
Dans le territoire de Mwenga, les écoles fonctionnent dans un climat d’inquiétude lié aux deux mois d’arriérés de salaire accumulés par plusieurs enseignants. Cette situation, signalée par la société civile locale, commence à avoir des répercussions indirectes sur le déroulement des cours et sur la stabilité de l’apprentissage des élèves.
Selon les acteurs éducatifs, lorsque les enseignants ne sont pas payés à temps, cela peut affecter leur motivation, leur présence régulière en classe et, par conséquent, la continuité des enseignements destinés aux enfants. Dans certaines écoles, les parents observent déjà une certaine tension liée à cette précarité financière.
La société civile locale appelle les autorités à instaurer un système de paiement plus rapide et sécurisé, notamment via Mobile Money ou par voie bancaire à travers la Banque Centrale du Congo (BCC), afin de limiter les retards et garantir une meilleure régularité des salaires.
Lungelo Itebo Samuel, président de la société civile de Mwenga, estime que la situation actuelle nécessite une solution structurelle pour éviter les perturbations répétées dans le secteur éducatif.
Dans plusieurs établissements, des enseignants affirment continuer à travailler malgré les difficultés, mais reconnaissent que leur situation financière reste préoccupante. Certains parents d’élèves disent craindre que cette instabilité ne se répercute sur la qualité de l’encadrement des enfants.
Pour les acteurs du secteur éducatif, la régularité du paiement des enseignants est un élément essentiel pour garantir aux enfants un apprentissage stable et continu, surtout dans des zones où les écoles font déjà face à plusieurs défis logistiques et sociaux.
Au-delà de la question des salaires, certains observateurs estiment qu’un mécanisme durable de gestion des paiements permettrait de renforcer la stabilité du système éducatif local et d’assurer de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves de Mwenga.
Dans cette partie du Sud-Kivu, les familles attendent désormais des mesures concrètes pour préserver la continuité de l’éducation des enfants, malgré les difficultés rencontrées par les enseignants.
Yseult LWANGO,volontaire pour les enfants et les jeunes.
