POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
En cette période où la crise économique frappe durement la population du Sud-Kivu, l’association Unité de la Jeunesse pour l’Action Congolaise (UJAC) s’est distinguée par un geste de grande solidarité en faveur des enfants vulnérables. Ce dimanche, une délégation d’une trentaine de jeunes membres de […]
ACTUALITÉS
En cette période où la crise économique frappe durement la population du Sud-Kivu, l’association Unité de la Jeunesse pour l’Action Congolaise (UJAC) s’est distinguée par un geste de grande solidarité en faveur des enfants vulnérables.
Ce dimanche, une délégation d’une trentaine de jeunes membres de l’UJAC, venus de divers coins de la province, notamment dans la ville de Bukavu,s’est rendue au Centre d’Encadrement et de Formation des Orphelins (CEFO) situé dans le village de Cidjo, groupement de Kagabi, territoire de Kabare. Cette association, qui prône la Paix, l’Engagement citoyen, l’Humanitarisme et le Travail comme devise, a apporté une assistance significative constituée de vivres et non-vivres : sacs de riz, farine, souliers, matelas, bâches, habits, serviettes hygiéniques, entre autres.
Les 58 enfants hébergés par CEFO n’ont pas caché leur joie. Deux d’entre eux, une fille et un garçon, ont pris la parole au nom de leurs camarades pour saluer cette action salvatrice :
« Nous remercions beaucoup l’UJAC pour ce geste. Nous demandons à d’autres personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires de suivre cet exemple car nous avons encore beaucoup de besoins, » a lancé l’une des bénéficiaires, visiblement émue.
Pour Marie-Salomé Bashizi, responsable du centre CEFO, cette aide est tombée à point nommé.
« Le centre CEFO existe depuis 1998. Nous recueillons des enfants orphelins trouvés çà et là, dont certains ne connaissent ni leurs origines ni leurs parents, car abandonnés alors qu’ils étaient très petits. Nous remercions sincèrement l’UJAC pour cette marque d’amour. Toutefois, nous lançons un appel pressant à d’autres organisations afin qu’elles songent à soutenir ces enfants, surtout dans leur scolarisation.»

De son côté, Blaise Mukozi, président de l’UJAC, a réaffirmé l’engagement de son association à poursuivre ce combat humanitaire :
« Nous sommes une jeunesse consciente, engagée et motivée. Nous avons décidé d’agir là où la souffrance est plus criante. Les enfants orphelins du centre CEFO nous interpellent tous. Nous espérons que notre action inspirera d’autres jeunes et organisations. »
La journée s’est clôturée dans une ambiance fraternelle et chaleureuse : jeunes de l’UJAC et enfants du CEFO ont partagé des moments de danse, de chants et de jeux, prouvant qu’au-delà de l’assistance matérielle, le sourire et la compassion restent des gestes essentiels.
Dans un territoire de Kabare marqué par les difficultés économiques et humanitaires, cette initiative de l’UJAC est un signal fort. Elle rappelle que la jeunesse peut être porteuse d’espoir et d’actions concrètes au service des plus vulnérables. Reste à espérer que d’autres voix s’élèveront pour prolonger cet élan de solidarité.
Par Pascal Marhegane Ki-Moon, Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Dans de nombreuses régions, les langues maternelles sont menacées de disparition, en particulier celles qui ne sont ni enseignées à l’école ni utilisées dans les institutions officielles. Les jeunes, souvent perçus comme des agents de modernité, peuvent pourtant jouer un rôle crucial dans la conservation […]
ACTUALITÉS
Dans de nombreuses régions, les langues maternelles sont menacées de disparition, en particulier celles qui ne sont ni enseignées à l’école ni utilisées dans les institutions officielles. Les jeunes, souvent perçus comme des agents de modernité, peuvent pourtant jouer un rôle crucial dans la conservation et la documentation de ces langues. Comment ? Par l’enregistrement, la recherche, la création de contenus numériques ou encore la transmission orale entre générations.
Amani Ngoy, 23 ans, étudiant en linguistique à Bukavu
« J’ai grandi en entendant parler le Kihunde, mais à l’école, on nous interdisait de l’utiliser. Ce n’est qu’à l’université que j’ai compris sa valeur. Aujourd’hui, je l’enregistre avec mes grands-parents pour en faire un dictionnaire numérique. »
Sarah Kaindo, 20 ans, bénévole dans un centre culturel à Uvira
« On a lancé un podcast où des jeunes racontent des contes en langue Shi. C’est un moyen de reconnecter les enfants à leur culture, tout en utilisant les outils que nous aimons. »
Moïse Mirindi, jeune vidéaste à Idjwi
« Je fais des vidéos en Kihavu avec des sous-titres en français pour sensibiliser à l’importance de parler nos langues. Beaucoup de jeunes m’écrivent pour apprendre à écrire leur langue. »
Avis de spécialistes
Dr Jean-Pierre Lushombo, linguiste à l’Université Officielle de Bukavu
« Si les jeunes ne s’engagent pas aujourd’hui, certaines langues vont totalement disparaître d’ici une ou deux générations. Ils doivent documenter les lexiques, les chants, les proverbes… chaque élément compte. »
Mme Clarisse Byamungu, responsable à la Bibliothèque communautaire de Kalehe
« L’usage du numérique a révolutionné la documentation des langues. Des jeunes créent des applications, des enregistrements vocaux ou même des livres numériques. Il faut les appuyer techniquement et financièrement. »
Prof. Alain Munganga, sociologue culturel à Goma
« La langue est aussi une identité. Un jeune qui documente sa langue ne fait pas que préserver des mots, il défend une histoire, une vision du monde. »
Mme Rachel Nyabirungu, chargée de projets culturels à Bukavu
« Nous avons lancé des ateliers pour encourager les jeunes à interviewer les anciens sur les langues oubliées. Le lien intergénérationnel est fondamental dans ce processus. »
Dr Patrick Mushagalusa, chercheur au Centre des langues africaines
« Il est temps que les politiques éducatives incluent l’enseignement et la documentation des langues maternelles. Les jeunes peuvent être formés dès le secondaire à collecter, écrire et partager ces langues. »
Les jeunes doivent être au cœur des stratégies de préservation des langues maternelles. Leur créativité, leur accès au numérique et leur énergie sont des leviers essentiels pour documenter, numériser et transmettre ces langues menacées. Avec du soutien, ils peuvent devenir les gardiens d’un patrimoine linguistique trop souvent oublié.
La documentation des langues maternelles oubliées n’est pas seulement un devoir culturel : c’est un acte de résistance identitaire. En s’y engageant, les jeunes redonnent vie à des voix que l’on croyait perdues. Ils construisent un pont entre hier et demain, entre racines et avenir.
Dans de nombreuses régions, les langues maternelles sont menacées de disparition, en particulier celles qui ne sont ni enseignées à l’école ni utilisées dans les institutions officielles. Les jeunes, souvent perçus comme des agents de modernité, peuvent pourtant jouer un rôle crucial dans la conservation et la documentation de ces langues. Comment ? Par l’enregistrement, la recherche, la création de contenus numériques ou encore la transmission orale entre générations.
Amani Ngoy, 23 ans, étudiant en linguistique à Bukavu
« J’ai grandi en entendant parler le Kihunde, mais à l’école, on nous interdisait de l’utiliser. Ce n’est qu’à l’université que j’ai compris sa valeur. Aujourd’hui, je l’enregistre avec mes grands-parents pour en faire un dictionnaire numérique. »
Sarah Kaindo, 20 ans, bénévole dans un centre culturel à Uvira
« On a lancé un podcast où des jeunes racontent des contes en langue Shi. C’est un moyen de reconnecter les enfants à leur culture, tout en utilisant les outils que nous aimons. »
Moïse Mirindi, jeune vidéaste à Idjwi
« Je fais des vidéos en Kihavu avec des sous-titres en français pour sensibiliser à l’importance de parler nos langues. Beaucoup de jeunes m’écrivent pour apprendre à écrire leur langue. »
Avis de spécialistes
Dr Jean-Pierre Lushombo, linguiste à l’Université Officielle de Bukavu
« Si les jeunes ne s’engagent pas aujourd’hui, certaines langues vont totalement disparaître d’ici une ou deux générations. Ils doivent documenter les lexiques, les chants, les proverbes… chaque élément compte. »
Mme Clarisse Byamungu, responsable à la Bibliothèque communautaire de Kalehe
« L’usage du numérique a révolutionné la documentation des langues. Des jeunes créent des applications, des enregistrements vocaux ou même des livres numériques. Il faut les appuyer techniquement et financièrement. »
Prof. Alain Munganga, sociologue culturel à Goma
« La langue est aussi une identité. Un jeune qui documente sa langue ne fait pas que préserver des mots, il défend une histoire, une vision du monde. »
Mme Rachel Nyabirungu, chargée de projets culturels à Bukavu
« Nous avons lancé des ateliers pour encourager les jeunes à interviewer les anciens sur les langues oubliées. Le lien intergénérationnel est fondamental dans ce processus. »
Dr Patrick Mushagalusa, chercheur au Centre des langues africaines
« Il est temps que les politiques éducatives incluent l’enseignement et la documentation des langues maternelles. Les jeunes peuvent être formés dès le secondaire à collecter, écrire et partager ces langues. »
Les jeunes doivent être au cœur des stratégies de préservation des langues maternelles. Leur créativité, leur accès au numérique et leur énergie sont des leviers essentiels pour documenter, numériser et transmettre ces langues menacées. Avec du soutien, ils peuvent devenir les gardiens d’un patrimoine linguistique trop souvent oublié.
La documentation des langues maternelles oubliées n’est pas seulement un devoir culturel : c’est un acte de résistance identitaire. En s’y engageant, les jeunes redonnent vie à des voix que l’on croyait perdues. Ils construisent un pont entre hier et demain, entre racines et avenir.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans un monde en perpétuelle mutation, les jeunes ne se contentent pas de subir la modernité : ils la réinventent. Un phénomène culturel marquant, observé notamment à Bukavu et dans l’Est de la RDC, est la transformation des anciens rituels traditionnels, danses, chants, rites initiatiques […]
ACTUALITÉS
Dans un monde en perpétuelle mutation, les jeunes ne se contentent pas de subir la modernité : ils la réinventent. Un phénomène culturel marquant, observé notamment à Bukavu et dans l’Est de la RDC, est la transformation des anciens rituels traditionnels, danses, chants, rites initiatiques ou cérémonies, en formes d’expression artistique contemporaines : théâtre de rue, danse urbaine, rap, peinture murale ou encore performances scéniques.
Cette réappropriation créative est à la fois un acte de mémoire et une forme de contestation sociale.
Des voix jeunes, entre racines et création
Sandrine Uwezo, 22 ans, danseuse urbaine à Panzi
« J’ai appris les danses de mes tantes pendant les rites de semailles. Aujourd’hui, je les reprends dans mes chorégraphies hip-hop. C’est ma façon de rester connectée à mes racines. »
Espoir Bwami, 19 ans, peintre muraliste à Kadutu
« Je me suis inspiré d’un rituel de guérison de mon village pour peindre un mur à Bukavu sur la santé mentale. Ça interpelle les passants et ça parle de nous, les jeunes. »
Rachel Kabungulu, 24 ans, membre d’une troupe de théâtre à Bagira
« On a monté une pièce qui adapte un ancien rite de réconciliation entre clans, pour parler aujourd’hui de la cohésion entre jeunes de différentes communes. »
Patrick Nyakasa, 21 ans, slameur à Nyawera
« Mon slam mélange des proverbes qu’on récitait pendant les veillées traditionnelles. C’est une manière de garder le feu allumé, même avec un micro. »
Paroles d’experts : entre transmission et subversion
Dr Béatrice Kanyere, anthropologue à l’UOB
« Ces jeunes ne dénaturent pas les rituels : ils les traduisent dans leur langage. Cela montre une intelligence culturelle remarquable et un désir profond de préserver la mémoire collective. »
Prof. David Maheshe, historien culturel à Bukavu
« Cette réappropriation est aussi politique. Les jeunes utilisent les symboles ancestraux pour interroger le présent, exprimer leurs frustrations et proposer une identité plus ancrée. »
Déo Safari, formateur en art communautaire
« On observe un retour aux sources à travers la création : les instruments traditionnels sont remixés dans des beats modernes, les masques rituels deviennent des objets d’expo. »
Stéphanie Mushiya, coordinatrice du centre culturel Ndoto
« Les jeunes artistes recréent des rituels de passage pour parler de leur propre passage à l’âge adulte, entre violence, chômage et quête de soi. L’art devient alors un rite moderne. »
Pasteur Armand Ngoy, conseiller jeunesse à Uvira
« La culture est un terrain d’équilibre entre foi, coutume et expression. Les jeunes transforment sans renier. Et c’est aussi une opportunité de dialogue intergénérationnel. »
Mme Jeanne Kazadi, animatrice radio communautaire
« En diffusant ces nouvelles créations inspirées des rituels, on réconcilie les anciens et les jeunes. Cela ouvre des ponts là où il y avait des murs. »
La transformation des rituels par les jeunes est un acte de résistance culturelle autant qu’un élan de créativité. Elle ne marque pas une rupture, mais plutôt une continuité réinventée. En modernisant ces pratiques, les jeunes construisent un avenir qui respecte le passé sans l’idéaliser.
Dans les rues de Bukavu, sur les murs peints, dans les poèmes chantés ou les danses urbaines, les anciens rituels renaissent, transfigurés. Par cet acte d’appropriation artistique, les jeunes redonnent vie à des mémoires parfois marginalisées, et démontrent que la tradition n’est pas figée, mais vivante, évolutive, et capable de dialoguer avec les défis contemporains.
Louise bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto news
À Bukavu, ce dimanche, un plaidoyer fort a été lancé en faveur des enfants en situation difficile, particulièrement touchés par la guerre à l’Est de la RDC. Maria Mashangao, encadreuse au sein de la Ligue des Orphelins Congolais (LOC-Développement), a exprimé son inquiétude face à […]
ACTUALITÉS
À Bukavu, ce dimanche, un plaidoyer fort a été lancé en faveur des enfants en situation difficile, particulièrement touchés par la guerre à l’Est de la RDC. Maria Mashangao, encadreuse au sein de la Ligue des Orphelins Congolais (LOC-Développement), a exprimé son inquiétude face à la précarité grandissante de ces enfants.
« Les enfants vulnérables sont les premières victimes des conflits armés. Ils souffrent de la faim, manquent de soins et sont déscolarisés. Ils ont un besoin urgent d’assistance », a-t-elle déclaré à Watoto News.

En raison de l’insécurité et du manque de moyens, l’encadreuse explique que leurs activités de soutien sont presque à l’arrêt, les empêchant de subvenir efficacement aux besoins des enfants. Elle appelle les humanitaires à concentrer davantage leurs efforts sur ces enfants, qui ont aussi droit à une vie digne malgré le contexte de guerre.
Dans ce contexte difficile, elle a salué l’appui de l’organisation Pour la Protection de l’Enfant,qui a, pour la deuxième fois, offert de la farine à 80 enfants vulnérables issus de Kabare et de la ville de Bukavu.
Papy Fikiri Kibukila, responsable de LOC-Développement, a également adressé un message de réconfort : « Tenez bon, ça va passer », avant de lancer un appel aux groupes armés pour le respect strict des droits des enfants.
Moïse Agawam, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Un drame s’est produit ce vendredi 11 juillet 2025 à Gola, un site d’exploitation artisanale d’or situé à Kamituga, dans la province du Sud-Kivu. Un jeune creuseur, identifié sous le nom de Maombi, a tragiquement perdu la vie dans un puits appartenant à Monsieur Bishe. […]
ACTUALITÉS
Un drame s’est produit ce vendredi 11 juillet 2025 à Gola, un site d’exploitation artisanale d’or situé à Kamituga, dans la province du Sud-Kivu. Un jeune creuseur, identifié sous le nom de Maombi, a tragiquement perdu la vie dans un puits appartenant à Monsieur Bishe. Deux autres travailleurs ont été blessés.
Selon les témoignages recueillis, l’accident serait survenu alors que la victime manipulait un explosif à l’intérieur du puits. Les deux rescapés ont été transportés d’urgence dans une structure sanitaire de la région pour y recevoir les soins appropriés.
Sur instruction du procureur de la République, le corps de la victime a été retiré du puits pour permettre l’organisation des obsèques.
Kamituga, l’un des foyers miniers les plus importants de l’Est de la RDC, reste tristement connu pour la fréquence de ces accidents. Malgré les nombreux cas enregistrés, les creuseurs artisanaux continuent à travailler dans des conditions extrêmement précaires, avec des outils rudimentaires et sans protection adéquate.
Ces travailleurs dénoncent le manque d’assistance des autorités et appellent à une intervention urgente du gouvernement pour garantir leur sécurité et améliorer les conditions d’exploitation dans cette zone à haut risque.
Mukamba Mulebelwa Big-Mercy volontaire pour les enfants et les jeunes à Kamituga
Dans de nombreuses communautés africaines, les vêtements traditionnels portés lors des fêtes culturelles ne sont pas de simples habits. Ils représentent des symboles puissants d’identité, de statut social, d’appartenance ethnique ou encore de rites ancestraux. Pourtant, chez les enfants, la signification profonde de ces tenues […]
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Dans de nombreuses communautés africaines, les vêtements traditionnels portés lors des fêtes culturelles ne sont pas de simples habits. Ils représentent des symboles puissants d’identité, de statut social, d’appartenance ethnique ou encore de rites ancestraux. Pourtant, chez les enfants, la signification profonde de ces tenues tend parfois à se diluer, alors qu’elles peuvent jouer un rôle essentiel dans leur éducation culturelle et identitaire.
Aline Murabazi, 12 ans, élève à Kabare
« Quand je porte la robe que maman m’a cousue en pagne pour le festival de notre village, je suis fière. Elle m’a expliqué que c’est comme ça que les filles de notre clan s’habillaient pour honorer les ancêtres. »
Junior Lukenge, 10 ans, habitant de Kadutu
« À chaque fête de la récolte, on met des habits en raphia. Je ne comprenais pas pourquoi, mais grand-père m’a dit que c’est pour remercier la terre. Maintenant, je trouve ça spécial. »
Grace Lutonde, 14 ans, membre d’un groupe culturel scolaire à Bukavu
« Nos uniformes de danse sont faits selon les coutumes Shi. Quand on les met, les adultes nous félicitent, et ça nous motive à apprendre les chants et gestes de nos traditions. »
Dembi Musafiri, 11 ans, à Walungu
« Je voulais mettre une chemise moderne pour la fête, mais maman a insisté sur le kitendi. Après, j’ai compris que c’était pour honorer notre famille. »
Avis de spécialistes
Mme Rachel Nyirakabuye, anthropologue culturelle à l’UOB
« Le vêtement traditionnel est un langage visuel qui parle d’identité, de mémoire, de respect. Initier les enfants à cette symbolique les aide à mieux comprendre qui ils sont. »
Dr Jean-Paul Mushagalusa, sociologue à Goma
« En plus d’être esthétiques, ces habits portent des messages. Les couleurs, les motifs, les accessoires peuvent symboliser la fertilité, la bravoure ou l’unité. Les enfants doivent être formés à décoder cela. »
Clarisse Lushombo, styliste culturelle à Bukavu
« Je travaille avec des enfants pour réinventer les modèles traditionnels. Ça les connecte à leurs racines tout en exprimant leur créativité. Le vêtement devient un outil de transmission vivante. »
Pasteur Moïse Safari, leader communautaire à Kalehe
« Lors de cérémonies religieuses ou communautaires, habiller les enfants selon la tradition est aussi un acte spirituel. Cela les inscrit dans une continuité et une bénédiction familiale. »
Mme Anifa Bin Munganga, directrice d’école primaire à Uvira
« Nous organisons chaque année une journée des tenues traditionnelles. Cela éveille les enfants à la diversité et au respect de leur patrimoine culturel. »
Les vêtements traditionnels jouent un rôle crucial dans l’éducation culturelle des enfants. En les portant lors des fêtes, ils apprennent non seulement à respecter les valeurs de leur communauté, mais aussi à les incarner avec fierté. Il est donc essentiel de les impliquer dans le choix, la compréhension et la valorisation de ces tenues.
Les habits traditionnels ne sont pas de simples parures festives : ce sont de véritables pages d’histoire que les enfants portent sur eux. En leur transmettant la symbolique de ces vêtements, on leur lègue aussi les récits, les valeurs et la dignité de leurs origines. Une culture qui habille ses enfants est une culture qui survit.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Les filles hébergées à l’internat de l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Bukavu ont posé un acte fort d’assainissement ce samedi 12 juillet 2025. Munis de balais, houes, gants et sacs de collecte, elles ont procédé au nettoyage complet de leur cadre de vie, à l’intérieur […]
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Les filles hébergées à l’internat de l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Bukavu ont posé un acte fort d’assainissement ce samedi 12 juillet 2025.
Munis de balais, houes, gants et sacs de collecte, elles ont procédé au nettoyage complet de leur cadre de vie, à l’intérieur comme autour de l’internat.
Cette action citoyenne avait pour objectif de promouvoir un environnement propre et de sensibiliser l’ensemble des étudiants à l’importance de l’hygiène et de la salubrité dans les espaces académiques.

« Nous voulons montrer que l’entretien de notre milieu de vie est une responsabilité collective. Un cadre propre influence positivement notre santé. Vivre dans l’insalubrité, c’est s’exposer à des maladies évitables. C’est pourquoi nous prenons les devants pour prévenir ces risques », a déclaré Maire Solange, l’une des participantes.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche de solidarité, de leadership féminin et de prise de conscience écologique. Elle illustre le rôle clé que jouent les jeunes filles dans la préservation de l’environnement et dans la construction d’une société plus responsable.
Par ce geste simple mais symbolique, les filles de l’internat de l’ISP Bukavu deviennent des modèles de changement et une source d’inspiration pour d’autres jeunes à s’impliquer activement dans la protection de leur cadre de vie.
Lumière Kashafali, Volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News.
Le club Mama Leaders a relancé officiellement ses activités au sein de la Bibliothèque de la Paix de Panzi vendredi 11 juillet 2025. À travers cette reprise, le groupe entend redynamiser ses actions en faveur de la promotion du genre et du leadership féminin. Selon […]
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Le club Mama Leaders a relancé officiellement ses activités au sein de la Bibliothèque de la Paix de Panzi vendredi 11 juillet 2025.
À travers cette reprise, le groupe entend redynamiser ses actions en faveur de la promotion du genre et du leadership féminin.
Selon Fortunée Iragi,point focal du club, Mama Leaders vise à éveiller les consciences des jeunes filles, à développer leur potentiel et à les accompagner vers l’autonomisation. Pour y parvenir, plusieurs activités sont organisées, notamment des formations en leadership féminin, des campagnes d’activisme, des ateliers de tissage de paniers et de fabrication de gobelets en bois, ainsi que des descentes sur terrain avec les jeunes filles.
« Quand on éveille les consciences des femmes, on veut que cela se voie. Il faut bannir les stéréotypes liés à la dépendance aux hommes. Une femme doit avoir une vision, car c’est cela qui la définit. Les femmes ne sont pas des sous-êtres, mais des êtres à part entière », a affirmé Fortunée Iragi.

Pour Nathalie Claudette et Marie Namashunju, membres du club, cette initiative est une véritable opportunité de développement personnel. Elles affirment que leur motivation d’adhésion au club vient de leur volonté de se démarquer et de bâtir un avenir solide.
« Je ne veux pas rester à la maison sans rien faire ni me limiter au commerce. Grâce à ce club, j’ai acquis des compétences, appris à m’exprimer en public et à prendre des décisions par moi-même. Aujourd’hui, je me sens capable d’agir et de contribuer à ma manière », témoigne Marie.
Les deux jeunes filles encouragent d’autres à rejoindre le club afin de bénéficier des avantages qu’il offre en matière d’émancipation, d’encadrement et de développement du leadership.
Il convient de rappeler que Mama Leaders s’inscrit dans le programme de promotion du genre et du leadership féminin porté par la maison Cocorico asbl
Rehema Namegabe Esther, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu.
À deux jours du Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP), les élèves de 8e année de l’Éducation de base s’apprêtent à affronter une étape cruciale de leur parcours académique. Organisé sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, cet examen […]
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À deux jours du Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP), les élèves de 8e année de l’Éducation de base s’apprêtent à affronter une étape cruciale de leur parcours académique. Organisé sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, cet examen détermine l’orientation scolaire future : filière générale ou technique.
Derrière le nom administratif de cet examen se cache une décision importante pour chaque élève : il ne s’agit pas seulement de réussir, mais de choisir la voie la plus adaptée à son avenir.
À Bukavu, dans de nombreuses écoles, la préparation bat son plein. Répétitions intensives, examens blancs rigoureux, groupes d’étude acharnés se succèdent pour mettre les élèves en condition. Même si l’année scolaire est officiellement terminée pour certains, les enseignants restent disponibles, transformant les salles de classe en centres de révision.
« Comme nous avons déjà clôturé l’année scolaire, nous allons à l’école deux ou trois fois par semaine pour les cours de rattrapage », confie Grâce, élève de 8e EB au Complexe scolaire Saint Joseph/Karhale.
« On fait des exercices chaque fois qu’on vient. » Pour Grâce et ses camarades, chaque question résolue renforce leur confiance. Le silence studieux des classes témoigne de la concentration et de la détermination qui règnent.
Mais dans les zones rurales ou les quartiers défavorisés, la situation est tout autre. Loin des bancs de l’école, le manque de ressources pédagogiques, l’absence de notes de cours complètes ou de suivi régulier laisse plusieurs élèves livrés à eux-mêmes.
« Je n’étudie pas, parce que j’ai perdu mes notes », témoigne Murhula Chishesa, 14 ans, élève de l’Institut Mushekere. « On nous a juste dit de venir le jour de l’examen. »
Ses mots traduisent une forme de résignation, une réalité où la mémoire et la chance remplacent parfois un vrai programme de révision.
Ces disparités sont d’autant plus aggravées par le contexte sécuritaire actuel. Dans certaines régions, les déplacements forcés ou l’instabilité rendent l’accès aux écoles difficile, transformant le simple fait d’étudier en un véritable défi.
Pour ces élèves, la menace constante s’ajoute au manque de moyens, rendant la préparation non seulement difficile, mais parfois impossible.
Ces inégalités d’accès à une préparation équitable risquent de peser sur les résultats et donc sur l’orientation, qui devient parfois imposée plutôt que choisie.
C’est une course à handicap, où la ligne de départ n’est pas la même pour tous.
Alors que le compte à rebours est lancé, entre stress, incertitude et espoir, des milliers d’élèves se préparent en silence à franchir cette étape. Leur avenir immédiat en dépend, parfois même leurs rêves.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
La période des vacances scolaires, souvent perçue comme un moment de repos et de détente, peut aussi représenter un risque pour les enfants si elle n’est pas bien encadrée. Dans ce contexte, le rôle des parents devient crucial : orienter, accompagner et protéger leurs enfants […]
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La période des vacances scolaires, souvent perçue comme un moment de repos et de détente, peut aussi représenter un risque pour les enfants si elle n’est pas bien encadrée. Dans ce contexte, le rôle des parents devient crucial : orienter, accompagner et protéger leurs enfants tout au long de cette période de pause.
Lutter contre l’oisiveté : un devoir parental
L’oisiveté est l’un des plus grands dangers pendant les vacances. Sans activité précise, un enfant peut facilement tomber dans des distractions nuisibles : fréquentations douteuses, dépendance aux écrans, errance dans les quartiers, voire comportements à risque. Les parents doivent donc proposer des alternatives constructives : activités éducatives, artistiques, sportives, spirituelles ou culturelles.
Valoriser les talents et renforcer la confiance en soi
Les vacances sont aussi une belle occasion pour aider l’enfant à explorer ses talents : dessin, lecture, écriture, jardinage, sport, cuisine, musique, etc. En découvrant ce qui le passionne, l’enfant développe sa créativité, son estime de soi et sa responsabilité.
Renforcer les liens familiaux
Ce temps libre peut aussi devenir un espace de qualité pour renforcer les liens familiaux. Partager des moments ensemble, dialoguer, écouter l’enfant et lui transmettre des valeurs, tout cela contribue à forger une relation parent-enfant basée sur la confiance et le respect.
Témoignage inspirant : Papa Giscard, père de quatre enfants
« Pendant les vacances, je mets en place un programme quotidien pour chacun de mes enfants. Ma fille est inscrite dans une bibliothèque et mon fils au sport. Chaque soir, on se retrouve pour partager ce que chacun a appris. J’ai constaté qu’ils deviennent plus responsables et confiants. »
Encourager l’engagement communautaire
Les parents peuvent également encourager leurs enfants à participer à des activités communautaires, religieuses ou dans des centres de jeunes. Ces cadres offrent un encadrement sécurisé et favorisent l’éveil civique, le sens des responsabilités et l’esprit d’équipe.
Les vacances bien encadrées deviennent une période de croissance personnelle, d’apprentissage et de renforcement des valeurs familiales. C’est aux parents de jouer leur rôle pour que ces moments profitent pleinement au développement global de l’enfant.
Clarisse zihalirwa volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu