POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Dans le quartier Nkafu, commune de Kadutu à Bukavu, une jeunesse engagée redonne espoir à travers un métier artisanal : la fabrication de braseros locaux, appelés couramment « bamboula ». Ce savoir-faire, transmis de frère à frère, est devenu une véritable voie de dignité, d’autonomie […]
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Dans le quartier Nkafu, commune de Kadutu à Bukavu, une jeunesse engagée redonne espoir à travers un métier artisanal : la fabrication de braseros locaux, appelés couramment « bamboula ». Ce savoir-faire, transmis de frère à frère, est devenu une véritable voie de dignité, d’autonomie et de survie pour de nombreux jeunes.
À seulement 20 ans, Wilondja Blaise s’illustre comme l’un des artisans les plus actifs. Depuis deux ans, il transforme chaque jour la tôle et la terre cuite en braseros fonctionnels, faits à la main avec minutie. Son apprentissage ne s’est pas fait sur les bancs d’une école, mais dans la cour familiale, au rythme des gestes répétés et de l’observation :
« C’est mon grand frère qui m’a appris. Au début, je regardais comment il faisait. Un jour, il m’a demandé de découper une tôle… petit à petit, j’ai tout appris. J’ai senti que c’était en moi. »

Aujourd’hui, Wilondja dirige une équipe de plus de 12 jeunes. Ensemble, ils produisent jusqu’à 20 braseros par jour. Le travail est structuré : certains façonnent la carcasse métallique, d’autres pétrissent la terre cuite pour réaliser la partie intérieure, résistante au feu. Les outils sont simples mais essentiels : ciseaux, marteaux, biré, ruban, peinture…
« C’est un vrai travail d’équipe. Chacun a son rôle. Quand on assemble tout, on obtient un bamboula prêt à l’usage. »
Un métier de bras, une voie de liberté
Pour ces jeunes, le bamboula représente bien plus qu’un simple outil de cuisine : c’est une source de revenus réguliers et un moyen d’exister socialement. Wilondja témoigne avec fierté :
« Grâce à ce boulot, je peux acheter mes unités, mes données mobiles, ou même un pantalon à la fin du mois. »

Allain Shukuru, 18 ans, utilise une machine pour donner une forme ovale aux tôles. Il raconte comment ce métier l’a sorti de la précarité :
« Avant, même 500 FC par semaine, c’était difficile. Je m’endettais chez les amis. Aujourd’hui, j’ai une activité stable, je me sens utile. »
Le message que portent ces jeunes artisans est fort : le travail manuel n’est pas une honte, c’est une réponse concrète aux défis du quotidien. À Bukavu, où le chômage juvénile est endémique et les difficultés économiques persistent, apprendre un métier devient une arme contre l’oisiveté, la pauvreté et la dépendance.
« À ceux qui passent leurs journées à ne rien faire, je dis : apprenez un métier de main. Épargnez vos parents, surtout en ces temps où les familles manquent de tout », lance Wilondja avec la maturité de celui qui a su transformer ses mains en avenir.

Une jeunesse qui forge sa voie, brasero après brasero
Dans les recoins discrets des ateliers de fortune, une nouvelle génération trace sa route à coups de marteaux, de sueur et d’espoir. Ce n’est peut-être pas une success story hollywoodienne, mais c’est une réalité noble, bâtie dans le silence et la détermination. Et surtout, c’est une jeunesse qui, brasero après brasero, redonne un sens au mot dignité.
Dans un contexte économique tendu, où le chômage des jeunes bat des records, ces artisans du quotidien montrent qu’avec des mains, de la volonté et de la solidarité, on peut bâtir une vie digne, une tôle à la fois.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Nouvelle incursion armée dans le territoire de Kabare. Dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juillet 2025, une attaque de malfrats a visé la famille de Monsieur Théophile Ciza, connu sous le nom de Binusi, dans le sous-village de Mwendo, localité de Cirhogole, […]
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Nouvelle incursion armée dans le territoire de Kabare. Dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juillet 2025, une attaque de malfrats a visé la famille de Monsieur Théophile Ciza, connu sous le nom de Binusi, dans le sous-village de Mwendo, localité de Cirhogole, groupement de Mudaka.
Bilan : trois enfants grièvement blessés, actuellement hospitalisés dans des structures sanitaires locales. Selon notre source, l’attaque a eu lieu vers 19 heures, alors que les habitants rentraient chez eux. Les assaillants ont ligoté plus de six personnes rencontrées sur leur chemin avant de s’introduire dans la maison familiale.
Heri Mudugo JB, acteur social en territoire de Kabare, condamne fermement cette attaque :
« Ces actes de barbarie deviennent récurrents. Trois enfants d’une même famille sont aujourd’hui blessés à cause de l’insécurité persistante. C’est inacceptable. »
Et d’ajouter : « Les autorités doivent prendre cette menace au sérieux. Laisser ces malfrats opérer en toute impunité, c’est exposer davantage de familles innocentes. »
Face à cette violence ciblée, la population du groupement de Mudaka vit dans la peur. La société civile, les leaders communautaires et les habitants appellent les services de sécurité à agir sans délai, pour identifier les auteurs de cette attaque et prévenir d’éventuelles représailles.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes au sud-Kivu
Un garçon de 10 ans, appelé Nshobole Janvier, a été grièvement blessé dans un accident de circulation survenu ce samedi 5 juillet sur la route Cibarhama-Cibanda, en direction de Kaniola, dans le territoire de Walungu. Selon les témoignages recueillis par Watoto News, l’enfant tentait de […]
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Un garçon de 10 ans, appelé Nshobole Janvier, a été grièvement blessé dans un accident de circulation survenu ce samedi 5 juillet sur la route Cibarhama-Cibanda, en direction de Kaniola, dans le territoire de Walungu.
Selon les témoignages recueillis par Watoto News, l’enfant tentait de traverser la route avec un camarade lorsque l’accident s’est produit. « On voulait juste traverser, mais un motard qui roulait à vive allure est venu heurter mon ami. Lui aussi est tombé, il était blessé », a expliqué son ami présent sur les lieux.
La victime a été transférée en urgence à l’hôpital général de Walungu, où elle reçoit des soins appropriés. Le jeune garçon souffre de fractures aux deux jambes et aux bras, d’après des sources médicales.
Cet incident relance la question de la sécurité des enfants sur les routes, notamment aux abords des écoles. Les parents sont appelés à assurer une meilleure surveillance, tandis que les enseignants sont invités à ne pas laisser sortir les élèves sans la présence d’un adulte responsable.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à Walungu
L’insécurité persistante à Kabare pousse de nombreux enfants à chercher refuge et moyens de subsistance à Bukavu. Cette situation interrompt leur scolarité et les contraint à développer des stratégies de survie ingénieuses. Confrontés à la dure réalité de la guerre, ces jeunes témoignent d’une résilience […]
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L’insécurité persistante à Kabare pousse de nombreux enfants à chercher refuge et moyens de subsistance à Bukavu. Cette situation interrompt leur scolarité et les contraint à développer des stratégies de survie ingénieuses. Confrontés à la dure réalité de la guerre, ces jeunes témoignent d’une résilience remarquable tout en exprimant un profond désir de retrouver un semblant de normalité.
Ce samedi 5 juillet 2025, Watoto News a recueilli les témoignages poignants d’Ampire Baliamwabo, 13 ans, élève à l’EP Cidjo, et de Cishesa Prudent, 14 ans. Leurs récits mettent en lumière les défis qu’ils affrontent au quotidien.
La quête d’une vie meilleure et la frustration d’une éducation suspendue
Ampire Baliamwabo explique les raisons de leur déplacement :
« Moi et mon ami, nous avons quitté Kabare aujourd’hui pour venir vendre les cannes à sucre ici à Bukavu. On vient ici parce que les gens achètent à un bon prix. »
Cette quête d’opportunités économiques est directement liée à l’interruption de leur parcours scolaire. Il ajoute avec gravité :
« Actuellement, on n’étudie pas là-bas à cause de la guerre. L’insécurité a fait qu’on nous dise de rester d’abord à la maison. On n’a pas encore clôturé l’année scolaire chez nous. »
Malgré les difficultés, Ampire contribue aux besoins de sa famille, illustrant ainsi son sens des responsabilités :
« Je suis le quatrième de ma famille. Ce que je gagne, je me procure parfois des souliers ou des habits ici en ville, et le reste, je l’épargne. Parfois, ça peut aider à la maison pour acheter du savon ou à manger. »
Son vœu le plus cher reste le retour à l’école :
« J’aimerais bien retourner à l’école, mais la guerre me fait peur. »
Le péril quotidien et le désir de paix
Cishesa Prudent décrit l’itinéraire périlleux qu’ils empruntent pour atteindre Bukavu :
« Nous quittons Kabare avec un véhicule camion, ça nous fait arriver à Bagira. On prend un autre camion qui vient ici, jusqu’à la place de l’Indépendance, et parfois, on descend à pied avec nos cannes à sucre. »
La vente de cannes à sucre représente pour eux une alternative à l’oisiveté :
« Au lieu de rester à la maison à ne rien faire, on a eu l’idée de faire comme les autres enfants un peu plus âgés de chez nous. On achète 3 ou 5 cannes à sucre, on les découpe en morceaux, et chaque partie, on la vend à 500 FC. »
Mais cette activité comporte aussi des risques, comme le souligne Cishesa :
« Parfois, une grande personne mange une canne à sucre sans payer. Si on réclame, elle peut nous frapper. Alors on part comme ça. »
L’incertitude plane également sur leur avenir scolaire :
« Suite aux combats entre soldats à Kabare, on ne va plus à l’école. On attend que le directeur nous rappelle pour retourner et terminer l’année scolaire. »
Ces récits bouleversants révèlent la réalité de milliers d’enfants dans l’Est de la RDC. L’interruption de la scolarité et la nécessité de subvenir à leurs besoins sont des conséquences directes de l’insécurité. Ces situations rappellent l’importance cruciale de la paix et de la stabilité pour garantir le bien-être, l’éducation et l’avenir de tous les enfants. Ce n’est qu’en construisant un environnement sûr que ces jeunes esprits pourront pleinement s’épanouir.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Le développement urbain rapide a profondément modifié la relation que les enfants entretiennent avec la nature, surtout dans les zones périurbaines, ces espaces situés entre la ville et la campagne. Autrefois riches en espaces verts, en rivières et en sentiers forestiers, ces lieux sont désormais […]
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Le développement urbain rapide a profondément modifié la relation que les enfants entretiennent avec la nature, surtout dans les zones périurbaines, ces espaces situés entre la ville et la campagne. Autrefois riches en espaces verts, en rivières et en sentiers forestiers, ces lieux sont désormais envahis par des constructions, des routes ou des décharges. Pourtant, le lien avec la nature joue un rôle essentiel dans la croissance émotionnelle, sociale et cognitive de l’enfant. Comment vivent-ils cette réalité ? Quels sont les enjeux pour leur bien-être et leur éducation ?
Nina Waso, 10 ans, habitante de Karhale (périphérie de Bukavu) :
« Avant, on partait souvent jouer dans la petite forêt avec mes amies, on ramassait des fleurs, on grimpait aux arbres… Maintenant, il y a des maisons partout, c’est devenu dangereux. »
Aimé Nyangi, 12 ans, quartier périphérique de Goma :
« Ma maman me dit toujours de rester à la maison. Dehors, il y a la poussière, les voitures, les déchets. Mais moi, j’aimerais bien courir dans l’herbe, comme dans les dessins animés. »
Grâce, mère de famille à Bukavu :
« J’ai grandi en contact direct avec la nature. Nos enfants n’ont pas cette chance. Ils passent leur temps sur les téléphones. Ce n’est pas leur faute, c’est l’environnement qui a changé. »
Le milieu périurbain est une zone en transition, où coexistent des éléments urbains (routes, lotissements, commerces) et ruraux (espaces verts, agriculture, forêts). On y trouve souvent des quartiers résidentiels, des écoles, des petits marchés, mais aussi un manque d’infrastructures stables. Ces zones connaissent une croissance rapide, parfois désorganisée, ce qui pose de nombreux défis : transport, environnement, accès aux services de base, etc.
Avis des spécialistes
Dr Rachel Kavira, pédiatre à Bukavu :
« Le manque de contact avec la nature chez les enfants des zones périurbaines entraîne une hausse des troubles de l’attention, de l’anxiété et du stress. Ils deviennent de plus en plus sédentaires. »
Jean-Marie Mufungizi, expert en urbanisme durable :
« Les villes s’étendent sans planification intégrée des espaces verts. Dans les zones périurbaines, les enfants devraient avoir accès à des parcs, des potagers collectifs ou même de petits sentiers écologiques. »
Déborah Lusamba, éducatrice spécialisée :
« La nature développe chez l’enfant l’autonomie, la curiosité, l’imagination. Il apprend à respecter la vie, à observer, à questionner. C’est une école silencieuse mais puissante. »
Prof. David Ndaliko, anthropologue :
« Le lien culturel à la terre et à la nature est en train de disparaître. Cela affecte l’identité des enfants, leur rapport au monde et aux traditions. »
Grâce Mutegeti, psychologue de l’enfant :
« Certains enfants souffrent d’isolement social faute de lieux naturels sécurisés pour jouer. Les écrans deviennent leur seul refuge. Ce n’est pas sain. »
Patrick Kambale, responsable d’un centre communautaire à Beni :
« Nous avons mis en place un petit jardin pédagogique. Les enfants y découvrent les plantes locales, apprennent à semer, à récolter… C’est incroyable comme cela les transforme. »
Les spécialistes s’accordent sur l’urgence de rétablir un lien sain et durable entre les enfants et la nature, même dans les contextes périurbains. Ce lien est essentiel au bien-être psychologique, à l’apprentissage, à la socialisation et à l’ancrage culturel. Sans l’implication des autorités et de la communauté, une génération entière risque de grandir déconnectée de son environnement naturel.
Redonner aux enfants l’accès à la nature, même à petite échelle, c’est leur offrir des racines, des repères et de la résilience. Parents, urbanistes, enseignants et décideurs doivent agir ensemble pour réintégrer la nature dans leur quotidien. Grandir ne doit pas rimer avec isolement, mais avec découverte, liberté et harmonie avec le vivant.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Une délégation du collège des étudiants de l’Institut Supérieur de Commerce (ISC Goma) s’est rendue à l’orphelinat La Compassion (Open Springs) pour une visite caritative, ce samedi 5 juillet 2025. Au cours de cette journée, plusieurs activités récréatives ont été organisées : danses, chants, prières […]
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Une délégation du collège des étudiants de l’Institut Supérieur de Commerce (ISC Goma) s’est rendue à l’orphelinat La Compassion (Open Springs) pour une visite caritative, ce samedi 5 juillet 2025.
Au cours de cette journée, plusieurs activités récréatives ont été organisées : danses, chants, prières et jeux, créant une ambiance festive et joyeuse. La visite s’est clôturée par la remise de dons en vivres et non-vivres aux enfants.

Touchés par cet élan de solidarité, les enfants n’ont pas caché leur gratitude.
« Nous sommes vraiment surpris et contents que ces étudiants soient venus nous aider. Ils nous ont offert des habits, de la nourriture, des jus et plein d’autres choses. Que Dieu les bénisse », a confié à Watoto News Trésor Mashauri, orphelin de La Compassion.

Éliane Muhindo, une autre bénéficiaire, a également exprimé sa reconnaissance :
« Nous venons d’être assistés par ces étudiants. Ils ont joué et dansé avec nous. Ils nous ont apporté beaucoup de choses. C’était un vrai plaisir. Nous leur disons merci et espérons que ces gestes d’amour se reproduiront régulièrement. »

Interrogé par Watoto News, le porte-parole du collège des étudiants de l’ISC Goma a expliqué la motivation de cette initiative :
« C’est un geste d’amour. Nous avons simplement voulu partager un moment spécial avec ces enfants et leur rappeler à quel point ils sont importants pour toute la communauté. »

Il a tenu à remercier l’ensemble des étudiants, en particulier ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réussite de cette journée de solidarité.
Cette action menée à l’orphelinat La Compassion rappelle que de simples gestes, posés avec amour, peuvent apporter une immense joie aux plus vulnérables.
Michael Lufungulo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Deux personnes, dont un enfant d’environ un an et sa mère, ont tragiquement perdu la vie dans un nouvel incendie survenu dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 juillet 2025 à Muhungu Météo 2, dans le quartier Ndendere, commune d’Ibanda. « Après vérification, […]
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Deux personnes, dont un enfant d’environ un an et sa mère, ont tragiquement perdu la vie dans un nouvel incendie survenu dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 juillet 2025 à Muhungu Météo 2, dans le quartier Ndendere, commune d’Ibanda.
« Après vérification, nous avons constaté qu’il s’agissait d’un enfant d’environ une année et de sa maman, tous deux décédés dans ce drame », a déclaré à Watoto News Murhula Machumbiko Jean, président de la société civile communale d’Ibanda.
Selon lui, l’incendie, dont l’origine reste inconnue, a ravagé 10 maisons. Huit autres ont été volontairement détruites par les habitants pour empêcher la propagation du feu.
Tout en présentant ses condoléances aux familles endeuillées, Murhula Machumbiko appelle les autorités locales, les organisations humanitaires et les personnes de bonne volonté à venir en aide aux sinistrés, désormais sans abri.
Il lance également un appel à la prévention, face à la récurrence alarmante des incendies dans la ville. Il exhorte les autorités urbaines à mettre en place des stratégies durables pour prévenir ces tragédies et protéger les populations vulnérables.
Ce drame s’ajoute à une série d’incendies meurtriers enregistrés ces derniers jours à Bukavu, coûtant la vie à plusieurs personnes, dont de nombreux enfants.
Cette triste réalité rappelle l’urgence de renforcer les mécanismes de prévention des incendies dans cette ville.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
De nombreux enfants subissent les conséquences directes de l’ignorance ou de la négligence de leurs droits fondamentaux par leurs propres parents. Entre précarité économique, traditions tenaces et méconnaissance des textes juridiques, les témoignages recueillis révèlent une problématique urgente, encore trop souvent passée sous silence. Une […]
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De nombreux enfants subissent les conséquences directes de l’ignorance ou de la négligence de leurs droits fondamentaux par leurs propres parents. Entre précarité économique, traditions tenaces et méconnaissance des textes juridiques, les témoignages recueillis révèlent une problématique urgente, encore trop souvent passée sous silence.
Une descente sur terrain au marché de Bondeko, dans la commune de Kadutu, ce vendredi 4 juillet 2025, a mis en lumière une réalité préoccupante à travers des témoignages recueillis par Watoto News:
Séraphine Cirenga, vendeuse de bananes plantain âgée de 42 ans, illustre bien la persistance de certaines mentalités rétrogrades : « Une fille n’a pas besoin d’aller jusqu’à l’université, même le secondaire, ça ne sert à rien. Une fois mariée, elle fera comment ? Ce ne sont pas les diplômes qui vont la nourrir si elle tombe sur un mari irresponsable. »
Cette perception, malheureusement encore répandue, va à l’encontre de l’article 28 de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), qui garantit à chaque enfant, sans discrimination, le droit à l’éducation.
Le témoignage poignant de Nabintu, 14 ans, vendeuse d’avocats sur le même marché, en dit long sur l’impact de ces croyances :
« Je voulais devenir infirmière. Mais quand les difficultés ont commencé à la maison, mes parents m’ont demandé d’arrêter l’école pour que mon grand frère continue. Ils disaient qu’un mari m’attendait et qu’il étudiait pour moi. Aujourd’hui, je vends des avocats. J’étais choquée, mais c’est la vie. »
Son histoire reflète une réalité largement partagée. Selon le rapport 2023 de l’UNICEF sur l’éducation des filles, plus de 129 millions de filles dans le monde sont privées d’éducation. En Afrique subsaharienne, 4 sur 10 abandonnent l’école avant la fin du cycle primaire, en raison notamment de la pauvreté, des mariages précoces ou d’une préférence accordée à l’éducation des garçons.
Mama Espérance Lukogo, une passante, met en lumière un autre aspect inquiétant : l’usage de la violence dans l’éducation. « Je connais quelques droits des enfants, mais pas tous. Frapper un enfant ? Chez nous, c’est recommandé par la religion. Si un de mes enfants fait une faute, je le chicote jusqu’à ce qu’il comprenne la leçon. »
Pourtant, l’éducation, la protection et l’égalité des chances ne sont pas des privilèges, mais des droits universels et inaliénables.
Face à ce constat alarmant, un appel urgent est lancé : les autorités locales, les éducateurs, les leaders religieux et les organisations non gouvernementales doivent redoubler d’efforts pour sensibiliser les communautés.
Des campagnes d’information ciblées dans les marchés, les quartiers et les établissements scolaires sont indispensables pour informer les parents de leurs responsabilités et des droits fondamentaux de leurs enfants. Chaque enfant a le droit de rêver, de grandir dans la dignité et de réaliser son potentiel, sans avoir à sacrifier son avenir au nom de traditions révolues.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Entre fin juin et début juillet 2025, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a distribué plus de 2 000 tonnes de vivres à 170 000 personnes retournées dans 13 villages du territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Une opération vitale dans une zone fragilisée par les conflits […]
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Entre fin juin et début juillet 2025, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a distribué plus de 2 000 tonnes de vivres à 170 000 personnes retournées dans 13 villages du territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Une opération vitale dans une zone fragilisée par les conflits armés et les déplacements massifs de populations, où l’insécurité alimentaire frappe durement, notamment les enfants.
Dans une récente publication, le PAM-RDC a précisé que cette distribution visait les familles retournées dans leurs villages après avoir fui les violences. Plus qu’une simple assistance, cette aide représente un souffle d’espoir pour des milliers de familles privées de tout, et en particulier pour les enfants.
Materany Buhendwa, 55 ans, père de huit enfants et bénéficiaire de cette aide, témoigne :
« Ma famille et moi avons fui les combats quand les balles sifflaient près de notre village. Nous avons survécu dans la forêt, sans nourriture. Aujourd’hui, grâce au PAM, mes enfants ont de quoi manger, et moi aussi. »
Son récit, relayé par le PAM, illustre la portée de cette assistance : au-delà des calories, c’est la santé, le bien-être mental et l’avenir des enfants qui sont en jeu.

La faim, ennemie silencieuse de l’enfance
Dans des territoires comme Kalehe, l’insécurité alimentaire reste l’une des principales menaces pesant sur les enfants. Lorsqu’une famille fuit, les premiers à en subir les conséquences sont les plus jeunes : arrêt de la scolarité, maladies liées à la malnutrition, détresse psychologique.
Les distributions du PAM ne sont pas seulement une réponse d’urgence ; elles préviennent également la malnutrition infantile, qui touche déjà des millions d’enfants en RDC. Chaque sac de farine, de haricots ou d’huile représente un enfant de moins qui s’endort le ventre vide.
Une aide immédiate tournée vers l’avenir
Par ailleurs, dans une publication datant de 2024, le PAM annonçait son ambition de former 70 000 petits exploitants agricoles dans l’Est de la RDC, dont le Sud-Kivu, dans l’objectif de renforcer la résilience des communautés locales.
Là encore, les enfants seraient indirectement concernés. Un tel projet s’avérerait bénéfique, car des parents plus autonomes économiquement, ce sont aussi des enfants mieux nourris, plus stables et plus susceptibles de retourner à l’école.
L’intervention du PAM cette semaine à Kalehe ne se limite pas à un geste humanitaire ponctuel. Elle permet à des enfants, comme ceux de Materany, de retrouver leur dignité, de retrouver l’appétit, et parfois même, l’envie de retourner sur les bancs de l’école.
Dans un contexte où tout a été perdu maisons, terres, écoles le repas devient une porte d’entrée vers la reconstruction de l’enfance. En nourrissant les familles, le PAM nourrit aussi l’avenir.
À travers cette double approche assistance d’urgence et accompagnement durable — l’organisation entend non seulement répondre aux besoins immédiats, mais aussi soutenir les familles dans la reconstruction de leur autonomie alimentaire.
Car nourrir un enfant aujourd’hui, c’est protéger sa vie, sa croissance, mais aussi bâtir l’avenir de toute une communauté.
Gabriel Cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News avec (PAM)
En marge de la cérémonie de proclamation marquant la fin de l’année scolaire, les élèves de 4e année, section scientifique, du Lycée Cirezi, dans la ville de Bukavu, ont présenté des produits qu’ils ont fabriqués devant les autorités scolaires et les parents invités. Une initiative […]
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En marge de la cérémonie de proclamation marquant la fin de l’année scolaire, les élèves de 4e année, section scientifique, du Lycée Cirezi, dans la ville de Bukavu, ont présenté des produits qu’ils ont fabriqués devant les autorités scolaires et les parents invités. Une initiative visant à stimuler la créativité, encourager l’entrepreneuriat et bâtir un avenir meilleur dès les bancs de l’école.
Ces jeunes filles talentueuses ont prouvé que la théorie apprise en classe peut être appliquée de manière concrète. Leurs réalisations, exposées avec fierté, témoignent du potentiel d’innovation qui existe dans nos écoles. Parmi les produits exposés : savon liquide, confiture de banane, vin à base d’oseille, biscuits au soja, pour ne citer que ceux-là.

Francine Mushagalusa, élève en 4e scientifique, confie : « Je suis désormais capable de fabriquer tous ces produits grâce aux connaissances acquises en classe. Aujourd’hui, je suis fière du travail que nous avons accompli avec mes collègues. J’invite d’autres filles et garçons à faire le bon choix d’école, afin d’acquérir des compétences utiles pour leur avenir », souligne-t-elle.
Les produits transformés par ces élèves incluent : savon liquide, bactérol, détergent multi-usage, savon dur, parfum naturel, vin d’oseille, biscuits au soja, confitures de banane, d’orange et de prune.
Deogratias Kulila, volontaire pour les enfants à Bukavu