud-Kivu, la présence croissante d’enfants sur les sites d’exploitation minière suscite de vives inquiétudes. C’est notamment le cas dans le carré minier de Mukungwe, situé dans le groupement de Mushinga, territoire de Walungu. Des centaines d’enfants, filles et garçons, y sont visibles. Ils viennent […]
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Au Sud-Kivu, la présence croissante d’enfants sur les sites d’exploitation minière suscite de vives inquiétudes. C’est notamment le cas dans le carré minier de Mukungwe, situé dans le groupement de Mushinga, territoire de Walungu. Des centaines d’enfants, filles et garçons, y sont visibles. Ils viennent de plusieurs villages de Walungu, mais aussi du territoire voisin de Mwenga.
Ces enfants, exploités dans des travaux pénibles et inadaptés à leur âge, voient leur avenir gravement compromis. Et pourtant, de nombreux textes nationaux et internationaux protègent les mineurs contre le travail forcé ou dangereux. À Mukungwe, communément appelé Maroc, cette protection semble inexistante.

Dans ce site minier, certains enfants pilent du sable, d’autres transportent de l’eau, vendent divers produits ou creusent dans les puits au service d’adultes. Ces activités les exposent à de graves dangers et privent la communauté d’une génération d’avenir.
Certains enfants rencontrés sur place sont conscients des risques, mais affirment n’avoir aucune autre alternative. Leur situation familiale, marquée par une extrême pauvreté, les pousse à se sacrifier pour survivre et soutenir les leurs.
« Nous venons de familles pauvres. Le peu que nous gagnons dans cette souffrance permet à nos familles de manger. Moi, je paie la scolarité de mes petits frères parce que mes parents n’en ont pas les moyens. J’ai moi-même arrêté l’école en 4e primaire », témoigne André (nom d’emprunt), les larmes aux yeux.
La pauvreté, seule responsable ?
Si la pauvreté est un facteur déterminant, elle n’explique pas tout. Selon un responsable d’un puits d’or, certains enfants sont attirés par l’appât du gain, tandis que d’autres profitent des vacances scolaires pour travailler et réunir de quoi préparer la rentrée.
La forte présence d’enfants à Mukungwe s’explique en grande partie par les congés scolaires. Poussés par leurs parents, beaucoup s’aventurent dans les carrières minières pour récolter de quoi acheter des cahiers, des fournitures scolaires, des uniformes ou encore aider d’autres membres de la famille.
Mais malheureusement, bon nombre d’entre eux ne rentrent pas à temps pour la reprise des cours. Certains prennent goût à l’argent, d’autres se laissent influencer par les enfants qu’ils rencontrent sur place, déplore un enseignant du milieu.
Entre prise de conscience et recherche de solutions
Les responsables du carré minier de Mukungwe reconnaissent la présence d’enfants exploités, non seulement sur leur site, mais aussi dans d’autres exploitations de la région. Ils affirment organiser parfois des séances de sensibilisation et permettre à des organisations de défense des droits de l’enfant d’intervenir auprès des mineurs.

L’un de ces responsables, qui a accepté de nous parler, indique qu’il arrive que certains enfants, reconnaissables à leur apparence physique, soient expulsés du site. Mais ces opérations donnent peu de résultats : plusieurs mineurs se font passer pour des adultes, parfois avec de faux documents.
Notre source conclut qu’aucun avenir ne peut être garanti à ces enfants contraints à des travaux pénibles et précoces, alors qu’ils devraient être sur les bancs de l’école et entourés de leur famille.
Jean Marie Murhula, volontaire pour les enfants à Watoto News
Un drame a secoué la ville de Goma dans la soirée du vendredi 27 juin 2025 : un jeune vidéaste a été froidement abattu par des hommes armés non identifiés. Il s’agit de DM Black, talentueux réalisateur et figure montante de la scène audiovisuelle locale, […]
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Un drame a secoué la ville de Goma dans la soirée du vendredi 27 juin 2025 : un jeune vidéaste a été froidement abattu par des hommes armés non identifiés.
Il s’agit de DM Black, talentueux réalisateur et figure montante de la scène audiovisuelle locale, connu pour ses productions de grande qualité avec Zonart TV.
Réputé pour avoir réalisé plusieurs clips de musiciens de Goma, DM Black a été tué par balles non loin de son domicile, sur l’avenue Kiboko, dans le quartier Mikeno.
Selon des témoins, trois hommes armés ont attaqué le jeune vidéaste alors qu’il était accompagné de deux amis. Les assaillants ont ouvert le feu sans rien demander , tuant DM Black sur le coup. Ses deux compagnons, grièvement blessés, ont été transportés en urgence dans une structure sanitaire locale.

Sa disparition a provoqué une onde de choc dans les milieux médiatique et culturel de la ville.
« C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès de DM Black, le réalisateur derrière Zonart Freestyle. Un esprit créatif, un frère, un passionné… Son regard derrière la caméra a révélé de nombreux talents. Son absence laisse un vide que personne ne pourra combler. Que son âme repose en paix, son œuvre continue de parler pour lui », a déclaré Calvin Mulungu, directeur de Zonart TV.
Huguette Kanumbu, chroniqueuse à UB FM, a également exprimé sa peine :
« Ça me brise le cœur. DM Black, je te pleure, mon petit toujours disponible et serviable, mon ‘caméra man’ de tous les temps. Que ton âme repose en paix. »
Lumumba Fidèle, réalisateur et présentateur à Life Up TV, appelle à la suspension de toutes les activités culturelles jusqu’à nouvel ordre, en hommage à DM Black.
Augustin Mosange, directeur du Foyer Culturel de Goma, a exprimé sa profonde tristesse sur sa page Facebook :
« Personnellement, c’était un ami avec qui j’ai partagé de très bons moments. Je manque de mots. »

La disparition tragique de DM Black laisse un vide immense dans le monde médiatique et artistique de Goma. Réalisateur engagé, passionné et talentueux, il a marqué toute une génération de jeunes artistes par son regard, son professionnalisme et sa générosité.
En cette période de deuil, la jeunesse culturelle de Goma appelle à l’unité, au recueillement et à la justice, pour que la lumière de DM Black ne s’éteigne jamais dans les mémoires.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Goma