POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Le 16 juin 2025, le monde a célébré le 34e anniversaire de la Journée de l’Enfant Africain, une date commémorant le massacre de centaines d’enfants à Soweto en 1976 par le régime d’apartheid. Cette journée symbolique intervient alors que les enfants réfugiés burundais vivant en […]
ACTUALITÉS
Le 16 juin 2025, le monde a célébré le 34e anniversaire de la Journée de l’Enfant Africain, une date commémorant le massacre de centaines d’enfants à Soweto en 1976 par le régime d’apartheid. Cette journée symbolique intervient alors que les enfants réfugiés burundais vivant en RDC sont confrontés à de graves difficultés, notamment le manque d’accès aux besoins primaires.
Dans ce camp de réfugiés de Lusenda, situé dans le secteur de Tanganyika, territoire de Fizi, au Sud-Kivu, les besoins humanitaires sont criants. Ce camp, qui héberge depuis juin 2015 plus de 26 000 personnes, dont près de 3 000 enfants de moins de cinq ans, connaît une situation alarmante de malnutrition. Depuis janvier 2025, environ 200 cas de malnutrition ont été recensés, dont plus de 50 cas de malnutrition aiguë sévère.
La situation s’aggrave dans les structures sanitaires locales, notamment au centre de santé de Lusenda, au poste de santé du camp et à l’hôpital général de référence de Nundu. Les stocks de Plumpy Sup (pour traiter la malnutrition aiguë modérée) sont épuisés depuis janvier, tandis que ceux de Plumpy Nut (destinés aux cas de malnutrition aiguë sévère) sont vides depuis fin mars.
Un professionnel de santé à l’hôpital de Nundu, qui a requis l’anonymat, affirme que le traitement des enfants malnutris ainsi que celui des femmes enceintes et allaitantes est devenu extrêmement difficile, faute de produits nutritionnels. Il lance un appel pressant aux parties en conflit pour ouvrir un couloir humanitaire afin de sauver des vies.
La situation n’épargne pas les femmes. Plus de 100 femmes enceintes et allaitantes souffrent elles aussi de malnutrition dans le camp. Rien que depuis le début du mois de juin, une quarantaine de nouveaux cas de malnutrition infantile ont été enregistrés, dont une vingtaine présentant des œdèmes, signe inquiétant de malnutrition aiguë sévère.
Marie Charles Nininahazwe volontaire pour les enfants à watoto News
L’église Victory Church Ararat située dans le quartier Cimpunda à Bukavu a accueilli un événement exceptionnel dimanche 15 juin 2025. Il s’agit d’un concert dédié aux enfants, organisé pour la toute première fois et dont l’objectif principal était de révéler les talents artistiques des jeunes, […]
ACTUALITÉS
L’église Victory Church Ararat située dans le quartier Cimpunda à Bukavu a accueilli un événement exceptionnel dimanche 15 juin 2025. Il s’agit d’un concert dédié aux enfants, organisé pour la toute première fois et dont l’objectif principal était de révéler les talents artistiques des jeunes, de renforcer leur confiance en eux et de les initier aux réalités du monde musical.
Cette initiative visait trois objectifs majeurs :
Promouvoir les talents locaux en offrant une scène aux enfants pour exprimer leur créativité musicale.
Renforcer la confiance en soi chez les jeunes en les aidant à vaincre leur timidité et à se produire en public.
Préparer à une carrière musicale en introduisant les enfants aux bases de l’industrie artistique.

Quelques enfants se sont confiés à Watoto News
Marie, 12 ans : « C’était ma première fois sur scène et j’avais peur. Mais maintenant, je me sens fière de moi. »
Emmanuel, 10 ans : « J’ai chanté une chanson sur la paix. Je veux que tout le monde vive en harmonie. »
Amina, 11 ans : « Grâce à ce concert, je veux devenir une grande chanteuse et aider les autres enfants. »
Ces témoignages montrent combien ce moment a renforcé la confiance et les ambitions des enfants.
Ce concert s’inscrit dans une dynamique plus large d’initiatives en faveur des jeunes à Bukavu.
Le Foyer Culturel de Bukavu, fondé en 2011, est l’un des acteurs majeurs de cette promotion artistique. Chaque année, près de 600 jeunes y sont formés en musique, danse et arts visuels, contribuant à leur épanouissement personnel et à la cohésion sociale.
L’événement a également mis en lumière le rôle essentiel que jouent les églises et les communautés locales dans le développement des enfants. En leur offrant des espaces d’expression artistique, elles les encouragent à croire en leurs rêves et à se construire un avenir meilleur.
Alliance Birhange volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Un grand événement s’est tenu à basilique Saint-Paul à Rome dimanche 15 juin 2025, il s’agit de la béatification de Floribert Bwana Chui, un jeune laïc congolais, martyrisé pour sa lutte contre la corruption. Né le 13 juin 1981 à Goma, Floribert Bwana Chui était […]
ACTUALITÉS
Un grand événement s’est tenu à basilique Saint-Paul à Rome dimanche 15 juin 2025, il s’agit de la béatification de Floribert Bwana Chui, un jeune laïc congolais, martyrisé pour sa lutte contre la corruption.
Né le 13 juin 1981 à Goma, Floribert Bwana Chui était douanier à la frontière entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, à l’âge de 26 ans, il a été enlevé, torturé et assassiné pour avoir refusé de céder à la corruption un acte qui lui a coûté la vie.
La messe de béatification a été célébrée par le cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour les causes des saints. Plusieurs représentants de l’Église congolaise étaient présents, notamment le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, et Mgr Willy Ngumbi, évêque de Goma, diocèse d’origine de Floribert. La communauté de Sant’Egidio, à laquelle appartenait le bienheureux, a aussi activement participé à la célébration, rendant grâce pour ce témoignage de foi.

La reconnaissance de Floribert Bwana Chui comme martyr en novembre 2024, fut un moment marquant pour l’Église catholique. Sa béatification témoigne l’importance des valeurs essentielles pour la société congolaise et au-delà. Sa mémoire demeure vivante à travers des initiatives comme l’École de la paix Floribert Bwana Chui à Goma, qui promeut les principes de justice sociale auxquels il croyait fermement.
Albert Muderha, membre de la communauté Sant’Egidio à Bukavu, a confié à Watoto News : « Floribert Bwana Chui, c’est un modèle pour nous les jeunes Congolais. Nous devons continuer son combat pour lutter contre la corruption. »
Cette béatification est un puissant témoignage de la force de la foi et de l’engagement pour le bien commun, offrant un modèle de sainteté proche et accessible à tous.
Jean de Dieu Akonkwa volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
La ville de Goma a vécu un moment historique ce dimanche 15 juin 2025 avec la béatification de Floribert Bwanachui Bin Kositi, jeune fonctionnaire congolais dont le courage et la foi ont marqué . Âgé de 26 ans lors de son assassinat le 7 juillet […]
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La ville de Goma a vécu un moment historique ce dimanche 15 juin 2025 avec la béatification de Floribert Bwanachui Bin Kositi, jeune fonctionnaire congolais dont le courage et la foi ont marqué . Âgé de 26 ans lors de son assassinat le 7 juillet 2007, Floribert a été abattu pour avoir refusé de faire passer une cargaison de riz avarié à la frontière, dénonçant un acte qui menaçait la santé de milliers de Congolais.
Dans plusieurs paroisses de Goma, des chants et prières ont été élevés à la mémoire de celui que l’Église considère désormais comme un modèle de foi, de droiture et de sacrifice.
Né le 13 juin 1981 à Goma, Floribert s’est engagé très jeune comme catéchiste. Durant ses années universitaires, il rejoint activement la communauté de Sant’Egidio, œuvrant pour la réinsertion des enfants des rues. Intègre et animé par des valeurs chrétiennes profondes, il rejoint ensuite l’Office Congolais de Contrôle (OCC), d’abord à Kinshasa, puis à Goma, où il devient chef de bureau.
Le 7 juillet 2007, Floribert est assassiné à Goma après avoir refusé des pots-de-vin destinés à couvrir l’importation de denrées impropres à la consommation. Un choix qui a mis sa vie en danger, mais qu’il a assumé avec courage, au nom de la justice et de la dignité humaine.
« Floribert était un jeune discret, mais déterminé. Il a toujours refusé le compromis avec le mal, même quand cela lui coûtait cher »témoigne Jean-Paul, son ancien collègue à l’OCC dans un témoignage recueilli par radio Maria.
« Il m’a souvent dit que le vrai chrétien doit témoigner de sa foi dans les petites décisions quotidiennes. Il l’a prouvé jusqu’au bout » confie une sœur Angélique à Radio maria.
« Je ne connaissais pas Floribert, mais aujourd’hui je me sens proche de lui, Il montre à nous les jeunes qu’on peut être honnête même dans un monde corrompu » ajoute Deborah, jeune fille rencontrée à la paroisse mont carmel.
Cette reconnaissance de l’église catholique vient consacrer le témoignage de ce jeune homme dont la vie a été marquée la responsabilité sociale et de la foi.
Signalons que la cérémonie de béatification s’est tenu à Rome dans Basilique Saint-Paul-Hors-les-murs.
Michael Lufungulo volontaire pour les jeunes et les enfants à Goma avec Radio Maria
Réussir à l’école et passer de classe est un des objectifs que plusieurs parents assignent à leurs enfants.Parmi les multiples facteurs qui influencent les performances scolaires, l’un des plus déterminants reste la révision des leçons apprises en classe par l’élève. Selon certains répétiteurs d’élèves contactés […]
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Réussir à l’école et passer de classe est un des objectifs que plusieurs parents assignent à leurs enfants.
Parmi les multiples facteurs qui influencent les performances scolaires, l’un des plus déterminants reste la révision des leçons apprises en classe par l’élève.
Selon certains répétiteurs d’élèves contactés par Watoto News, bien plus qu’une simple répétition des leçons, cette révision constitue un processus actif qui combine compréhension, mémorisation et application des connaissances.
Revoir ses lecons pour un élève joue ainsi un rôle fondamental dans l’acquisition durable du savoir.
Un travail régulier et structuré
Pour être efficace, la révision des cours doit s’inscrire dans une démarche quotidienne et organisée. Réviser uniquement à l’approche des examens ne suffit pas pour obtenir de bons résultats. L’apprentissage est un processus progressif qui nécessite du temps et de la constance. Une étude régulière permet de mieux assimiler les notions et d’éviter l’accumulation de lacunes.

Un outil de compréhension et d’autonomie
Réviser ne signifie pas simplement mémoriser, mais avant tout comprendre. Un élève qui s’engage activement dans son apprentissage apprend à se poser des questions, à faire des liens entre les concepts et à développer une pensée critique. Cela favorise une meilleure rétention de la matière étudiée.
Isabelle Musafiri, 11 ans, confie à Watoto News: « Je fais l’étude régulièrement à la maison pour devenir la première de ma classe. »
L’étude autonome développe aussi des compétences précieuses comme la gestion du temps, la discipline personnelle et la capacité à résoudre des problèmes.
Amina Ngomoya déclare : « Je ne peux pas passer une journée sans étudier. Je sais que les études sont mon seul espoir pour l’avenir. »
Des bénéfices durables
Adopter une habitude sérieuse d’étude ne profite pas seulement aux résultats scolaires immédiats. Cela prépare également les élèves aux études supérieures et à la vie professionnelle. La rigueur, la persévérance et la résilience développées au fil du temps constituent des atouts majeurs.
Joyeuse Bukuze, enseignante en école secondaire, témoigne : « Les élèves qui étudient régulièrement à la maison me donnent le courage d’enseigner. Ils prouvent qu’ils acquièrent vraiment les connaissances. »
La révision des leçons est bien plus qu’une obligation scolaire : elle est le pilier de la réussite en classe. En adoptant une méthode adaptée, en étudiant avec régularité et motivation, chaque élève peut améliorer ses performances et se donner les moyens d’atteindre ses objectifs. L’étude n’est pas une contrainte, mais un investissement dans son avenir.
Jean de Dieu Akonkwa, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Plus de 35 élèves de l’Institut Bangu, situé dans la commune de Bagira, ont pris part à une séance de sensibilisation sur la culture de la paix.Cette activité animée par Gervais Enakashesha, aspirant ambassadeur de la paix s’est tenue le 14 juin 2025. « Notre […]
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Plus de 35 élèves de l’Institut Bangu, situé dans la commune de Bagira, ont pris part à une séance de sensibilisation sur la culture de la paix.
Cette activité animée par Gervais Enakashesha, aspirant ambassadeur de la paix s’est tenue le 14 juin 2025.

« Notre activité portait sur la promotion de la paix à l’école. L’objectif est d’inviter les élèves et les enseignants à adopter des comportements non violents, à faire preuve d’empathie, à respecter les différences et à suivre les règles établies par l’école », a expliqué Gervais.

Il a également souligné l’importance de la solidarité et du vivre-ensemble, qui peuvent être renforcés par des activités collectives comme le théâtre, le sport, les jeux coopératifs ou encore les projets de paix.
Au cours de la rencontre, les élèves ont échangé sur la notion de paix en milieu scolaire. « Nous avons défini la paix sociale comme l’harmonie entre les membres d’une communauté, que ce soit à l’école, en famille ou ailleurs. Elle repose sur la justice, le respect, la réconciliation et la solidarité », a ajouté l’intervenant.
Selon lui, promouvoir la paix implique de faire le choix du pardon, du respect, de la tolérance et de l’amour. Des valeurs qu’il considère comme les piliers de la cohésion sociale.
Gervais a également mis en garde contre les conséquences d’un manque de culture de la paix dans les écoles :
« Cela crée un climat d’insécurité, démotive les élèves, favorise l’absentéisme et détériore les relations entre élèves et enseignants. »

Faraja Barume, élève en 4e année des humanités sociale, a témoigné : « J’ai compris que la paix commence dans une personne et rayonne autour de lui. Dans notre école, nous avons besoin d’un bon climat de paix, favorable à l’épanouissement de chacun. »
Cette initiative représente un pas important vers des écoles plus apaisées, où les jeunes peuvent apprendre dans un climat de respect, de tolérance et de solidarité.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans plusieurs villages du territoire de Kabare, situés non loin de Bukavu, une réalité discrète mais préoccupante menace la santé des enfants : le manque d’hygiène dans les foyers. Si les écoles et les centres de santé sensibilisent de plus en plus, les habitudes domestiques […]
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Dans plusieurs villages du territoire de Kabare, situés non loin de Bukavu, une réalité discrète mais préoccupante menace la santé des enfants : le manque d’hygiène dans les foyers. Si les écoles et les centres de santé sensibilisent de plus en plus, les habitudes domestiques tardent à suivre.
Des gestes simples souvent négligés
Dans plusieurs villages comme Mudaka, Cirunga ou Miti, l’accès à l’eau potable demeure un défi quotidien.
« Nous puisons l’eau à des sources, parfois à plus d’un kilomètre. Elle n’est pas toujours propre, mais on n’a pas le choix », explique maman Chantal, mère de cinq enfants, habitante de Cibumbiro.
L’eau non traitée est souvent utilisée pour boire, cuisiner et se laver, exposant ainsi les enfants à des maladies telles que la diarrhée, le choléra ou les infections parasitaires.
Cependant, l’eau potable n’est pas le seul problème. L’entretien des parcelles familiales est aussi un enjeu majeur.
Dans certaines habitations, les ordures sont jetées à proximité de la maison, les herbes hautes prolifèrent et les latrines sont parfois mal entretenues. Ces conditions créent un environnement propice aux moustiques, mouches et autres vecteurs de maladies.
L’habillement des enfants est un autre aspect souvent négligé.
Beaucoup d’enfants portent des habits sales ou usés plusieurs jours de suite, parfois même mouillés, ce qui les expose à des infections cutanées et respiratoires.
« Les enfants jouent dans la boue, rentrent sales, mais parfois il n’y a pas assez de vêtements de rechange », reconnaît Joëlle Mukungulu, mère de six enfants à Miti centre.
Enfin, la cuisine est rarement à l’abri des bactéries : assiettes sales, aliments mal conservés, surfaces de préparation non nettoyées… autant de facteurs qui nuisent à l’hygiène alimentaire.
À ce sujet, madame Bujiriri Rose, ménagère à Miti, partage son expérience :
« Avant, on laissait les restes de nourriture à découvert, posés à même le sol ou sur des tables poussiéreuses. Mais mon petit garçon est tombé malade après avoir mangé du sombé mal conservé. Depuis ce jour, je couvre toujours mes plats et je veille à nettoyer l’espace de cuisson. »
Son témoignage illustre un réveil progressif, motivé par la peur de perdre un enfant à cause d’un simple oubli ou d’une ignorance évitable.
Le lavage des mains, pourtant crucial, n’est pas encore un réflexe automatique.
« Quand il y a du savon, on l’utilise, mais souvent on n’en a pas », confie à Watoto News un père de famille.
Des conséquences sanitaires visibles
D’après plusieurs structures sanitaires de la place, 40 % des consultations pédiatriques sont liées à des pathologies d’origine hydrique ou à une mauvaise hygiène.
« Nous soignons régulièrement des maladies qui peuvent être évitées par de simples gestes d’hygiène », indique un infirmier sous couvert d’anonymat.
Une prise de conscience lente mais réelle
Des ONG locales comme internationales travaillent sur le terrain pour sensibiliser les familles. Des séances éducatives sont organisées dans les écoles et autres structures de base. Des kits d’hygiène contenant savon, seau, filtre à eau sont parfois distribués.
« Les mentalités changent lentement. Quand on explique aux parents que se laver les mains sauve des vies, ils écoutent. Mais il faut répéter, accompagner et surtout faciliter l’accès à l’eau et aux produits de base », souligne Deborah, animatrice communautaire.
Les enfants, premiers agents de changement ?
Dans certaines familles, ce sont les enfants eux-mêmes qui deviennent les porte-paroles de l’hygiène. Grâce aux leçons apprises à l’école, ils rappellent à leurs parents de faire bouillir l’eau, de balayer la parcelle ou de laver les vêtements sales.
« Ma fille m’a dit que si je ne me lavais pas les mains, j’allais tomber malade. Ça m’a touchée », sourit une mère du village de Kaboneke.
À Kabare, comme dans de nombreuses zones rurales du Sud-Kivu, l’hygiène à domicile reste un défi important.
Si les initiatives locales et les efforts de sensibilisation commencent à porter leurs fruits, il est urgent d’investir davantage dans l’accès à l’eau potable, la distribution de produits d’hygiène et l’éducation communautaire. Car derrière chaque geste négligé, qu’il s’agisse d’une parcelle envahie de déchets, d’un enfant mal habillé ou d’une cuisine insalubre, c’est la santé de toute une génération qui est en jeu.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
Au Sud-Kivu, la malnutrition infantile reste une problématique cruciale qui selon des spécialistes en nutrition affecte bien au-delà de la croissance physique. Elle compromet le développement cérébral des enfants, entraînant des retards cognitifs, une baisse des capacités d’apprentissage etc. Chaque année, plus de 700 enfants […]
ACTUALITÉS
Au Sud-Kivu, la malnutrition infantile reste une problématique cruciale qui selon des spécialistes en nutrition affecte bien au-delà de la croissance physique. Elle compromet le développement cérébral des enfants, entraînant des retards cognitifs, une baisse des capacités d’apprentissage etc.
Chaque année, plus de 700 enfants sont pris en charge au Centre Nutritionnel de Burhale pour des problèmes liés à la malnutrition. Les familles, souvent en situation de précarité, peinent à offrir une alimentation équilibrée à leurs enfants. Une mère raconte : « Mon enfant ne parlait pas à deux ans. Après le programme nutritionnel, il a commencé à prononcer des mots et à jouer avec les autres. »
Le Dr Kambale, spécialiste en nutrition, explique que la malnutrition entraîne non seulement des retards psychomoteurs et des difficultés scolaires, mais également un risque accru de maladies à l’âge adulte. Elle perpétue un cycle intergénérationnel qui compromet la santé des générations futures.
Selon Radio France Internationale, près de 50 % des décès d’enfants de moins de cinq ans en RDC sont liés à la malnutrition. Ce fléau freine aussi le développement du capital humain, affectant l’économie du pays.
Pour y remédier, des initiatives ont été mises en place à Bukavu, comme le Programme multisectoriel de nutrition et de santé, qui lutte contre les causes profondes du retard de croissance. Ce programme s’appuie sur la santé, l’agriculture et l’éducation. D’autres actions locales, comme la distribution de bouillies enrichies à base de maïs et de soja, ont également montré leur efficacité.
Garantir une alimentation adéquate aux enfants de Bukavu est indispensable pour leur développement cérébral et leur avenir. Cela nécessite un engagement fort et coordonné des autorités, des ONG et des communautés locales.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants à Bukavu
Dans un monde hyperconnecté, les enfants accèdent à Internet dès le plus jeune âge. Cette immersion précoce, bien que source d’apprentissage, les expose à un danger encore trop peu reconnu : la violence numérique. Elle prend la forme de moqueries, de chantage, de harcèlement, ou […]
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Dans un monde hyperconnecté, les enfants accèdent à Internet dès le plus jeune âge. Cette immersion précoce, bien que source d’apprentissage, les expose à un danger encore trop peu reconnu : la violence numérique. Elle prend la forme de moqueries, de chantage, de harcèlement, ou encore de diffusion d’images sans consentement. Ces agressions virtuelles peuvent provoquer de graves traumatismes psychologiques et affecter profondément le développement émotionnel et social des enfants.
Clémentine mère d’un garçon de 13 ans, témoigne :
« Mon fils a reçu des messages moqueurs sur WhatsApp. Il pleurait chaque matin et ne voulait plus utiliser son téléphone. Je ne pensais pas que cela pouvait autant le blesser. »
Junior, 14 ans, confie :
« Quelqu’un a modifié mes photos et les a partagées. J’avais honte. Je n’arrivais plus à dormir. »
Mireille Bulonza, éducatrice à l’E.P Nyamalala, ajoute :
« Des élèves victimes de violences numériques deviennent renfermés. Cela se passe souvent hors de l’école, et les parents ne s’en rendent pas compte. »

La violence numérique regroupe toutes les formes de harcèlement subies via les outils numériques : réseaux sociaux, messageries, téléphones… Et même si elle est virtuelle, elle est bien réelle pour l’enfant qui la subit.
Formes les plus courantes :
Ces violences ne sont pas anodines. Elles affectent l’estime de soi, provoquent du stress, de l’anxiété, des troubles du sommeil, et parfois même la dépression. Certains enfants perdent goût à l’école ou évitent les interactions sociales. En l’absence de soutien, les impacts peuvent durer jusqu’à l’adolescence, voire l’âge adulte.
Avis de spécialistes
Dr Furah B., psychologue de l’enfance, explique :
« Les violences numériques sont pernicieuses parce qu’elles sont invisibles. Les enfants peuvent en souffrir pendant longtemps sans oser en parler. Ce type de violence touche directement l’image de soi et peut créer un traumatisme psychologique durable. Il est essentiel que les adultes prennent ces situations au sérieux. »
Professeur Kabera, sociologue spécialiste en éducation, ajoute :
« Nous devons intégrer l’éducation numérique dans les programmes scolaires. L’enfant doit apprendre à reconnaître les comportements violents en ligne, à se protéger, et surtout à en parler. Les parents aussi ont un rôle essentiel : ils doivent instaurer un dialogue ouvert et surveiller les usages numériques à la maison. »
Jean-Paul Katula, expert en éducation numérique
« Beaucoup de parents ignorent ce que leurs enfants vivent en ligne. Il faut former les familles à utiliser les outils numériques de manière responsable. La supervision, les échanges réguliers et la mise en place de règles claires sur l’usage des écrans peuvent réduire les risques. »
La violence numérique est une réalité grandissante. Face à cette menace silencieuse, la prévention et l’éducation restent les armes les plus efficaces. Il est urgent de créer un environnement numérique sûr et bienveillant pour que les enfants puissent s’épanouir en toute sécurité, dans la vie réelle comme en ligne.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à bukavu
De plus en plus d’enfants et de jeunes à Kabare, dans la province du Sud-Kivu à l’Est de la RDC, s’adonnent aux jeux de hasard, notamment les cartes avec mises d’argent et les paris sportifs. Bien que légalement interdits aux mineurs, ces pratiques sont courantes […]
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De plus en plus d’enfants et de jeunes à Kabare, dans la province du Sud-Kivu à l’Est de la RDC, s’adonnent aux jeux de hasard, notamment les cartes avec mises d’argent et les paris sportifs. Bien que légalement interdits aux mineurs, ces pratiques sont courantes à Mudaka, Kavumu ou Miti. Les jeunes y voient un moyen rapide de gagner de l’argent, sans mesurer les risques.
Ils misent de petites sommes dans l’espoir de décrocher le gros lot. Un phénomène qui inquiète familles, enseignants et autorités locales.
« Mon fils a abandonné l’école pour parier. Il croit qu’il va s’enrichir grâce au football », déplore une mère à Kavumu.
Dans les écoles de Kabare, les enseignants dénoncent les conséquences : absences répétées de certains adolescents en classe , baisse du niveau, vols, conflits.
Ces élèves détournent l’argent destiné à leur scolarité pour parier dans ces kiosques.
Outre les paris, les jeux de cartes à mise d’argent se multiplient. Dans des ruelles, derrière des boutiques ou dans des parcelles peu surveillées, des jeunes misent parfois leurs habits, leur téléphone ou de l’argent volé à la maison.
« Ils commencent avec 500 francs, mais quand ils perdent, ça dégénère », explique un habitant de Bugore.
Certaines disputes finissent en bagarres, et les vols sont fréquents.
La pauvreté, le chômage et l’oisiveté alimentent cette dérive.
« Quand un jeune n’a ni travail ni activité, le jeu devient un refuge… mais c’est un piège », avertit un animateur communautaire.
« Même des enfants de 11 ou 12 ans sont repérés à l’entrée de ces maisons de paris, parfois poussés par des adultes ou des amis plus âgés », ajoute-t-il.

Les effets ne sont pas uniquement scolaires ou économiques. Sur le plan psychologique, beaucoup développent une dépendance : frustration, perte de contrôle.
« J’ai vu un garçon vendre ses chaussures pour continuer à jouer », confie un commerçant du marché de Charhwide.
Malgré l’interdiction des jeux de hasard aux mineurs, le contrôle est quasi inexistant. Certaines maisons de paris sont installées à quelques mètres des écoles ou des églises. Les autorités locales reconnaissent leur impuissance.
« Nous avons peu de moyens pour faire respecter la loi, et certains opérateurs agissent en toute impunité », admet un chef de village sous anonymat.
Ce que dit la CDE
La Convention relative aux droits de l’enfant protège celui-ci contre l’exploitation, la négligence et toute activité nuisible à son développement (articles 19, 28, 31, 33). Or, les jeux de hasard vont à l’encontre de ces principes.
Face à cette situation, quelques ONG et écoles réagissent. Des campagnes de sensibilisation sont menées dans les communautés pour alerter les jeunes et leurs familles sur les risques.
« Il faut des solutions urgentes, sinon on sacrifie toute une génération au jeu », alerte Stanislas Mwerhwe, président de la société civile à Kongé.
À Kabare, les maisons de paris et les jeux de cartes attirent une jeunesse en quête de rêve facile. Mais derrière chaque mise se cache une réalité amère : perte de repères, abandon scolaire, dépendance, précarité.
« Le silence autour du phénomène doit cesser. Des actions concrètes doivent être engagées », concluent nos sources.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare