POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
À Bukavu, une nouvelle dynamique émerge : celle d’une jeunesse déterminée à défendre l’environnement face aux défis croissants de la pollution. Loin de rester spectateurs, plusieurs jeunes de la ville se mobilisent et transforment leur indignation en actions concrètes. Leur engagement montre qu’il est possible […]
ACTUALITÉS
À Bukavu, une nouvelle dynamique émerge : celle d’une jeunesse déterminée à défendre l’environnement face aux défis croissants de la pollution. Loin de rester spectateurs, plusieurs jeunes de la ville se mobilisent et transforment leur indignation en actions concrètes. Leur engagement montre qu’il est possible d’agir localement pour un impact durable, en plaçant la protection de la nature au cœur de l’innovation citoyenne.

Située au bord du lac Kivu, la ville de Bukavu est confrontée à une prolifération inquiétante de déchets plastiques, mettant en péril les écosystèmes locaux et la santé publique. Mais dans ce contexte préoccupant, des jeunes leaders se distinguent par leur engagement. C’est le cas de Ghislain Mahame François, diplômé en santé publique à l’Université Officielle de Bukavu (UOB), qui a choisi de faire de la lutte contre la pollution plastique sa priorité.
Ghislain ne se limite pas à dénoncer les effets néfastes de la pollution : il agit concrètement. Il parcourt les rues, les caniveaux et les marchés de Kadutu pour y ramasser les déchets plastiques, qu’il recycle ensuite en objets utiles du quotidien.
« Ma démarche est simple : je collecte les déchets plastiques et je les transforme. Chaque déchet peut devenir une ressource », explique-t-il.

Son idée est née après une formation spécialisée dans le recyclage, mais c’est surtout la douleur face à la dégradation de son environnement qui l’a poussé à s’engager.
« Voir ma ville submergée par les plastiques me brisait le cœur. J’ai fini par me poser une question essentielle : Que puis-je faire pour aider ma ville tout en protégeant la nature ?», confie-t-il.
C’est à partir de cette interrogation que son engagement a pris forme, illustrant la puissance d’une jeunesse consciente, créative et résolument tournée vers le changement.
Aujourd’hui, Ghislain et son équipe transforment les déchets en objets utiles du quotidien : de jolis guéridons conçus à partir de bouteilles plastiques, des poubelles écologiques, et même des pavés qui servent à embellir les rues.
Le processus est ingénieux : les plastiques sont chauffés à haute température et mélangés à d’autres matériaux pour obtenir les pavés, tandis que les bouteilles à usage unique sont assemblées à l’aide de fils de ligature et de pinces pour créer divers objets fonctionnels.

Mais au-delà de l’aspect technique et commercial, l’initiative de Ghislain poursuit un objectif social fort : offrir des opportunités aux jeunes sans emploi.
« Plus qu’un projet entrepreneurial, notre démarche vise à occuper les jeunes délaissés. Plutôt que de traîner dans les quartiers sans perspective, ils peuvent participer activement à l’assainissement de notre ville », explique-t-il.
Cette action a un double impact : elle réduit les risques liés à l’environnement, tels que les caniveaux bouchés, les inondations, les glissements de terrain et la pollution du lac Kivu, tout en redonnant dignité et utilité à une jeunesse souvent oubliée.
Malgré les obstacles manque de matériel, de main-d’œuvre et de financement
Ghislain reste résolument engagé. Sa plus grande source de motivation : voir les jeunes qu’il a formés exceller à leur tour.
« Ce qui nous pousse à continuer, c’est de voir d’autres jeunes fabriquer eux aussi des objets utiles à partir des déchets plastiques. Leur succès est notre fierté, et il nous encourage à ne pas abandonner », confie-t-il.
À long terme, Ghislain Mahame François ambitionne de sensibiliser davantage de jeunes en situation d’exclusion ou au chômage pour qu’ils s’engagent à leur tour dans cette lutte cruciale.
« L’idée, c’est de relever ensemble le grand défi de l’assainissement et de la protection de notre mère nature », insiste-t-il.

L’engagement de Ghislain est un appel fort à toute la jeunesse de Bukavu et au-delà. Il rappelle que chaque geste compte, que la nécessité peut être source d’innovation, et que la jeunesse, par sa créativité et sa solidarité, détient le pouvoir de transformer nos villes pour un avenir plus propre, plus vert et plus solidaire.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Soixante-cinq jeunes représentants des organisations membres de la Coalition Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS) Sud-Kivu ont pris part à la réunion mensuelle de juin, organisée dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’agenda JPS dans la province, ce vendredi, 27 juin […]
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Soixante-cinq jeunes représentants des organisations membres de la Coalition Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS) Sud-Kivu ont pris part à la réunion mensuelle de juin, organisée dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’agenda JPS dans la province, ce vendredi, 27 juin 2025, à Bukavu.
Parmi les temps forts de cette rencontre, la répartition des organisations en groupes thématiques a marqué une étape importante vers une meilleure coordination des actions selon les piliers de l’agenda JPS. Les domaines d’intervention spécifiques des organisations ont été pris en compte pour constituer quatre groupes thématiques, à savoir : participation, protection, prévention, réinsertion et désengagement.
Le pilier Partenariat, quant à lui, sera géré de manière transversale par le comité de pilotage de la coalition.
Présent à cette rencontre, Moïse Cibalonza, président du Conseil Communal de la Jeunesse d’Ibanda et membre actif de la Coalition JPS, a salué cette dynamique :
« La structuration de nos actions autour des piliers de l’agenda JPS permet une meilleure coordination et donne plus de visibilité à notre engagement pour la paix. Cette coalition, composée d’organisations de jeunes issues de la société civile, est un cadre fort pour faire entendre nos voix dans les processus de paix et de gouvernance locale », a-t-il déclaré.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du projet « Promouvoir la participation politique des jeunes du Nord et Sud-Kivu à travers l’appropriation de l’agenda JPS », mis en œuvre par un consortium composé de Search For Common Ground DRC, YALI RDC et National Partnership of Children and Youth in Peacebuilding, avec l’appui financier de l’UNPBF.
Grâce à l’appui technique et financier de Youth for Peace DRC, ce projet vise à renforcer l’implication effective des jeunes dans les processus de paix, conformément à la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Dans le territoire de kabare en province du Sud-Kivu, un fléau discret mais dévastateur s’installe parmi les jeunes : le diabète. Longtemps considéré comme une maladie des adultes ou des personnes aisées, il touche aujourd’hui de plus en plus d’enfants et d’adolescents, souvent dans l’indifférence […]
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Dans le territoire de kabare en province du Sud-Kivu, un fléau discret mais dévastateur s’installe parmi les jeunes : le diabète. Longtemps considéré comme une maladie des adultes ou des personnes aisées, il touche aujourd’hui de plus en plus d’enfants et d’adolescents, souvent dans l’indifférence générale.
À Miti Murhesa, Bashwira Mwerwe Stanislas, responsable du comité des diabétiques, tire la sonnette d’alarme. Contacté par Watoto News, il déclare :
« Ce qui nous inquiète aujourd’hui, c’est que de plus en plus d’enfants et d’adolescents sont concernés. Le problème n’est pas uniquement médical, il est aussi social. Le manque d’information, les tabous et la pauvreté aggravent la situation. »
Il appelle à la mobilisation des organisations humanitaires et des personnes de bonne volonté pour soutenir les enfants atteints, tant sur le plan financier que psychologique.
Mubarasa Mashingirwa 21 ans, vit avec le diabète depuis l’âge de 17 ans. Il raconte :
« J’ai commencé à me sentir faible, je perdais du poids sans comprendre. Après plusieurs consultations, le diagnostic est tombé : diabète. C’était un choc. Mais aujourd’hui, j’essaie de vivre normalement, même si les médicaments coûtent très cher. »
Malgré les obstacles, Dieudonné garde espoir. Il rêve de devenir infirmier pour soutenir d’autres jeunes atteints de la même maladie.
Certaines familles, conscientes du danger, font de la prévention une priorité. C’est le cas de Nayla Ally, issue d’une lignée marquée par le diabète.
« Chez nous, le diabète est héréditaire. Ma grand-mère, mon père et deux oncles sont malades. Alors, dès l’enfance, on nous a appris à limiter le sucre, éviter les boissons industrielles, rester actifs. On veut briser le cycle. »
Un médecin local, ayant requis l’anonymat, confirme :
« La prévention est essentielle, surtout dans les familles à risque. Mais l’information manque cruellement. Même dans certains centres de santé, les soignants ne savent pas toujours détecter les signes précoces du diabète chez les enfants. »
Il précise que le principal défi reste l’accès aux soins :
« L’insuline, les bandelettes pour mesurer la glycémie… ce sont des produits rares ici. Et quand on en trouve, ils coûtent très cher. »
À l’école, les jeunes vivant avec le diabète ne sont pas toujours compris. Certains sont moqués, d’autres stigmatisés en raison de leur régime alimentaire particulier ou de leurs absences répétées. Pour la Ligue, il devient urgent d’organiser des séances de sensibilisation non seulement dans les écoles, mais aussi dans les églises et au sein des familles.
Malgré les obstacles, un vent de changement commence à souffler. L’engagement de jeunes comme Mubarasa ou Nayla, qui osent parler, sensibiliser et agir, ouvre une nouvelle voie. Une voie où la maladie ne définit plus la personne, mais où la communauté s’unit pour transformer la douleur en force.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare
À l’occasion de la Journée mondiale des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), célébrée chaque 27 juin, Watoto Newsmet en lumière le parcours inspirant de Byoshi Cirhigana Mathilde, une jeune entrepreneure du Sud-Kivu. Fondatrice de l’initiative non formelle Mathilde Fashion, elle incarne la détermination et […]
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À l’occasion de la Journée mondiale des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), célébrée chaque 27 juin, Watoto Newsmet en lumière le parcours inspirant de Byoshi Cirhigana Mathilde, une jeune entrepreneure du Sud-Kivu. Fondatrice de l’initiative non formelle Mathilde Fashion, elle incarne la détermination et la créativité de la jeunesse congolaise face au chômage. Entre robes de mariée, accessoires, bouquets et produits capillaires, elle développe une activité diversifiée avec audace et passion.
Entretien avec Mathilde
Watoto News: Bonjour Mathilde. Parlez-nous de Mathilde Fashion: Que proposez-vous concrètement ?
Mathilde: Bonjour, merci pour cette opportunité. Mathilde Fashion est une petite entreprise que j’ai créée par passion. Je propose la vente et la location de robes de mariée, des accessoires pour cérémonies comme les voiles, bijoux et gants. Je confectionne aussi des bouquets – naturels, artificiels ou en argent très appréciés pour les mariages et anniversaires. Enfin, je commercialise une huile capillaire naturelle, destinée à renforcer et nourrir les cheveux.
Watoto News : Comment est née l’idée de cette entreprise ?
Mathilde: C’est à la fois une passion et une réponse au manque d’emploi. J’ai toujours aimé l’esthétique, les décorations et les habits de fête. N’ayant pas d’emploi formel, j’ai décidé de me lancer avec les moyens du bord. J’ai commencé par louer une robe, puis deux… Aujourd’hui, je reçois des commandes de divers quartiers de Bukavu, voire au-delà.
Watoto News : En tant que jeune femme entrepreneure, quels défis rencontrez-vous ?
Mathilde: D’abord, mon activité étant non formelle, je n’ai pas accès à certains soutiens comme les crédits ou les formations officielles. Ensuite, il y a les préjugés : certains ne prennent pas une jeune fille au sérieux. Mais mes clientes fidèles savent que je travaille avec professionnalisme. J’ai aussi des difficultés à trouver les matériaux à bon prix et à assurer les livraisons, surtout à distance.
Watoto News : Et vos réussites, vos moments de fierté ?
Mathilde: Il y en a plusieurs. Quand une mariée me dit que sa robe lui allait à merveille ou qu’un bouquet a ému la personne qui l’a reçu, ça me donne du courage. Une fois, j’ai décoré une salle de fiançailles avec mes créations, et les invités étaient émerveillés. Pour moi, chaque sourire d’un·e client·e est une véritable victoire.

Watoto News: Quels sont vos projets pour l’avenir de Mathilde Fashion ?*
Mathilde: J’aimerais formaliser mon entreprise, ouvrir un petit atelier, recruter d’autres jeunes filles pour travailler avec moi, et un jour lancer une boutique physique à Bukavu. Mon rêve, c’est que Mathilde Fashion devienne une référence en matière de beauté et d’élégance, ici et ailleurs.
Watoto : Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes, surtout aux jeunes filles, qui hésitent à entreprendre ?
Mathilde: Je leur dirais : commencez avec ce que vous avez, même si c’est peu. La passion, la discipline et la prière m’ont énormément soutenue. Il faut croire en soi, ne pas avoir honte de travailler, même si ce n’est pas encore reconnu officiellement. Le succès ne vient pas en un jour, mais chaque pas compte.
À travers Mathilde Fashion, Byoshi Cirhigana Mathilde incarne la preuve que l’innovation, le travail et la créativité peuvent émerger de la jeunesse, même en dehors des cadres formels. En cette Journée mondiale des MPME, son parcours rappelle que soutenir les petites initiatives, c’est bâtir l’avenir économique du pays… un bouquet après l’autre.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
À Bukavu, les rues sont débordées de sachets et de bouteilles plastiques abandonnées ainsi que de déchets ménagers. À chaque pluie, les ordures sont entraînées dans les caniveaux, qu’elles obstruent, favorisant ainsi l’apparition d’épidémies évitables comme le choléra ou la typhoïde. Face à cette situation […]
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À Bukavu, les rues sont débordées de sachets et de bouteilles plastiques abandonnées ainsi que de déchets ménagers. À chaque pluie, les ordures sont entraînées dans les caniveaux, qu’elles obstruent, favorisant ainsi l’apparition d’épidémies évitables comme le choléra ou la typhoïde. Face à cette situation devenue chronique, des organisations locales rivalisent d’ingéniosité.

Parmi elles, l’association ORVUS (Orphelins et Veuves Unis pour la Solidarité) propose une solution audacieuse : transformer les bouteilles plastiques en pavés écologiques, et les papiers usagés en briquettes de cuisson. Ce projet vise non seulement à lutter contre l’insalubrité, mais aussi à créer des emplois pour les orphelins, les veuves et d’autres personnes vulnérables.
« Ce que d’autres considèrent comme des déchets, nous en faisons une opportunité pour vivre dignement et protéger notre environnement », explique Faida Nathalie, présidente de l’association ORVUS.
Baptisé Fabrication de briquettes et pavés dans la ville de Bukavu, le projet s’inscrit dans une logique d’économie verte, un pilier souvent négligé dans la planification urbaine locale. Outre son impact environnemental, il constitue un levier d’émancipation sociale pour des centaines de familles.

Mais l’initiative ne se limite pas à la production : des campagnes de sensibilisation sont menées dans les écoles et les quartiers populaires. Elles visent à encourager le tri des déchets et à promouvoir des comportements respectueux de l’environnement.
Cependant, les défis restent considérables : absence d’une politique publique cohérente en matière de gestion des déchets, manque de financements durables, infrastructures urbaines défaillantes… Les acteurs comme ORVUS appellent à une collaboration sincère avec les autorités locales ainsi qu’avec les partenaires techniques et financiers pour pérenniser leurs efforts.

Dans un contexte où la crise écologique se conjugue à une urgence sociale croissante, les habitants de Bukavu prouvent que les solutions locales existent, à condition qu’on leur donne les moyens d’agir.
Par Kweli Birindwa, volontaire pour les enfants et Jeunes à Watoto News
Depuis près de trois mois, les camps de réfugiés burundais situés à l’est de la République Démocratique du Congo font face à une pénurie inquiétante de vaccins pour les enfants. Cette situation compromet sérieusement la santé des nourrissons, en particulier dans les camps de Lusenda […]
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Depuis près de trois mois, les camps de réfugiés burundais situés à l’est de la République Démocratique du Congo font face à une pénurie inquiétante de vaccins pour les enfants. Cette situation compromet sérieusement la santé des nourrissons, en particulier dans les camps de Lusenda et sur le site de Mulongwe, dans le territoire de Fizi, province du Sud-Kivu.
Selon l’organisation AIDES (Actions et Interventions pour le Développement et l’Encadrement Social), chargée des soins de santé dans ces camps, la rupture de stock des antigènes a commencé à la mi-mars. Un responsable d’AIDES, ayant requis l’anonymat, explique que cette crise est liée à l’interruption des liaisons avec Bukavu, suite à la prise de la ville par l’AFC/M23-Twigwaneho :
« Nous dépendions de Bukavu pour l’approvisionnement. Depuis la coupure des relations, nous manquons cinq des huit antigènes recommandés dans les neuf premiers mois de vie de l’enfant. Nous sommes en contact avec Kinshasa pour tenter d’obtenir de nouveaux stocks. Pour l’instant, les parents doivent patienter. »
Les parents, eux, s’inquiètent de plus en plus pour la santé de leurs enfants et lancent un appel urgent aux Nations Unies et aux partenaires humanitaires pour intervenir.
Dans les structures sanitaires accueillant les réfugiés, les vaccins BCG (contre la tuberculose), Pneumo (maladies pulmonaires), Rota (diarrhée), VIP (vaccin combiné) et VAR (rougeole) ne sont plus disponibles. Seuls trois antigènes restent encore accessibles : le VPOb (poliomyélite), le DTC-HepB-Hib (hépatite) et le VAA (contre l’anémie).
Depuis janvier, plus de 320 naissances ont été enregistrées dans le camp de Lusenda. Sans une réponse rapide, de nombreux nourrissons risquent d’être exposés à des maladies évitables.
Les camps de réfugiés burundais se trouvent dans les territoires d’Uvira et Fizi, au sud de la province du Sud-Kivu, encore contrôlés par les FARDC et leurs alliés Wazalendo et FDN. La situation humanitaire reste critique.
Marie Charles Nininahazwe volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Après une formation intensive axée sur l’éducation à la paix et la consolidation de la cohésion sociale, les jeunes aspirants Ambassadeurs de la Paix ont été soumis à une évaluation afin de mesurer leur niveau de compréhension et d’assimilation des thématiques abordées. L’objectif était de […]
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Après une formation intensive axée sur l’éducation à la paix et la consolidation de la cohésion sociale, les jeunes aspirants Ambassadeurs de la Paix ont été soumis à une évaluation afin de mesurer leur niveau de compréhension et d’assimilation des thématiques abordées. L’objectif était de s’assurer qu’ils maîtrisent les concepts clés liés à la cohabitation pacifique, à la culture de la paix et à la gestion des conflits avant de recevoir leur certification officielle.
Plus de 500 jeunes, issus des trois communes de la ville de Bukavu (Ibanda, Kadutu et Bagira), ont participé à cette évaluation. Celle-ci s’est déroulée dans un climat serein, propice à la concentration, au sein de différents sites de la ville.
« Cette évaluation nous permet de vérifier l’acquisition réelle des connaissances par nos apprenants. Elle prouvera également leur capacité à devenir des relais du changement au sein de leurs communautés », a déclaré l’un des formateurs.

Pour rappel, la dynamique des Jeunes Ambassadeurs de la Paix est un mouvement engagé pour la cohésion sociale, la prévention des conflits et la promotion de la paix à travers des campagnes de sensibilisation communautaire.
Félicien Mitende Baloleka, l’un des participants, a salué l’initiative :
« Je remercie sincèrement la dynamique des Ambassadeurs de la Paix et nos formatrices pour leur engagement. L’examen s’est déroulé dans de bonnes conditions, fidèle aux leçons apprises. Nous espérons tous réussir. »

Mademoiselle Owene Ornella Mukome, également participante, a confié :
« Au départ, je pensais que ce projet n’était pas sérieux. Mais aujourd’hui, en entrant dans la salle d’examen, j’ai vu le professionnalisme et la rigueur. L’évaluation était bien organisée, semblable à un examen d’État. Je suis fière d’y avoir participé et je souhaite désormais apporter ma contribution à la consolidation de la paix. »
Cette évaluation s’est tenue à Bukavu ce vendredi 27 juin 2025 avec l’accompagnement de L’UNICEF, PBEA et la dynamique des jeunes Ambassadeurs de la Paix du sud-kivu.

Cette évaluation marque une étape décisive pour ces jeunes engagés, prêts à devenir des acteurs du changement positif au sein de leurs communautés.
Clarisse Zihalirwa volontaire pour pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Alors que le monde bascule de plus en plus vers le numérique, l’accès à l’éducation digitale reste un défi majeur pour de nombreux enfants à Bukavu. Entre coupures d’électricité fréquentes, manque d’équipements et absence d’une connexion internet fiable, plusieurs écoles peinent à intégrer les technologies […]
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Alors que le monde bascule de plus en plus vers le numérique, l’accès à l’éducation digitale reste un défi majeur pour de nombreux enfants à Bukavu. Entre coupures d’électricité fréquentes, manque d’équipements et absence d’une connexion internet fiable, plusieurs écoles peinent à intégrer les technologies modernes dans leur système d’apprentissage.
Dans bon nombre d’écoles publiques, les élèves n’ont jamais manipulé un ordinateur. Même les enseignants manquent souvent de formation en outils numériques. Quelques écoles privées tentent d’introduire des cours d’informatique, mais cela demeure encore réservé à une minorité privilégiée.
Grâce, 13 ans, élève à Kadutu, confie :
« J’ai vu un ordinateur pour la première fois à l’église. À l’école, on apprend toujours avec des tableaux et des cahiers. J’aimerais apprendre à taper comme les autres enfants sur WhatsApp ou Google. »
Ce retard compromet les chances de nombreux enfants de s’adapter au monde moderne. Les inégalités se creusent entre ceux qui ont accès à Internet à la maison et ceux qui n’en ont jamais vu.
Jonathan, 12 ans, habitant Panzi, témoigne: « Mon cousin à Kinshasa fait ses devoirs sur internet. Moi, je dois toujours demander à ma grande sœur de chercher sur son téléphone. »
L’éducation numérique ne doit pas rester un privilège pour quelques-uns. Les autorités éducatives, les ONG et les partenaires doivent investir urgemment pour permettre à chaque enfant de Bukavu d’accéder aux outils indispensables du 21e siècle.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Dans plusieurs régions de la République Démocratique du Congo, notamment en zones rurales et milieux défavorisés, de nombreux enfants assument prématurément des responsabilités d’adultes. Par manque de moyens, d’éducation ou d’encadrement, ils deviennent ce qu’on appelle des enfants-parents. Filles ou garçons, parfois âgés de moins […]
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Dans plusieurs régions de la République Démocratique du Congo, notamment en zones rurales et milieux défavorisés, de nombreux enfants assument prématurément des responsabilités d’adultes. Par manque de moyens, d’éducation ou d’encadrement, ils deviennent ce qu’on appelle des enfants-parents. Filles ou garçons, parfois âgés de moins de 12 ans, ils s’occupent de leurs jeunes frères et sœurs, préparent les repas, vendent au marché ou travaillent dans les champs.
Ce phénomène trouve ses racines dans la pauvreté, l’analphabétisme des parents, l’absence d’un des deux parents ou encore le manque de structures d’accompagnement familial. Dans un foyer où la mère est malade ou le père absent, l’enfant devient le pilier du ménage.
Les conséquences sont lourdes : abandon scolaire, fatigue chronique, stress, perte de l’enfance, et exposition accrue aux abus. Ces enfants n’ont ni le temps de rêver ni celui de se construire. Pourtant, être un enfant, c’est essentiel pour bien grandir : jouer, apprendre, se reposer, aller à l’école.
Protéger ces enfants passe par l’éducation parentale, l’autonomisation des femmes et la sensibilisation des communautés à la protection des droits de l’enfant.
Prenons l’exemple de Grâce, 11 ans, habitant Bugobe, dans le territoire de Kabare :
« Le soleil ne s’est pas encore levé. Grâce attache son petit frère de 2 ans sur son dos pendant qu’il pleure. Leur maman est partie très tôt chercher du travail en ville, leur père est absent. Grâce ne va pas à l’école aujourd’hui encore. Elle doit allumer le feu, préparer la bouillie, laver les habits de ses frères, balayer la cour… Dans sa tête d’enfant, elle rêve de devenir médecin. Mais dans sa réalité, elle est déjà une petite maman. Elle rassure, elle prend soin, elle se sacrifie. Parce que personne d’autre ne le peut. »
Cette réalité montre l’urgence de soutenir les familles, de protéger l’enfance, et de rappeler à chacun que Chaque enfant a droit d’être un enfant, pas un parent.
Clarisse Zihalirwa volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Dans l’Est de la RDC, notamment dans la région des Grands Lacs, la participation des jeunes femmes à la vie politique, à la gestion publique et aux processus de paix reste encore trop faible. Ce manque d’implication freine leur épanouissement, alors qu’elles pourraient jouer un […]
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Dans l’Est de la RDC, notamment dans la région des Grands Lacs, la participation des jeunes femmes à la vie politique, à la gestion publique et aux processus de paix reste encore trop faible. Ce manque d’implication freine leur épanouissement, alors qu’elles pourraient jouer un rôle crucial dans la prise de décision et la défense des droits de la femme et de la jeune fille.
C’est dans cette optique que l’ASBL Génération Épanouie (GEP) a initié une formation destinée à 50 jeunes femmes leaders dans le cadre du projet Wasichana na Amani du 25 au 26 juin 2025.
L’objectif principal, selon Madame Sifa Musimwa Esther, coordinatrice du projet, est de renforcer la participation significative des jeunes femmes dans les dynamiques de paix, de leadership et de gouvernance au Sud-Kivu.

Une formation en trois phases structurées :
Première phase :centrée sur les droits des femmes et des filles, avec une approche transformationnelle et féministe. Les participantes ont été outillées sur les mécanismes de défense de leurs droits et préparées à occuper des postes décisionnels.
Deuxième phase :consacrée aux résolutions de l’ONU, notamment la Résolution 1325 (femmes, paix et sécurité) et la 2250 (jeunesse, paix et sécurité), ainsi qu’au réseautage, au coaching et au mentorat. Cette étape visait à renforcer la compréhension du rôle des jeunes femmes dans la prévention des conflits et la construction d’une paix durable.
Troisième phase : axée sur la transformation des conflits, la communication stratégique, le lobbying et le plaidoyer. Les participantes ont appris comment et à quel niveau intervenir en cas d’injustice ou de conflit, et auprès de quelles instances porter leurs revendications.

Pour Mme Sifa Musimwa, ces sessions ont permis non seulement l’acquisition de compétences clés, mais aussi le renforcement de la solidarité entre jeunes femmes engagées.
Témoignage :
« Cette formation a été très bénéfique pour moi. J’ai pu actualiser mes connaissances, découvrir de nouveaux concepts et clarifier plusieurs confusions. Je compte valoriser ces acquis dans mon travail et les transmettre aux autres jeunes filles de ma communauté », confie Henriette Ramandizi, participante à la formation.
Clôture de la formation : un certificat comme symbole d’engagement et d’action
L’activité s’est clôturée par une cérémonie de remise des certificats de participation, décernés par l’ASBL Génération Épanouie aux jeunes femmes ayant suivi avec assiduité la formation. Ces certificats, bien plus que de simples documents officiels, sont présentés comme des outils d’action, de mobilisation et de plaidoyer en faveur de la paix.
« Ce certificat est le fruit de vos efforts, de votre engagement et de votre persévérance. Il doit vous accompagner dans le partage des connaissances acquises, dans la sensibilisation communautaire et dans la lutte pour la consolidation de la paix », a déclaré Madame Sifa Esther Musimwa, tout en remerciant chaleureusement les partenaires du projet ainsi que toute l’équipe de Génération Épanouie pour la réussite de ces sessions.

Madame Marlène Nabintu, représentante de l’Association des Jeunes Badilika a exprimé sa gratitude en recevant son certificat. « Je ne considère pas ce certificat comme un simple ajout à mon CV, mais comme un levier pour accompagner d’autres filles de mon organisation et de mon entourage à sortir de leur zone de confort vers une dynamique de changement positif », a-t-elle affirmé.
Signalons que cette formation s’est déroulée au Sud-Kivu, grâce au soutien financier de Kvinna till Kvinna et du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix.
Clarisse Zihalirwa volontaire pour les jeunes et les enfants au sud kivu