POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
À Kabare, des enfants sont déjà visibles dans les rues alors que l’année scolaire n’est pas encore officiellement clôturée. Cette situation inquiète les défenseurs des droits de l’enfant qui appellent les parents à la vigilance, surtout en cette période d’insécurité persistante. À l’approche de la […]
ACTUALITÉS
À Kabare, des enfants sont déjà visibles dans les rues alors que l’année scolaire n’est pas encore officiellement clôturée. Cette situation inquiète les défenseurs des droits de l’enfant qui appellent les parents à la vigilance, surtout en cette période d’insécurité persistante.
À l’approche de la fermeture officielle de l’année scolaire, des enfants sont déjà aperçus en train d’errer dans les rues, les marchés et les quartiers de Kabare, notamment à Miti centre. Ce mardi 15 juillet, l’équipe de Watoto News a rencontré plusieurs d’entre eux, certains encore en tenue d’écolier, d’autres en habits ordinaires, visiblement livrés à eux-mêmes.
Sous couvert d’anonymat, l’un de ces enfants, rencontré non loin du marché de Miti, déclare :
« Je suis libre, j’ai fini mes examens, j’attends la proclamation, je suis obligé de circuler et de jouer librement avec mes amis que vous voyez là… »

Ce témoignage illustre une réalité de plus en plus fréquente à Kabare : des enfants livrés à eux-mêmes, traînant dans les rues sans surveillance, en attendant la clôture officielle de l’année scolaire.
Des défenseurs des droits de l’enfant tirent la sonnette d’alarme
Cette situation inquiète particulièrement les défenseurs des droits de l’enfant, surtout dans un contexte où l’insécurité continue de toucher certaines localités du territoire de Kabare. Pour Maître Innocent Nyakura, défenseur des droits des enfants au Sud-Kivu, ce relâchement expose ces enfants à de multiples dangers :
« Nous demandons aux parents de Kabare et d’ailleurs d’assumer pleinement leur responsabilité. L’éducation et la protection des enfants ne doivent pas être négligées, surtout en ce moment où l’insécurité et les conflits armés affectent encore certaines zones. Un enfant laissé dans la rue devient une proie facile pour les pires abus. »
Il appelle les familles à redoubler de vigilance et à suivre de près le comportement de leurs enfants, même après la passation des examens.
Une insouciance parentale face à des risques multiples
À Miti centre et dans d’autres agglomérations de Kabare, certains enfants sont déjà utilisés pour vendre de petites marchandises, d’autres s’adonnent à des jeux dangereux sans aucune surveillance. Cette insouciance favorise l’exposition des enfants à plusieurs fléaux : accidents, abus sexuels, exploitation économique, enrôlement dans des groupes armés, drogues.
Des leaders communautaires appellent également les autorités locales à prendre des mesures afin de protéger ces enfants, en renforçant les contrôles et les campagnes de sensibilisation auprès des familles.
Un rappel au bon sens collectif
À l’heure où la société attend la fermeture officielle des écoles, il est urgent que les familles, les enseignants, les leaders communautaires et les autorités locales collaborent afin de protéger les enfants contre l’oisiveté et ses conséquences. La responsabilité ne repose pas uniquement sur les épaules des parents, mais sur l’ensemble de la communauté.
Watoto News poursuivra ses enquêtes de terrain pour alerter sur les comportements qui mettent en péril l’avenir des enfants de Kabare, dans l’espoir que ces appels soient entendus et traduits en actions concrètes.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Ce 15 juillet 2025, le monde célèbre la Journée mondiale des compétences des jeunes. Une occasion de mettre à l’honneur les talents de la jeunesse, ces moteurs de changement qui, à travers leurs compétences, bâtissent un avenir fondé sur la dignité, l’innovation et le développement. […]
ACTUALITÉS
Ce 15 juillet 2025, le monde célèbre la Journée mondiale des compétences des jeunes. Une occasion de mettre à l’honneur les talents de la jeunesse, ces moteurs de changement qui, à travers leurs compétences, bâtissent un avenir fondé sur la dignité, l’innovation et le développement.
Le thème retenu cette année « Autonomisation des jeunes grâce à l’IA et aux compétences numériques »met en avant le rôle croissant des nouvelles technologies. Mais il est tout aussi crucial de valoriser les savoir-faire artisanaux, culturels et traditionnels, porteurs d’identité, de durabilité et de créativité.
Quand l’artisanat devient une voie d’avenir
Esther Kaharanyi incarne cette jeunesse inspirante. À travers sa passion pour l’artisanat, elle conçoit des paniers tressés et des sous-plats faits main, alliant esthétique et utilité. Son engagement redonne vie à des savoirs traditionnels tout en créant des opportunités économiques.
« Mes créations racontent une histoire, celle de ma culture et de mon envie de bâtir quelque chose d’utile », confie-t-elle.
Dans un monde en quête de sens, d’écologie et de proximité, le travail d’Esther montre que l’artisanat n’est pas un héritage du passé, mais une réponse aux enjeux du présent.
Un message fort pour la jeunesse
Cette journée nous rappelle que les compétences sont plurielles : numériques, techniques, artistiques ou manuelles. Investir dans la jeunesse, c’est aussi valoriser les initiatives locales, accompagner les talents, et permettre à chaque jeune de transformer son savoir-faire en projet de vie.
Esther et tant d’autres jeunes nous rappellent qu’avec passion, chaque compétence peut devenir une force pour transformer le monde.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
L’ODH à travers l’équipe de l’Ecole amis de l’enfant a poursuivi les sensibilisations dans les écoles pour protéger les enfants contre la M-POX ainsi que le choléra. Cette sensibilisation a menée l’équipe EAE dans le groupement de Bushumba en territoire de Kabare le 14 juillet […]
DOSSIERS & ENQUÊTESL’ODH à travers l’équipe de l’Ecole amis de l’enfant a poursuivi les sensibilisations dans les écoles pour protéger les enfants contre la M-POX ainsi que le choléra. Cette sensibilisation a menée l’équipe EAE dans le groupement de Bushumba en territoire de Kabare le 14 juillet 2025.
Ici l’équipe est passée dans plusieurs écoles à la rencontre des élèves pour rappeler les mesures barrières et s’assurer que chaque élève les respecte. C’est le cas de l’EP Mulengeza, ishanga, etc.
« Nous louons le travail de ODH à travers les équipes EAE, parce que grâce à leur implication, les enfants sont protégés contre la MPOX et le choléra. Avec EAE, nous avons ainsi détecté 5 cas de MPOX ici dans notre école et qui ont été conduit au centre de santé pour suivre les soins » dit Bagula Centwali directeur de l’école Mulengeza.
Pendant ce temps dans ces écoles, les reporters de Watoto News constatent des séances de sensibilisations ici et là dans les écoles ainsi que le respect les mesures de base pour protéger les enfants en insistant sur la propreté.

Les élèves des écoles de Bushumba sont désormais avertis de l’existence, du danger et du mode de transmission et de gestion de la M-pox et du choléra.
« je sais que la M-pox se contamine en mangeant la viande des animaux malade, en étant en contact avec les personnes malades, …» dit Victoire Nabuga élève à l’école primaire Mulengeza.
Arrivé à l’école primaire Ishanga, les élèves étaient heureux également d’avoir reçu les messages de sensibilisation. Désormais ils savent se protéger contre le choléra et le M-POX qui secouent leurs communautés.
« Pour se protéger contre la M-POX et le choléra, on nous dit qu’il faut se laver les mains avant de manger, après l’usage des toilettes, laver les fruits, éviter de manger les animaux trouvés morts, éviter le contact avec les personnes malades et boire de l’eau propre » ; explique à Watoto News l’élève Cito Cirimwami.
Entre temps, les enseignants font de leur mieux pour faire respecter les mesures barrières malgré le manque des kits d’hygiène dans les établissements scolaires.
« Dans ma classe, j’ai déjà eu un élève victime de M-pox et qui a été conduit à l’hôpital…nous demandons toujours aux élèves de se laver les mains avant d’entrer en classe, après la toilette même quand ils vont à la maison. Nous n’avons pas de kits de lavage de main ici à l’école mais puisqu’il y a un robinet et de l’eau en permanence nous encourageons les enfants à l’utiliser » dit Lebon Fikiri, enseignant à l’EP Mulengeza.
Quant à Cidorho Kujirabwinja enseignant à l’EP ishanga, la difficulté d’abord est de trouver de l’eau vu qu’il la puise à plusieurs kilomètres de l’école, et la disponibilité d’un seul kit de lavage de mains qui couvre difficilement l’effectif à l’école.
En outre la nécessité de renforcement des outils de protection contre ces maladies reste une urgence dans cette partie du territoire de kabare et la capacitation de quelques enseignants demeure un besoin imminant.
Signalons que la sensibilisation menée par ODH à travers les équipes terrain de EAE est faite avec l’appui financier de l’UNICEF.
Ernest Muhero, Volontaire pour les enfants
À quelques jours du début du Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP), prévu pour les 17 et 18 juillet 2025 sur toute l’étendue du territoire de la République Démocratique du Congo (RDC), l’inquiétude grandit dans plusieurs villages du territoire de Kabare, […]
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À quelques jours du début du Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP), prévu pour les 17 et 18 juillet 2025 sur toute l’étendue du territoire de la République Démocratique du Congo (RDC), l’inquiétude grandit dans plusieurs villages du territoire de Kabare, au Sud-Kivu.
Dans des localités comme Cirunga, Kagabi, Bushwira et d’autres zones environnantes, la population redoute pour l’avenir des enfants alors que des affrontements armés continuent d’être signalés dans la région. Ces violences récurrentes, qui perturbent la quiétude des habitants, menacent sérieusement le bon déroulement de ces épreuves nationales, essentielles pour l’orientation des élèves vers la formation technique ou professionnelle.
Une insécurité persistante qui inquiète les familles
Depuis plusieurs semaines, des affrontements entre les éléménts de l’AFC/M23 et les Wazalendo ont été rapportés dans certains coins du territoire de Kabare. Cette insécurité a contraint certaines familles à fuir leurs habitations, tandis que d’autres vivent dans une peur permanente. Les écoles, elles aussi, fonctionnent au ralenti, certaines ayant dû fermer leurs portes momentanément.
Un leader communautaire local, Akilimali Mudahama, exprime son inquiétude face à cette situation :
« Nous ne savons pas comment nos enfants passeront le TENASOSP alors que les affrontements sont encore signalés ici. Le autorités doivent assurer leur sécurité pour qu’ils participent normalement à ces épreuves qui conditionnent leur avenir. »
Le TENASOSP, un test crucial pour les élèves de 8e Education de base
Le TENASOSP est une étape importante dans le parcours scolaire des élèves congolais. Il permet non seulement d’évaluer leurs acquis, mais aussi de déterminer leur orientation vers les humanités techniques, scientifiques ou littéraires, ou encore vers les filières professionnelles. Son organisation est encadrée par le ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), et sa réussite conditionne l’avenir de nombreux jeunes.
Les appels aux autorités se multiplient
Dans ce contexte tendu, parents, enseignants et acteurs communautaires appellent les autorités provinciales et nationales à prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité autour des centres de passation des examens. Ils craignent que certains enfants soient empêchés de se rendre sur les lieux d’examen, soit par peur, soit à cause des déplacements forcés liés aux violences.
Les organisations locales de la société civile rappellent que l’éducation est un droit fondamental protégé par la Constitution et diverses conventions internationales ratifiées par la RDC, dont la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE).
Un enjeu au-delà de Kabare
Bien que la situation soit particulièrement préoccupante dans certains coins de Kabare, le défi sécuritaire touche aussi d’autres territoires du Sud-Kivu, voire d’autres provinces affectées par l’instabilité. L’organisation harmonieuse du TENASOSP dans ces conditions constitue un test pour l’État congolais, appelé à démontrer sa capacité à garantir le droit à l’éducation, même dans les zones fragiles.
Pascal Marhegane, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Le tribalisme, ce poison discret transmis de génération en génération, continue d’alimenter les divisions parmi les habitants de la ville de Bukavu. Pourtant, certains osent briser le silence et questionner un héritage qui éloigne les uns des autres. Mais pour d’autres, la douleur reste trop […]
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Le tribalisme, ce poison discret transmis de génération en génération, continue d’alimenter les divisions parmi les habitants de la ville de Bukavu. Pourtant, certains osent briser le silence et questionner un héritage qui éloigne les uns des autres. Mais pour d’autres, la douleur reste trop vive pour envisager le pardon.
« Ce n’est pas moi, mais ça me choque. » Ces mots de Fazili Irere, 17 ans, élève en 4e HP dans une école de Bukavu, traduisent un malaise profond. Si elle affirme que le tribalisme n’est pas fort dans son établissement, elle reste troublée par des scènes ordinaires de discrimination.
« Une de mes collègues est moquée à cause de son accent shi quand elle parle français. Certains disent qu’elle devrait rester au village avec son comportement. »
Pour Fazili, ces humiliations trouvent racine dans l’éducation familiale : « Nos parents ne nous apprennent pas à vivre ensemble, à respecter les différences. »
Une réflexion partagée par Désiré Ciruza, 21 ans, étudiant en informatique de gestion à l’ISP Bukavu. Pour lui, le tribalisme ne se manifeste pas seulement à travers des conflits ouverts, mais aussi dans des phrases banales, répétées sans conscience :
« On dit parfois que les Bashi sont des voleurs, que les Barega sont des sorciers… Ces clichés, on les entend depuis l’enfance, à table, dans les conversations de famille. À force, on y croit, on les perpétue. »
Désiré appelle à un changement profond dans les foyers : « Il faut que les parents jouent leur rôle, qu’ils brisent cette chaîne. Car tant qu’on reste divisés, on reste sous-développés. »
Au marché de Bondeko, Irenge, 25 ans, vendeur ambulant, a lui aussi grandi dans un environnement de méfiance tribale. Mais la réalité l’a forcé à revoir son jugement :
« Mes parents me disaient de ne jamais faire confiance aux gens de tel pays. Pourtant aujourd’hui, je vais chez eux faire mes achats agroalimentaires. Ils sont chaleureux, et on s’entend bien. »
Irenge a choisi de tourner le dos aux discours du passé : « Il y a des choses à laisser au passé. Il faut avancer, ensemble, c’est comme ça qu’on aura une Afrique grande. »
Mais tout le monde ne partage pas cette volonté de réconciliation. Toujours au marché de Bondeko, dans la commune de Kadutu, maman Safari, 32 ans, s’exprime avec douleur et amertume :
« Moi je ne peux jamais manger à la même table que les gens de ce pays-là. Mon grand frère a été tué, décapité, par des gens qui parlaient leur langue. »
Même après des années, la blessure reste vive : « Jusqu’à aujourd’hui, ça me fait mal. Et mes enfants, je leur dis de ne jamais oublier que ces gens-là ne nous aiment pas. »
Pour Safari, la souffrance familiale a figé le temps, et avec lui, toute possibilité de pardon.
Quand la jeunesse hésite entre mémoire et avenir
Ces témoignages, bien que contrastés, révèlent une réalité complexe : certains jeunes refusent de continuer à porter la haine transmise par leurs aînés, tandis que d’autres restent prisonniers d’un passé douloureux, nourri de tragédies personnelles.
Mais une question cruciale traverse toutes ces voix : jusqu’à quand allons-nous continuer à nous définir par ce qui nous sépare ?
Le tribalisme, même silencieux, entretient la peur, la division et freine le développement collectif. Il trouve sa force dans les non-dits, les stéréotypes répétés, les blessures non guéries. Pourtant, des voix s’élèvent, osent questionner, tendent la main.
Et si notre génération avait la responsabilité de désapprendre la haine pour réapprendre la paix ?
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Un drame a secoué la ville de Butembo (Nord-Kivu) ce dimanche 13 juillet 2025. Kasereka Kahemu d’Alzon, élève finaliste à l’École Primaire Ikonga, a perdu la vie par noyade dans une ancienne carrière d’exploitation de matériaux de construction, située en cellule Mulemya, dans le quartier […]
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Un drame a secoué la ville de Butembo (Nord-Kivu) ce dimanche 13 juillet 2025. Kasereka Kahemu d’Alzon, élève finaliste à l’École Primaire Ikonga, a perdu la vie par noyade dans une ancienne carrière d’exploitation de matériaux de construction, située en cellule Mulemya, dans le quartier Kyaghala, commune de Bulengera.
Selon les témoignages recueillis sur place par nos confrères de Opinion-info.cd le jeune garçon s’était rendu sur le site pour laver ses habits. Malheureusement, la profondeur et la dangerosité des eaux stagnantes présentes dans cette cavité désaffectée ont rendu tout secours impossible.
La société civile de Bulengera, par la voix de son président John Kameta, exprime sa profonde consternation et demande aux autorités de tout faire pour éviter que des drames similaires ne se reproduisent.
La carrière, aujourd’hui abandonnée et sans aucune mesure de sécurité, est pourtant située à proximité de zones résidentielles et reste accessible aux enfants.
Face à cette tragédie, la communauté locale réclame des mesures urgentes pour sécuriser les anciennes zones d’exploitation, prévenir de nouveaux drames, et obtenir des réponses concrètes sur les responsabilités de chacun.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes avec Opinion-info.cd
Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté de la République Démocratique du Congo vient de publier ce lundi 14 juillet une circulaire rappelant aux établissements scolaires l’obligation de garantir la scolarisation des filles enceintes, conformément aux engagements nationaux et internationaux en matière d’éducation inclusive […]
ACTUALITÉS
Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté de la République Démocratique du Congo vient de publier ce lundi 14 juillet une circulaire rappelant aux établissements scolaires l’obligation de garantir la scolarisation des filles enceintes, conformément aux engagements nationaux et internationaux en matière d’éducation inclusive et d’égalité de genre.
Signée par le Secrétaire Général Alexis Yoka Lafulinangu, cette note circulaire insiste sur le fait qu’aucune élève enceinte ne doit être exclue de l’école tant qu’elle manifeste la volonté de poursuivre ses études. « Les abandons scolaires liés aux grossesses précoces compromettent l’avenir des filles et renforcent les inégalités », souligne le document.

Le ministère condamne toute exigence administrative ou sanction discriminatoire à l’encontre de ces élèves. Il invite les directions provinciales de l’Éducation nationale à veiller à l’application stricte de cette mesure dans tous les établissements scolaires du pays.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
En Afrique, bien que la pharmacie moderne conserve toute sa place et son importance dans le traitement des maladies, il existe parallèlement une médecine traditionnelle fondée sur l’usage des plantes. Cette richesse, souvent transmise de génération en génération, reste ancrée dans les pratiques de nombreux […]
ACTUALITÉS
En Afrique, bien que la pharmacie moderne conserve toute sa place et son importance dans le traitement des maladies, il existe parallèlement une médecine traditionnelle fondée sur l’usage des plantes. Cette richesse, souvent transmise de génération en génération, reste ancrée dans les pratiques de nombreux foyers, notamment en milieu rural et périurbain.
Détenu en grande partie par les aînés, ce savoir ancestral constitue un véritable trésor culturel et sanitaire, complémentaire à la médecine conventionnelle.
Cependant, l’intérêt des jeunes pour cette tradition semble s’affaiblir petit à petit .
La modernisation des modes de vie, l’accès plus facile aux médicaments industriels et la perception parfois négative de certaines pratiques anciennes contribuent à ce désintérêt. Pourtant, plusieurs jeunes reconnaissent l’efficacité des plantes médicinales, même si la transmission reste insuffisante.
Faustin Murabazi, 23 ans, étudiant à Kaziba :
« Chez nous, grand-mère connaît beaucoup de plantes pour les maux de ventre ou les blessures. Mais honnêtement, je ne retiens presque rien. Je préfère aller à la pharmacie. »
Agnès Balibuno, 60 ans, herboriste à Burhiba :« Les jeunes ne s’intéressent plus. Je soigne beaucoup de gens, mais mes petits-enfants disent que c’est “vieux jeu”. Pourtant, ce sont ces plantes qui nous ont gardés en vie. »
Diane Kazimoto, 19 ans, élève à Panzi :
« J’ai appris à faire du thé de citronnelle pour la grippe avec ma mère. Mais je ne connais pas plus que ça. C’est rare qu’on nous enseigne, sauf quand quelqu’un est malade. »
Jonas Bukase, 27 ans, habitant de Kadutu :
« Mon père connaît beaucoup de feuilles, mais il garde tout pour lui. Je crois qu’il pense qu’on ne va pas s’en servir ou qu’on va oublier. »
Avis des spécialistes
Dr Chantal Safari, ethnobotaniste à Bukavu, rappelle l’importance de préserver ce savoir :« Le savoir lié aux plantes médicinales est un patrimoine biologique et culturel. Depuis des générations, nos aïeux ont soigné diverses maladies avec des feuilles, des racines, des écorces… Ce savoir ne se trouve pas dans les manuels classiques. Malheureusement, les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas curieux. Ils pensent que seuls les produits pharmaceutiques ont de la valeur. Mais en période de crise, quand l’accès aux soins est limité, ces plantes peuvent sauver des vies. Il est donc urgent d’organiser des ateliers communautaires où les anciens transmettent ce savoir, pour qu’il ne se perde pas. »
Selon le Professeur Jean-René Muganwa, spécialiste en santé communautaire à l’Université de Lubumbashi (UNILU), ce recul est dû à une méfiance envers les pratiques traditionnelles.
« On pense souvent que ces remèdes sont magiques ou dépassés, mais c’est faux. Beaucoup sont validés par la science. Il faut les intégrer dans l’éducation sanitaire pour que les jeunes comprennent leur valeur », explique-t-il.
Même constat pour Mme Rachel Namusoke, sociologue à Bukavu :« Aujourd’hui, les jeunes veulent ce qui est moderne. Ils rejettent les plantes car ils les associent à la pauvreté ou à la sorcellerie. Pourtant, utiliser ces remèdes, c’est faire preuve d’intelligence et d’autonomie. »
Dr Leonel Bahati, pharmacien à l’Université de Goma, insiste sur l’importance de reconnecter les jeunes à ces savoirs.
« L’aloe vera, le moringa ou la citronnelle sont reconnus en médecine. Mais il existe un écart entre la recherche scientifique et la pratique familiale. Il faut créer des formations qui relient les deux. »
Un appel à l’action
Pour ces spécialistes, il est urgent d’agir : restaurer l’image positive des plantes médicinales, sensibiliser les jeunes, et encourager les familles à transmettre ce savoir. C’est une question de santé, mais aussi de culture.
Si rien n’est fait, ce savoir précieux pourrait disparaître avec les anciens au détriment des générations futures.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Le Paris Saint-Germain a perdu ce dimanche en finale de la Coupe du Monde des Clubs, face à Chelsea, sur un score lourd de 3-0. Dès le début du match, Chelsea a pris le contrôle. Cole Palmer a marqué deux buts (à la 22e et […]
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Le Paris Saint-Germain a perdu ce dimanche en finale de la Coupe du Monde des Clubs, face à Chelsea, sur un score lourd de 3-0.
Dès le début du match, Chelsea a pris le contrôle. Cole Palmer a marqué deux buts (à la 22e et à la 30e minute), avant que João Pedro ne marque un troisième but juste avant la mi-temps.
En deuxième période, le PSG a essayé de réagir, mais sans succès. Les tentatives de Kvaratskhelia, Dembélé et Vitinha ont toutes été arrêtées par le gardien Robert Sánchez.
En fin de match, les Parisiens ont montré des signes de nervosité. João Neves a été expulsé après un geste d’énervement. Une dispute a même éclaté au coup de sifflet final, preuve de la frustration du côté parisien.
Chelsea remporte ainsi son deuxième titre de Coupe du Monde des Clubs. Le PSG termine une saison forte en France, mais décevante à l’international.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto news
Dans plusieurs régions d’Afrique, la migration des parents vers les villes ou l’étranger, en quête de meilleures conditions économiques, laisse derrière eux des enfants souvent confiés à des proches. Si cette décision vise à offrir un avenir meilleur à la famille, elle bouleverse profondément le […]
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Dans plusieurs régions d’Afrique, la migration des parents vers les villes ou l’étranger, en quête de meilleures conditions économiques, laisse derrière eux des enfants souvent confiés à des proches. Si cette décision vise à offrir un avenir meilleur à la famille, elle bouleverse profondément le quotidien des jeunes restés sur place. Entre solitude émotionnelle, responsabilités précoces et stratégies de survie, ces enfants développent une résilience parfois invisible, mais marquante.
Bénie Namegabe, 15 ans, vit à Mudaka :
« Ma maman est partie à Kinshasa depuis deux ans. Elle m’appelle parfois, mais ce n’est pas pareil. Je m’occupe de mes deux petits frères. Parfois, je me sens seule, j’aimerais qu’elle soit là pour me conseiller. »
Patrick Timbwa, 17 ans, habitant de Cahi :
« Mon père travaille à Kamituga. Je suis l’homme de la maison maintenant. Je vais à l’école, je m’occupe du jardin, des courses, et je dois aussi rassurer ma mère. C’est lourd, parfois. »
Dorcas Maisha, 14 ans, élève à Nyawera :
« Je vis avec ma tante depuis que mes parents sont en Afrique du Sud. Elle est gentille, mais je sens que je ne suis pas chez moi. Il me manque la chaleur de ma vraie famille. »
Job Murhula, 16 ans, quartier Panzi :
« Je n’ai jamais voulu que mes parents partent, mais on manquait de tout. Depuis, j’ai appris à me débrouiller. Je vends de petits trucs pour payer mes cahiers. Je ne suis pas fâché, mais j’ai grandi trop vite. »
Avis des spécialistes
Pr. Nadine Kambere, sociologue (ISP Bukavu)
« La migration parentale produit un vide affectif difficilement compensé. L’enfant se retrouve sans repère stable et doit gérer des responsabilités d’adulte. Cela modifie sa perception de l’enfance et accélère sa maturité émotionnelle, parfois au prix d’un traumatisme silencieux. »
Dr Aimé Mulume, psychologue pour enfants (Centre SOS Bukavu)
« Ces jeunes développent une forme de résilience impressionnante, mais souvent au détriment de leur bien-être émotionnel. Ils intériorisent leurs douleurs, deviennent surresponsables, et manquent de temps pour être simplement des enfants. Il faut mettre en place des espaces d’écoute et de soutien. »
Esther Byadunia, éducatrice spécialisée à Bagira :
« Les jeunes laissés derrière sont les grands oubliés des politiques migratoires. Ils vivent une séparation imposée, sans toujours comprendre les raisons. Certains sombrent dans la rébellion ou la dépression, d’autres deviennent des soutiens familiaux à 12 ou 13 ans. »
Dr Patrick Nyamugabo, anthropologue (Université de Goma)
« La migration des parents bouleverse la structure familiale traditionnelle. Autrefois, l’éducation était collective ; aujourd’hui, les enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes ou à des figures d’autorité secondaires. Cela crée un sentiment d’instabilité. »
Sœur Denise Kasinga, assistante sociale (Panzi)
« Quand les parents migrent, ce sont souvent les aînés qui prennent le relais à la maison. Une fille de 14 ans devient “petite maman”. Cela peut créer des frustrations, mais aussi révéler une force intérieure étonnante. Il faut les accompagner sans les culpabiliser. »
Abedi Mushagalusa, spécialiste en protection de l’enfance (UNICEF Bukavu)
« Cette problématique est sous-documentée, pourtant elle concerne de nombreuses familles. Il faut adapter les politiques sociales pour soutenir ces jeunes : en milieu scolaire, dans les structures de santé mentale, et surtout dans l’accompagnement psychosocial. »
Tous les experts s’accordent à dire que la migration des parents, bien qu’économiquement motivée, génère un coût émotionnel élevé pour les jeunes restés derrière. Entre solitude, surcharge de responsabilités et besoin d’affection, ces enfants développent une résilience remarquable. Mais cette résilience ne doit pas masquer leurs besoins. Les initiatives communautaires, scolaires et psychologiques doivent être renforcées pour leur offrir un soutien structurant et reconnaître leur réalité silencieuse.
Loin des projecteurs, des milliers de jeunes vivent l’absence parentale comme une épreuve quotidienne. Entre devoir de grandir trop vite et nécessité de tenir bon, leur histoire mérite d’être entendue. Redonner à ces jeunes un espace de parole, un soutien et des perspectives, c’est aussi redonner sens à la migration familiale.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu