POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Deux jeunes garçons du quartier Katindo à Goma ont perdu la vie après s’être noyés alors qu’ils se baignaient dans le lac Kivu. Le chef de quartier a rapidement alerté les autorités suite à cet incident tragique. Les corps sans vie ont été repêchés dans […]
ACTUALITÉS
Deux jeunes garçons du quartier Katindo à Goma ont perdu la vie après s’être noyés alors qu’ils se baignaient dans le lac Kivu. Le chef de quartier a rapidement alerté les autorités suite à cet incident tragique.
Les corps sans vie ont été repêchés dans la matinée de ce mercredi par des plongeurs. Une scène déchirante pour leurs familles, accablées par le chagrin au moment de l’identification.
Les obsèques sont prévues dans l’après-midi de ce mercredi 9 juillet. En réaction à ce drame, le chef du quartier Katindo lance un appel pressant aux parents, les invitant à une plus grande vigilance, surtout en période de vacances scolaires : « Les enfants doivent être suivis de près après l’école pour éviter ce genre d’accidents. »
Un drame qui rappelle l’urgence de sensibiliser sur les risques liés à la baignade non surveillée dans les zones lacustres.
Ornella Wamungu volontaire pour les enfants et les jeunes à Goma
Ce lundi 7 juillet 2025, l’équipe d’ Ecole Amie des Enfants (EAE) déployée par ODH avec l’appui de l’UNICEF a poursuivi avec sa campagne de sensibilisation dans les établissements scolaires de Katana en territoire de Kabare. Des élèves bien informés, s’engagent L’objectif principal de cette […]
DOSSIERS & ENQUÊTESCe lundi 7 juillet 2025, l’équipe d’ Ecole Amie des Enfants (EAE) déployée par ODH avec l’appui de l’UNICEF a poursuivi avec sa campagne de sensibilisation dans les établissements scolaires de Katana en territoire de Kabare.
Des élèves bien informés, s’engagent
L’objectif principal de cette initiative est d’informer les élèves sur les mesures d’hygiène essentielles pour prévenir la propagation de la Mpox (variole simienne) et du choléra.
Aksanti Murhula Emmanuel, élève en 5ème année à l’EP1 Mwanda, a compris que la Mpox est dangereuse:
« J’ai compris que la Mpox est une maladie qui vient du singe et qui tue beaucoup de personnes. J’ai aussi compris que quand on revient de la route, il faut se laver les mains avec du savon, il ne faut pas saluer beaucoup de gens, et quand on trouve en cours de route ou dans la brousse un animal mort, il ne faut pas le toucher. Pour éviter la Mpox, il faut éviter la saleté, se laver les mains à tout moment, et se laver le corps chaque fois avec du savon. »

Bahati Muganza Victory, élève en 6ème année primaire à l’Ecole Primaire Mwanda Garçons est fier de tout ce qu’il a appris sur la prévention de la Mpox grâce aux équipes EAE :
« J’ai compris qu’il ne faut pas manger sans se laver proprement les mains, il ne faut pas toucher ou manger la viande d’animaux morts dans la forêt, et si on a salué quelqu’un, il faut se laver les mains pour éviter d’être contaminé. Pour les mamans qui ont des bébés, il faut toujours se laver les mains avant d’allaiter. Si tu sors des toilettes, il faut aussi se laver les mains. »
Chikuru Biraika Daniella, jeune écolière du même établissement, retient l’importance de l’hygiène :
« J’ai appris que le choléra tue beaucoup de personnes, et pour éviter cette maladie, quand tu sors des toilettes, quand on veut manger, et même pour les femmes avec des enfants, avant d’allaiter, il faut toujours se laver les mains avec du savon ou de la cendre. »
Ces trois élèves qui se sont exprimés chez Watoto News s’engagent à sensibiliser d’autres élèves et adolescents dans leurs localités.

Elie Lusangi, agent de terrain EAE pour la sous-division éducationnelle Kabare 2, explique que malgré un contexte difficile, ils sont là pour la protection des enfants
« C’est une campagne d’urgence pour sensibiliser à la lutte contre la Mpox et le choléra malgré le contexte sécuritaire difficile ici à Katana ».
La sensibilisation a touché plus de 15 écoles de la région précise-t-il insistant sur un niveau d’organisation qui facilite l’accès aux cibles.
« Nous nous sommes répartis en axes selon nos effectifs, chacun ayant un certain nombre d’écoles à sensibiliser, » précise-t-il.
Selon Lusangi , les élèves ont été informé sur l’origine de la Mpox, l’importance de se protéger contre cette maladie et les mesures préventives spécifiques à adopter. « L’objectif est clair , faire en sorte que les enfants prennent conscience du danger de ces deux maladies et sachent comment se protéger », affirme M. Lusangi.
Les directeurs d’école témoignent des défis et des impacts
Au-delà des échanges avec les enfants, les équipes EAE ont également sensibilisé les chefs d’établissements sur la gestion des cas potentiels. « Si un cas se présente chez un enfant, ils doivent l’identifier et communiquer avec les parents pour les amener au centre hospitalier le plus proche », conclut Lusangi.

Libaku Sirire Adolphe, Directeur de l’école primaire Amana (conventionnée islamique) à Irambi Katana, partage son expérience.
« Après la formation, j’ai acquis des notions sur la Mpox que j’ignorais auparavant, » témoigne M. Sirire.
Son école a récemment enregistré deux cas de Mpox (un élève de 3ème année et un de 6ème année).
« Mon premier réflexe a été de communiquer avec les parents, et ensemble, nous avons emmené ces enfants à l’hôpital de Lwiro pour leur prise en charge. Heureusement, ils ont été bien reçus et sont maintenant guéris. », déclare avec fierté Mr Sirire. Ainsi les connaissances acquises lui ont permis de prendre des dispositions pour mieux protéger les élèves.
La sensibilisation des équipes EAE a également joué un rôle crucial dans la réintégration des élèves gueries de la Mpox : « Cela a donné un coup de pouce sur la manière dont ces enfants devraient réintégrer l’école sans subir de moqueries ou de stigmatisation. Tous les élèves sont bien sensibilisés et savent déjà comment réagir face à cette maladie. », ajoute avec fierté le directeur Libaku Sirire Adolphe de l’école primaire Islamique Amana.
Il précise cependant des défis majeurs qui subsistent : « Parmi les difficultés que nous rencontrons, il y a l’insuffisance de lave-mains et même de savon. Alors que nous sensibilisons les enfants à toujours se laver les mains, nous manquons de matériel pour mener à bien cette lutte».
Kasarabwe Minani Jean Marie, Directeur de l’EP Murundu 2 Katana, qui accueille plus de 270 élèves, souligne également les obstacles.
« Les conditions de vie de notre école posent des problèmes majeurs pour lutter contre cette maladie, » explique M. Kasarabwe. Outre les bâtiments inadaptés et l’insécurité, il déplore « l’absence de matériel spécialisé pour lutter contre la Mpox et le choléra. »
Son école a également enregistré des cas de Mpox. « Les enfants suivent les traitements et viennent en même temps ici pour passer leurs examens, car l’année touche à sa fin. »
Grâce à la formation reçue, il a pu réagir rapidement : « Ayant suivi la formation, quand j’ai eu ce cas, j’ai vite appelé les parents, et nous leur avons parlé de la maladie, de ses signes et de la manière de réagir. Le premier réflexe a été de les amener à un centre hospitalier à Lwiro. »
Sœur Berte Nsibula, Directrice de l’EP 2 Mwanda Fille de Katana, qui encadre plus de 820 élèves, exprime sa gratitude pour ODH et EAE ainsi que l’UNICEF.
« Grâce aux nombreuses visites des agents de EAE, nous avons été informés sur comment se protéger de la Mpox et du choléra. Nous savons déjà l’importance du lavage des mains, car « ces deux maladies se transmettent par les mains sales. », déclare Madame Nsibula.
Et d’ajouter, les élèves ont été rappelé à l’importance du respect des règles d’hygiène à la maison comme à l’école, ce qui est « déjà le début de la lutte contre cette maladie qui fait des ravages, surtout chez les enfants de notre communauté. »

Cependant, des contraintes freinent ces efforts : « Je pense que c’est l’absence de lave-mains qui peut freiner cette lutte. Nous aussi, nous voulons cultiver cette habitude chez les enfants, mais nous sommes limitées. Se procurer ces matériels nous-mêmes n’est pas une tâche facile, vu le contexte dans lequel nous fonctionnons, notamment la guerre, etc. » , ajoute-t-elle.
Elle note qu’un robinet est disponible près des toilettes, mais cela expose davantage les élèves. « Il faut du matériel, des lave-mains pour faire de ces pratiques d’hygiène une habitude. »
Avant les affrontements armés de février 2025, l’établissement a recensé 9 cas de Mpox et un cas récent de choléra. « Ces enfants ont été renvoyés à la maison pour ne pas exposer les autres, en collaboration avec les parents. Certains ont suivi des soins à Lwiro et d’autres à Fomulac Katana. Une fois guéris, nous leur avons dit de rester d’abord à la maison en attendant qu’ils se rétablissent complètement puis ils ont réintégré l’école. »
Visiblement cette campagne de sensibilisation a un impact positif à Katana sur la connaissance des élèves et des directeurs d’école concernant la Mpox et le choléra.
Gabriel CUBAKA, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
À Goma, le Plumpy’nut, une pâte nutritive destinée au traitement de la malnutrition aiguë sévère chez les enfants, est de plus en plus détourné de son usage médical.Une situation préoccupante que dénonce le docteur Emmanuel Kingie Takaishe, Program Manager et Co-Lead du Cluster Nutrition au […]
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À Goma, le Plumpy’nut, une pâte nutritive destinée au traitement de la malnutrition aiguë sévère chez les enfants, est de plus en plus détourné de son usage médical.
Une situation préoccupante que dénonce le docteur Emmanuel Kingie Takaishe, Program Manager et Co-Lead du Cluster Nutrition au sein de l’ONG MEDES, dans la province du Nord-Kivu.
Invité de l’émission Ma communauté et moi sur Bora FM, ce lundi 7 juillet 2025, le docteur a lancé un appel urgent à la responsabilité collective face à ce phénomène.
« Le Plumpy’nut n’est pas une friandise ni un complément alimentaire. C’est un médicament nutritionnel réservé aux enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère, prescrit et administré sous strict contrôle médical », a-t-il rappelé.
Pourtant, dans plusieurs foyers, ce produit est utilisé comme collation, offert à des enfants en bonne santé, ou même vendu dans la rue comme un simple aliment.
Un danger silencieux pour la santé infantile

Le Dr Kingie alerte : « Chez un enfant bien nourri, une surconsommation de Plumpy’nut peut entraîner des troubles digestifs, des déséquilibres nutritionnels et une surcharge en graisses et en sucre. Cela perturbe l’appétit naturel et compromet son développement nutritionnel. »
Il insiste aussi sur l’impact communautaire : « Ces usages abusifs privent les enfants réellement malnutris de leur traitement. Ce détournement est à décourager. »
Selon lui, ce problème découle aussi d’un manque de sensibilisation des familles et d’un suivi insuffisant des structures sanitaires. « Il faut renforcer le contrôle de la distribution, interdire sa vente illégale et former les parents à son usage approprié », recommande-t-il.
Il appelle la population à être plus vigilante et à partager l’information autour d’elle : « Ceux qui ont l’information doivent la relayer. Sauver la vie d’un enfant commence parfois par une simple sensibilisation. »
En somme, préserver la finalité médicale du Plumpy’nut, c’est protéger la santé des enfants les plus vulnérables, particulièrement dans la ville de Goma.
Michael Lufungulo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Mpox à Nyangezi : « si quelqu’un a des boutons, de la fièvre et des douleurs, il faut que je m’éloigne de lui », Mugisho Noble élève de 12 ans à Cibimbi. Plus de 300 élèves issus des établissements scolaires publics et privés de Nyangezi ont bénéficié d’une […]
ACTUALITÉS DOSSIERS & ENQUÊTESMpox à Nyangezi : « si quelqu’un a des boutons, de la fièvre et des douleurs, il faut que je m’éloigne de lui », Mugisho Noble élève de 12 ans à Cibimbi.
Plus de 300 élèves issus des établissements scolaires publics et privés de Nyangezi ont bénéficié d’une grande séance de sensibilisation sur la Mpox et le choléra. Cette activité a été organisée ce lundi 07 juillet 2025 par ODH à travers les membres de l’École Amie de l’Enfant (EAE), une structure engagée dans la promotion de la santé et du bien-être des enfants en milieu scolaire.
Durant la séance, les élèves ont été informé sur les signes cliniques, les modes de transmission et les méthodes de prévention de ces deux maladies qui menacent actuellement plusieurs zones de la province du Sud-Kivu.
Les organisateurs ont mis l’accent sur l’importance de l’hygiène, de l’alerte communautaire et de l’engagement individuel.

» Nous sommes venus sensibiliser les élèves et enseignants sur la prévention des maladies hydriques en générale et la Mpox et le Choléra en particulier. Nous sommes satisfaite du déroulement de l’activité malgré qu’on n’a pas pu atteindre tous les enfants suite à la situation sécuritaire qui prévaut ce dernier temps ici à Nyangezi » a expliqué la superviseure Élisabeth Mapendo.
Les séances ont été animées à travers des démonstrations pratiques de lavage des mains, et des discussions interactives, permettant aux élèves de poser des questions et partager leurs expériences.
« Je ne connaissais pas bien la Mpox. Maintenant je sais que si quelqu’un a des boutons, de la fièvre et des douleurs, il faut que je m’éloigne de lui et prévenir les autorités sanitaires, » a témoigné Mugisho Noble élève de la 6ème année primaire de l’école primaire Cibimbi et âgée de 12 ans.
« Je vais partager avec mes frères et sœurs ce que j’ai appris aujourd’hui, surtout sur l’importance de boire de l’eau propre pour éviter le choléra, » a ajouté Zawadi Bahindwa, élève à l’école primaire Cibimbi et âgée de 10 ans.

Les enseignants aussi se sont dit satisfaits de cette initiative qui vient renforcer les efforts de prévention en milieu scolaire. Le directeur de l’EP Cibimbi monsieur Karume Josué remercie ODH et EAE pour cette sensibilisation tout en les appelant à revenir pour des formations à l’endroit du corps enseignants par rapport à cette maladie.
« Nous saluons l’engagement de ODH et EAE car ici chez nous cette sensibilisation était un besoin parce que cette maladie n’épargne personne. Nous avons été doté des lavages des mains et nous remercions vraiment l’UNICEF. Pour les gens de EAE nous pouvons les remercier pour leur présence et cette bonne volonté de venir nous sensibiliser, nous les encourageons et nous leur demandons que ça ne soit pas la dernière fois qu’ils arrivent ici, qu’ils soient toujours la bienvenue ici chez nous pour ce genre d’activité », a déclaré Monsieur Karume Josué.
L’École Amie de l’Enfant prévoit poursuivre d’autres sensibilisations d’autres coins de la Walungu afin d’étendre son impact dans la lutte contre les deux épidémies.
Emmanuel Murhula, volontaire pour les enfants et les jeunes
Les catastrophes naturelles frappent de plein fouet les communautés vulnérables, détruisant habitations, infrastructures et espoirs. Dans ces contextes, les jeunes, souvent perçus comme dépendants, démontrent une capacité impressionnante à rebondir, à s’adapter et à soutenir leur entourage. Leur implication dans la résilience communautaire mérite d’être […]
ACTUALITÉS
Les catastrophes naturelles frappent de plein fouet les communautés vulnérables, détruisant habitations, infrastructures et espoirs. Dans ces contextes, les jeunes, souvent perçus comme dépendants, démontrent une capacité impressionnante à rebondir, à s’adapter et à soutenir leur entourage. Leur implication dans la résilience communautaire mérite d’être reconnue, documentée et soutenue.
Rachel Byalulema, 22 ans, sinistrée de Kalehe (RDC)
« Quand les inondations ont emporté notre maison, on a tout perdu. Mais je ne pouvais pas rester là à attendre. J’ai réuni quelques amis, on a collecté des vêtements, on a aidé à reconstruire des abris avec ce qu’on pouvait trouver. Ce n’était pas grand-chose, mais ça nous a gardés forts mentalement. C’est comme ça qu’on a commencé notre groupe “Jeunes Main Solidaire”. »
Jérémie Murabazi, 19 ans, habitant de Goma après une éruption
« Au début, j’étais traumatisé. J’ai perdu des amis, j’ai vu des gens fuir, j’ai dormi dehors. Ensuite, une ONG m’a proposé une formation en premiers secours. Aujourd’hui, je suis volontaire dans un réseau d’alerte communautaire. Ça m’a redonné confiance. »
Élodie Mungwakonkwa, 20 ans, jeune de Goma
« Après les pluies, notre école s’est écroulée. Avec d’autres filles, on a décidé de créer une bibliothèque mobile pour permettre aux enfants d’étudier quand même. On a utilisé des cartons, des livres usés, mais les enfants venaient nombreux. »
Une catastrophe naturelle est un événement imprévu provoqué par un phénomène naturel comme la pluie, le vent, le feu ou les mouvements de la terre, qui cause des dommages importants à l’environnement, aux habitations, aux infrastructures et surtout aux vies humaines.
Avis de spécialistes
Dr Clémentine Banza – Psychologue clinicienne
« La résilience des jeunes est fortement liée à leur capacité à se regrouper, à trouver du sens dans l’action. Mais elle dépend aussi du soutien émotionnel qu’ils reçoivent. Après une catastrophe, un jeune qui est écouté, encouragé et responsabilisé récupérera plus vite. »
Prof. Alain Musafiri, Expert en gestion des risques
« Ce qu’on néglige souvent, c’est que les jeunes sont des ressources humaines dans la réponse aux crises. Ils maîtrisent les outils numériques, peuvent mobiliser rapidement et sont souvent plus proches de la population. Il faut les intégrer dans les mécanismes institutionnels. »
Mme Grâce Kalume, Sociologue
« La résilience ne se limite pas à la survie. Elle inclut l’invention, la créativité, la reconstruction du lien social. Les jeunes, dans leur énergie, recréent souvent des espaces de solidarité spontanée. Ils deviennent porteurs d’espoir. »
Dr David Mutoka, Médecin humanitaire
« Lors de nos interventions, ce sont souvent des jeunes qui nous guident, traduisent, aident à identifier les besoins urgents. Leur connaissance du terrain est précieuse. Leur engagement peut sauver des vies. »
Jean-Pierre Kabamba, Coordonnateur d’un centre de jeunes à Uvira
« Après les inondations de 2020, des jeunes se sont formés seuls au secourisme via Internet. Ils ont ensuite animé des séances de prévention dans les écoles. C’est ce type d’initiative qu’il faut encourager et financer. »
Tous les spécialistes s’accordent à dire que la résilience des jeunes face aux catastrophes naturelles n’est pas un hasard. Elle découle d’un fort potentiel d’adaptation, mais aussi d’un besoin d’accompagnement structuré. Former les jeunes, leur offrir un espace d’engagement, valoriser leurs actions et les inclure dans les politiques de gestion des risques renforcera non seulement leur résilience individuelle, mais aussi celle de toute la communauté. Ce sont eux les bâtisseurs silencieux de la reconstruction.
Les jeunes ne sont pas seulement victimes des catastrophes naturelles, mais aussi des piliers essentiels de la reconstruction. Leur résilience est un levier qu’il faut reconnaître, encourager et renforcer. Former, écouter et impliquer la jeunesse dans les stratégies de prévention et de réponse aux catastrophes est une urgence pour bâtir des communautés plus solides face aux chocs futurs.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
En groupement de Miti, dans le territoire de Kabare, le groupe des jeunes humoristes et animateurs connu sous le nom de Mazingira Comédie a initié une campagne de sensibilisation à l’hygiène ce samedi 5 juillet 2025. L’activité ciblait principalement les vendeurs de cannes à sucre […]
ACTUALITÉS
En groupement de Miti, dans le territoire de Kabare, le groupe des jeunes humoristes et animateurs connu sous le nom de Mazingira Comédie a initié une campagne de sensibilisation à l’hygiène ce samedi 5 juillet 2025. L’activité ciblait principalement les vendeurs de cannes à sucre installés à l’entrée du centre de santé Miti-Mulungu, communément appelé Murhundu.
Le message principal : prendre soin de la propreté des cannes à sucre avant leur consommation, et gérer convenablement les déchets issus de cette activité commerciale. Une initiative saluée par la population locale, notamment les responsables du centre de santé, qui craignaient que les déchets et les conditions d’hygiène déplorables à cet endroit deviennent un foyer de maladies.
« Nous avons choisi d’agir ici parce que cette zone est très fréquentée, y compris par les femmes enceintes et les enfants. Ce sont les premières victimes des maladies comme le choléra, souvent causées par la consommation d’aliments sales ou mal conservés. En tant que jeunes, nous croyons que l’humour peut aussi porter des messages responsables, » a expliqué Bezo Bahati, responsable de Mazingira Comédie.
Cette sensibilisation semble déjà porter des fruits. Certains vendeurs reconnaissent l’importance du message reçu.
« Avant, je vendais mes cannes à sucre sans trop penser à l’hygiène. Mais aujourd’hui, j’ai compris que je peux aussi protéger mes clients, surtout les enfants malades et les mamans enceintes qui passent ici. J’essaierai de laver les cannes avant de les proposer, » a confié Aline, une jeune vendeuse rencontrée sur place.
À travers ce genre d’initiatives communautaires, Mazingira Comédie prouve que l’engagement citoyen, même à travers l’art et l’humour, peut avoir un impact réel sur la santé publique et le bien-être collectif.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes à’au sud-Kivu
L’Afrique célèbre la Journée internationale du Kiswahili ce 7 juillet, une reconnaissance mondiale pour une langue qui relie plus de 200 millions de locuteurs à travers le continent. Langue de communication, d’éducation, de culture et d’intégration régionale, le Kiswahili dépasse le simple rôle linguistique : […]
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L’Afrique célèbre la Journée internationale du Kiswahili ce 7 juillet, une reconnaissance mondiale pour une langue qui relie plus de 200 millions de locuteurs à travers le continent.
Langue de communication, d’éducation, de culture et d’intégration régionale, le Kiswahili dépasse le simple rôle linguistique : il est un véritable pilier de l’identité africaine.
« Grâce au Kiswahili, je peux échanger facilement avec des jeunes de Tanzanie, du Kenya et même du Burundi. C’est une langue qui nous unit et nous rend fiers d’être africains »,confie Esther, 16 ans, élève en 4e année à Bukavu.

En République Démocratique du Congo, particulièrement dans l’Est, le Kiswahili est une langue vivante, parlée quotidiennement dans les foyers, les marchés, les écoles et les radios, Cette journée internationale est une occasion de revaloriser cette richesse linguistique, souvent reléguée au second plan face aux langues étrangères.
Nous encourageons la jeunesse à parler, écrire et promouvoir le Kiswahili, car chaque mot prononcé dans cette langue est une parcelle de notre histoire et de notre identité qui continue de vivre.
À l’heure où l’Afrique cherche à renforcer son unité et valoriser ses racines, le Kiswahili s’impose comme un symbole d’espoir, d’unité et d’affirmation culturelle.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Chaque 7 juillet, l’Afrique célèbre la Journée mondiale de la langue swahili, l’une des rares langues africaines reconnues officiellement par l’UNESCO. Malgré son importance culturelle et historique, le swahili est de moins en moins maîtrisé par les jeunes générations, notamment dans les milieux urbains. Selon […]
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Chaque 7 juillet, l’Afrique célèbre la Journée mondiale de la langue swahili, l’une des rares langues africaines reconnues officiellement par l’UNESCO. Malgré son importance culturelle et historique, le swahili est de moins en moins maîtrisé par les jeunes générations, notamment dans les milieux urbains.
Selon un constat fait par un reporter de Watoto News à Bukavu, dans le centre-ville comme dans certaines écoles modernes, les langues occidentales telles que le français et l’anglais sont largement privilégiées, reléguant le swahili à un usage domestique ou informel.
Josué, 10 ans, élève en 5e année primaire, témoigne :
« Depuis que je suis petit, chez moi on me parle uniquement en français. Aujourd’hui, je parviens à comprendre un peu le swahili et à prononcer quelques mots, surtout grâce à mes camarades de classe qui le parlent après les cours, ou en écoutant maman échanger avec les domestiques et les visiteurs. »
Pour Joseph Birindwa, père de famille, cette tendance est préoccupante :
« Ne pas apprendre aux enfants les langues traditionnelles, notamment le swahili, c’est courir le risque de perdre notre identité culturelle. »
« L’enfant ne connaît plus les proverbes, les contes, ni les valeurs transmises en langue maternelle. Quand il se retrouve au village, il a du mal à communiquer avec ses grands-parents ou ses oncles, qui ne parlent pas le français ni d’autres langues étrangères. Cela affaiblit les liens familiaux. Et c’est nous, les parents, qui sommes responsables, en voulant à tout prix que nos enfants s’expriment uniquement en français ou en anglais », souligne Joseph Birindwa.
Face à cette situation, il est important d’encourager l’usage du swahili à la maison , de l’introduire comme matière dans le système éducatif, et de promouvoir la production de livres, dessins animés et films pour enfants en swahili.
Apprendre à parler et écrire le swahili aux enfants, c’est les faire grandir enracinés, fiers de leur identité, et capables de dialoguer avec le monde sans oublier leurs origines.
Deogratias Kulila, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu.
Dans plusieurs villes africaines en développement, comme Bukavu, les établissements scolaires sont souvent implantés dans des zones fortement exposées aux nuisances sonores : axes routiers, marchés animés, garages mécaniques ou lieux de culte bruyants. Ces environnements perturbent directement la concentration des élèves en salle de […]
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Dans plusieurs villes africaines en développement, comme Bukavu, les établissements scolaires sont souvent implantés dans des zones fortement exposées aux nuisances sonores : axes routiers, marchés animés, garages mécaniques ou lieux de culte bruyants. Ces environnements perturbent directement la concentration des élèves en salle de classe. La pollution sonore, encore largement négligée dans les politiques éducatives, nuit à l’attention, limite la mémorisation et compromet la qualité de l’apprentissage.
Fiston Lusamba, 12 ans, élève en 6e à Kadutu
« Dans notre classe, c’est difficile de suivre. Dès qu’un camion passe ou que des gens crient dehors, on n’entend plus le professeur. Et quand je perds une partie de la leçon, je ne comprends plus la suite. C’est comme si je devais tout recommencer. »
Ikobya Kaselembo, mère de trois enfants scolarisés à Bagira
« Chaque soir, mes enfants rentrent épuisés. Quand je leur demande ce qu’ils ont appris, ils ont du mal à se souvenir. Un jour, mon fils m’a dit : ‘Maman, il y avait trop de bruit, j’avais mal à la tête.’ C’est préoccupant. »
Christian Bahati, enseignant à l’école Umoja, commune d’Ibanda
« Nous travaillons dans des conditions très difficiles. Il y a un garage juste à côté, et quand les ouvriers utilisent les machines, il devient presque impossible de poursuivre une explication. On crie, on répète, mais les enfants se fatiguent rapidement. »
Avis des spécialistes
Dr Kalenga, Psychopédagogue
« Le bruit constant interfère avec les fonctions cognitives. Pour apprendre, un enfant a besoin de calme, d’attention soutenue et de concentration. Un environnement bruyant compromet ces conditions, ce qui peut provoquer un retard scolaire, notamment chez les enfants déjà vulnérables. »
Mme Dunia Mirembe, Psychologue scolaire
« Le bruit n’affecte pas seulement l’attention, il génère aussi un stress chronique. Un environnement sonore intense peut rendre les enfants plus irritables, anxieux, voire dépressifs. Cela se reflète dans leur comportement et leurs résultats. »
Prof. Katembo, Urbaniste
« Il existe un réel déficit de planification urbaine. Des écoles se retrouvent en plein cœur de zones commerciales ou industrielles. En l’absence de normes claires de zonage, on expose les enfants à un chaos sonore permanent. C’est inacceptable. »
Dr Grâce Mulumba, ORL pédiatrique
« Une exposition régulière à des bruits forts peut entraîner des troubles auditifs précoces, comme des pertes auditives légères ou des acouphènes. Chez les enfants, cela affecte directement le langage, la prononciation et la participation en classe. »
Mme Nadine Kambale, Inspectrice scolaire
« Ce problème est encore peu pris en compte lors des inspections. Des mesures simples devraient être envisagées : isolation phonique, création d’espaces tampons (murs, arbres), ou campagnes de sensibilisation. L’école doit redevenir un lieu d’écoute. »
M. Romain Ngoy, Sociologue
« Le bruit urbain crée un climat de tension en classe. Quand l’enseignant perd sa voix ou que les élèves n’arrivent pas à suivre, cela engendre frustration et agressivité. L’impact est autant social qu’éducatif. »
Une menace silencieuse
Les spécialistes s’accordent à dire que le bruit urbain nuit profondément au processus éducatif. Sur le plan cognitif, il réduit la concentration et l’assimilation. Sur le plan psychologique, il génère du stress et de l’irritabilité. Et sur le plan social, il fragilise les interactions en classe. Tous appellent à une réponse urgente des autorités éducatives et municipales : meilleure planification urbaine, soutien aux écoles exposées, et intégration de la lutte contre le bruit dans les politiques publiques d’éducation.
L’apprentissage de qualité dépend non seulement des enseignants et des programmes, mais aussi de l’environnement dans lequel évoluent les enfants. Le bruit urbain constitue une menace silencieuse à leur avenir. Reconnaître ce problème et y répondre collectivement est essentiel pour garantir une éducation équitable, saine et paisible.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
À Bukavu, dans la commune de Kadutu, une vingtaine de jeunes de l’église Lieu de l’Espérance se sont réunis pour réfléchir ensemble sur le thème : « Savoir dire oui ! À qui ? Et pourquoi ? ». Cette rencontre, animée par le pasteur Ushindi […]
ACTUALITÉS
À Bukavu, dans la commune de Kadutu, une vingtaine de jeunes de l’église Lieu de l’Espérance se sont réunis pour réfléchir ensemble sur le thème : « Savoir dire oui ! À qui ? Et pourquoi ? ». Cette rencontre, animée par le pasteur Ushindi Pascal, visait à éveiller la conscience des jeunes sur l’importance des décisions qu’ils prennent aujourd’hui pour leur avenir.
Selon le pasteur Ushindi, chaque choix dans la vie est une semence, porteuse de conséquences positives ou négatives. Il insiste sur le fait que l’engagement ne doit jamais être pris à la légère, surtout lorsqu’il s’agit de relations humaines ou de projets de vie.
À qui dire « oui » ?
« Un jeune doit apprendre à dire oui à une personne qui a une vision claire, une détermination solide, et qui l’encourage à progresser », explique le pasteur. Il appelle les jeunes à ne pas se limiter aux apparences physiques, mais à chercher le sens profond de chaque relation : est-ce pour une raison, une saison ou pour la vie ?

Dans son message, il propose quatre repères fondamentaux pour guider les jeunes dans leurs décisions : le choix divin, le choix d’excellence,le choix du partenaire, et le choix de l’avenir, Il insiste : « Ne choisissez pas un partenaire pour combler un vide émotionnel ou guérir une blessure intérieure. Dites plutôt oui à quelqu’un qui partage vos valeurs. »
Se connaître pour mieux choisir
Le pasteur souligne que beaucoup de jeunes s’égarent en cherchant à tout prix une personne idéale selon des critères irréalistes. Pourtant, tout bon choix commence par une bonne connaissance de soi. Cela passe par la conscience de son passé, la responsabilité dans son présent et une vision claire de son avenir.
Une initiative saluée par les participants, qui ont trouvé dans cet échange un espace de réflexion utile face aux défis relationnels et personnels qu’ils rencontrent dans leur quotidien.
« Ces enseignements m’ont permis de passer de l’ignorance à la connaissance. Avant, je me fiais uniquement à l’apparence extérieure, pensant que dire oui à tout le monde était un signe de gentillesse. Désormais, je saurai à qui dire oui, et pourquoi. Je compte partager ces enseignements avec d’autres jeunes pour qu’ils évitent des décisions qu’ils pourraient regretter. »

L’atelier a souligné que tout jeune devrait connaître son identité, comprendre son passé, assumer son présent et définir clairement son avenir pour faire des choix responsables.
Dieu, au centre de chaque décision
Les organisateurs appellent enfin les jeunes à toujours associer Dieu à leurs choix, car une vie guidée spirituellement est une vie orientée vers la paix et la réussite.
Clarisse Zihalirwa, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu