POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
« Mon rêve est qu’un jour je puisse intégrer la sélection nationale de la RDC. Ensuite, j’aimerais construire ma vie en tant que joueur professionnel de basketball sur fauteuil roulant. » C’est avec ces mots pleins de détermination que Mulonda Kapuku John, jeune homme vivant […]
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« Mon rêve est qu’un jour je puisse intégrer la sélection nationale de la RDC. Ensuite, j’aimerais construire ma vie en tant que joueur professionnel de basketball sur fauteuil roulant. »
C’est avec ces mots pleins de détermination que Mulonda Kapuku John, jeune homme vivant avec handicap, exprime sa foi en son avenir sportif.
Watoto News média est allé à la rencontre de ce jeune Congolais pour en apprendre davantage sur son parcours, ses ambitions, ses défis et sa passion.

Né à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, Mulonda Kapuku John est licencié en sciences de l’information et de la communication de l’Université Catholique de Bukavu (UCB). Depuis 2018, il s’est lancé avec passion dans le basketball sur fauteuil roulant.
Les premiers pas dans le handi-basket
« J’ai commencé à pratiquer le basketball sur fauteuil roulant en 2018, au Centre Jeunes de Panzi, grâce à une initiative du Père Robert à la paroisse de Panzi.
Quelques années plus tard, j’ai participé à deux tournois : en 2023, sur le terrain de l’ISP à Bukavu, et plus récemment à Bunia en 2025. Par la grâce de Dieu, nous avons remporté les deux compétitions. »

Cette année encore, Mulonda et son équipe se sont illustrés en remportant le tournoi mixte de handi-basket organisé à Bunia par la Fédération Nationale de Basketball sur Fauteuil Roulant, en partenariat avec le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Une deuxième victoire qui renforce l’engagement du jeune athlète.
Pour Mulonda Kapuku John, le basketball sur fauteuil roulant est bien plus qu’un sport : c’est une passion et un moyen d’inspirer d’autres jeunes vivant avec handicap à croire en leurs rêves.
« J’ai choisi le basketball sur fauteuil roulant parce que j’aime profondément ce sport. C’est une véritable passion pour moi. C’est aussi le sport paralympique le plus populaire ici à Bukavu. À travers lui, je veux encourager d’autres jeunes vivant avec handicap à ne pas perdre espoir. »

Des souvenirs marquants, entre joie et fierté
Interrogé sur les moments forts de sa carrière, Mulonda évoque avec émotion certains souvenirs :
« Parmi les meilleurs souvenirs, je me rappelle les bons moments passés à l’hôtel avec d’autres athlètes handicapés venus d’autres provinces. Il y avait une ambiance fraternelle avec nos chefs de ligues paralympiques, et les applaudissements de mes fans me restent gravés dans le cœur. »
Mais tout n’a pas toujours été rose. Comme pour toute passion, des défis subsistent.
« Mon pire souvenir ? C’est un samedi où je n’ai pas pu aller à l’entraînement faute de moyen de transport… Et aussi, la défaite contre l’équipe du Nord-Kivu lors de la phase aller du tournoi 2023 à l’ISP, avec un score de 4 à 24. »
Un appel à la solidarité
Malgré ces difficultés, Mulonda garde le cap, soutenu par sa famille, ses amis et ses connaissances. Il reste déterminé à poursuivre son rêve sportif.
Il lance un appel :
« Je demande à nos lecteurs de continuer à nous lire, à nous suivre, mais aussi à avoir le courage de soutenir nos activités. Pour progresser, nous avons besoin de moyens. Sans soutien moral, matériel ou financier, nous ne pouvons pas avancer. »

Mulonda plaide enfin pour un accompagnement accru des autorités et des personnes de bonne volonté, afin de promouvoir le basketball sur fauteuil roulant à Bukavu et dans tout le Sud-Kivu.
Loni Irenge Joël volontaire pour les jeunes et les enfants à Watoto News
Dans plusieurs quartiers de la ville de Bukavu, notamment à Kadutu, les enfants prennent activement part aux travaux communautaires, appelés localement salongo. Organisées les week-ends ou durant les congés scolaires, ces activités consistent à nettoyer les rues, déboucher les caniveaux ou encore entretenir les espaces […]
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Dans plusieurs quartiers de la ville de Bukavu, notamment à Kadutu, les enfants prennent activement part aux travaux communautaires, appelés localement salongo. Organisées les week-ends ou durant les congés scolaires, ces activités consistent à nettoyer les rues, déboucher les caniveaux ou encore entretenir les espaces publics.
Bien plus qu’un simple effort physique, le salongo devient une véritable école de responsabilité, de solidarité et de civisme. À travers leur participation, les enfants apprennent qu’ils font partie intégrante de la communauté, qu’ils ont un rôle à jouer et que leur contribution compte.

Ce samedi 5 juillet, un jeune garçon rencontré à Buholo, dans la commune de Kadutu, témoigne :« Je m’appelle Junior. Chaque samedi matin, avec mes amis, on fait le salongo dans notre quartier. On nettoie les caniveaux, on balaie la route, parfois on enlève la boue quand il a beaucoup plu. Au début, je croyais que c’était une obligation imposée par les chefs d’avenue, mais maintenant j’aime ça. Je me rends sur le lieu des travaux avant même d’entendre les mégaphones. Je me sens utile. Quand le quartier est propre, je suis fier. Les adultes nous félicitent et ça nous motive. Ma maman me dit que cela nous apprend à aimer notre quartier et à respecter l’environnement. Un jour, je voudrais être chef d’avenue pour mieux organiser ces travaux. »

Cette implication développe chez les enfants le sens du devoir, la discipline, le respect de l’environnement et l’amour du travail bien fait. Elle ne doit pas être perçue comme de l’exploitation, mais comme un moyen d’éducation citoyenne, à condition de respecter l’âge, la sécurité et le bien-être de chaque enfant.
Le salongo, bien encadré, devient ainsi un acte formateur, porteur de valeurs. Inclure les enfants dans la vie communautaire, c’est les préparer à devenir des adultes responsables, engagés et soucieux du bien commun.
Clarisse Zihalirwa volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Aujourd’hui, nombreux sont les parents qui estiment qu’inscrire leurs enfants à l’école suffit pour leur garantir un bon avenir. Pourtant, beaucoup négligent un aspect fondamental de l’éducation : l’éveil à la foi. Trop souvent, on attend que l’enfant grandisse pour l’impliquer dans la prière familiale, […]
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Aujourd’hui, nombreux sont les parents qui estiment qu’inscrire leurs enfants à l’école suffit pour leur garantir un bon avenir. Pourtant, beaucoup négligent un aspect fondamental de l’éducation : l’éveil à la foi. Trop souvent, on attend que l’enfant grandisse pour l’impliquer dans la prière familiale, la vie de l’Église ou le service de Dieu, oubliant que l’enfance est une étape cruciale de la construction des valeurs, du caractère et de la foi.
Initier les enfants à la vie spirituelle dès leur plus jeune âge est une véritable semence de bénédiction. Leur cœur, encore pur et réceptif, est semblable à une terre fertile, prête à accueillir les enseignements de l’amour, du pardon, de la compassion et de la foi. Servir Dieu dès l’enfance permet à l’enfant de développer une relation profonde avec Lui, influençant positivement ses choix et son comportement à l’âge adulte.
Joëlle, une fillette de 11 ans, témoigne de sa joie à servir Dieu :« Bonjour, je m’appelle Joëlle. Depuis que je suis toute petite, j’aime servir Dieu dans notre église Lieu de l’Espérance, ici à Bukavu. Au début, je participais juste aux chants et aux prières, mais avec le temps, j’ai beaucoup appris grâce à mes animateurs et à notre pasteur.
Aujourd’hui, je ne me limite plus à suivre : j’enseigne aussi aux plus petits. Je leur montre comment prier, chanter et être gentils, comme Dieu nous le demande. Cela me rend très heureuse de les voir progresser dans la foi. Je me sens fière d’aider les autres à mieux connaître Dieu, car servir Dieu, ce n’est pas seulement pour les adultes, c’est aussi pour nous, les enfants ! »
De nombreux récits bibliques montrent que l’on peut servir Dieu dès le plus jeune âge, avec fidélité et impact.
Samuel, par exemple, servait dans le temple sous la direction du prêtre Éli, bien avant d’être prophète. David, jeune berger au cœur tourné vers Dieu, a été choisi pour devenir roi. Timothée connaissait les Saintes Écritures dès l’enfance, grâce à l’enseignement de sa mère et de sa grand-mère. Ces figures inspirantes nous rappellent qu’aucune jeunesse n’est trop précoce pour le service divin, et que les fruits en sont souvent abondants.
Servir Dieu dès l’enfance est un véritable tremplin pour le développement moral et spirituel. Un enfant qui grandit dans l’amour de Dieu apprend des valeurs essentielles comme l’humilité, la patience, la bonté et la sagesse. Ces qualités l’aident à affronter les défis de la vie avec foi et sérénité. Un cœur jeune et dévoué rayonne de paix et de joie, influençant positivement son entourage.
Les parents, les éducateurs et les responsables d’église ont un rôle déterminant à jouer. Ils doivent offrir à l’enfant un environnement propice, des enseignements adaptés et des occasions concrètes de s’impliquer : prier à la maison, chanter à l’église, lire la Bible ou encore participer à des actions d’entraide. Le dialogue constant sur la foi, en famille comme à l’église, solidifie les fondations spirituelles de l’enfant.
Julien Bahati, 13 ans, témoigne de son engagement :
« Depuis tout petit, j’aime chanter pour Dieu. Ma maman m’a emmené à l’église à l’âge de 4 ans, et c’est là que j’ai commencé à apprendre des chants. À la maison, on prie chaque matin à 5h et le soir avant de manger. Au début, c’était difficile, mais aujourd’hui, même quand mes parents sont absents, j’organise la prière avec mes petites sœurs. Je suis Petit Chanteur dans le chœur Les Anges. Chanter pour Dieu me donne la paix, la joie et le courage. Je sais que c’est un don, et je veux l’utiliser pour toucher les cœurs et servir Dieu toute ma vie. »
Initier les enfants au service de Dieu dès leur plus jeune âge est un acte de foi et d’amour. C’est une semence qui, avec le temps, porte des fruits durables pour l’enfant, sa famille et la société. Former les enfants à aimer et à servir Dieu, c’est préparer une génération forte, sage et bénie.
Clarisse Zihalirwa volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
À Bukavu, la saison sèche aggrave une crise déjà bien installée : la pénurie d’eau potable. Ce problème structurel pèse lourdement sur les familles, et plus particulièrement sur les enfants, devenus les premières victimes d’un accès difficile à cette ressource vitale. Chaque matin, des enfants […]
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À Bukavu, la saison sèche aggrave une crise déjà bien installée : la pénurie d’eau potable. Ce problème structurel pèse lourdement sur les familles, et plus particulièrement sur les enfants, devenus les premières victimes d’un accès difficile à cette ressource vitale.
Chaque matin, des enfants – parfois très jeunes partent à la recherche de quelques litres d’eau, parcourant de longues distances, bidon sur la tête ou sur le dos. Une responsabilité trop lourde pour leur âge, qui empiète sur leur droit au repos, à l’éducation et à la sécurité.

Junior, 12 ans, habitant de Kadutu, témoigne :
« Depuis le début de la saison sèche, c’est moi qui pars chercher de l’eau très tôt. La source est loin, il faut descendre une colline glissante. Je pars à 5h et je reviens souvent après 7h. Je suis en retard à l’école, parfois je pars sans me laver. Une fois, j’ai glissé et je me suis blessé au pied. On n’avait pas les moyens pour m’amener à l’hôpital, alors je suis resté à la maison plusieurs jours. »
Comme lui, des centaines d’enfants subissent les conséquences directes de cette crise. Physiquement, ils s’exposent à des accidents, des chutes ou des noyades dans des points d’eau non sécurisés. Les filles, souvent envoyées seules, sont particulièrement vulnérables aux agressions et au harcèlement. Psychologiquement, la pression familiale, la peur et la fatigue créent un environnement anxiogène pour ces jeunes en quête de survie.
L’impact sur l’éducation est tout aussi préoccupant : retards à l’école, baisse de concentration, somnolence en classe, voire abandon scolaire. Les filles, en particulier, sont les plus affectées, renforçant les inégalités de genre déjà présentes.

Dans plusieurs quartiers de Bukavu, l’eau que les enfants parviennent à ramener à la maison est souvent insalubre. Puisée dans des rivières, mares ou sources stagnantes, elle est fréquemment contaminée, exposant les enfants à des maladies graves telles que la diarrhée, le choléra, les vers intestinaux ou encore la typhoïde. Ces affections, faute de soins rapides, peuvent s’avérer mortelles. Le drame est que, dans leur innocence, les enfants ignorent les risques sanitaires ; leur seul objectif est de ramener de l’eau à la maison, coûte que coûte.
Appel à l’action
Installer des forages et puits sécurisés dans les zones les plus vulnérables ; Sensibiliser les communautés à la protection des enfants et à leur priorité d’accès aux points d’eau ;Renforcer les politiques locales en matière d’accès équitable et durable à l’eau potable.

Un enfant de 13 ans, habitant la commune de Kadutu, témoigne :« J’habite à l’ONL/Genda. Chaque matin, je me lève à 5h30 pour aller chercher de l’eau à Funu. Quand j’y arrive, il y a déjà trop de monde. Comme on est petits, on ne peut pas se battre, donc on ne puise rien. On est obligés de descendre encore jusqu’à “Pas à Pas” (Kido). Mais là aussi, les grands nous bousculent, ne respectent pas la file, et veulent passer avant nous. Je suis épuisé. Le trajet est long, et le soleil tape fort. J’aimerais qu’on installe des robinets dans notre quartier, tout près de chez nous. »
Un enfant ne devrait jamais risquer sa vie pour un droit aussi fondamental que l’eau. Il est temps de faire de la protection de l’enfance une priorité dans les politiques d’accès à l’eau.
Clarisse Zihalirwa volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
La guerre, en tant que conflit armé violent, plonge les enfants dans un environnement de peur constante, de pertes humaines et matérielles, de faim, de maladies et de violences directes. Elle détruit leur sentiment de sécurité et bouleverse profondément leurs repères. Les enfants, dont le […]
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La guerre, en tant que conflit armé violent, plonge les enfants dans un environnement de peur constante, de pertes humaines et matérielles, de faim, de maladies et de violences directes. Elle détruit leur sentiment de sécurité et bouleverse profondément leurs repères.
Les enfants, dont le cerveau est encore en développement, sont particulièrement vulnérables. Dépendants des adultes pour leur protection et leur bien-être, ils disposent de peu de mécanismes d’adaptation face à la brutalité d’un conflit. Cette rupture brutale avec un environnement stable peut provoquer des traumatismes majeurs.

Parmi les séquelles psychologiques les plus fréquentes figurent le trouble de stress post-traumatique (TSPT), l’anxiété, la dépression, des troubles du comportement comme l’agressivité ou l’isolement, ainsi que des retards dans le développement.
« Je suis traumatisée par les tirs. Je n’arrive plus à me concentrer à l’école, j’ai peur tout le temps », témoigne Ketsia Kakuru, élève de 7e au complexe scolaire Scooter ODA.
Face à cette réalité, il est crucial d’offrir aux enfants un environnement sûr et stable. Le soutien psychosocial, à travers la thérapie par le jeu, les groupes de parole ou encore la réintégration à l’école, joue un rôle clé. Le réconfort familial et communautaire demeure également fondamental.

À l’âge adulte, les conséquences peuvent se prolonger : troubles mentaux persistants, difficultés relationnelles, obstacles professionnels ou encore problèmes dans l’exercice de la parentalité.
La guerre laisse des cicatrices invisibles mais durables. Il est impératif de ne pas les ignorer.
Lumière Kashafali, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Un drame s’est produit tôt le matin de ce vendredi 4 juillet 2025, sur l’avenue Virunga 1, à Bizimana, dans le quartier Panzi, commune d’Ibanda à Bukavu. Trois enfants d’une même famille, âgés entre 1 et 7 ans, ont tragiquement perdu la vie dans un […]
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Un drame s’est produit tôt le matin de ce vendredi 4 juillet 2025, sur l’avenue Virunga 1, à Bizimana, dans le quartier Panzi, commune d’Ibanda à Bukavu. Trois enfants d’une même famille, âgés entre 1 et 7 ans, ont tragiquement perdu la vie dans un incendie dont l’origine reste inconnue.
Contacté par Watoto News, Murhula Machumbiko Jean, président de la société civile d’Ibanda, a confirmé que les trois enfants ont été totalement calcinés, tandis que leurs parents, grièvement brûlés, ont été évacués en urgence vers une structure sanitaire de la place. « Il s’agit de trois enfants d’une même famille calcinés dans l’incendie, et les parents sont dans un état critique », a-t-il précisé.
Outre les pertes humaines, l’incendie a ravagé huit maisons, emportant avec elles tous les biens matériels de leurs occupants.
Il adressé ses condoléances aux familles touchées et a lance un appel à la prudence, surtout en cette période de vacances scolaires tout en demandant aux personnes de bonne volonté de venir en aide toutes ces familles touchées.
Réagissant à ce nouveau drame, David Cikuru, un habitant de Bukavu, déplore une recrudescence des incendies en moins de 48 heures : celui de Panzi ayant coûté la vie à trois enfants, un autre à Nyakaliba ayant tué un enfant, et un troisième à Giamba ayant calciné deux maisons.
Il appelle la population à la vigilance accrue en cette saison sèche, afin de prévenir d’autres tragédies similaires.
Face à cette série d’incendie la ville de Bukavu nécessitent une stratégie collective de prévention et de réponse rapide pour éviter que d’autres vies innocentes ne soient fauchées dans les flammes.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
La délégation du Sud-Kivu a brillamment remporté la 4ᵉ édition du tournoi mixte de handi-basket, organisée à Bunia, dans la province de l’Ituri. C’était ce jeudi 3 juillet 2025, lors d’une finale très disputée face à l’équipe hôte. Les basketteurs paralympiques du Sud-Kivu se sont […]
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La délégation du Sud-Kivu a brillamment remporté la 4ᵉ édition du tournoi mixte de handi-basket, organisée à Bunia, dans la province de l’Ituri. C’était ce jeudi 3 juillet 2025, lors d’une finale très disputée face à l’équipe hôte.
Les basketteurs paralympiques du Sud-Kivu se sont imposés 29 à 25, décrochant ainsi le titre de champions et marquant une page inoubliable de l’histoire de cette compétition.
Plus qu’une simple victoire sportive, c’est un symbole fort d’inclusion, de résilience et de dépassement de soi. Ces jeunes, souvent marginalisés, ont prouvé qu’avec du courage, de la détermination et de la passion, aucun handicap ne peut freiner la grandeur.
« Voir ces joueurs donner le meilleur d’eux-mêmes malgré les défis est une véritable leçon de vie. Ils méritent notre admiration et notre soutien », a confié Jean-Claude M., supporter venu de Bukavu.
Félicitations les plus sincères à toute la délégation pour avoir porté haut les couleurs de notre province et inspiré toute une génération.
Message à la jeunesse : « Peu importe les obstacles, si tu crois en toi et que tu persévères, tu peux tout accomplir. »
Cette délégation est désormais championne et véritable source d’inspiration pour toute la jeunesse congolaise.
Gloria Bakulikira, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
L’artiste Augustin Jannyma El Maestro slameur, rappeur et chanteur au sein du collectif Les Artistiques a rendu visite à ses collègues de la plateforme Yowé Slam, hébergée par la maison Cocorico ASBL. Objectif de sa visite : partager son expérience artistique et encourager ses pairs […]
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L’artiste Augustin Jannyma El Maestro slameur, rappeur et chanteur au sein du collectif Les Artistiques a rendu visite à ses collègues de la plateforme Yowé Slam, hébergée par la maison Cocorico ASBL.
Objectif de sa visite : partager son expérience artistique et encourager ses pairs à utiliser leur art comme un vecteur de cohésion sociale.
« Qu’on soit chanteur, slameur, rappeur… peu importe notre forme d’expression, l’essentiel est que notre art véhicule un message qui rassemble, qui éveille les consciences », a déclaré Augustin Jannyma, tout en lançant un appel à l’innovation et à la persévérance.
Selon lui, l’art local doit être renforcé pour contribuer à l’unité des communautés, surtout dans un contexte où le vivre ensemble est souvent mis à l’épreuve.
Signalons que Cette rencontre s’est tenue mardi 1 juillet 2025 dans le cadre de l’atelier hebdomadaire des slameurs.
Rehema Namegabe Esther volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
En Afrique, la sexualité reste un sujet tabou, souvent perçu comme honteux ou inapproprié, surtout lorsqu’il s’agit d’en parler aux enfants. Dans de nombreuses familles, aborder cette question avec un enfant est encore considéré comme l’encourager à « mal se comporter ». Pourtant, ce silence […]
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En Afrique, la sexualité reste un sujet tabou, souvent perçu comme honteux ou inapproprié, surtout lorsqu’il s’agit d’en parler aux enfants. Dans de nombreuses familles, aborder cette question avec un enfant est encore considéré comme l’encourager à « mal se comporter ». Pourtant, ce silence familial expose les enfants à de nombreux dangers.
Un silence aux lourdes conséquences
Faute d’une éducation appropriée, de nombreux enfants découvrent la sexualité dans la rue, via leurs pairs ou sur internet. Cette méconnaissance les rend vulnérables et favorise , les abus sexuels non dénoncés (parce que l’enfant ne réalise pas qu’il est victime), les grossesses précoces,la transmission d’infections sexuellement transmissibles (IST) comme le VIH, des traumatismes psychologiques durables.
Fabrice, un jeune de 16 ans vivant à Ciriri, partage son expérience : « Mes parents ne m’ont jamais parlé de sexualité. À la maison, c’était un sujet interdit. J’ai écouté mes amis qui disaient qu’être un homme, c’était avoir des relations tôt. À 14 ans, j’ai mis une fille enceinte. J’étais perdu. Mes parents étaient choqués, mais moi aussi, je leur en voulais. S’ils m’avaient simplement parlé, j’aurais évité tout ça. Aujourd’hui, je parle ouvertement avec mes petits frères. Le silence peut briser des rêves. »
Briser le silence pour protéger
Une éducation sexuelle adaptée ne signifie pas inciter à la précocité. Il s’agit de prévention, de protection, de permettre aux enfants de comprendre leur corps, de poser des limites, et de dire non.
Certains pays ont déjà introduit des modules d’éducation sexuelle dès l’école primaire, avec une approche respectueuse des valeurs culturelles. Une initiative à suivre, pour un avenir plus sûr pour les enfants du continent.
Les parents demeurent les premiers éducateurs de leurs enfants. Même dans les zones rurales, de simples dialogues, adaptés à l’âge de l’enfant, peuvent faire une réelle différence. Des ONG telles que puella et Pueri (Jeune fille et enfant) ou Mwanamke Kesho Asbl organisent régulièrement des cercles de dialogue avec des mères et des jeunes filles, dans le but de briser les tabous autour de la sexualité.
Ce jeudi 3 juillet à Ciriri, une mère s’est confiée à
Watoto News:Parler de sexualité avec vos enfants ou vos cadets n’est pas facile, mais c’est un acte d’amour et de protection. Le silence autour de ce sujet les expose à la désinformation, aux dangers et aux décisions irréversibles. En tant que garants de leur bien-être, engageons-nous à instaurer un dialogue ouvert, sincère et adapté à leur âge.
Éduquons-les pour qu’ils grandissent confiants, protégés et responsables. Leur avenir en dépend. Ensemble, brisons le silence pour bâtir une génération éclairée et en bonne santé.
Clarisse Zihalirwa,Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
La diversité linguistique constitue une richesse culturelle inestimable. Pourtant, de nombreuses langues locales sont aujourd’hui menacées de disparition. La mondialisation, l’urbanisation et la domination croissante de langues comme le français ou l’anglais ont progressivement marginalisé les langues vernaculaires. Dans ce contexte, les jeunes jouent un […]
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La diversité linguistique constitue une richesse culturelle inestimable. Pourtant, de nombreuses langues locales sont aujourd’hui menacées de disparition. La mondialisation, l’urbanisation et la domination croissante de langues comme le français ou l’anglais ont progressivement marginalisé les langues vernaculaires. Dans ce contexte, les jeunes jouent un rôle déterminant dans leur préservation, en tant que relais générationnels et créateurs de nouvelles formes d’expression.
Diane Chabani, 23 ans, étudiante en lettres à Goma, témoigne :
« Chez nous, la langue Shi est de moins en moins parlée par les jeunes. J’ai décidé de m’impliquer dans un club linguistique où l’on apprend à lire et à écrire notre langue. C’est une manière de valoriser notre culture. »
Alain Murhula, 19 ans, blogueur à Kinshasa, explique :
« J’ai créé une page TikTok où je partage de courtes vidéos en Lingala, pour montrer qu’on peut être jeune, connecté et fier de ses racines. Beaucoup de jeunes me suivent aujourd’hui. »
Janine Bashige, 25 ans, animatrice radio à Bukavu, ajoute :
« J’ai lancé une émission hebdomadaire pour encourager les enfants à parler leur langue maternelle. Les appels et messages que je reçois prouvent que les jeunes attendent simplement un espace pour s’exprimer. »
Avis des spécialistes
Dr Emmanuel Bahati, linguiste congolais, souligne :
« Le rôle des jeunes est central. S’ils continuent à délaisser leur langue au profit de langues étrangères, nous perdrons un pan entier de notre mémoire collective. Mais s’ils deviennent des acteurs de la transmission, l’espoir renaît. »
Mme Rosalie Mugisho, sociologue, observe :
« Les jeunes ont accès aux outils numériques. Ils peuvent transformer les langues locales en tendances. Il faut les accompagner pour produire du contenu enraciné dans la culture, mais adapté à leur époque. »
Professeur Kalume M., chercheur en langues africaines, note :
« La disparition des langues est souvent liée à leur absence dans les systèmes éducatifs. Mais les jeunes peuvent inverser cette tendance en militant pour leur introduction dans les écoles. »
Les experts s’accordent à dire que les jeunes ne sont pas seulement les héritiers des langues locales, mais aussi les piliers de leur survie. Avec les soutiens éducatifs, numériques et sociaux adéquats, ils peuvent contribuer à revitaliser des langues oubliées.
Face à la disparition progressive des langues locales, l’engagement des jeunes apparaît comme essentiel. Leur créativité, leur énergie et leur présence en ligne peuvent redonner vie à ces patrimoines menacés. Préserver la diversité linguistique, c’est aussi protéger l’identité culturelle des peuples. En s’appropriant cette mission, les jeunes deviennent les véritables gardiens de notre héritage immatériel.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu