
À Bukavu, la vente d’aliments à même le sol est une pratique courante, notamment dans des lieux tels que l’abattoir du CNCC. Cette habitude soulève de sérieuses préoccupations sanitaires, en particulier pour les enfants, qui sont parmi les plus vulnérables à la contamination alimentaire.
Une pratique répandue et dangereuse

Dans plusieurs quartiers de Bukavu, des aliments comme le sombé (feuilles de manioc), le poisson, la viande ou les fruits sont exposés directement sur le sol ou sur des surfaces rudimentaires, sans protection contre la poussière, les insectes ou les agents pathogènes. Cette exposition favorise la prolifération de bactéries et de parasites, augmentant ainsi les risques d’infections gastro-intestinales, d’intoxications alimentaires et d’hépatites.

Des conséquences tragiques
Les enfants sont particulièrement exposés à ces dangers.
Malgré les alertes lancées par des citoyens et des professionnels de santé, les services vétérinaires et d’hygiène semblent ne pas prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette pratique. Cette absence de surveillance et de contrôle compromet la santé publique et la confiance des consommateurs dans la qualité des aliments vendus.
Face à cette situation critique, il est impératif que les autorités locales renforcent les inspections et les contrôles dans les établissements alimentaires. Des campagnes de sensibilisation à l’hygiène alimentaire doivent être mises en place pour informer et responsabiliser les vendeurs comme les consommateurs. La collaboration entre les services vétérinaires, les services d’hygiène et les professionnels de santé est essentielle pour résoudre ce problème préoccupant.

La sécurité alimentaire est un droit fondamental. Il est essentiel de prendre toutes les mesures nécessaires pour la protéger, en particulier pour les enfants, qui représentent l’avenir de la société.
Gloria Bakulikira, volontaire pour les enfants et les jeunes
