POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Le 20 juin, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, une vive émotion a régné au sein de l’organisation ADDAH – Action pour le Développement Durable et Assistance Humanitaire. L’ONG a observé une journée de réflexion et de solidarité en hommage aux millions de […]
ACTUALITÉS
Le 20 juin, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, une vive émotion a régné au sein de l’organisation ADDAH – Action pour le Développement Durable et Assistance Humanitaire. L’ONG a observé une journée de réflexion et de solidarité en hommage aux millions de personnes déplacées de force à travers le monde.
Monsieur Gaël Chituli Blaise, Président du Conseil d’Administration d’ADDAH, a délivré un message fort devant un groupe restreint de partenaires, bénévoles et journalistes :

« Nous pensons aujourd’hui, avec une profonde compassion, à ces millions d’enfants contraints de fuir leur foyer. Derrière chaque réfugié se cache une histoire, une blessure, mais aussi une force et un courage que nous devons reconnaître. »
Depuis sa création, ADDAH agit concrètement sur le terrain, aux côtés des communautés vulnérables, en particulier des personnes déplacées et des réfugiés. L’organisation accompagne les plus démunis dans leur reconstruction, avec une attention particulière portée aux enfants.
« Malgré les défis logistiques et les réalités de notre pays, notre engagement demeure intact. ADDAH continue d’apporter aide, dignité et espoir aux enfants privés de tout », a ajouté M. Chituli.

Il a aussi salué le travail des acteurs humanitaires et plaidé pour une solidarité renforcée :
« Les réfugiés ne sont pas des statistiques. Ce sont des êtres humains, comme vous et moi. Leur sort doit mobiliser toute l’humanité. »

En marge de cette journée, ADDAH a organisé des témoignages de réfugiés issus de ses zones d’intervention, ainsi qu’une exposition photo retraçant les parcours bouleversants de ceux qui ont tout perdu.
À travers ces actions, l’organisation réaffirme son engagement concret et durable envers les plus oubliés.
Lucien Cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto news
En République démocratique du Congo, comme dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, l’accès à l’électricité reste irrégulier et précaire, particulièrement dans les zones urbaines à forte densité. Cette situation affecte de nombreux aspects du quotidien, notamment l’éducation des enfants. À Bukavu, chef-lieu de la province […]
ACTUALITÉS
En République démocratique du Congo, comme dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, l’accès à l’électricité reste irrégulier et précaire, particulièrement dans les zones urbaines à forte densité. Cette situation affecte de nombreux aspects du quotidien, notamment l’éducation des enfants. À Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, les coupures de courant sont devenues une contrainte majeure pour l’apprentissage à domicile, surtout depuis la période post-COVID, où les enfants sont de plus en plus appelés à étudier en dehors des salles de classe. La lumière artificielle, l’accès aux outils technologiques ou encore la possibilité de suivre des programmes éducatifs à la radio ou à la télévision dépendent tous de l’électricité. Les interruptions fréquentes du courant perturbent profondément le rythme d’apprentissage et sapent la motivation des élèves.
Témoignages
Eulalie, mère de quatre enfants au quartier Panzi, confie :
« Quand le courant est interrompu, vers 17 heures, mes enfants ne peuvent plus faire leurs devoirs. On allume une petite ampoule sous batterie, mais ce n’est pas aussi suffisant. Parfois, on abandonne tout et on reporte au lendemain. »
Jules, 13 ans, élève en 7e année, raconte :
« Je voulais suivre une émission de maths à la radio. Mais comme il n’y avait pas de courant pour charger la batterie de ma radio, j’ai tout raté. J’étais tellement frustré. »
Patrick, enseignant dans une école primaire, observe :
« J’ai remarqué que les élèves qui n’ont pas de courant à la maison accusent plus de retard que les autres. Ils ne font pas les devoirs, ou les bâclent, et certains perdent même confiance. »
Grâce, 10 ans, habitante de Kadutu, explique :
« J’aime lire mes livres à la maison, mais quand il fait noir, maman me dit d’aller dormir. Je sens que je perds du temps. Et les piles pour notre torche nous coûtent cher. Alors, parfois, maman me dit d’attendre le week-end pour étudier. Ce n’est pas normal. »
Une entrave silencieuse à l’éducation
La coupure d’électricité est l’interruption temporaire ou prolongée de l’alimentation en courant électrique dans une zone donnée. Cela signifie que tous les appareils et sources de lumière qui dépendent de l’électricité cessent de fonctionner. Elle peut être causée par des pannes techniques, des travaux d’entretien, un manque de production d’énergie ou une surcharge du réseau. Dans le contexte de l’apprentissage des enfants, cette situation devient un obstacle sérieux : elle empêche l’éclairage nécessaire aux devoirs, ainsi que l’utilisation d’outils comme les radios, télévisions éducatives ou téléphones pour les cours en ligne.
Effets observés sur l’apprentissage:
Diminution du temps consacré aux devoirs et à la lecture,
Difficulté à suivre les émissions éducatives à la radio ou à la télévision,
Fatigue mentale liée à l’insécurité énergétique,
Retard scolaire chez les enfants issus de familles pauvres,
Découragement et baisse de la motivation,
Paroles de spécialistes,
Dr Grâce Baraka, pédagogue et inspectrice scolaire, souligne :
« La lumière influence directement la concentration. Les enfants qui étudient dans de mauvaises conditions lumineuses mémorisent moins bien et perdent en performance. »
Pour le professeur Didier Kasereka, sociologue de l’éducation :
« L’électricité est aujourd’hui un facteur d’équité éducative. Ceux qui en disposent accèdent à plus de contenus et d’outils pédagogiques que les autres. Cela crée un fossé. »
Mme Nadine Mugisho, psychologue scolaire, ajoute :
« Le stress causé par les coupures fréquentes crée une forme d’anxiété chez l’enfant. Il a peur de ne pas réussir ou de décevoir ses parents et ses enseignants.»
Émile Shyaka, technicien en énergie solaire, propose une piste concrète :
« La solution passe aussi par l’innovation : des kits solaires éducatifs adaptés aux familles rurales peuvent offrir une lumière stable pour étudier. »
Sœur Béatrice Kavira, directrice d’une école rurale, recommande :
« Les écoles devraient intégrer l’éducation à l’énergie. Apprendre aux enfants comment gérer et économiser l’électricité peut leur être utile, même dans l’adversité.»
Enfin, pour le professeur Emmanuel Nyamugabo, expert en politiques publiques :
« L’État devrait considérer l’accès à l’électricité comme un pilier de la politique éducative.»
Les spécialistes s’accordent à dire que les coupures d’électricité ont un effet direct et profond sur la qualité de l’apprentissage des enfants. Au-delà des simples inconvénients matériels, c’est tout un écosystème éducatif qui est fragilisé : baisse de concentration, inégalités sociales renforcées, anxiété chez les enfants et décrochage scolaire progressif. Ils insistent sur l’urgence d’intégrer l’énergie comme un droit fondamental pour l’éducation et suggèrent des solutions locales comme la sensibilisation à l’usage rationnel de l’énergie.
L’impact des coupures d’électricité sur l’apprentissage à domicile ne peut être négligé. Dans des contextes où les enfants doivent de plus en plus apprendre hors des salles de classe, un accès stable à la lumière et aux outils éducatifs devient essentiel. Un enfant qui apprend dans la lumière est un adulte éclairé de demain.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
C’était lors d’une messe célébrée à l’occasion du dimanche de la Pentecôte, commémorant le jour où les apôtres reçoivent l’Esprit Saint. Cette messe a été célébrée à la paroisse Saint Vincent Pallotti de Karhale par le Père Benjamin, curé de ladite paroisse. Ces jeunes catéchumènes, […]
ACTUALITÉS
C’était lors d’une messe célébrée à l’occasion du dimanche de la Pentecôte, commémorant le jour où les apôtres reçoivent l’Esprit Saint. Cette messe a été célébrée à la paroisse Saint Vincent Pallotti de Karhale par le Père Benjamin, curé de ladite paroisse.
Ces jeunes catéchumènes, issus de différents Shirika constituant la paroisse de Karhale, témoignent de leur soif de suivre le Christ. Recevoir l’Esprit Saint, c’est devenir missionnaire et évangélisateur de la Bonne Nouvelle, à l’exemple des apôtres du Christ qui, une fois l’Esprit reçu, commencèrent à enseigner.

Le célébrant du jour, le Père Benjamin, n’a cessé de remercier chacun selon les tâches accomplies, aussi bien les catéchumènes que leurs formateurs, les catéchistes.
« Je remercie premièrement les catéchistes qui se sont donnés corps et âme pour la formation de ces jeunes, sans rien attendre en retour. Cela montre l’amour et le dévouement qu’ils ont envers l’Église universelle, mais aussi envers ces enfants. Deuxièmement, je vous remercie, vous les catéchumènes, pour avoir accepté de suivre le Christ en vous préparant à recevoir le sacrement de confirmation, ce sacrement qui vous donne une force nouvelle, vous permettant de devenir de véritables missionnaires », s’est-il exprimé.
Par ailleurs, au-delà de ces nouveaux confirmés, tous les chrétiens sont appelés à incarner les dons de l’Esprit Saint pour les guider dans leur vie quotidienne.
À la sortie de la messe, ces jeunes catéchumènes se sont rassemblés dans l’église paroissiale pour prier pour le retour de la paix dans notre pays.
Lucien Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Face au taux croissant de déscolarisation et de chômage des jeunes, notamment dans les milieux urbains défavorisés et ruraux, l’artisanat local se présente comme une voie alternative et prometteuse. Tourné vers la valorisation des savoir-faire traditionnels (couture, menuiserie, poterie, tissage, ferronnerie…), il ne requiert souvent […]
ACTUALITÉS
Face au taux croissant de déscolarisation et de chômage des jeunes, notamment dans les milieux urbains défavorisés et ruraux, l’artisanat local se présente comme une voie alternative et prometteuse. Tourné vers la valorisation des savoir-faire traditionnels (couture, menuiserie, poterie, tissage, ferronnerie…), il ne requiert souvent ni diplôme ni capital important. Il constitue ainsi une solution concrète pour les jeunes non scolarisés en quête d’un avenir meilleur.
Jean-Louis, 22 ans (Kadutu) :
« J’ai quitté l’école en 8e parce que mes parents n’avaient plus les moyens. Heureusement, un oncle m’a appris à tresser des paniers. J’en vends aujourd’hui au marché de Nyawera. Ça me permet de payer mon loyer et d’aider à la maison. »
Rachel, 19 ans (Bagira) :
« Je n’ai jamais été à l’école, mais grâce à une formation en couture dans une ONG locale, je sais faire des robes et des sacs. Je gagne un peu d’argent et je suis respectée par mes voisins. »
Yannick, 23 ans (Essence) :
« J’ai appris la mécanique dans un petit garage. J’y travaille maintenant tous les jours. C’est difficile, mais je suis fier de ne pas voler ni mendier. Je rêve d’ouvrir mon propre atelier. »
L’artisanat local désigne l’ensemble des activités manuelles réalisées au sein d’une communauté ou d’une région, en s’appuyant sur des savoir-faire traditionnels transmis de génération en génération. Il inclut notamment la fabrication d’objets en bois, la poterie, la couture, la vannerie, la bijouterie, la sculpture, etc. Ces produits, souvent faits à la main avec des matériaux locaux, reflètent la culture et l’identité du milieu. L’artisanat local joue un rôle économique important, surtout en zone rurale, en offrant des opportunités à ceux qui n’ont pas accès à une éducation formelle.
Avis de spécialistes
Le Professeur Salumu Kabare, sociologue (ISP Bukavu) :
« L’artisanat local permet l’intégration économique et sociale des jeunes sans diplôme. Il favorise l’autonomie et renforce les économies communautaires, souvent ignorées par les politiques publiques. »
Mme Béatrice Namujimbo, consultante en insertion professionnelle :
« Beaucoup de jeunes déscolarisés perdent tout espoir. Il est essentiel de structurer des centres de formation artisanale accessibles et de soutenir l’entrepreneuriat des jeunes dans ce secteur. »
Le docteur André Chikuru, psychologue :
« Le travail manuel valorise les jeunes. Il les aide à reprendre confiance en eux et à se reconnecter à leur culture et à leur communauté. C’est aussi une réponse à la délinquance juvénile. »
Monsieur Jean-Marie Bisimwa, entrepreneur en menuiserie à Panzi :
« J’ai commencé avec un marteau et deux planches. Aujourd’hui, j’ai cinq jeunes avec moi. Je crois fermement que l’artisanat est une école de vie et de responsabilité. »
Mme Léa Kalume, formatrice en artisanat féminin :
« Les filles abandonnées par le système scolaire ont besoin d’une seconde chance. Le tricot, la broderie, la fabrication de bijoux leur permettent de reconstruire leur dignité. »
Didier K., agent du Bureau communal de la jeunesse :
« On devrait organiser davantage de foires artisanales pour exposer le travail des jeunes. Ils ont besoin de visibilité et de reconnaissance. Ce sont de vrais talents ! »
L’artisanat local représente une véritable alternative d’emploi pour les jeunes non scolarisés. Il leur permet non seulement de s’insérer dans la vie économique, mais aussi de retrouver estime de soi et dignité. Pour renforcer son impact, les spécialistes recommandent le développement de structures de formation accessibles, l’accompagnement des jeunes artisans et la reconnaissance de ces métiers comme porteurs de valeur sociale et économique. L’artisanat ne doit plus être perçu comme un plan B, mais comme un levier stratégique du développement local.
L’artisanat local n’est pas une solution de rechange secondaire, mais une voie solide de développement personnel et collectif. Il mérite un encadrement structuré, des appuis financiers, des formations adaptées et, surtout, une reconnaissance institutionnelle. Soutenir les jeunes non scolarisés dans ce secteur, c’est leur offrir un avenir digne et productif.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
En cette journée, pensons à ces enfants qui ont tout perdu sauf l’espoir.Offrons-leur notre écoute, notre solidarité et notre engagement.Chaque geste compte pour reconstruire leurs rêves. Gc graphic art pour Watoto News
ACTUALITÉS
En cette journée, pensons à ces enfants qui ont tout perdu sauf l’espoir.
Offrons-leur notre écoute, notre solidarité et notre engagement.
Chaque geste compte pour reconstruire leurs rêves.
Gc graphic art pour Watoto News
Chaque 20 juin, le monde célèbre la journée mondiale des réfugiés,une occasion de rendre hommage aux millions de personnes qui ont fui la guerre, la persécution ou les catastrophes naturelles.A l’Est de la RDC cette journée prend un sens particulier, cette partie est marquée par […]
ACTUALITÉS
Chaque 20 juin, le monde célèbre la journée mondiale des réfugiés,une occasion de rendre hommage aux millions de personnes qui ont fui la guerre, la persécution ou les catastrophes naturelles.A l’Est de la RDC cette journée prend un sens particulier, cette partie est marquée par des milliers de réfugiés et de déplacés internes, dont une grande majorité sont des enfants.
les conflits armés dans l’Est ont poussé de nombreuses familles à vivre dans des camps ou chez des hôtes, souvent dans des conditions précaires. Les enfants y manquent d’accès à l’éducation, à la santé et à une alimentation équilibrée.
Selon des rapports du HCR et de l’UNICEF, plusieurs enfants réfugiés ou déplacés internes ne sont pas scolarisés, faute d’écoles ou de moyens. D’autres vivent avec des traumatismes liés à la violence ou à la séparation familiale. Sans soutien adapté, ces enfants risquent de grandir sans repères stables, et donc sans avenir assuré.
Protéger un enfant réfugié, c’est protéger l’avenir. En cette Journée mondiale des réfugiés, rappelons-nous que chaque enfant a droit à une vie digne, à l’éducation, à la paix où qu’il soit.
Cependant ,Watoto news en profite pour lancer un appel de solidarité aux enfants réfugiés.
Deogratias Kulila, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu avec HCR et Unicef
Dans une région où les conflits armés continuent de déchirer des vies, les enfants restent les premières victimes silencieuses. Arrachés à leur enfance, exposés à des traumatismes profonds, ils sont nombreux à grandir dans la peur, la perte et l’oubli. Face à cette réalité, des […]
ACTUALITÉS
Dans une région où les conflits armés continuent de déchirer des vies, les enfants restent les premières victimes silencieuses. Arrachés à leur enfance, exposés à des traumatismes profonds, ils sont nombreux à grandir dans la peur, la perte et l’oubli. Face à cette réalité, des initiatives locales émergent, portées par des citoyens engagés qui refusent de rester spectateurs. Parmi eux, la fondation Redonner de l’Espoir se distingue par ses actions sur le terrain.

Madame Irène Bigarura, responsable de la fondation, s’est confiée à Watoto News pour parler de l’engagement de son organisation en faveur des enfants affectés par les conflits armés dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Créée en 2019, la fondation a pour objectif, selon elle, de « redonner une voix et une dignité aux enfants dont la vie a été bouleversée par les violences armées ». Elle souligne que cette mission est rendue possible grâce aux contributions volontaires des membres :
« Nous avançons grâce aux cotisations internes et à l’engagement sans faille de nos membres. Ce sont ces efforts qui nous permettent de poser des actions concrètes sur le terrain », a déclaré Madame Bigarura.

Parmi les actions déjà menées figurent la distribution de kits scolaires aux enfants vulnérables, ainsi que l’organisation de séances de sensibilisation dans les communautés locales. Ces rencontres permettent d’instaurer un espace d’écoute, de diffuser des messages d’encouragement et de sensibiliser les familles à la protection de l’enfance.
À cela s’ajoute une assistance psychologique, assurée avec l’aide de professionnels, pour accompagner les enfants victimes de traumatismes liés aux violences.
« Nombreux enfants ont vu et vécu l’horreur. Nous devons non seulement les aider à retourner à l’école, mais aussi les accompagner dans leur reconstruction intérieure », précise-t-elle.
Madame Irène Bigarura a insisté sur l’importance de la synergie entre ONG, médias, associations locales, leaders communautaires et autorités pour rétablir les enfants dans leurs droits fondamentaux.

En guise de message à l’intention des enfants du Kivu, Madame Bigarura lance un appel vibrant :
« À vous, enfants du Kivu, nous voulons dire : vous n’êtes pas seuls. Votre souffrance nous touche, votre avenir nous concerne. Nous marcherons à vos côtés, avec amour, courage et engagement, jusqu’à ce que vous retrouviez la paix. »
Malgré les défis, la fondation Redonner de l’espoir reste convaincue que chaque geste posé en faveur d’un enfant constitue une victoire pour l’humanité.

Signalons que dans le cadre de la Journée mondiale de l’Enfant africain, la fondation a organisé un atelier de formation le 16 juin 2025 à Bukavu. Une trentaine de participants : journalistes, jeunes leaders et représentants d’organisations locales, y ont pris part pour renforcer leur engagement en faveur des droits de l’enfant.
Pascal Marhegane Ki-Moon, Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu.
À Bukavu, la pénurie d’eau qui persiste depuis plusieurs jours dans plusieurs quartiers pousse de nombreux enfants à sillonner la ville pour s’approvisionner.Sur l’avenue Camp SNEL, dans le quartier Ndendere, cela fait maintenant deux semaines que l’eau ne coule plus des robinets. Une situation qui […]
ACTUALITÉS
À Bukavu, la pénurie d’eau qui persiste depuis plusieurs jours dans plusieurs quartiers pousse de nombreux enfants à sillonner la ville pour s’approvisionner.
Sur l’avenue Camp SNEL, dans le quartier Ndendere, cela fait maintenant deux semaines que l’eau ne coule plus des robinets.
Une situation qui expose les enfants à des maladies d’origine hydrique et perturbe leur scolarité.
Un élève de l’école primaire Maendeleo, interrogé par Watoto News, témoigne :
« Nous n’étudions plus convenablement à cause du manque d’eau. Moi et mes petites sœurs arrivons souvent en retard à l’école après avoir parcouru plusieurs avenues à la recherche de l’eau, et cela presque chaque jour. Parfois, il nous arrive de nous absenter parce que nous n’avons pas pu nous laver, faute d’eau. Pourtant, nous sommes presque à la fin de l’année, au risque de la reprendre, car nous manquons certaines leçons et interrogations », regrette cet élève.
Selon le constat d’un reporter de Watoto News, chaque matin, des filles et garçons se lèvent très tôt pour aller chercher de l’eau avant de se rendre à l’école. Une tâche épuisante qui impacte leur concentration, leur ponctualité et leur santé.
Un habitant interrogé par Watoto New témoigne :
« Les enfants n’étudient plus convenablement à cause du manque d’eau. Certains arrivent en retard à l’école après avoir parcouru plusieurs avenues à la recherche de l’eau. D’autres s’absentent parce qu’ils n’ont pas pu se laver. »
Ce problème d’accès à l’eau ne touche pas uniquement le quartier Ndendere. Il est également signalé dans d’autres quartiers tels que Panzi, Cimpunda et Cahi, où les habitants vivent les mêmes difficultés.
Une situation préoccupante, surtout pour les enfants, premiers affectés par cette pénurie.
Deogratias Kulila, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans le territoire de Kabare, les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), longtemps perçues comme des leviers d’émancipation économique pour les jeunes, traversent une période critique. La crise humanitaire qui secoue la région n’épargne pas ces structures solidaires. Or, pour de nombreux jeunes, ces […]
ACTUALITÉS
Dans le territoire de Kabare, les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), longtemps perçues comme des leviers d’émancipation économique pour les jeunes, traversent une période critique. La crise humanitaire qui secoue la région n’épargne pas ces structures solidaires. Or, pour de nombreux jeunes, ces associations représentent l’unique moyen d’accéder à un petit capital pour démarrer ou développer une activité agricole ou commerciale.
Dérogatias Bakamarhe, un jeune entrepreneur agricole de Kabare, témoigne :
« Depuis l’aggravation de la crise, beaucoup de membres de notre AVEC n’arrivent plus à rembourser leurs crédits. Certains ont fui, d’autres n’ont plus de revenus réguliers. Moi-même, j’ai du mal à écouler mes produits agricoles. Pourtant, c’est grâce à l’AVEC que j’avais pu acheter mes premières semences. »
Alain Mwengo, jeune éleveur à Miti, partage une réalité similaire :
« Avant, avec nos cotisations hebdomadaires, on arrivait à se soutenir. Aujourd’hui, les jeunes priorisent la survie au quotidien. L’épargne est devenue un luxe. J’ai perdu plusieurs bêtes faute de moyens pour les soigner, alors que je comptais sur un crédit pour relancer mon activité. »
Face à cette situation préoccupante, Bisimwa Cibumbiro, enseignant à l’Université Luthérienne de Bukavu et coach en entrepreneuriat, appelle à la résilience :
« Il est vrai que la conjoncture est difficile, mais c’est aussi dans les périodes de crise que se révèlent les esprits les plus créatifs. J’encourage les jeunes à ne pas baisser les bras. Qu’ils se réorganisent, explorent de nouvelles formes de solidarité locale et cherchent à adapter leurs projets à la réalité actuelle. »
Alors que la crise humanitaire continue de désarticuler les mécanismes de solidarité financière dans les milieux ruraux, les AVEC des jeunes à Kabare peinent à jouer pleinement leur rôle. Pourtant, elles restent un outil essentiel pour favoriser l’initiative et l’autonomie économique. Pour survivre et se réinventer, ces associations auront besoin de soutien, de formation et surtout d’une jeunesse convaincue que, malgré les vents contraires, l’avenir reste à construire.
Pascal Marhegane Ki-Moon, Volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
Les activités scolaires ont été complètement paralysées les mercredi 18 et jeudi 19 juin 2025 dans plusieurs établissements des groupements de Walungu, Mulamba et Burhale, en territoire de Walungu (Sud-Kivu). À l’origine de cette interruption : des affrontements survenus dans le groupement de Burhale, qui […]
ACTUALITÉS
Les activités scolaires ont été complètement paralysées les mercredi 18 et jeudi 19 juin 2025 dans plusieurs établissements des groupements de Walungu, Mulamba et Burhale, en territoire de Walungu (Sud-Kivu). À l’origine de cette interruption : des affrontements survenus dans le groupement de Burhale, qui ont provoqué une vive panique dans la zone, touchant également les groupements voisins.
Selon Nshobole Mweze, élève de 4e année à l’EDAP ISP Walungu, et Akilimali Byamungu Parfait de l’Institut Walungu, les préfets d’écoles ont demandé aux élèves de rentrer chez eux dès leur arrivée, face à la situation tendue.
Cette suspension des cours intervient à un moment critique de l’année scolaire, alors que les élèves se préparent à clôturer l’année académique. Plusieurs écoles, en particulier celles de Walungu centre, sont impactées. Ces établissements, notamment l’Institut Walungu, le CS Musaada, l’ITV Maka situé près du lycée Mulezi W’Abana, entre autres, ont l’habitude de fonctionner de manière coordonnée. Ainsi, lorsqu’un établissement est perturbé, cela affecte le bon fonctionnement des autres.
La désorganisation actuelle met en difficulté de nombreux élèves, qui risquent de ne pas terminer le programme prévu. À l’approche des évaluations de fin d’année, l’insécurité et les interruptions répétées des cours pèsent lourdement sur leur préparation.
Fiston Aganze, volontaire pour les enfants et les jeunes à Walungu