POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Alors que la crise économique continue de frapper durement les ménages dans l’Est de la RDC, les enfants du territoire de Kabare en subissent de plein fouet les conséquences, souvent dans le silence et l’indifférence générale. Dans les groupements comme Mudaka, Miti ou encore Bugorhe, […]
ACTUALITÉS
Alors que la crise économique continue de frapper durement les ménages dans l’Est de la RDC, les enfants du territoire de Kabare en subissent de plein fouet les conséquences, souvent dans le silence et l’indifférence générale.
Dans les groupements comme Mudaka, Miti ou encore Bugorhe, plusieurs enfants sont contraints d’abandonner l’école, de travailler dans les champs ou d’accompagner leurs parents dans des activités informelles pour contribuer à la survie familiale. D’autres, sans accès aux soins ou à une alimentation équilibrée, voient leur avenir compromis dès le plus jeune âge.
Rodrigue Munguakonkwa, acteur social engagé à Kabare, lors d’un entretien avec Watoto News ce vendredi 11 juillet 2025, a tiré la sonnette d’alarme :
« Les enfants sont aujourd’hui les grands oubliés surtout en cette période où notre territoire est frappé par la crise. Ils souffrent en silence de la pauvreté, de la faim, du manque d’éducation et même de violence. Cette situation doit cesser. Il est urgent de remettre l’enfant au centre des priorités locales.
Le plaidoyer de ce jeune leader intervient à un moment critique, où de nombreux services sociaux sont en souffrance : écoles sous-équipées, centres de santé débordés, absence d’encadrement psychologique pour les plus jeunes.
Rodrigue appelle les partenaires humanitaires et la société civile à une action concertée :
« Nous avons besoin d’initiatives concrètes : cantines scolaires, activités éducatives de vacances, espaces sécurisés pour les enfants vulnérables. Et surtout, écouter les enfants, car ils savent exprimer leurs besoins si on leur donne la parole.»
À Kabare, protéger les enfants, c’est préserver l’avenir. Le message de Rodrigue Munguakonkwa mérite d’être entendu et relayé, pour qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
De nombreux enfants sont actuellement abandonnés à leur sort dans la ville de Kindu. Livrés à eux-mêmes, certains errent dans la nature à la recherche de pierres calcaires destinées à la fabrication artisanale du ciment, exposés à de graves dangers physiques et sanitaires. D’autres sont […]
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De nombreux enfants sont actuellement abandonnés à leur sort dans la ville de Kindu. Livrés à eux-mêmes, certains errent dans la nature à la recherche de pierres calcaires destinées à la fabrication artisanale du ciment, exposés à de graves dangers physiques et sanitaires. D’autres sont utilisés dans des activités commerciales ou exploités abusivement dans divers petits métiers de survie.
Alain Mwengo, jeune leader local et observateur actif des réalités de la jeunesse à Kindu, tire la sonnette d’alarme :
« Ce phénomène devient inquiétant. Chaque jour, nous voyons des enfants de moins de 12 ans transporter des pierres, pousser des brouettes ou vendre à la criée dans les marchés. Ils devraient être à l’école ou à la maison, pas en train de risquer leur vie pour survivre. »
Un enfant rencontré sur place, qui a requis l’anonymat, confie avec tristesse :
« Je suis obligé de ramasser des pierres pour aider ma mère. Mon père est parti et ne revient plus. Si je ne fais rien, on ne mange pas. »
Les parents et les autorités locales sont appelés à prendre leurs responsabilités pour assurer un meilleur encadrement des enfants, surtout en cette période de crise. Il est crucial de les protéger, de leur garantir l’accès à l’éducation et de leur éviter les dangers d’un quotidien précoce dans des environnements hostiles.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Dans un contexte difficile, cinq jeunes diplômés de l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées (ISTA-Goma) font preuve d’ingéniosité et de résilience. Ils ont lancé à Goma, au Nord-Kivu, une unité de production artisanale de clous métalliques à travers leur start-up Empire Technology. Créée il y a […]
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Dans un contexte difficile, cinq jeunes diplômés de l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées (ISTA-Goma) font preuve d’ingéniosité et de résilience. Ils ont lancé à Goma, au Nord-Kivu, une unité de production artisanale de clous métalliques à travers leur start-up Empire Technology.
Créée il y a seulement trois mois, cette jeune entreprise locale impressionne déjà. Capable de produire jusqu’à 4 tonnes de clous par jour, elle répond à une demande croissante en matériel de construction, longtemps dépendante des importations coûteuses.
« Notre objectif est de proposer une solution locale, abordable et de qualité pour la construction, tout en valorisant les compétences locales », a expliqué l’un des ingénieurs.
Malgré leur détermination, les jeunes entrepreneurs doivent faire face à plusieurs défis : l’insécurité persistante liée aux groupes armés, ainsi que le manque de matières premières et de soutien technique pour leurs machines artisanales.
Ils lancent un appel au Gouvernement congolais et aux partenaires économiques pour un soutien moral et financier, afin de consolider et élargir cette innovation locale porteuse d’espoir pour la jeunesse de Goma et au-delà.
Deogratias Kulila, volontaire pour les enfants et les jeunes (avec lafortunerdc.net)
Le monde célèbre la Journée mondiale de la population ce 11 juillet sous le thème : « Investir dans les données pour faire progresser les droits et les choix ». À Bukavu, cette journée met en lumière les réalités des jeunes filles et garçons, souvent […]
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Le monde célèbre la Journée mondiale de la population ce 11 juillet sous le thème : « Investir dans les données pour faire progresser les droits et les choix ».
À Bukavu, cette journée met en lumière les réalités des jeunes filles et garçons, souvent laissés de côté dans les politiques et programmes de développement.
Dans la commune d’Ibanda, comme dans d’autres quartiers, les jeunes font face à de nombreux défis :un accès limité à l’éducation,des soins de santé difficiles d’accès -un chômage endémique, et l’absence d’espaces d’expression.
Témoignage de Moïse, 17 ans, Nyalukemba :« J’aimerais apprendre un métier, mais je n’ai pas de moyens. Pourtant, je veux être utile à ma communauté. »
Témoignage de Patricia, 18 ans, Nyalukemba :
« On parle souvent des jeunes sans nous. Pourtant, nous avons des idées pour améliorer notre quartier. Il faut juste qu’on nous écoute. »
Pourquoi miser sur la jeunesse ?
Parce que chaque jeune est une richesse pour demain, Leur offrir des outils, des formations et un cadre d’expression, c’est bâtir une société plus inclusive, équitable et résiliente.
« Une population éduquée et informée est une population libre. »
En cette Journée mondiale de la population, rappelons-le : investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à bukavu
Dans la sous division de Walungu 2 précisément à Kamanyola, les écoles ont adopté des mesures urgentes pour barrer la route aux maladies hydriques et la Mpox. Ceci intervient grâce aux sensibilisation régulière des équipes Ecole amie des enfants larguées sur terrain par l’ong ODH […]
DOSSIERS & ENQUÊTESDans la sous division de Walungu 2 précisément à Kamanyola, les écoles ont adopté des mesures urgentes pour barrer la route aux maladies hydriques et la Mpox. Ceci intervient grâce aux sensibilisation régulière des équipes Ecole amie des enfants larguées sur terrain par l’ong ODH avec l’appui financier de l’UNICEF.
Watoto news a rencontré à Nyangezi quelques directeurs d’écoles et élèves pour comprendre les mesures prises et leurs incidences des multiples vagues de sensibilisation sur comment proteger des enfants contre les maladies hydriques.
« le travail de l’équipe EAE est fantastique car à part la sensibilisation des eleves aux mesures barrières, elle a renforcé les capacités des enseignants à guider les élèves sur comment prévenir ces maladies…depuis les mois de février nous avons eu a enregistrer un seul cas de Mpox et cela est due à l’accompagnement que nous recevons ici en serie… les enseignants ont suivi une formation sur la lutte contre la Mpox, mais aussi pendant la première vague de sensibilisation de février notre école a été dotée des kits de lavages de mains avec les matériels nécessaires comme les laves mains, les bidons, des bassins et des savons. Nous remercions le gouvernement à travers cette collaboration avec l’Unicef parce que grâce à elle nos enfants sont mieux protéger contre les maladies en milieu scolaire» dit Kashindi François, directeur de l’école primaire Kashali à kamanyola.

Les élèves atteints du Mpox dans ces écoles sont heureux de la prise en charge et sont suffisamment informés sur la maladie et la gestion.
Olame Ushindi, élève à l’école primaire Kashenyi parle de son expérience personnelle quand il a été atteint de la Mpox et la prise en charge qu’il a reçu. « Je connais la maladie de Mpox parce que moi-même j’ai été souffrant. J’avais remarqué quelques boutons poussés sur mon corps mais ce n’était pas si grave. Au bout d’une semaine les boutons remplissaient déjà presque tout mon corps. J’avais des forts maux de tête et des faiblesses, mon école a signalé mon cas, et c’est alors que j’ai été conduit à l’hôpital. Arrivé à l’hôpital après des examens le médecin a dit que c’était le Mpox. J’ai suivi les soins ambulatoires à l’hôpital de Kamanyola. Les soins ont été gratuits. Après une semaine je suis rentré à l’école pour poursuivre avec les cours. Au retour, j’avais un peu honte mais les enseignants m’ont fait comprendre que la Mpox est une maladie comme tant d’autre », dit-il
Pour Nyota Amani, une élève de EP Kashali, guérie aussi de la Mpox, c’est une bonne sensibilisation dans leur ecole et une bonne prise en charge qui l’ont aidées. Désormais, Nyota sensibilise les autres enfants : « Après la maladie et les sensibilisations que j’ai reçues, je sais désormais que pour me prévenir, je dois me laver les mains avec de l’eau propre et du savon, je ne doit pas toucher les animaux ramassés morts, ou des personnes ayant la maladie. Je sais aussi qu’il faut veiller à la propreté en mangeant des choses propres et laver les fruits » dit-elle.
Nyota Amani ajoute en lançant un appel à tous les enfants qui négligent de prendre au sérieux la maladie : « Je dis à tous les enfants que Mpox existe parce que j’en suis moi-même le témoin. Qu’ils se protègent et prennent au sérieux les mesures barrières pour ne pas attraper cette maladie qui est également mortelle ».
Par ailleurs, les sensibilisateurs de EAE continuent de renforcer les messages de prévention dans les écoles surtout en cette période où les enfants approchent les grandes vacances. Dans une série de sensibilisation à l’EP Kashali et EP Kashenyi, les sensibilisateurs invitent les enfants à toujours se laver les mains et boire de l’eau propre.
Emmanuella Bahindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes
À Bukavu, les étudiants finalistes ressortissants du territoire de Kabare ont bénéficié d’une formation organisée par CUSO International, une organisation canadienne œuvrant dans la coopération internationale et engagée dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Les bénéficiaires de cette formation sont des étudiants […]
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À Bukavu, les étudiants finalistes ressortissants du territoire de Kabare ont bénéficié d’une formation organisée par CUSO International, une organisation canadienne œuvrant dans la coopération internationale et engagée dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités.

Les bénéficiaires de cette formation sont des étudiants en fin de cycle, notamment en Bac3 et Bac4 (nouveau système LMD), P2, Doc4 et L2 (système classique, appelé PADEM), provenant de plusieurs établissements de l’enseignement supérieur de Bukavu, dont l’Université Officielle de Bukavu (UOB), l’Université Catholique de Bukavu (UCB), l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM), l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) et l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR).

Plus d’une centaine de jeunes ont pris part à cette session tenue dans une salle de l’ISDR. La formation a porté sur des compétences pratiques indispensables à l’insertion professionnelle, notamment :La rédaction moderne de CV, la postulation en ligne,la création de CV numériques,la préparation aux entretiens d’embauche, la rédaction de lettres de motivation et de demandes d’emploi

Les participants se sont dits satisfaits de cette initiative et ont exprimé leur gratitude à M. Omar, coordinateur des étudiants originaires de Kabare, à l’origine de cette activité.
Ils appellent par ailleurs leurs représentants à organiser régulièrement ce type de formation, qui leur permet d’acquérir des connaissances essentielles souvent absentes de leur parcours académique.
Lucien cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Les proverbes, reflets de la sagesse populaire, traversent les générations. À Bukavu et dans d’autres milieux congolais, de plus en plus de jeunes redécouvrent ces trésors linguistiques pour exprimer leurs pensées face aux réalités sociales. Loin d’être démodés, ils deviennent des outils de communication, de […]
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Les proverbes, reflets de la sagesse populaire, traversent les générations. À Bukavu et dans d’autres milieux congolais, de plus en plus de jeunes redécouvrent ces trésors linguistiques pour exprimer leurs pensées face aux réalités sociales. Loin d’être démodés, ils deviennent des outils de communication, de conseil, de dénonciation et de revendication.
Sandrine Mabele, 22 ans, étudiante en droit à l’UOB Bukavu :
« Quand je veux critiquer l’injustice ou l’hypocrisie dans la société, j’utilise le proverbe “Moto aleka na nzela, moto azwi nzela”, pour dire que chacun a son temps et son chemin. Les gens comprennent mieux lorsqu’on parle en proverbes. »
Jean-Claude Lofombo, 24 ans, artiste slameur :
« J’utilise les proverbes dans mes textes. Cela donne de la profondeur et relie mon message à notre culture. Par exemple, quand je dis “Masano ya mu mwana, ayang’ana ko mu makolo ya mama”, je dénonce l’influence des adultes dans les mauvais choix des jeunes. »
Déborah K., 19 ans, élève au lycée Wima :
« Sur les réseaux sociaux, quand je veux dire quelque chose de fort, je mets un proverbe. C’est une manière de dire beaucoup en peu de mots. Même sur des sujets sensibles, les gens réagissent avec respect. »
Avis des spécialistes
Prof. Alain Byamungu, linguiste à l’Université Officielle de Bukavu (UOB) :
« Les jeunes s’approprient les proverbes pour donner du poids à leurs opinions. Cela témoigne d’un enracinement culturel fort et d’une volonté de parler à la société dans un langage profondément compréhensible. »
Agnès Kavira, sociologue :
« Le recours aux proverbes dans les discours sociaux est une forme de résistance douce. Les jeunes utilisent ces codes culturels pour dénoncer, critiquer ou proposer des idées sans affrontement direct avec les autorités ou les tabous. »
Pasteur Joseph Katabaro, formateur en éthique sociale :
« Les proverbes sont des canaux pédagogiques. Je suis impressionné de voir que les jeunes les mobilisent pour parler de corruption, d’amour, de respect ou d’éducation. Cela révèle une maturité d’analyse. »
Chantal Bisimwa, animatrice culturelle :
« Dans les clubs de jeunes que j’anime, les proverbes servent souvent de point de départ pour des discussions sur la société. Ils facilitent l’expression libre. »
Moïse Ndaruhutse, éducateur en milieu rural :
« Chez les jeunes ruraux, les proverbes restent très vivants. Ils s’en servent pour se conseiller, notamment sur des questions d’amour, de travail et de famille. »
Tous s’accordent à dire que l’usage des proverbes par les jeunes est une forme d’expression à la fois puissante et culturellement ancrée. C’est la preuve que la jeunesse ne rejette pas ses racines, mais les actualise à travers ses propres réalités. Un langage de vérité, de sagesse et d’authenticité.
Les proverbes locaux ne sont plus l’apanage des anciens. À Bukavu et ailleurs, les jeunes les réinventent pour exprimer leurs convictions, transmettre des messages profonds, initier des débats ou éveiller les consciences. Dans une société où la parole est parfois muselée, parler en proverbes devient une manière respectueuse et intelligente de faire entendre sa voix.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Le ministre provincial de l’Éducation a procédé ce jeudi 10 juillet au lancement officiel d’un atelier de renforcement des capacités à Mbandaka, dans la province de l’Équateur. Organisé par l’UNESCO, cet atelier de trois jours est axé sur des thématiques importantes telles que le VIH, […]
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Le ministre provincial de l’Éducation a procédé ce jeudi 10 juillet au lancement officiel d’un atelier de renforcement des capacités à Mbandaka, dans la province de l’Équateur. Organisé par l’UNESCO, cet atelier de trois jours est axé sur des thématiques importantes telles que le VIH, les droits humains, les violences basées sur le genre (VBG), l’éducation sexuelle complète ainsi que la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes.
L’objectif général de cette initiative est de renforcer les capacités des jeunes leaders membres d’associations dirigées par les jeunes eux-mêmes. Il s’agit de leur fournir des outils et connaissances pour mieux comprendre et sensibiliser leurs communautés sur les enjeux liés à la santé sexuelle, au respect des droits fondamentaux et à la lutte contre les VBG.

L’activité se tient au Centre de formation des cadres de l’ESPT et rassemble une diversité d’acteurs : associations de jeunes, personnes vivant avec un handicap (PVH), membres de programmes spécialisés, partenaires techniques, représentants du ministère de l’Éducation, Veilleurs du Web, jeunes U-Reporters ainsi que les médias.
Une initiative saluée pour son engagement à faire des jeunes des acteurs clés du changement dans leurs communautés.
Jean Delou Mandomba volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
À l’occasion de la Journée mondiale des femmes sans voile, célébrée ce mercredi 10 juillet, Watoto News donne la parole aux jeunes filles de Bukavu.Une génération en quête de liberté, de respect et de reconnaissance dans une société encore fortement marquée par les normes traditionnelles. […]
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À l’occasion de la Journée mondiale des femmes sans voile, célébrée ce mercredi 10 juillet, Watoto News donne la parole aux jeunes filles de Bukavu.
Une génération en quête de liberté, de respect et de reconnaissance dans une société encore fortement marquée par les normes traditionnelles.
Dans la commune d’Ibanda, comme dans le reste de la ville, être une jeune fille revient souvent à marcher sur un fil : entre attentes familiales, injonctions sociales et aspirations personnelles, les choix individuels deviennent source de tension.
Habits, maquillage, sorties entre copines, Chaque geste est scruté, jugé. Certaines témoignent des critiques qu’elles subissent simplement pour vouloir s’affirmer.
« On dit que je m’habille mal, que je copie les autres. Pourtant, je veux juste être moi-même.Même dans ma famille on me juge quand je parle de mes projets d’études »
Emmanuella, 19 ans, étudiante à l’UCB:Dès que je refuse les avances d’un homme plus âgé, on me traite d’arrogante. Mais moi, je veux réussir ma vie. Ce n’est pas un crime de rêver grand »
Chantal, 17 ans, habitante de Nyalukemba: Au-delà des apparences, ces jeunes filles revendiquent une chose simple : pouvoir choisir leur avenir. Étudier, voyager, aimer librement, entreprendre, elles veulent construire leur propre chemin.
Pour elles, cette journée n’est pas seulement symbolique. Elle porte un message clair : celui du droit à l’autodétermination et au respect de leur voix.
La liberté des jeunes filles ne devrait pas être un combat, mais une évidence. À Bukavu comme ailleurs, écouter leurs voix, c’est bâtir une société où chaque fille peut grandir sans peur, s’affirmer sans honte et rêver sans limites. Parce qu’en libérant les filles, c’est toute une communauté qu’on élève.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto news
Dans le but de renforcer la paix et la cohésion sociale à travers les médias,l’organisation Habari RDC a formé ce mercredi 9 juin 15 jeunes de bukavu issus de la société civile, parmi lesquels des journalistes, blogueurs et influenceurs, sur la création de contenus multimédias […]
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Dans le but de renforcer la paix et la cohésion sociale à travers les médias,l’organisation Habari RDC a formé ce mercredi 9 juin 15 jeunes de bukavu issus de la société civile, parmi lesquels des journalistes, blogueurs et influenceurs, sur la création de contenus multimédias sensibles aux conflits dans le cadre de son « projet de paix » en partenariat avec Mensen met een Missie(MMM)
Durant cette formation, les participants ont appris à utiliser des outils simples comme un smartphone et une connexion internet pour produire des contenus numériques (vidéos, articles, infographies, podcasts) capables de promouvoir la paix dans un contexte marqué par des tensions communautaires et politiques.

Les échanges ont porté sur plusieurs modules, notamment :le contexte des conflits en RDC ;l’impact des discours de haine ;les principes du journalisme sensible aux conflits ;l’éthique et la responsabilité dans la production médiatique ;l’utilisation des applications mobiles pour produire des contenus adaptés aux réseaux sociaux.
Le facilitateur Elvis Katsana, coordonnateur régionale Est de Habari RDC a particulièrement insisté sur les conséquences des discours de haine en ligne. « Ce type de discours alimente les tensions, divise les communautés et peut rapidement entraîner des violences. C’est souvent par ignorance ou par manipulation que des jeunes y participent, parfois sans en mesurer la portée. » Il a encouragé les participants à promouvoir des récits alternatifs qui valorisent l’inclusion et le respect des différences.

Elvis a également expliqué que produire un contenu éthique signifie : vérifier ses sources, éviter les stéréotypes, et surtout, ne pas attiser les tensions par des propos partisans. Le journaliste ou le créateur de contenu doit être un acteur de paix, et non un relais de conflits.
À l’issue de la formation, un sentiment de satisfaction générale s’est dégagé parmi les jeunes participants. Plusieurs d’entre eux ont exprimé leur volonté d’utiliser désormais leurs smartphones comme outils de changement positif.
Grâce aux connaissances acquises, ils s’engagent à produire et diffuser des contenus numériques responsables pour lutter contre les discours de haine, la désinformation et les messages qui divisent.

« Cette formation a été bénéfique pour moi parceque ça me permet de maîtriser des outils de communication visuelle et interactive,essentiels dans le monde actuel», confie Mayele mutokambali hubert
« La formation de Habari RDC m’a permis de renforcer mes compétences en création de contenus sensibles aux conflits, d’adopter un langage de paix et de mieux comprendre le rôle des médias dans la promotion du vivre ensemble » a déclaré Alfred Mirindi veilleur du web également participant à la formation.
Les jeunes formés affirment vouloir devenir des relais de paix dans leurs milieux respectifs. Pour eux, il est désormais clair que les fausses informations et les discours haineux, souvent partagés sans discernement, ont un impact réel et dangereux sur la cohésion sociale, le vivre-ensemble et la stabilité des communautés. Ils promettent d’agir avec éthique, vérité et responsabilité.

Cette formation intervient dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la circulation de l’information en RDC, Outiller les jeunes à mieux utiliser ces plateformes pour construire un discours positif devient donc une nécessité.
ces jeunes formés deviendront des relais dans leurs communautés pour une communication plus responsable et engagée en faveur de la paix.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News