POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Les acteurs humanitaires membres des organisations partenaires de l’UNICEF ont été formés à la prévention de l’exploitation et des abus sexuels (PEAS) au Sud-Kivu . Cette formation visait à renforcer les mécanismes de signalement, notamment au niveau des enfants, afin qu’ils puissent également faire entendre […]
ACTUALITÉS
Les acteurs humanitaires membres des organisations partenaires de l’UNICEF ont été formés à la prévention de l’exploitation et des abus sexuels (PEAS) au Sud-Kivu .
Cette formation visait à renforcer les mécanismes de signalement, notamment au niveau des enfants, afin qu’ils puissent également faire entendre leur voix face à ces violences.

Organisé sur deux jours, l’atelier a été facilité par Karine Buisset, spécialiste PEAS à l’UNICEF, et Emmanuel Tshibangu, point focal PEAS au Sud-Kivu. Les formateurs ont rappelé aux participants leurs obligations en matière de prévention des abus et exploitations sexuelles dans le cadre de leurs interventions.
« Cette formation permet aux acteurs humanitaires présents sur le terrain d’identifier les défis liés aux interventions, de faire une analyse des risques et de prévoir les mesures d’atténuation nécessaires afin de protéger les bénéficiaires et les communautés ciblées », a expliqué Karine Buisset. Elle a également insisté sur la nécessité d’un renforcement de la collaboration entre l’UNICEF et ses partenaires pour mieux servir les enfants et les protéger contre les EAS.

Durant ces deux journées intenses, les participants ont revisité les normes, principes et obligations humanitaires, avec un focus particulier sur le signalement, le référencement des victimes et leur prise en charge.
« Nous avons bénéficié d’une mise à jour importante sur la PEAS. En tant que Street Child, nous allons intégrer les acquis de cette formation dans toutes nos interventions », a affirmé Benjamin Kalegamire, point focal PEAS et officier de sauvegarde chez Street Child International.

Pour Mwima Bénédicte, point focal genre à GHOVODI, cette session est une valeur ajoutée :
« Plusieurs thématiques abordées ont permis d’éclaircir des zones d’ombre. Nous savons désormais comment mieux sensibiliser les communautés sur les mécanismes de signalement, surtout que beaucoup de parents ignorent où se tourner lorsqu’un enfant est victime. »

La formation s’est clôturée par le lancement du projet d’intégration PEAS au Sud-Kivu, qui vise à aider les acteurs humanitaires à détecter, prévenir et répondre efficacement aux incidents d’exploitation et d’abus sexuels.
Emmanuella Bahindwa
Bangui, capitale de la République centrafricaine, a été frappée ce mercredi 25 juin 2025 par un événement tragique survenu aux environs de 13h. Une explosion d’un transformateur d’énergie, installé dans l’enceinte du centre d’examen du Lycée Barthélemy Boganda (centres Boganda 1 et 2), a provoqué […]
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Bangui, capitale de la République centrafricaine, a été frappée ce mercredi 25 juin 2025 par un événement tragique survenu aux environs de 13h. Une explosion d’un transformateur d’énergie, installé dans l’enceinte du centre d’examen du Lycée Barthélemy Boganda (centres Boganda 1 et 2), a provoqué un violent incendie faisant plus de 20 morts parmi les élèves finalistes des séries A et A4, en plein déroulement des épreuves du baccalauréat.
La scène était apocalyptique. Des dizaines d’élèves blessés ou évanouis ont été secourus dans l’urgence par les Forces de sécurité intérieure (police et gendarmerie), les éléments de la protection civile, les Médecins Sans Frontières, les casques bleus de la Monusco , ainsi que par des citoyens solidaires, notamment les conducteurs de moto-taxi, qui ont transporté les victimes vers les centres hospitaliers.
Les cris de détresse, les pleurs et les douleurs ont envahi la ville, alors que de nombreuses familles attendaient en vain le retour de leurs enfants partis passer leur deuxième journée d’examen.

Dans un communiqué publié dans la soirée, le ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Kongbelet Zingas, a présenté ses condoléances les plus émues aux familles endeuillées et a appelé les autres candidats à garder leur sérénité.
Cette tragédie ravive le souvenir du drame du 19 avril 2024, lorsqu’une baleinière transportant environ 300 personnes avait fait naufrage sur la rivière M’poko lors d’un enterrement au village Mokélo, causant la mort de plus de 58 personnes.
Eduard Rogose volontaire pour les enfants à watoto news
À Kabare, au nord du chef-lieu de la province du Sud-Kivu, à l’est de la RDC, les jeunes grandissent entre désœuvrement et oubli. L’absence criante d’infrastructures d’encadrement, de loisirs, de culture ou de formation extrascolaire plonge la jeunesse dans un vide profond. Une situation préoccupante, […]
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À Kabare, au nord du chef-lieu de la province du Sud-Kivu, à l’est de la RDC, les jeunes grandissent entre désœuvrement et oubli. L’absence criante d’infrastructures d’encadrement, de loisirs, de culture ou de formation extrascolaire plonge la jeunesse dans un vide profond. Une situation préoccupante, qui va à l’encontre des droits reconnus aux enfants par la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), pourtant ratifiée par la RDC. Témoignages, constats, causes et quelques lueurs d’espoir.
Une jeunesse visible… mais invisible
16 heures, jeudi 19 juin 2025 à Cibumbiro. Les élèves sortent d’une école primaire, usés par la journée. Pas de bibliothèque, pas de terrain de jeu, pas de salle de sport. Pas même un coin aménagé où ils pourraient discuter, lire ou apprendre autrement. Muderhwa Nabuanga Joël, 14 ans, s’assied avec son frère cadet à l’ombre d’un arbre.
« On rentre lentement. Chez nous, y a rien à faire. On attend que le soleil se couche, c’est tout. »
Dans le territoire de Kabare, plus de 60 % de la population a moins de 25 ans. Mais cette jeunesse n’a aucun espace pour se découvrir, se construire, se rassembler. À peine sortis de l’école, les enfants et adolescents sont absorbés par le vide — ou parfois par des activités à risque.
« Beaucoup de jeunes finissent dans les cabarets, les champs ou les groupes de rue. Ce n’est pas parce qu’ils sont délinquants, mais parce qu’il n’y a rien pour eux, nulle part », explique M. Bashizi, enseignant à Kavumu.
Témoignages : des talents et des rêves à l’abandon
Nsimire Clarisse, 17 ans, Mudaka :
« Je veux devenir journaliste. Mais à part l’école, je n’ai jamais vu de micro, jamais touché un ordinateur. On nous parle d’avenir, mais on ne nous donne aucun outil. »
Juvénal, 15 ans, Katana :
« Moi, je chante. On a un groupe, mais on n’a jamais eu un endroit où répéter. Si on fait du bruit à la maison, les voisins crient. »
Cubaka Ndaro Patrick, 18 ans, Luhihi :
« Il y a des gars qui partent au Rwanda, ou dans des mines, parce qu’ici, on les appelle “bandits” juste parce qu’ils n’ont rien à faire. »
Ces voix ne sont pas isolées. Partout à Kabare, les jeunes expriment la même frustration : l’absence de reconnaissance, de soutien, d’espaces pour être simplement jeunes.
Ce que dit (et impose) la Convention relative aux droits de l’enfant
La CDE garantit plusieurs droits clairement bafoués à Kabare :
Article 31 : Droit au repos, au jeu, à la participation aux activités culturelles et artistiques.
Article 12 : Droit d’être entendu dans toutes les décisions les concernant.
Article 15 : Liberté d’association et de réunion pacifique.
Article 29 : Droit au développement de la personnalité, du talent et des capacités mentales et physiques.
« Le vide infrastructurel n’est pas une simple question de pauvreté. C’est une violation des droits fondamentaux de millions d’enfants. » Me Jeanne Mukabalera juriste spécialisée en droits de l’enfant à Bukavu.
Les causes : silence budgétaire, rupture générationnelle, désengagement local
En interrogeant éducateurs, chefs coutumiers et membres d’associations locales, plusieurs causes majeures émergent :
Absence de politique jeunesse territoriale structurée.
Aucun budget local dédié aux loisirs ou à la culture jeunesse depuis au moins cinq ans dans la plupart des groupements.
Des autorités locales davantage préoccupées par l’administration foncière, la sécurité ou la politique que par la jeunesse.
Rupture générationnelle : les anciens ne transmettent plus, les jeunes n’ont pas de médiateurs.
« Quand on veut créer un club de foot, on nous demande de payer un terrain. Quand on veut organiser une formation artistique, il faut demander une autorisation comme si on préparait une révolution. » – Jean-Luc, animateur bénévole à Cirunga.
Des notables qui s’inquiètent (mais restent limités)
Certaines autorités coutumières, éducatives ou religieuses tirent la sonnette d’alarme.
« On est en train de rater cette génération. Quand tu n’as pas un centre de jeunesse, pas de bibliothèque, même pas de radios communautaires suffisantes qui donnent la parole aux jeunes… tu les pousses vers l’oubli. » Chef d’un village en groupement de Bugorhe.
« On voit des jeunes qui écrivent, dessinent, veulent créer… mais où vont-ils aller ? Les ONG ne s’intéressent qu’aux conflits et à l’urgence. La jeunesse, c’est du long terme. » – Sœur Justine, responsable d’un foyer d’accueil dans la contrée.
Malgré tout, des graines de résistance
Il serait injuste de dire que rien ne se fait. Des initiatives communautaires courageuses existent, souvent portées par les jeunes eux-mêmes ou par des bénévoles :
À Mudaka, un groupe d’adolescents a ouvert un petit club de lecture informel, avec de vieux livres récupérés.
À Kavumu, une enseignante anime un atelier de théâtre inter-écoles les week-ends.
À Cirunga, des mamans ont lancé un atelier de couture pour filles déscolarisées.
À travers le centre Jenga Tumaini, des jeunes bénéficient d’un encadrement en football, basketball, art culinaire et couture.
À Kamavua, un jeune animateur sportif réunit chaque samedi 40 garçons autour d’un seul ballon.
« Ce qu’on fait, c’est presque rien. Mais si on attend que l’État nous aide, on n’aura jamais rien. Alors on commence avec ce qu’on a. » Espoir, 23 ans, éducateur volontaire.
Recommandations : ne pas investir dans la jeunesse, c’est financer l’instabilité
Les personnes interrogées par Watoto News proposent des pistes concrètes :
Pour les autorités locales :
Inscrire une ligne “jeunesse” dans le budget local
Libérer des espaces publics pour des centres de jeunes
Instaurer une “Journée d’expression des enfants” annuelle dans chaque groupement
Pour les ONG et bailleurs :
Appuyer les initiatives locales déjà existantes
Former des animateurs culturels, sportifs et éducatifs
Financer des kits de base pour les activités parascolaires
Pour les écoles et communautés :
Garder les cours ouverts après 14h pour les activités
Créer des comités jeunesse mixtes avec adultes et jeunes
Transmettre les savoirs locaux (contes, danses, artisanat)
Ce n’est pas une faveur qu’on leur doit. C’est un droit.
Les enfants et les jeunes de Kabare ne demandent ni luxe ni charité. Ils réclament ce que la loi leur garantit : le droit de jouer, de s’exprimer, de créer, d’être écoutés.
Les infrastructures d’encadrement et de loisirs ne sont pas un supplément de luxe, mais un pilier fondamental de leur développement.
Tant qu’elles n’existent pas, la CDE reste un document inerte. Et la jeunesse, un potentiel brisé.
« Une jeunesse sans encadrement, c’est comme une rivière sans lit : elle déborde, elle détruit, elle s’égare. » conclut Mulinga Masumbuko Alfred, chef de village de Cinjoma/Mudaka.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
Tous les jours, elles sont là. Invisibles pour certains, insupportables pour d’autres, mais bien réelles. Âgées d’à peine 12 ou 13 ans, des fillettes errent dans les rues de Bukavu, dormant à même le sol, tendant la main aux passants ou fouillant les poubelles pour […]
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Tous les jours, elles sont là. Invisibles pour certains, insupportables pour d’autres, mais bien réelles. Âgées d’à peine 12 ou 13 ans, des fillettes errent dans les rues de Bukavu, dormant à même le sol, tendant la main aux passants ou fouillant les poubelles pour survivre. Sans abri, sans école, sans soins. Elles n’ont que la rue… et parfois la violence.
Un phénomène en hausse
La présence d’enfants en situation de rue à Bukavu n’est pas nouvelle. Ce qui inquiète aujourd’hui, c’est le nombre croissant de jeunes filles préadolescentes. Selon des observations informelles de travailleurs sociaux et d’ONG locales, leur nombre a nettement augmenté depuis 2023, conséquence directe de la pauvreté, des violences domestiques, des ruptures familiales et, parfois, des conflits dans les zones rurales voisines.
Beaucoup ont fui des foyers où elles étaient battues, négligées ou abusées. D’autres ont perdu leurs parents ou ont été rejetées, accusées de sorcellerie ou victimes de grossesses précoces.
Sarah, 13 ans, enfant d’un soldat, confie à Watoto News :
« Je suis ici parce que c’est le seul endroit qui me tolère. Mes parents ont fui la guerre. »
Une vie exposée à tous les dangers
« La rue, pour une fille de 12 ans, est un espace de dangers constants. Ces enfants sont exposées aux agressions sexuelles, aux maladies (VIH/SIDA, infections respiratoires), à l’exploitation par des adultes sans scrupules, à la faim chronique et au manque d’hygiène. Elles dorment parfois sous les arbres ou derrière les bâtiments publics. La nuit, elles sont les plus vulnérables », témoigne Madame Furaha, habitante du centre-ville.
Certaines adoptent des comportements de survie extrêmes, troquant des faveurs sexuelles contre un repas ou un abri. Une réalité alarmante, largement ignorée par les autorités.
Des droits fondamentaux bafoués
La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), à laquelle la RDC adhère depuis 1990, garantit à tout enfant :
La protection contre la violence (art. 19)
un niveau de vie suffisant (art. 27)
L’accès à la santé (art. 24)
Une éducation gratuite et de qualité (art. 28)
Une protection spéciale en cas de situation exceptionnelle, comme la vie dans la rue.
Mais ces droits restent lettre morte. Ces filles ne figurent sur aucun registre, ne bénéficient d’aucun accompagnement social et ne sont pas protégées – parfois même persécutées – par les forces de l’ordre.
Silence officiel, mobilisation associative
À ce jour, aucune politique municipale spécifique n’a été mise en place pour répondre à la situation des filles de la rue. Interrogés, certains responsables évoquent un manque de moyens et renvoient la responsabilité aux autorités provinciales.
Une urgence humanitaire et morale
Il ne s’agit plus simplement de pauvreté ou d’enfance abandonnée. Il s’agit de survie, de dignité humaine, de responsabilité collective. Ces filles sont l’avenir de Bukavu, ou ce qu’il en restera si rien n’est entrepris.
Les autorités doivent agir : recensement, prise en charge sociale et sanitaire, accès à l’éducation, centres d’accueil adaptés… mais aussi campagnes de sensibilisation pour que la population cesse de voir ces enfants comme une nuisance.
À 12 ans, une fille devrait être en classe de 6e, jouer dans une cour d’école, rêver d’un métier. À Bukavu, beaucoup errent en haillons, affamées, exposées à la violence.
Leur regard accuse le silence des adultes. Leur situation est un appel à l’action.
Jean de Dieu Akonkwa, volontaire pour les enfants et les jeunes de Bukavu
Dans les sociétés africaines, la femme joue un rôle fondamental au sein de la famille et de la communauté. Elle est la première éducatrice, gardienne des valeurs et pilier de l’équilibre familial. Pourtant, de nombreuses femmes restent limitées dans leurs choix et leurs opportunités. L’émancipation […]
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Dans les sociétés africaines, la femme joue un rôle fondamental au sein de la famille et de la communauté. Elle est la première éducatrice, gardienne des valeurs et pilier de l’équilibre familial. Pourtant, de nombreuses femmes restent limitées dans leurs choix et leurs opportunités. L’émancipation de la femme apparaît ainsi comme une condition essentielle non seulement à son propre épanouissement, mais aussi au développement harmonieux des enfants.
Une femme éduquée, des enfants épanouis
L’accès à l’éducation permet à la femme d’accompagner efficacement ses enfants dans leur parcours scolaire. Elle comprend mieux les enjeux liés à la santé, à l’hygiène, à la nutrition, et peut défendre les droits de ses enfants, en particulier ceux des filles.
Autonomie économique et sécurité familiale
Une femme autonome financièrement peut contribuer aux besoins du foyer. Cela réduit la pauvreté, favorise la stabilité familiale et crée un environnement plus sûr pour les enfants. Une mère active devient aussi un modèle d’ambition et de responsabilité.

Transmission de valeurs et construction citoyenne
Une femme libre de s’exprimer et de participer à la vie communautaire transmet à ses enfants des valeurs de respect, d’égalité, de courage et de justice. Elle contribue à former des citoyens engagés et responsables.
Le manque d’émancipation féminine constitue un frein au développement des enfants. Une femme non instruite et privée d’autonomie impacte négativement la vie de sa progéniture.
Témoignage confié à Watoto News:
« Je n’ai jamais eu la chance d’aller à l’école. Je ne peux pas travailler sans l’autorisation de mon mari. Je reste à la maison, dépendante de lui pour tout. Je vois mes enfants souffrir : je ne peux pas les aider à faire leurs devoirs, je ne sais pas défendre leurs droits, parfois même pas leur garantir un repas équilibré. Mon silence et mon manque de liberté freinent leur avenir. Si j’étais éduquée, si j’avais un métier, je pourrais mieux les accompagner. Aujourd’hui, cette absence d’émancipation me fait mal. Mes enfants méritent mieux que ce que je peux leur offrir. »
Fatuma Nkizi, 35 ans, mère de 7 enfants à Kadutu/Bukavu.

Plusieurs textes fondamentaux établissent clairement le lien entre l’émancipation de la femme et le développement de l’enfant, notamment :
La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), article 18 Cet article souligne le rôle essentiel des parents, en particulier des mères, dans l’éducation et le développement de l’enfant. Il précise que les États doivent soutenir les parents afin qu’ils puissent assumer cette responsabilité dans les meilleures conditions.
Le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes (Protocole de Maputo), article 12
Il garantit le droit des femmes à l’éducation et à la formation, des outils indispensables à leur émancipation. Une femme éduquée est mieux préparée à soutenir la croissance, l’éducation et la santé de ses enfants.
Les Objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’ODD 5 (égalité des sexes) et l’ODD 4 (éducation de qualité)
Ces objectifs reconnaissent que l’autonomisation des femmes est cruciale pour briser le cycle de la pauvreté, améliorer la santé, l’accès à l’éducation et la sécurité des enfants.
L’émancipation de la femme est un levier puissant pour bâtir une génération d’enfants forts, instruits et équilibrés. Investir dans les femmes, c’est préparer un avenir meilleur pour toute la société. Autonomiser une femme, c’est transformer la vie de ses enfants, car éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation.
Clarisse Zihalirwa volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Une vive tension a secoué l’Université Officielle de Bukavu (UOB) ce mercredi 25 juin, alors que les étudiants de la première année de doctorat en médecine (communément appelée Master 1) sont descendus dans la rue pour dénoncer l’augmentation jugée injustifiée de leurs frais académiques. Initialement […]
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Une vive tension a secoué l’Université Officielle de Bukavu (UOB) ce mercredi 25 juin, alors que les étudiants de la première année de doctorat en médecine (communément appelée Master 1) sont descendus dans la rue pour dénoncer l’augmentation jugée injustifiée de leurs frais académiques.
Initialement fixés à 540 dollars au début de l’année, les frais ont été brusquement majorés à 700 dollars, sans concertation ni justification claire, selon les manifestants. Cette décision a suscité l’indignation, surtout dans un contexte économique et sécuritaire déjà difficile.
« Un échéancier avait été établi à 540 . Le comité de gestion revient à mi-parcours avec une majoration de 200 sans préavis, c’est inacceptable ! », s’indigne un étudiant.

Les manifestants dénoncent une mesure qui met en péril la poursuite de leurs études et alourdit la charge financière sur des familles déjà éprouvées. Ils exigent un retour au montant initial et appellent à un dialogue franc avec les autorités académiques.
La protestation s’est déroulée sur le campus de Karhale et ses environs, sous l’encadrement des agents de sécurité universitaire. Malgré les tentatives d’apaisement, ces étudiants sont restés déterminés à faire entendre leur voix.
Lucien Cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Depuis la montée des affrontements armés entre janvier et mars 2025 dans la province du Nord-Kivu, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a intensifié son engagement en faveur de la protection des enfants affectés par le conflit, en particulier à travers la prévention de […]
ACTUALITÉS
Depuis la montée des affrontements armés entre janvier et mars 2025 dans la province du Nord-Kivu, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a intensifié son engagement en faveur de la protection des enfants affectés par le conflit, en particulier à travers la prévention de leur recrutement dans des groupes armés et leur réinsertion.

Lors d’une matinée média tenue à Goma ce mercredi 25 juin 2025, les responsables du CICR ont exposé les efforts déployés dans cette crise. Joseph Kasongo, secrétaire provincial du CICR au Nord-Kivu, a précisé que plusieurs actions humanitaires ont été menées, ciblant les populations vulnérables, notamment les enfants.
Entre janvier et mars, 73 enfants séparés de leurs familles ont été enregistrés au Nord et au Sud-Kivu, et 130 demandes de recherche ont été ouvertes pour retrouver les proches d’enfants ayant perdu contact avec leur famille. Grâce à ces efforts, 20 réunifications familiales ont pu être réalisées.

La séance a aussi permis d’aborder l’historique du CICR, son mandat, ses domaines d’intervention ainsi que ses principes fondamentaux.
Guillain, chargé de communication du CICR au Nord-Kivu, a rappelé que l’organisation repose sur les principes d’humanité, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance :
« Le CICR ne prend pas position dans le conflit ni dans les controverses politiques, sociales, religieuses ou idéologiques. »
Il a souligné le rôle essentiel des journalistes en temps de crise :
« L’information, lorsqu’elle est responsable, est une forme d’assistance humanitaire. Elle peut sauver des vies. »

Il a enfin encouragé les médias à toujours mettre l’humain au centre de leur traitement de l’actualité en période de conflit.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Goma
Plus de 30 journalistes issus de divers médias du Sud-Kivu viennent de participer à un briefing organisé ce mercredi 25 juin 2025 dans la ville de Bukavu, au siège du CICR à Labotte. Cette séance d’échange visait à renforcer les capacités des professionnels des médias […]
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Plus de 30 journalistes issus de divers médias du Sud-Kivu viennent de participer à un briefing organisé ce mercredi 25 juin 2025 dans la ville de Bukavu, au siège du CICR à Labotte. Cette séance d’échange visait à renforcer les capacités des professionnels des médias sur le traitement responsable des informations relatives aux violences sexuelles en contexte de conflit armé.
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) est une organisation humanitaire neutre, impartiale et indépendante, dont la mission est de protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et de violences internes dans l’esprit du droit international humanitaire.
Une problématique ancrée dans le contexte des conflits armés
Prenant la parole, Jean Mukengere, officier chargé des questions de violences sexuelles au sein du CICR, a rappelé que ces violences, bien qu’universellement condamnées, sont encore largement répandues dans les zones touchées par des conflits. « Chaque fois qu’il y a guerre, il y a vulnérabilité. Et là où il y a vulnérabilité, les risques de violences sexuelles augmentent », a-t-il souligné.

Dans le cas du Sud-Kivu, province marquée par une instabilité récurrente, les données font état d’une situation alarmante. Jean Mukengere a insisté sur l’impact dévastateur de ces actes sur les victimes, souvent stigmatisées, oubliées ou insuffisamment prises en charge. Il a également rappelé que le Droit International Humanitaire (DIH), aussi appelé droit de la guerre, interdit formellement les violences sexuelles.
La mission du CICR et l’implication des médias
De son côté, Pascal Museza, chargé de la communication publique au CICR, a précisé le cadre d’action de l’institution : « Le CICR intervient exclusivement dans des contextes de conflit armé, conformément à son mandat. C’est pourquoi notre engagement dans la lutte contre les violences sexuelles s’inscrit dans cette logique. »
Il a aussi souligné le rôle crucial que doivent jouer les journalistes dans la prévention et la réponse à ces violences. « Le rôle des médias est double : informer avec responsabilité et contribuer à la sensibilisation de la communauté. Une couverture médiatique respectueuse peut protéger les victimes et briser le silence. »
Au cours de la séance, les participants ont échangé sur les bonnes pratiques journalistiques à adopter face à ces situations délicates, notamment en ce qui concerne le respect de l’anonymat, l’éthique du récit, et l’importance de ne pas revictimiser les survivantes à travers les reportages.

À travers cette rencontre, le CICR ambitionne de créer une collaboration durable entre acteurs humanitaires et professionnels de l’information, dans le but de prévenir les violences sexuelles en période de conflit et d’apporter un soutien plus efficace aux survivants. Car informer, c’est aussi protéger.
Ce briefing a connu la participation active de Watoto News qui a documenté depuis janvier 2025, une vingtaine de cas de viol et violence sur mineur dont les derniers cas sont entre autres un parent qui, récemment, a violé sa fille à Walungu, au Sud-Kivu. Un autre cas est celui d’une jeune fille de 13 ans violée et étranglé à Itota dans le territoire de Mwenga, il ya une semaine déjà.
Pascal Marhegane Ki-Moon, Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Une vive tension a secoué l’Université Officielle de Bukavu (UOB) ce mercredi 25 juin, alors que les étudiants de la première année de doctorat en médecine (communément appelée Master 1) sont descendus dans la rue pour dénoncer l’augmentation jugée injustifiée de leurs frais académiques. Initialement […]
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Une vive tension a secoué l’Université Officielle de Bukavu (UOB) ce mercredi 25 juin, alors que les étudiants de la première année de doctorat en médecine (communément appelée Master 1) sont descendus dans la rue pour dénoncer l’augmentation jugée injustifiée de leurs frais académiques.
Initialement fixés à 540 dollars au début de l’année, les frais ont été brusquement majorés à 700 dollars, sans concertation ni justification claire, selon les manifestants. Cette décision a suscité l’indignation, surtout dans un contexte économique et sécuritaire déjà difficile.
« Un échéancier avait été établi à 540 . Le comité de gestion revient à mi-parcours avec une majoration de 200 sans préavis, c’est inacceptable ! », s’indigne un étudiant.
Les manifestants dénoncent une mesure qui met en péril la poursuite de leurs études et alourdit la charge financière sur des familles déjà éprouvées. Ils exigent un retour au montant initial et appellent à un dialogue franc avec les autorités académiques.
La protestation s’est déroulée sur le campus de Karhale et ses environs, sous l’encadrement des agents de sécurité universitaire. Malgré les tentatives d’apaisement, ces étudiants sont restés déterminés à faire entendre leur voix.
Lucien Cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
La cité de Minova, située dans le groupement de Buzi, territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, fait face à une recrudescence inquiétante du phénomène des enfants de la rue. Ces enfants, âgés de 12 à 15 ans, arpentent les lieux publics – notamment le marché central […]
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La cité de Minova, située dans le groupement de Buzi, territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, fait face à une recrudescence inquiétante du phénomène des enfants de la rue. Ces enfants, âgés de 12 à 15 ans, arpentent les lieux publics – notamment le marché central – proposant divers services pour survivre : port de bagages, petits travaux de nettoyage ou d’entretien dans les rues.
Selon Ornely Ombeni Hamuli, responsable du service Genre, Famille et Enfants à Buzi, cette pratique, qui avait un temps diminué, revient avec force.
« J’ai constaté, comme beaucoup d’autres, que ces enfants vont jusqu’à arrêter des passants pour leur demander de l’argent de manière insistante. C’est un danger non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour l’ensemble de la communauté. Nous appelons les parents à prendre leurs responsabilités en main et à mieux encadrer leurs enfants pour les protéger », a-t-elle lancé.
Elle précise que la plupart de ces enfants sont issus de familles déplacées par la guerre, qui n’ont pas pu regagner leur milieu d’origine faute de moyens.
« Certains déplacés ont été obligés de retourner chez eux, mais d’autres sont restés coincés dans les familles d’accueil. Leurs enfants, sans repères ni ressources, se retrouvent dans les rues à la recherche de quoi manger », explique-t-elle.
Face à cette situation, elle appelle les autorités compétentes à agir rapidement. Le fait pour un enfant de grandir dans la rue compromet gravement ses chances de réussite et son développement futur.
Jackson Maliyabwana volontaire pour les enfants et les jeunes à Minova