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La guerre, en tant que conflit armé violent, plonge les enfants dans un environnement de peur constante, de pertes humaines et matérielles, de faim, de maladies et de violences directes. Elle détruit leur sentiment de sécurité et bouleverse profondément leurs repères.

Les enfants, dont le cerveau est encore en développement, sont particulièrement vulnérables. Dépendants des adultes pour leur protection et leur bien-être, ils disposent de peu de mécanismes d’adaptation face à la brutalité d’un conflit. Cette rupture brutale avec un environnement stable peut provoquer des traumatismes majeurs.

Parmi les séquelles psychologiques les plus fréquentes figurent le trouble de stress post-traumatique (TSPT), l’anxiété, la dépression, des troubles du comportement comme l’agressivité ou l’isolement, ainsi que des retards dans le développement.

« Je suis traumatisée par les tirs. Je n’arrive plus à me concentrer à l’école, j’ai peur tout le temps », témoigne Ketsia Kakuru, élève de 7e au complexe scolaire Scooter ODA.

Face à cette réalité, il est crucial d’offrir aux enfants un environnement sûr et stable. Le soutien psychosocial, à travers la thérapie par le jeu, les groupes de parole ou encore la réintégration à l’école, joue un rôle clé. Le réconfort familial et communautaire demeure également fondamental.

À l’âge adulte, les conséquences peuvent se prolonger : troubles mentaux persistants, difficultés relationnelles, obstacles professionnels ou encore problèmes dans l’exercice de la parentalité.

La guerre laisse des cicatrices invisibles mais durables. Il est impératif de ne pas les ignorer.

Lumière Kashafali, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News

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