POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Une jeune fille de 13ans a été sauvagement tuée par des inconnus dans la forêt de Itota entre la ville de Kamituga et le village de Ngambwa dans le groupement de Bashibugembe, chefferie de Wamizimu, en territoire de Mwenga. A encroire les sources de la […]
ACTUALITÉS
Une jeune fille de 13ans a été sauvagement tuée par des inconnus dans la forêt de Itota entre la ville de Kamituga et le village de Ngambwa dans le groupement de Bashibugembe, chefferie de Wamizimu, en territoire de Mwenga.
A encroire les sources de la société civile du bassin de Zalya qui a livré cette nouvelle ce mardi 17 juin 2025, l’evenement s’est produit le 15 juin.
Les mêmes sources renseignent que la victime quittait le village de Bungalama Mawe en direction de Kamituga où elle résidait, elle était accompagnée par deux autres membres de la famille mais qui restaient derrière à quelques mètres. Les malfrats l’ont récupérée et l’ont amenée dans la forêt à quelques mètres de la route.
Bienfait Fazili, président de la société civile de la place qui étaient parmi ceux là qui ont mené des enquêtes sur le lieu où était tuée la victime a précisé que le corps de cette dernière a été retrouvé à plus de 20 mettres du chemin, en pleine forêt.
Il demande aux parents de ne pas laisser les enfants seuls affréter ce tronçon compte tenu de la situation sécuritaire actuelle dans la région, en demandant aux autorités de s’impliquer dans le dossier en fin de retrouver les auteurs de cet acte odieux pour qu’ils répondent de leurs actes devant les instances judiciaires.
La société civile locale condamne fermement cet acte tout en déplorant la recrudescence de l’insécurité qui sévit ces derniers jours dans la partie Nord de la chefferie de Wamuzimu.
Mukamba Mulebelwa Big-Mercy, volontaire pour les enfants et les jeunes à Mwenga
Une activité de sensibilisation marquante a eu lieu à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) de Bukavu ce mardi 17 juin 2025 dans la commune de Kadutu.Initiée par les jeunes ambassadeurs de la paix de la ville, cette campagne visait à renforcer les capacités de […]
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Une activité de sensibilisation marquante a eu lieu à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) de Bukavu ce mardi 17 juin 2025 dans la commune de Kadutu.
Initiée par les jeunes ambassadeurs de la paix de la ville, cette campagne visait à renforcer les capacités de la brigade estudiantine en matière de prévention des conflits et de promotion d’une culture de paix au sein de la communauté universitaire.

Obédi Hérodias, jeune ambassadeur de la paix et porteur de l’initiative, a expliqué le choix porté sur la brigade estudiantine :
« Nous avons ciblé la brigade estudiantine parce qu’elle constitue une structure clé dans la sécurité interne de l’ISTM, Cependant, elle est parfois perçue comme source de tensions. Notre objectif est de leur fournir des outils concrets pour mieux anticiper, désamorcer et gérer les conflits de manière non violente. »

La séance a été marquée par des échanges interactifs sur les causes fréquentes de conflits en milieu académique, accompagnés de stratégies pratiques pour leur résolution pacifique. L’accent a été mis sur l’adoption d’un comportement exemplaire et sur l’intégration de la culture de paix dans le quotidien estudiantin.
« Nous leur avons montré qu’ils peuvent être eux-mêmes des ambassadeurs de la paix. La paix ne doit pas rester un idéal abstrait, elle doit se vivre dans les actes de tous les jours », a souligné Hérodias.
L’objectif de cette rencontre était clair : encourager les membres de la brigade à devenir des figures de référence en matière de calme, de sagesse et de coopération, déconstruisant ainsi les stéréotypes de violence souvent associés à leur rôle.
« Nous attendons d’eux une posture responsable, respectueuse et humble. C’est ainsi qu’ils pourront susciter la confiance et le respect de leurs camarades », a-t-il ajouté.

Byose Benga John, étudiant en troisième année et membre actif de la brigade estudiantine, a salué cette initiative avec enthousiasme :
« C’est l’une des meilleures choses qui nous aient été offertes à l’ISTM par les ambassadeurs de la paix. En trois ans d’études ici, je n’avais encore jamais vu une activité de ce genre. »
Il a reconnu les défis que rencontrent les brigadiers dans l’exercice de leurs fonctions :
« Trop souvent, notre réflexe face à un problème est la brutalité. C’est malheureusement ce qui façonne l’image que les autres ont de nous. »
Cette séance a permis une prise de conscience et une ouverture à d’autres approches :
« Aujourd’hui, j’ai compris que l’écoute active et la sagesse sont des clés essentielles, la brutalité ne résout rien,Il faut toujours prendre le temps de réfléchir avant d’agir c’est ce qui nous permettra d’encadrer efficacement les étudiants. »

Cette campagne des jeunes ambassadeurs de la paix constitue un pas significatif vers un climat académique plus harmonieux, où la gestion des conflits se fonde désormais sur le dialogue, la responsabilité et la culture de la paix.
Gabriel Cubaka, volontaire pour Lee enfants et les jeunes à Bukavu
Une flambée de cas de rougeole est observée dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, où de nombreux enfants sont touchés par cette maladie hautement contagieuse qui continue de menacer la santé des plus jeunes. Face à cette situation, Médecins Sans Frontières (MSF) et le […]
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Une flambée de cas de rougeole est observée dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, où de nombreux enfants sont touchés par cette maladie hautement contagieuse qui continue de menacer la santé des plus jeunes.
Face à cette situation, Médecins Sans Frontières (MSF) et le ministère de la Santé ont lancé une vaste campagne de vaccination depuis le début du mois de juin dans la zone de santé de Masisi, permettant d’immuniser plus de 100 000 enfants, malgré l’insécurité persistante et les déplacements dus aux conflits armés.
Selon MSF, la rougeole demeure une menace grave en République démocratique du Congo, en particulier à l’Est, où les violences entravent les efforts de vaccination et favorisent la propagation du virus.
Les équipes de MSF ont également pris en charge de nombreux enfants souffrant de malnutrition, un facteur qui aggrave les risques liés à la rougeole. Malgré les défis logistiques et les difficultés d’accès, chaque enfant vacciné représente une avancée importante dans la lutte contre l’épidémie.
MSF appelle toutes les parties impliquées dans le conflit à garantir un accès sécurisé aux soins et à la vaccination, afin de protéger les enfants et de freiner la propagation de la maladie.
Il est important de rappeler que la rougeole est une maladie très contagieuse, favorisée par plusieurs facteurs combinés, notamment la malnutrition, la faible couverture vaccinale et l’accès limité aux services de santé, en particulier dans les zones rurales ou touchées par les conflits.
Deogratias kulila volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu (avec MSF )
À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfant africain, Watoto News rend hommage à tous les enfants du continent, en particulier ceux dont les droits continuent d’etre négligés ou violés. GC graphic art
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À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfant africain, Watoto News rend hommage à tous les enfants du continent, en particulier ceux dont les droits continuent d’etre négligés ou violés.
GC graphic art
À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfant africain, célébrée chaque 16 juin, un atelier de réflexion et de proposition d’actions en faveur des enfants victimes des conflits armés dans l’Est de la RDC a été organisé à Bukavu, dans la salle Exodus (en diagonale […]
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À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfant africain, célébrée chaque 16 juin, un atelier de réflexion et de proposition d’actions en faveur des enfants victimes des conflits armés dans l’Est de la RDC a été organisé à Bukavu, dans la salle Exodus (en diagonale du collège Alfajiri), par la Fondation Redonner de l’Espoir. Une trentaine de participants venus de différents territoires du Sud-Kivu ont répondu à l’appel.
Dans son mot d’ouverture, Madame Irène Bigarura, responsable de la fondation, a dressé un tableau alarmant des conditions de vie des enfants dans les zones de conflits. Elle a dénoncé le recrutement d’enfants par des groupes armés, les traumatismes psychologiques laissés sans prise en charge, l’absence d’accès à une éducation de qualité, ainsi que la désintégration du tissu familial et communautaire.
« Il est crucial que notre engagement ne soit pas limité à des discours. Les enfants du Kivu vivent des réalités inacceptables : ils sont utilisés comme boucliers, privés d’école, abandonnés dans les rues ou enfermés dans leurs souffrances silencieuses. Nous devons entendre leur cri et y répondre avec urgence et humanité », a-t-elle déclaré avec gravité.
Les échanges ont été enrichis par les témoignages de journalistes, de responsables d’organisations locales, de travailleurs sociaux et de militants des droits de l’enfant. Ils ont évoqué d’autres obstacles majeurs : la pauvreté persistante, l’errance des enfants déplacés, la stigmatisation des anciens enfants soldats, les violences sexuelles, ainsi que le manque de politiques publiques adaptées à la réalité du terrain.

Parmi les structures présentes, Watoto News, média en ligne de référence engagé dans la défense des droits des enfants, a marqué sa présence active lors de l’atelier.
Reconnu pour son implication sur le terrain, Watoto News s’est illustré ces six derniers mois par une couverture rigoureuse et engagée des situations particulièrement critiques vécues par les enfants dans plusieurs zones en crise, notamment dans les territoires de Rutshuru, Masisi, Kalehe, Kabare et Walungu.
Son représentant a salué la dynamique de l’atelier, tout en réaffirmant l’importance de documenter les réalités de l’enfance dans les zones de conflit et de relayer la voix des enfants au cœur de l’espace public.
Les participants ont formulé une série de recommandations prioritaires pour améliorer la situation des enfants affectés par les conflits armés. En voici les principales :
Protection effective et désarmement des enfants enrôlés dans des groupes armés.
Mise en place de soins psychologiques et d’un accompagnement social adéquat.
Accès garanti à l’éducation pour les enfants déplacés ou traumatisés.
Appui aux familles et aux communautés pour renforcer leur résilience face aux crises.
Implication des enfants dans les dynamiques de paix et de reconstruction communautaire,…
Cet atelier a été unanimement salué pour la pertinence de ses échanges et la profondeur des témoignages. Une prochaine session est prévue, au cours de laquelle un rapport final sera établi et adressé aux partenaires concernés, pour un suivi concret des recommandations formulées.
Par Pascal Marhegane Ki-Moon, Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
À l’occasion de la Journée de l’enfant Africain, célébrée chaque 16 juin, un appel a été lancé à tous les parents de la ville de Goma et de la province du Nord-Kivu en général. Bahati Rugishi, volontaire communautaire pour la protection de l’enfance en charge […]
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À l’occasion de la Journée de l’enfant Africain, célébrée chaque 16 juin, un appel a été lancé à tous les parents de la ville de Goma et de la province du Nord-Kivu en général.
Bahati Rugishi, volontaire communautaire pour la protection de l’enfance en charge de la coordination des Recope( Réseau Communautaire pour la Protection de l’enfance) de la ville de Goma a rappelé que le respect des droits des enfants commence par la responsabilité parentale.
Dans une interview accordée à Watoto News lundi 16 juin, il a souligné que cette journée est une opportunité pour sensibiliser toute la communauté sur le rôle fondamental des adultes dans la protection des enfants, surtout en contexte de crise.
« Lors des troubles sociaux ou en période de conflits armés, les enfants sont les plus vulnérables, c’est aux adultes, et avant tout aux parents, de les protéger », a déclaré Bahati Rugishi.
Selon lui, envoyer les enfants à l’école est l’un des moyens les plus sûrs pour garantir leur protection.
« L’éducation est un droit, mais aussi une barrière contre l’exploitation, la rue, et les abus.»
Abordant la question du travail des enfants, devenu un phénomène courant dans la ville de Goma, il précise : « Un enfant peut effectuer des travaux légers à partir de 16 ans, mais à condition que cela ne nuise ni à son développement, ni à sa scolarité. » Il ajoute que la loi met en garde contre les abus, soulignant que la ligne est souvent franchie sans considération des conséquences sur les enfants.
Bahati Rugishi appelle également à un effort global au-delà des lois existantes. Il recommande d’adopter des stratégies plus inclusives pour renforcer la protection de l’enfant, comme :
La promotion d’un climat de paix, la création d’emplois pour les parents,le soutien aux familles vulnérables.
« Beaucoup d’enfants quittent leurs familles à cause de la pauvreté, si les parents sont soutenus, ils pourront mieux remplir leur mission de protection », insiste-t-il.
En conclusion, il exhorte chaque membre de la communauté à s’impliquer activement dans la protection des enfants, selon lui chacun a un rôle à jouer.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants à Goma
À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain célébrée ce 16 juin 2025, le Parlement d’Enfants de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, a lancé un vibrant plaidoyer pour une meilleure protection et un encadrement urgent des enfants vivant en situation de […]
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À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain célébrée ce 16 juin 2025, le Parlement d’Enfants de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, a lancé un vibrant plaidoyer pour une meilleure protection et un encadrement urgent des enfants vivant en situation de grande vulnérabilité dans les rues de la ville.
Dans une interview exclusive accordée à Watoto News, Diego Amani Kaduku, président de l’assemblée au parlement d’enfants en ville de Goma, a dénoncé la situation dramatique dans laquelle se trouvent de nombreux enfants à l’Est de la RDC. « L’enfant ne doit pas être la principale victime des troubles que traverse notre pays », a-t-il déclaré.
Il rappelle que depuis plusieurs années, les conflits armés dans la région affectent gravement les enfants : certains sont blessés, d’autres tués, et beaucoup vivent des traumatismes profonds. « Dormir au rythme des crépitements de balles, entendre des cris, voir des corps sans vie, ce n’est pas une chose normale pour un enfant. Cela détruit psychologiquement. »
Face à cette réalité, Diego plaide pour un accompagnement psychologique adapté aux enfants affectés par la guerre. Il insiste aussi sur la nécessité de créer des espaces sûrs pour les enfants déplacés ou vivant dans la rue, où ils pourront bénéficier de leurs droits fondamentaux : éducation, nutrition, santé, et surtout, protection contre toutes formes de violence.
Il appelle également à des actions concrètes pour réintégrer ces enfants dans leurs familles ou leur offrir des alternatives sûres. « Dans les rues, les enfants sont exposés à l’exploitation, aux abus, et à la manipulation. Ils ont besoin de protection, pas d’abandon. »
Enfin, Diego lance un appel fort à la jeunesse congolaise : « Nous, jeunes, devons nous lever. Organisons des sensibilisations, faisons entendre notre voix, montrons aux enfants leurs droits. Ne restons pas passifs en attendant que quelqu’un d’autre agisse. Le changement commence avec nous. »
Par cette prise de parole, le Parlement d’Enfants de Goma rappelle que chaque enfant a le droit de grandir dans la dignité, en sécurité et entouré d’amour.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Goma
À Bukavu, la vente d’aliments à même le sol est une pratique courante, notamment dans des lieux tels que l’abattoir du CNCC. Cette habitude soulève de sérieuses préoccupations sanitaires, en particulier pour les enfants, qui sont parmi les plus vulnérables à la contamination alimentaire. Une […]
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À Bukavu, la vente d’aliments à même le sol est une pratique courante, notamment dans des lieux tels que l’abattoir du CNCC. Cette habitude soulève de sérieuses préoccupations sanitaires, en particulier pour les enfants, qui sont parmi les plus vulnérables à la contamination alimentaire.
Une pratique répandue et dangereuse

Dans plusieurs quartiers de Bukavu, des aliments comme le sombé (feuilles de manioc), le poisson, la viande ou les fruits sont exposés directement sur le sol ou sur des surfaces rudimentaires, sans protection contre la poussière, les insectes ou les agents pathogènes. Cette exposition favorise la prolifération de bactéries et de parasites, augmentant ainsi les risques d’infections gastro-intestinales, d’intoxications alimentaires et d’hépatites.

Des conséquences tragiques
Les enfants sont particulièrement exposés à ces dangers.
Malgré les alertes lancées par des citoyens et des professionnels de santé, les services vétérinaires et d’hygiène semblent ne pas prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette pratique. Cette absence de surveillance et de contrôle compromet la santé publique et la confiance des consommateurs dans la qualité des aliments vendus.
Face à cette situation critique, il est impératif que les autorités locales renforcent les inspections et les contrôles dans les établissements alimentaires. Des campagnes de sensibilisation à l’hygiène alimentaire doivent être mises en place pour informer et responsabiliser les vendeurs comme les consommateurs. La collaboration entre les services vétérinaires, les services d’hygiène et les professionnels de santé est essentielle pour résoudre ce problème préoccupant.

La sécurité alimentaire est un droit fondamental. Il est essentiel de prendre toutes les mesures nécessaires pour la protéger, en particulier pour les enfants, qui représentent l’avenir de la société.
Gloria Bakulikira, volontaire pour les enfants et les jeunes
À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain célébrée le 16 juin 2025, les enfants des écoles primaires de Kamuronza et Kimoka, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), ont été sensibilisés sur les dangers liés aux engins non explosés, ainsi que sur les violences physiques, […]
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À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain célébrée le 16 juin 2025, les enfants des écoles primaires de Kamuronza et Kimoka, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), ont été sensibilisés sur les dangers liés aux engins non explosés, ainsi que sur les violences physiques, sexuelles et psychologiques en milieu scolaire.
Cette initiative est menée par l’ONG Umoja in Action, en partenariat avec Rewodi, dans le cadre du projet « Endeleya », financé par Street Child. Depuis trois mois, ces organisations travaillent auprès des communautés affectées par les conflits armés pour renforcer la protection des enfants dans les zones de retour des déplacés internes.

Dans le groupement de Kamuronza, les enfants vivent encore sous la menace de restes explosifs de guerre abandonnés dans les champs ou autour des écoles, et sont exposés à diverses formes de violences. C’est pour répondre à cette urgence que le projet Endeleya s’est fixé pour objectif principal de protéger et d’éduquer les enfants sur les risques, en collaboration avec les enseignants, les autorités locales et les réseaux communautaires de protection de l’enfance (RECOPE).
Un membre de Umoja in Action affirme : « Nous voulons que chaque enfant retourne à l’école en toute sécurité. Sensibiliser, c’est déjà sauver des vies. »
Le RECOPE de Sake appelle à la poursuite de ce projet, soulignant que de nombreux engins explosifs restent à localiser et que les cas de violences sexuelles persistent, notamment dans les zones où se trouvaient des positions militaires.

Dès qu’un objet suspect est découvert dans une école ou un champ, l’alerte est donnée et transmise aux autorités et à UNMAS pour un déminage sécurisé.
Ce projet, qui a démarré le 17 mars et s’est clôturé ce 16 juin, a été une étape cruciale pour renforcer la sécurité et la dignité des enfants, leur offrant espoir et protection dans un environnement longtemps marqué par la guerre.
Ismael Matungulu, volontaire pour les enfants à Saké
Chaque 16 juin, l’Afrique célèbre la Journée de l’Enfant Africain. Cette journée rappelle l’urgence de défendre les droits de tous les enfants, en particulier dans des contextes fragiles comme celui de la République Démocratique du Congo. Elle nous invite à nous interroger : les enfants […]
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Chaque 16 juin, l’Afrique célèbre la Journée de l’Enfant Africain. Cette journée rappelle l’urgence de défendre les droits de tous les enfants, en particulier dans des contextes fragiles comme celui de la République Démocratique du Congo. Elle nous invite à nous interroger : les enfants sont-ils vraiment protégés, écoutés et respectés dans notre société ?
Pourquoi célèbre-t-on cette journée ?
Elle rend hommage aux enfants de Soweto, en Afrique du Sud, tués en 1976 alors qu’ils réclamaient le droit à une éducation équitable. Depuis, cette date symbolise la lutte pour que chaque enfant puisse vivre dans la dignité, l’amour, la sécurité et accéder à une éducation de qualité.
Les défis des enfants à Bukavu
Dans la ville de Bukavu, de nombreux enfants restent confrontés à des réalités préoccupantes :
Certains travaillent dans la rue pour subvenir à leurs besoins.
D’autres sont privés d’école à cause de la pauvreté.
Beaucoup subissent des violences domestiques ou sexuelles souvent passées sous silence par peur ou honte.
Éducation et protection : des piliers pour l’avenir
Éduquer un enfant, c’est lui offrir des moyens de se construire un avenir meilleur. Cela va bien au-delà de la scolarisation :
C’est lui faire connaître ses droits.
L’écouter avec attention,le protéger contre toute forme d’abus: physique, psychologique ou sexuel.
Le rôle essentiel des adultes
Parents, enseignants, leaders communautaires : chacun a une responsabilité dans la protection des enfants. Il s’agit de :
Créer un environnement sûr et bienveillant.
Dénoncer toute forme de maltraitance.
Encourager le dialogue pour que chaque enfant se sente libre de s’exprimer.

Aline, 9 ans, élève à Bukavu :
“J’aimerais que les adultes nous écoutent plus. Parfois, on souffre en silence.”
Christelle, 12 ans, vendeuse d’eau à Kadutu :
« Je travaille tous les jours, mais j’aimerais aller à l’école. Mon rêve, c’est de devenir professeur. »
Un enfant protégé est un adulte responsable demain. Cette journée n’est pas qu’un souvenir, c’est un appel à agir, Parlons avec les enfants. Écoutons-les. Soutenons-les. Car un enfant africain éduqué, c’est un continent qui avance.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à bukavu