POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Aujourd’hui, les enfants de moins de 12 ans sont de plus en plus exposés aux contenus diffusés sur les réseaux sociaux tels que TikTok, Instagram ou YouTube. Même s’ils ne possèdent pas eux-mêmes de comptes, ils accèdent à ces plateformes via ceux de leurs proches […]
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Aujourd’hui, les enfants de moins de 12 ans sont de plus en plus exposés aux contenus diffusés sur les réseaux sociaux tels que TikTok, Instagram ou YouTube. Même s’ils ne possèdent pas eux-mêmes de comptes, ils accèdent à ces plateformes via ceux de leurs proches ou à travers d’autres canaux numériques. Cette exposition précoce à des images souvent idéalisées du corps influence profondément la perception qu’ils ont d’eux-mêmes. À cet âge encore fragile, des questions comme l’estime de soi, l’acceptation de son apparence ou les standards de beauté irréalistes deviennent des enjeux préoccupants.
Les réseaux sociaux sont des plateformes qui permettent de communiquer, partager des photos, vidéos, textes et d’interagir en temps réel. Des applications comme Facebook, TikTok, WhatsApp, Instagram ou YouTube sont très présentes dans le quotidien des jeunes. Utilisés pour s’informer, se divertir ou maintenir des liens sociaux, ils influencent fortement les comportements, les modes de vie et l’image que les enfants construisent d’eux-mêmes.
Naomie Birindwa, 11 ans, élève à Goma :
« Quand je regarde les vidéos sur TikTok, je vois des filles minces, aux cheveux longs, très jolies. Ensuite, je vais me regarder dans la glace, et je ne me trouve pas belle comme elles. »
Maman Grâce, mère de deux enfants à Bukavu :
« Un jour, ma fille de 9 ans m’a demandé si elle pouvait utiliser une crème pour devenir plus claire. Elle m’a dit que toutes les filles claires sont jolies et que tout le monde les aime sur Instagram. J’ai été bouleversée. »
Joël Mungwakokwa, 10 ans, élève en 5e primaire :
« Sur YouTube, il y avait un garçon qui montrait ses muscles en disant que toutes les filles l’aimaient. Moi aussi, je veux avoir des muscles, je trouve que mon corps ne vaut rien. »
Ces témoignages soulignent à quel point les réseaux sociaux influencent l’image corporelle des enfants, souvent au détriment de leur confiance en soi. D’où l’importance d’un accompagnement parental et éducatif renforcé pour aider les plus jeunes à développer une image positive d’eux-mêmes, loin des filtres et des apparences irréalistes.
Avis des spécialistes
L’influence croissante des réseaux sociaux sur la perception du corps chez les enfants suscite l’inquiétude des professionnels de la santé mentale, de l’éducation et du développement personnel. Plusieurs spécialistes partagent leurs observations et recommandations.
Dr Jeanne Kalume, psychologue scolaire :
« À cet âge, les enfants sont en pleine construction de leur identité et de leur image de soi. Lorsqu’ils sont constamment exposés à des contenus valorisant uniquement certains types de corps, ils peuvent développer une perception négative d’eux-mêmes. J’ai vu des enfants de 8 ou 9 ans refuser de manger pour « maigrir » comme les influenceuses. Ce sont des signes précoces de troubles de l’estime de soi. »
Prof. Éric Mwema, sociologue à l’Université de Kisangani :
« Les réseaux sociaux véhiculent une norme esthétique mondialisée, souvent inaccessible. L’enfant, encore en développement, cherche à imiter ces modèles sans comprendre les filtres, les retouches ou les mises en scène. Cela brouille sa perception du réel et l’amène à croire que sa valeur dépend uniquement de son apparence. »
Chantal Bisimwa, éducatrice en milieu scolaire :
Tous ces spécialistes s’accordent à dire que, mal encadrée, l’exposition aux réseaux sociaux peut gravement altérer la perception qu’ont les enfants de leur corps. Les normes inaccessibles qu’ils y rencontrent génèrent stress, complexes et comportements à risque dès le plus jeune âge.
Pour prévenir ces effets, un encadrement parental renforcé, une éducation à l’image et une valorisation des corps réels et sains s’imposent comme des priorités.
Louise bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Avec les effets de plus en plus visibles des changements climatiques, sécheresses prolongées, inondations imprévisibles, dégradation des sols, l’agriculture traditionnelle est mise à rude épreuve. Dans ce contexte, l’agriculture intelligente face au climat (AIC) apparaît comme une solution durable. De plus en plus de jeunes […]
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Avec les effets de plus en plus visibles des changements climatiques, sécheresses prolongées, inondations imprévisibles, dégradation des sols, l’agriculture traditionnelle est mise à rude épreuve. Dans ce contexte, l’agriculture intelligente face au climat (AIC) apparaît comme une solution durable. De plus en plus de jeunes s’y intéressent, motivés à la fois par la recherche d’un emploi stable et par la volonté d’agir en faveur de l’environnement.
L’agriculture intelligente face au climat est une approche qui vise à augmenter durablement la productivité agricole, à renforcer la résilience face aux effets du changement climatique et à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Elle intègre des techniques modernes telles que l’irrigation efficiente, l’utilisation de semences résistantes, la prévision climatique et l’agroforesterie.

Samuel Birindwa, 27 ans, ingénieur agronome dans le Sud-Kivu, témoigne : « Je me suis intéressé à l’agriculture intelligente après plusieurs échecs dans la culture du maïs, dus au manque de pluie. Aujourd’hui, j’utilise les prévisions météorologiques et des semences résistantes. Ma production s’est nettement améliorée. »
Rachel Kalos, 24 ans, jeune diplômée en environnement, a lancé un projet de potagers urbains fondé sur le compostage local : « J’enseigne à d’autres jeunes à recycler les déchets pour fertiliser le sol. C’est écologique et économique. »
Dieudonné Mukamba, 30 ans, entrepreneur agricole, explique : « Grâce à l’irrigation goutte-à-goutte et à la rotation des cultures, je produis même pendant la saison sèche. Beaucoup de jeunes pensaient que l’agriculture était une activité réservée aux personnes âgées. Aujourd’hui, nous prouvons le contraire. »
Avis des spécialistes
Dr Chantal Ilunga, climatologue : « L’engagement des jeunes dans l’agriculture intelligente est essentiel pour renforcer la résilience alimentaire face au climat. Ils sont créatifs, ouverts à l’innovation et aptes à utiliser les outils numériques pour optimiser les rendements. »
Prof. Léon Mukeba, expert en développement rural : « Il faut mettre en place des politiques d’accompagnement pour les jeunes agriculteurs : accès à la terre, aux semences améliorées, au financement et à l’information climatique. L’AIC doit devenir une priorité éducative. »
Mireille T., sociologue : « Ce modèle change la perception des jeunes vis-à-vis de l’agriculture. Elle n’est plus une corvée, mais une opportunité moderne, rentable et durable. C’est un levier puissant contre le chômage. »
Tous les spécialistes s’accordent à dire que l’agriculture intelligente face au climat constitue une stratégie incontournable pour répondre aux défis agricoles actuels. Son adoption par les jeunes représente une opportunité de revitaliser le secteur agricole, d’améliorer la sécurité alimentaire et d’apporter des réponses durables au chômage.

L’agriculture intelligente face au climat offre une voie prometteuse aux jeunes, tant sur le plan économique qu’écologique. En s’engageant dans cette démarche, ils ne se contentent pas de produire pour survivre, mais participent activement à la transformation de leurs communautés et à la lutte contre les effets du changement climatique. Leur énergie et leur capacité d’adaptation sont des atouts majeurs pour construire une agriculture résiliente, moderne et inclusive.
Louise Bibentyo, volontaire engagée pour les enfants et les jeunes à Bukavu
En République Démocratique du Congo, l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) a démarré ce mardi 1er juillet et se poursuivra jusqu’au mercredi. Cette épreuve sanctionne la fin du cycle primaire et mobilise chaque année des milliers d’élèves finalistes à travers le pays. Dans la […]
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En République Démocratique du Congo, l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) a démarré ce mardi 1er juillet et se poursuivra jusqu’au mercredi. Cette épreuve sanctionne la fin du cycle primaire et mobilise chaque année des milliers d’élèves finalistes à travers le pays.
Dans la province éducationnelle du Sud-Ubangi 2, la cérémonie officielle de lancement de l’ENAFEP édition 2025 s’est tenue ce mardi 1er juillet au complexe scolaire Espérance de Vie, à Zongo.
C’est le maire de la ville de Zongo, Arthur Nguma, qui a donné le coup d’envoi de cette importante activité, en présence des partenaires éducatifs.
Dans son allocution, le directeur de la province éducationnelle du Sud-Ubangi 2, M. Jean-Baptiste Tshibaba Kabuena, a invité les candidats à rester calmes et confiants.
De son côté, l’inspectrice principale provinciale, Émilie Kimpumpu Munkina, rappelant la vision du Chef de l’État sur la qualité et la gratuité de l’enseignement primaire, conformément à l’article 43 de la Constitution de la RDC, a souligné que la passation de l’ENAFEP doit être gratuite. Elle a averti que toute personne exigeant un paiement serait passible de sanctions disciplinaires, voire de poursuites judiciaires.
Pour cette édition, 29 130 candidats, dont 13 372 filles, sont inscrits à l’ENAFEP dans la province. Ils composent dans 108 centres répartis dans les 13 sous-divisions du Sud-Ubangi 2.
Édouard Rogose, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Ubangi
C’est dans une atmosphère solennelle que le coup d’envoi officiel de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) a été donné ce mardi 1er juillet 2025 à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. La cérémonie s’est déroulée à l’école primaire Imani Panzi, située dans […]
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C’est dans une atmosphère solennelle que le coup d’envoi officiel de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) a été donné ce mardi 1er juillet 2025 à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. La cérémonie s’est déroulée à l’école primaire Imani Panzi, située dans le quartier Panzi, commune d’Ibanda, en présence de plusieurs autorités provinciales et du secteur éducatif.
Au total, 103 698 élèves finalistes participent à cette édition de l’ENAFEP dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1. Parmi eux, 53 129 filles et 50 569 garçons, soit une quasi-parité qui illustre les efforts déployés pour promouvoir l’égalité des chances en milieu scolaire.

Prenant la parole, madame Chiregereza Nabuci Chantal, inspectrice principale provinciale de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté du Sud-Kivu 1, a brièvement retracé l’historique de l’examen avant de rappeler les statistiques et encourager les élèves :
« Notre province a inscrit 103 698 candidats répartis dans 2 479 écoles publiques et privées agréées. Parmi eux, 50 569 garçons et 53 129 filles. Chers enfants, aujourd’hui marque une étape importante. Ne soyez pas paniqués, prenez votre temps pour bien réfléchir et cocher les bonnes réponses. Nous vous encourageons à rester calmes et à travailler de manière individuelle et honnête. Comptez sur vous-mêmes, vous êtes capables. L’inspection provinciale vous souhaite bonne chance et plein succès. »
Elle a également précisé que les épreuves se déroulent dans 333 centres répartis comme suit : 83 dans la ville de Bukavu, 76 à Kabare 1 et 2, 73 à Walungu, 28 à Idjwi 1 et 2, et 73 dans les zones de Kalehe 1, 2 et 3.

À la sortie des salles d’examen, plusieurs élèves se sont confiés au micro de Watoto News pour partager leurs impressions positives après la première journée de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP), ce mardi 1er juillet 2025.
Olive Kilolo, élève au Collège Adora, n’a pas caché sa satisfaction :
« L’examen s’est très bien passé. C’était facile et nous avons terminé rapidement, car la plupart des questions avaient déjà été vues en classe. Je remercie sincèrement mes enseignants pour leur dévouement, et je remercie aussi notre promoteur qui nous a remis des stylos ce matin et a prié pour nous avant de commencer la journée. Cela m’a beaucoup encouragée. »
Même sentiment de la part de Rushembo Christian, élève au Complexe Scolaire Père Antonino. Il a salué le soutien reçu tant sur le plan pédagogique que familial :
« L’examen était abordable, les surveillants étaient bienveillants, et les questions posées avaient été bien révisées en classe. Un grand merci à nos enseignants qui sont restés engagés, même pendant les périodes difficiles dues à l’insécurité. Ils nous ont encadrés avec persévérance. Que Dieu les bénisse. Merci aussi à nos parents qui se sacrifient pour nous envoyer à l’école. »
Rappelons que le mot d’ouverture de ces épreuves a été prononcé par le vice-gouverneur du Sud-Kivu en charge des questions politiques, juridiques et administratives, M. Dunia Masumbuko Bwege. L’examen se poursuit ce mercredi avec les épreuves de mathématiques et de sciences.
Emmanuel Murhula volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
À Bukavu les élèves finalistes du cycle primaire ont entamé les épreuves de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) ce mardi 1 juillet 2025. À la sortie des centres d’examen, plusieurs d’entre eux se sont dits satisfaits de leur performance et confiants quant aux […]
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À Bukavu les élèves finalistes du cycle primaire ont entamé les épreuves de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) ce mardi 1 juillet 2025.
À la sortie des centres d’examen, plusieurs d’entre eux se sont dits satisfaits de leur performance et confiants quant aux résultats à venir.
La première journée s’est déroulée dans une atmosphère de calme et de concentration. Les écoliers ont affronté les épreuves de français et de culture générale, et les retours recueillis témoignent d’un sentiment général de préparation et d’optimisme.
Au complexe scolaire Marie Reine, Kashosi Kingi Isaac, 12 ans, a partagé son expérience avec assurance :
« Il y avait 25 questions : 10 en français et 15 en culture générale. Je m’étais bien préparé, j’ai révisé mes notes la veille, et heureusement, les questions correspondaient à ce que j’avais étudié. »
Il s’est montré particulièrement à l’aise avec les matières comme l’histoire, la géographie et la compréhension de texte.
« J’ai aussi apprécié la bienveillance des enseignants surveillants. Demain, ce sera au tour des mathématiques », a-t-il ajouté.
Wanie Bisimwa, 15 ans, élève à l’EP 2 Ibanda, ayant passé l’examen au centre du complexe scolaire Saint Michel, a également partagé son ressenti :
« J’étais un peu stressée au début, mais dès que j’ai vu les questions, le stress s’est envolé. Ce n’était pas aussi difficile que je le craignais », a-t-elle confié, soulagée.
Même si elle a trouvé l’épreuve de français un peu plus exigeante que celle de culture générale, Wanie Bisimwa reste optimiste.
« J’espère réussir, et si tout se passe bien, je m’inscrirai à l’Institut Hodari. Mon rêve, c’est de devenir docteur », confie-t-elle, le regard tourné vers l’avenir.

Pour Esther Bahati Mirindi, 12 ans, élève à l’EP A Ibanda, la motivation est limpide : réussir pour rendre ses parents fiers.
« Je me suis bien préparée, je veux réussir et leur faire plaisir. Après l’examen, j’attends de bons résultats », affirme-t-elle avec détermination. Déjà pleine d’ambition, elle ajoute :
« Je travaille dur parce que je veux devenir ingénieure en génie civil. »
Dans les coulisses de l’examen, les encadreurs saluent l’engagement des élèves. Monsieur Ntabaza Jean-Marie, enseignant et surveillant au centre Saint Michel, témoigne :
« Les enfants étaient concentrés et disciplinés. La majorité semblait bien préparée, ce qui est très encourageant pour la suite. »
En somme, cette première journée de l’ENAFEP à Bukavu s’est déroulée dans un climat serein, avec des élèves motivés et confiants. Alors que les épreuves de mathématiques se profilent à l’horizon, les candidats abordent la suite avec espoir, portés par leur détermination à bâtir un avenir prometteur.
Gabriel Cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à bukavu
Le gouverneur ad intérim du Kasaï Oriental, Dr Augustin Kayemba Mulemena, a lancé officiellement ce mardi matin les épreuves de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP), à Mbujimayi marquant une étape clé pour des milliers d’élèves à travers la province. La cérémonie officielle s’est […]
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Le gouverneur ad intérim du Kasaï Oriental, Dr Augustin Kayemba Mulemena, a lancé officiellement ce mardi matin les épreuves de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP), à Mbujimayi marquant une étape clé pour des milliers d’élèves à travers la province.
La cérémonie officielle s’est tenue dans une école de la commune de Bipemba, en présence de plusieurs autorités provinciales, responsables éducatifs et partenaires du secteur. Le lancement symbolique s’est fait devant un groupe représentatif d’élèves, tous motivés à franchir cette étape déterminante vers le cycle secondaire.

Dans son intervention, le gouverneur a.i. a salué les efforts conjoints des enseignants, des parents et des autorités scolaires pour maintenir un environnement d’apprentissage malgré les défis persistants. Il a exhorté les élèves à faire preuve de sérieux et de persévérance, rappelant que l’ENAFEP constitue un jalon fondamental dans leur parcours éducatif.
D’après les premières données fournies par le ministère provincial de l’Éducation, plusieurs milliers d’écoliers du primaire sont inscrits à cette session dans toute la province.

Au-delà de la simple clôture de l’année scolaire, l’ENAFEP représente une évaluation nationale cruciale pour mesurer les acquis des élèves en fin de cycle primaire, dans le but d’orienter les réformes et d’améliorer la qualité de l’enseignement en République Démocratique du Congo.
Kweli Birindwa, volontaire pour les jeunes et les enfants à Watoto News
Le dimanche 29 juin 2025 restera gravé dans les mémoires des enfants du centre Mabadiliko à Goma. À l’occasion de la fête de l’indépendance, le groupe « Aide et Charité », composé de jeunes volontaires engagés, a organisé une visite caritative pleine de jeux et […]
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Le dimanche 29 juin 2025 restera gravé dans les mémoires des enfants du centre Mabadiliko à Goma. À l’occasion de la fête de l’indépendance, le groupe « Aide et Charité », composé de jeunes volontaires engagés, a organisé une visite caritative pleine de jeux et de solidarité. Un moment d’exception vécu comme un partage de verre d’amour avec ces enfants vulnérables.

Espoire, l’un des enfants bénéficiaires, a salué la générosité des visiteurs : « Leur gentillesse et leur aide nous ont donné beaucoup de joie. Nous avons mangé, dansé, joué…Bref, nous avons passé une journée spéciale et agréable. »
Grâce, également pris en charge au centre, a exprimé sa reconnaissance avec émotion :
« Je remercie notre maman Laurette ainsi que toutes les personnes venues nous rendre visite. Nous avons bien mangé et passé des moments merveilleux en leur compagnie. »

De son côté, Rebecca, également hébergée au centre, a partagé sa joie avec enthousiasme :
« Ce que je voyais seulement dans les films est devenu réalité. Pour la première fois de ma vie, j’ai goûté à un gâteau, c’était un vrai moment de bonheur ! »

Broncard, membre du groupe, a souligné que cette initiative a été motivée par le contexte actuel et l’esprit de charité « Nous voulions rappeler à ces enfants qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils comptent pour nous et pour toute la communauté. »

Derrière cette journée de bonheur se trouve une jeune fille au cœur immense : Laurette Mugoli, fondatrice et responsable du centre Mabadiliko. Véritable pilier du combat pour l’enfance vulnérable à Goma, elle incarne l’espoir, la résilience et l’amour inconditionnel. C’est avec humilité qu’elle a exprimé sa gratitude : « Nous remercions sincèrement ces jeunes pour cet acte d’amour et de charité. »

Orpheline de père , Laurette a grandi dans un environnement où l’amour et la charité comptent, Ancienne choriste, membres des petits chanteurs, elle a trouvé dans le partage une vocation.
« Dieu a fait beaucoup pour moi, alors j’ai promis de faire autant pour les autres. C’est pour cela que je donne ma jeunesse à ces enfants », confie-t-elle.

Le centre Mabadiliko, qu’elle a fondé de ses propres moyens, accueille aujourd’hui 54 enfants, dont 25 vivent en interne.
Grâce à sa détermination, 18 d’entre eux sont scolarisés dans des écoles privées, un exploit dans un contexte marqué par la précarité. Mais Laurette ne s’arrête pas là : elle prévoit aussi la réinsertion professionnelle des jeunes non scolarisés à travers des formations en coupe couture et autres métiers manuels.

Enseignante de son état leader par vocation, mère de cœur par excellence, Laurette prouve chaque jour qu’il ne faut ni richesse, ni statut pour changer des vies. « Ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on possède, mais ce qu’on est prêt à donner. Avec de l’amour et de la foi, on peut construire des destins. »
Son appel aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté est clair : « Soutenez-nous pour qu’aucun enfant ne soit privé d’avenir. Ensemble, offrons-leur un avenir meilleur. »

Grâce à Laurette Mugoli, Goma compte une lumière de plus. Une jeune fille dont les gestes parlent plus fort que les mots, inspirant toute une génération à choisir l’amour, l’action et le don de soi.
Bahati Rugishi, volontaire communautaire pour la protection de l’enfance et coordinateur des Recope (Réseau Communautaire pour la Protection de l’Enfance), a salué l’engagement remarquable de Laurette Mugoli et des jeunes bénévoles qui l’entourent : « Je suis fier de voir cette jeunesse se lever, même avec peu de moyens, pour défendre la cause des enfants vulnérables. C’est un bon exemple de solidarité communautaire. »

Dans une société où les défis liés à l’enfance en détresse sont nombreux, des initiatives comme celle du centre Mabadiliko témoignent de l’espoir et de la possibilité du changement. Elles rappellent que la protection de l’enfant ne doit pas être un luxe réservé aux grandes structures, mais un devoir partagé, que chacun peut incarner à sa manière.

L’engagement de Laurette Mugoli, renforcé par le soutien de jeunes volontaires comme ceux du groupe « Aide et Charité », dessine une voie inspirante vers une société plus juste, plus humaine et plus solidaire.
Offrir à chaque enfant la chance de rêver, d’apprendre et de grandir dans la dignité, voilà le combat silencieux mais puissant que mènent ces héros du quotidien.
Michael Lufungulo, volontaire pour les enfants et les jeunes
Loin des partitions et des pupitres de chant, c’est sur le terrain synthétique du stade de la Concorde à Kadutu que s’est jouée une rencontre inédite ce lundi 30 juin 2025. Organisé par la Fédération Diocésaine des Petits Chanteurs de Bukavu, un match de football […]
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Loin des partitions et des pupitres de chant, c’est sur le terrain synthétique du stade de la Concorde à Kadutu que s’est jouée une rencontre inédite ce lundi 30 juin 2025. Organisé par la Fédération Diocésaine des Petits Chanteurs de Bukavu, un match de football a opposé les directeurs et maîtres de chœurs aux jeunes chantres. Une initiative placée sous le signe de la paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale.

Sous les encouragements enthousiastes d’un public venu nombreux, les jeunes chantres se sont imposés sur un score sans appel de 3 buts à 0. Si la victoire est significative, c’est surtout le symbole d’unité intergénérationnelle qui a retenu l’attention.
Dès les premières minutes, les chantres ont imposé leur rythme. À la 15e minute, Yves, petit chanteur du chœur Messie de Burhiba, ouvre le score après un contre bien mené. Fiston, du chœur de Bagira, inscrit le deuxième but d’une superbe frappe à l’entrée de la surface. Juste avant la pause, Grâce Tendilonge, du chœur Sainte Immaculée de Cahi, très actif au milieu, conclut un bel enchaînement collectif et scelle le score à 3-0.

Malgré quelques tentatives en seconde période, les directeurs et maîtres de chœurs n’ont pas réussi à réduire l’écart, butant sur une défense solide et bien organisée.
À la fin de la rencontre, le président diocésain des petits chanteurs n’a pas caché sa satisfaction :
« Ce match n’est pas une simple compétition, c’est un moment de communion, un message vivant de paix. Nos chantres ont montré qu’ils ont du talent, mais surtout qu’ils sont porteurs d’un message : les jeunes veulent la paix, ils sont prêts à la construire et à la chanter. Ce genre d’initiative doit se pérenniser. »

Côté vainqueurs, l’humilité et la reconnaissance dominaient les réactions. Lulasha Mbala Alexis, du chœur Saint Édouard Legrand de la paroisse Saint Vincent Pallotti à Karhale, capitaine de l’équipe des chantres, s’est dit profondément satisfait de cette activité :
« Je suis très heureux du déroulement de ce match. Depuis que je suis petit chanteur, je n’avais jamais vu une telle initiative. C’est une première, et elle m’a beaucoup réjoui. Je félicite les organisateurs et les encourage à poursuivre dans cette voie. Pour renforcer encore plus la cohésion sociale, je propose même l’organisation d’un mini-championnat entre chœurs, ce serait bénéfique pour notre épanouissement. »

Même satisfaction chez Élisabeth Masoka, chantre au chœur des Enfants du Congo de Kadutu, qui a également pris part à la rencontre :
« C’est une grande joie pour moi. Battre nos directeurs, c’était amusant, mais au-delà de la victoire, cette activité nous aide à nous épanouir et à mieux nous connaître. Je souhaite que les organisateurs poursuivent avec d’autres initiatives : des marches de santé, des apostolats, des veillées de prière… Cela renforcerait encore notre fraternité. Que Dieu les bénisse pour leur engagement, et j’encourage tous les petits chanteurs à participer activement aux activités de la Fédération. »
À la fin du match, les deux équipes se sont réunies pour une photo souvenir, puis ont partagé, dans une ambiance conviviale, ce qu’ils ont appelé symboliquement « la bouteille de la fraternité ». Autour d’un verre d’eau partagé, des chants, des rires et des échanges sincères ont scellé l’esprit de cette journée.

La Fédération Diocésaine des Petits Chanteurs a promis que cette rencontre ne resterait pas sans suite. D’autres événements sportifs et culturels intergénérationnels sont déjà en préparation, dans le but de renforcer l’esprit communautaire au sein des paroisses.
Dans une ville comme Bukavu, souvent traversée par des tensions sociales, cette belle initiative vient rappeler que la musique, tout comme le sport, peut être un puissant vecteur de paix, de communion et d’espérance pour la jeunesse chrétienne.
Emmanuel Murhula volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
L’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) a été officiellement lancé ce mardi 1ᵉʳ juillet 2025 dans la province éducationnelle Nord-Kivu 1, à Goma. Selon Mashangiro Ngangi, directeur provincial de l’Éducation, un total de 49 305 écoliers, dont 25 061 filles, participent à cette épreuve […]
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L’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) a été officiellement lancé ce mardi 1ᵉʳ juillet 2025 dans la province éducationnelle Nord-Kivu 1, à Goma.
Selon Mashangiro Ngangi, directeur provincial de l’Éducation, un total de 49 305 écoliers, dont 25 061 filles, participent à cette épreuve cruciale visant à évaluer les connaissances et compétences acquises à la fin du cycle primaire.
À cette occasion, M. Mashangiro a encouragé les élèves à affronter les examens avec courage et à prendre leurs études au sérieux, rappelant l’importance de cette étape dans leur parcours :
« Vous êtes nos futurs héros. Ce que vous accomplissez aujourd’hui n’est pas une simple formalité, mais une étape essentielle pour bâtir un Congo fort et solidaire. »
Il a également exprimé sa gratitude envers les différents partenaires du secteur éducatif, notamment l’UNICEF et l’UNESCO, pour leur appui logistique, en particulier pour le transfert sécurisé des malles d’examen.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs autorités éducatives et politiques de la province, dont le vice-gouverneur Bahati Amani Shadrack, qui a rassuré les élèves sur les dispositions sécuritaires mises en place pour permettre le bon déroulement des épreuves dans la sérénité.
Ce lancement marque non seulement la fin d’un cycle pour ces jeunes écoliers, mais aussi le début d’un nouveau chapitre dans leur parcours scolaire.
Michael Lufungulo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Goma
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
ACTUALITÉS SOCIÉTÉLa mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui puisent dans leurs traditions vestimentaires pour affirmer leur identité culturelle. Entre tissus traditionnels, coiffures, bijoux et noms symboliques, la mode devient un langage à part entière, porteur d’histoire et de fierté.
Paroles de jeunes engagés :
Emmanuel Kamalebo, 22 ans, étudiant à Bukavu :
« J’ai grandi en voyant mon grand-père porter le kitenge avec fierté. Aujourd’hui, je le réinvente à ma façon : j’y ajoute des coupes modernes, des baskets. Ça me donne une identité propre, entre tradition et modernité. »
Agisha Buhendwa , 19 ans, coiffeuse et influenceuse locale :
« La culture, ce n’est pas juste dans les livres. Je la porte chaque jour sur moi. Quand je mets un foulard ou un bijou typique, je montre que je suis fière d’être congolaise. Et je sens que ça inspire d’autres filles. »
Patiant Mirindi, 25 ans, entrepreneur textile :
« On a lancé une marque avec des amis. Chaque vêtement porte un nom en swahili ou en mashi. C’est notre manière d’éduquer les gens à aimer nos langues et nos traditions. Nos vêtements racontent une histoire. »
L’avis des spécialistes:
Dr Nadine Mwema, sociologue à Kinshasa :
« Les jeunes se réapproprient la culture par des formes visibles comme l’habillement. C’est une réponse au besoin d’enracinement dans un monde qui pousse à l’uniformité. »
Professeur Aimé Bisimwa, anthropologue à l’Université de Bukavu :
« Porter un vêtement traditionnel dans un espace urbain, c’est faire une déclaration identitaire. La jeunesse utilise la mode pour se repositionner et revendiquer sa place dans la société. »
Olivia Bahati, psychologue spécialisée en jeunesse :
« L’expression de soi par la mode renforce l’estime personnelle. Un jeune qui s’habille selon sa culture affirme qu’il s’accepte, qu’il est fier de ses origines. C’est un levier très positif. »
Entre héritage et innovation, les jeunes congolais transforment la mode en outil de résistance culturelle et d’inspiration collective. Une manière élégante et engagée de dire :Je suis, donc je porte.
Alain Kabare, styliste et formateur à Goma
« Les jeunes créateurs locaux mélangent les tissus africains avec des designs modernes. C’est une innovation culturelle qui permet à notre patrimoine de survivre dans le temps. »
Mme Claire Tumba, directrice d’un centre culturel à Bukavu :
« On voit de plus en plus de défilés de mode organisés par des jeunes, où les tenues traditionnelles sont à l’honneur. C’est une forme d’activisme culturel, un cri de ralliement. »
À travers la mode, les jeunes recréent un lien entre passé et présent. Leur créativité contribue à la valorisation du patrimoine tout en leur offrant un espace d’expression personnelle. La société devrait soutenir cette dynamique en intégrant la culture dans l’éducation et les politiques de jeunesse. Parce qu’un jeune qui porte fièrement sa culture est un jeune ancré, conscient et acteur de changement.
Louise Bibentyo volontaire pour les jeunes et les enfants à Watoto News