POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Un corps sans vie d’un garçon d’environ 12 ans a été repêché ce samedi 19 juillet 2025 dans les eaux de la rivière Ruzizi, au quartier Panzi, dans la ville de Bukavu. Selon Redouta Mweresi Aruta, défenseur des droits humains, l’enfant s’était noyé la veille […]
ACTUALITÉS
Un corps sans vie d’un garçon d’environ 12 ans a été repêché ce samedi 19 juillet 2025 dans les eaux de la rivière Ruzizi, au quartier Panzi, dans la ville de Bukavu.
Selon Redouta Mweresi Aruta, défenseur des droits humains, l’enfant s’était noyé la veille alors qu’il jouait avec d’autres enfants dans la rivière, une pratique pourtant interdite mais encore fréquente dans la région.
Mweresi déplore la recrudescence des cas de noyade, particulièrement en cette période de vacances scolaires, et appelle les parents à faire preuve de plus de vigilance. « Il est temps d’agir avant qu’un autre drame ne survienne », a-t-il déclaré.
Un nouveau drame qui relance la question de la sécurité des enfants livrés à eux-mêmes pendant les vacances.
Moïse Agawam volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto news
Adoptée le 26 juillet 2005 par le Conseil de sécurité des Nations Unies, la Résolution 1612 vise à protéger les enfants touchés par les conflits armés. Elle cible six violations graves, notamment :Le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats,les violences sexuelles,les enlèvements d’enfants,les attaques contre les […]
ACTUALITÉS
Adoptée le 26 juillet 2005 par le Conseil de sécurité des Nations Unies, la Résolution 1612 vise à protéger les enfants touchés par les conflits armés. Elle cible six violations graves, notamment :Le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats,les violences sexuelles,les enlèvements d’enfants,les attaques contre les écoles et les hôpitaux,le refus d’accès humanitaire aux enfants,les meurtres ou mutilations d’enfants.
La RDC, marquée par des décennies de conflits, est directement concernée. Grâce à cette résolution, le pays collabore avec l’ONU pour :Prévenir le recrutement d’enfants par des groupes armés,réintégrer les ex-enfants soldats dans la vie civile,renforcer la protection des infrastructures scolaires et sanitaires,Sanctionner les auteurs de violations graves.

Pourquoi est-ce important ?
Chaque enfant a droit à la sécurité, à l’éducation et à une vie sans violence. La Résolution 1612 est un outil de plaidoyer, d’action et de justice. Elle ne s’applique pas seulement au niveau étatique, mais engage aussi la société civile.
À qui s’adresser en cas de besoin ?
En République Démocratique du Congo, ce mécanisme est appliqué à travers un Comité de surveillance des violations graves,actif dans plusieurs provinces. Il travaille en collaboration avec la MONUSCO,l’UNICEF,la CNDH, des ONG nationales et internationales, mais aussi avec des médias et associations locales comme le RJAE Junior, EDEN World Fondation ou encore le Musée des Anges.

Témoignage inspirant d’un jeune militant de Bukavu
Un jeune défenseur bénévole de l’enfance à Bukavu partage son engagement :
« J’ai toujours voulu aider les enfants en difficulté. J’en voyais autour de moi qui mendiaient ou travaillaient au lieu d’être à l’école. Je n’avais ni argent, ni formation, mais j’ai commencé avec ce que j’avais : du temps, de la volonté, et quelques amis. On écoutait les enfants, on jouait avec eux, on leur parlait de l’école. Puis, j’ai découvert la Convention des droits de l’enfant et la Résolution 1612. Ça m’a ouvert les yeux. Aujourd’hui, j’aimerais créer un petit espace d’écoute. Je crois qu’on peut protéger même sans tout avoir, si on a le cœur. »
Ce témoignage traduit le quotidien de nombreux jeunes engagés dans la protection de l’enfant, souvent sans ressources, mais pleins de courage. Il révèle l’urgence de les former, les encadrer et les appuyer,afin que leur engagement produise un réel impact.

Appel à l’action citoyenne
« La Résolution 1612 ne doit pas rester un texte figé. Elle doit vivre à travers l’action collective : parents, enseignants, chefs de quartier, jeunes, autorités, chacun doit jouer son rôle. Signalons les abus, protégeons les enfants vulnérables, collaborons avec les structures existantes. Protéger un enfant, c’est protéger notre avenir. »
La Résolution 1612, c’est l’affaire de tous. Faisons-la vivre.
Clarisse Zihalirwa volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Alors que les écoles ont fermé leurs portes pour les grandes vacances, un vent de joie souffle sur de nombreux foyers de Bukavu. Pour les élèves qui ont excellé cette année, la période des congés rime avec fierté, reconnaissance et moments privilégiés en famille. Après […]
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Alors que les écoles ont fermé leurs portes pour les grandes vacances, un vent de joie souffle sur de nombreux foyers de Bukavu. Pour les élèves qui ont excellé cette année, la période des congés rime avec fierté, reconnaissance et moments privilégiés en famille.
Après des mois d’efforts entre leçons, devoirs et révisions, ces enfants goûtent aux fruits d’un travail bien accompli. Entre gestes symboliques, paroles d’encouragement et petits cadeaux, parents et enseignants ne manquent pas de souligner la valeur de la réussite.
Inès Talimbirwa, 11 ans, Nguba : « J’ai été la première de ma classe ! Maman m’a embrassée fort, m’a offert une robe et on a bu un jus au marché. Elle m’a dit que j’étais sa fierté. » Pour Inès, c’est surtout l’amour et la reconnaissance maternelle qui rendent ce moment inoubliable.
David Kyanga, 13 ans, Kadutu :« Mon père m’a offert un ballon. Il m’a dit que c’était grâce à mon sérieux. Maintenant, je joue l’après-midi, mais je continue aussi à lire. » Un équilibre entre détente et discipline, encouragé par la récompense.
Lionel Burasa, 12 ans, Bagira :« Quand j’ai eu 85 %, ma maîtresse a cité mon nom devant toute l’école. Depuis, je me sens fort. Je veux aider mon petit frère à réussir aussi. » Une réussite transformée en moteur de solidarité familiale.
Mme Léonie, mère de deux enfants :« On a fait un bon repas pour féliciter les enfants. Je veux qu’ils sentent que leurs efforts sont vus et appréciés. »
plusieurs spécialistes de l’enfance et de l’éducation à Bukavu insistent sur l’importance de valoriser les élèves brillants, tout en maintenant un équilibre bienveillant envers ceux qui ont eu des difficultés. Cette reconnaissance contribue au développement personnel de l’enfant et renforce sa motivation.
Sr. Clarisse, directrice de l’école Bakihta:« Célébrer la réussite ne signifie pas rabaisser ceux qui ont échoué. Il s’agit de nourrir la motivation tout en étant inclusif. »
M. Aimé Balagizi, encadreur de jeunes au sein du centre tuma ibi:« Des ateliers, matchs ou sorties éducatives sont organisés pour encourager les élèves brillants. C’est une façon concrète de les motiver à persévérer »
Prof. Kabera, enseignant au lycée wima :« Pendant les vacances, certains élèves reviennent aider leurs camarades. Ils deviennent des modèles positifs dans la communauté. »
Dr. Nadège Musafiri, psychologue scolaire :« Un mot gentil, un geste symbolique ou du temps partagé peuvent créer un souvenir marquant et bâtir l’estime de soi. »
Conseils aux parents
Féliciter l’enfant sans le comparer,associer la réussite à des valeurs comme la discipline ou l’honnêteté, offrir des récompenses significatives : une sortie, un moment partagé, un mot écrit,encourager une continuité douce : lecture, activités ludiques, discussions enrichissantes,Intégrer l’enfant dans la vie familiale pour qu’il sente que sa réussite bénéficie à tous.
Ces vacances ne sont pas qu’un temps de repos : elles sont aussi une opportunité précieuse de consolider la confiance, la joie d’apprendre et le lien entre réussite scolaire et épanouissement personnel.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans des villes comme Bukavu ou Goma, les vacances scolaires peuvent représenter un véritable défi pour de nombreuses familles. Livrés à eux-mêmes, les enfants passent souvent leurs journées devant les écrans, traînent dans les rues ou s’ennuient. Pourtant, cette période peut devenir une belle opportunité […]
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Dans des villes comme Bukavu ou Goma, les vacances scolaires peuvent représenter un véritable défi pour de nombreuses familles. Livrés à eux-mêmes, les enfants passent souvent leurs journées devant les écrans, traînent dans les rues ou s’ennuient. Pourtant, cette période peut devenir une belle opportunité d’apprentissage informel, de développement personnel et de renforcement des liens familiaux, à condition d’être bien encadrée. Que peut-on mettre en place pour occuper utilement les enfants des villes pendant les vacances ? Quelles activités peuvent les enrichir tout en les distrayant ?
Paroles d’enfants et de parents
Sonia Zagabe, 12 ans, habitante de Panzi (Bukavu)
« Pendant les vacances, je vais au centre culturel près de chez nous. On y fait du théâtre, du dessin et on lit des livres. Ça m’aide à ne pas oublier l’école, et surtout je m’amuse sans rester sur TikTok toute la journée. »
Grâce Mwangaza, maman d’un garçon de 9 ans à Kadutu
« Je préfère inscrire mon fils dans un petit club de football du quartier. Là, il joue, il se dépense et cela l’éloigne des mauvaises fréquentations. À la maison, il est plus calme et dort mieux. »
Jonathan Katembo, 14 ans, élève à Goma
« J’ai appris à réparer les téléphones pendant mes dernières vacances. Mon oncle m’a montré comment démonter, tester et changer des pièces. J’aime ça, je veux devenir ingénieur. »

Avis des spécialistes
Dr Ruth Makanda, pédagogue
« Les vacances doivent être encadrées intelligemment. C’est le moment idéal pour développer des compétences que l’école ne transmet pas toujours : autonomie, créativité, art, communication. Il faut valoriser les talents des enfants. »
Fiston Mugisho, psychologue pour enfants
« Le cerveau de l’enfant a besoin d’être stimulé. Trop d’ennui ou d’écrans peut entraîner une perte de motivation et une baisse de l’estime de soi. Il faut encourager les parents à proposer des activités concrètes, variées et valorisantes. »
Chantal Rukangoma, éducatrice communautaire à Bukavu
« En milieu urbain, de nombreux enfants se retrouvent sans surveillance, ce qui augmente les risques d’abus, de déviance ou de comportements à risque. L’encadrement pendant les vacances est un véritable acte de protection. »
Aimé Nyamugabo, responsable de l’ONG Jeunes Espoirs
« Il est essentiel de créer des espaces sûrs, motivants et éducatifs durant les vacances. Même un simple coin lecture ou un jeu éducatif bien structuré peut changer la vie d’un enfant. »
Charlotte Lufungula, spécialiste en éducation inclusive
« Les enfants vivant avec un handicap ne doivent pas être oubliés. On peut leur proposer des activités adaptées : jeux sensoriels, peinture, musique. L’inclusion commence aussi pendant les vacances. »
Pasteur Munganga, encadreur de camps de vacances
« Nos camps accueillent des enfants de tous horizons. En plus des jeux, nous leur parlons de paix, de foi et d’amour du pays. Ce sont des graines que nous semons pour leur avenir. »
Un temps d’apprentissage autrement
Les vacances ne doivent pas être considérées comme une pause vide, mais comme une occasion d’apprendre autrement. Proposer des activités équilibrées, ludiques et éducatives contribue à renforcer la confiance, la curiosité et la discipline des enfants. Le rôle de la communauté, des familles et des autorités locales reste essentiel pour permettre à chaque enfant, quel que soit son quartier, d’accéder à un espace d’épanouissement.
En milieu urbain, où les enfants sont parfois confrontés à l’agitation, au bruit ou à la solitude, des vacances bien encadrées peuvent changer leur trajectoire. Offrir à un enfant des vacances utiles, c’est investir dans son avenir et dans celui de toute une société.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
À l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela, célébrée chaque 18 juillet, un plaidoyer fort a été lancé depuis le territoire de Kabare (Sud-Kivu), où la situation humanitaire des enfants devient de plus en plus préoccupante. Sous le thème mondial de 2025 : « C’est […]
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À l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela, célébrée chaque 18 juillet, un plaidoyer fort a été lancé depuis le territoire de Kabare (Sud-Kivu), où la situation humanitaire des enfants devient de plus en plus préoccupante.
Sous le thème mondial de 2025 : « C’est encore entre nos mains : combattre la pauvreté et les inégalités », la Fondation Nelson Mandela appelle à une mobilisation générale pour la justice sociale, la protection des plus faibles et la lutte contre les inégalités. Ce message résonne particulièrement dans les zones affectées par les conflits, comme Kabare.
Dans plusieurs localités du territoire, les enfants déplacés, orphelins ou issus de familles démunies subissent de plein fouet les conséquences de l’insécurité : interruption scolaire, malnutrition, violences, exploitation. Leurs droits les plus fondamentaux sont constamment bafoués.
À cette occasion, Maître Innocent Nyakura, défenseur des droits de l’enfant, a lancé un appel aux autorités et aux humanitaires :« Si nous voulons vraiment honorer l’héritage de Mandela, commençons par agir pour ces enfants. Ils n’ont plus accès à l’école, à la santé, ni à une protection efficace. Ils paient le prix fort de cette crise silencieuse. »

Pour lui, les enfants de ce territoire, frappés de plein fouet par la crise humanitaire, ne doivent pas être réduits à de simples discours de commémoration.
« J’appelle toutes les bonnes volontés, y compris les élus locaux, à renforcer les programmes d’aide humanitaire, d’accès à l’éducation et de protection de l’enfance. Ces enfants ont besoin d’espaces sûrs, de repas, de soins, et surtout de la possibilité de rêver d’un avenir »,a-t-il déclaré.
Dans plusieurs villages comme Bushumba, Cirunga, Miti ou Mudaka, des enfants abandonnent l’école pour chercher de quoi survivre. Traumatisés, certains sont exposés à la malnutrition, à l’exploitation ou à la violence, dans l’indifférence quasi générale. L’absence de centres d’accueil, de soutien psychosocial ou d’aides alimentaires structurelles creuse davantage leur vulnérabilité.
« Ce n’est pas seulement une question de pauvreté, c’est aussi une question de dignité humaine »,insiste Me Nyakura.
Malgré les initiatives locales pour maintenir l’éducation de proximité et offrir un accompagnement minimal, les besoins dépassent largement les capacités des acteurs sur le terrain. Le soutien du gouvernement, des autorités provinciales et des partenaires internationaux reste crucial.
« Chaque enfant sauvé aujourd’hui est une victoire sur la crise de demain. Mandela croyait en l’avenir des enfants ; il est temps d’honorer ce combat ici à Kabare »,conclut-il.
En ce 18 juillet 2025, Kabare devient le symbole d’un cri d’alerte : face aux injustices, l’action doit primer sur les discours.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Les épreuves du Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP) ont été officiellement lancées ce lundi dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1. Au total, 71.955 candidats, dont 37.484 filles, prennent part à ces examens, répartis dans 183 centres, dont 56 situés dans […]
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Les épreuves du Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP) ont été officiellement lancées ce lundi dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1. Au total, 71.955 candidats, dont 37.484 filles, prennent part à ces examens, répartis dans 183 centres, dont 56 situés dans la ville de Bukavu et 127 dans les 16 autres sous-divisions.
La cérémonie de lancement a eu lieu au Lycée Wima de Bukavu, en présence de plusieurs autorités éducatives et politiques. Malgré l’insécurité persistante dans certains territoires de la province, des dispositions particulières ont été prises pour garantir la participation des élèves déplacés internes.
« Nous avons donné l’ordre à tous les cadres de l’éducation d’identifier les enfants déplacés internes afin qu’ils passent leurs examens là où ils se trouvent, et cela sans aucun frais », a déclaré Jean Marie Mwayesi, inspecteur principal provincial de l’EPST/Bukavu.

La province éducationnelle Sud-Kivu 1 regroupe la ville de Bukavu et quatre territoires environnants. Fait notable, les filles sont cette année encore plus nombreuses parmi les candidats, une tendance qui se confirme au fil des ans, selon le même responsable.
De son côté, Patrick Busubwangwi, gouverneur, a encouragé les candidats à faire preuve de sérénité et à fournir un travail de qualité tout au long de ces épreuves déterminantes pour leur avenir scolaire.

Le déroulement harmonieux du TENASOSP dans la province, malgré les défis sécuritaires, témoigne de la résilience du système éducatif congolais et de l’engagement des autorités à garantir une éducation accessible à tous, y compris aux enfants déplacés.
Gloire Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Depuis ce jeudi 17 juillet 2025, plus de 70 990 élèves de 8e année de l’enseignement de base, dont 33 353 filles (soit 46 %), participent au Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP) à travers la province du Nord-Kivu. Ces épreuves […]
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Depuis ce jeudi 17 juillet 2025, plus de 70 990 élèves de 8e année de l’enseignement de base, dont 33 353 filles (soit 46 %), participent au Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP) à travers la province du Nord-Kivu.
Ces épreuves se tiennent dans 211 centres d’examen,répartis sur tout le territoire provincial.
Le lancement officiel s’est déroulé à l’Institut de Goma en présence du vice-gouverneur en charge des Finances, de l’Économie et du Développement, *
Chadrack Amani Bahati accompagné de plusieurs autorités provinciales et responsables du secteur éducatif.
Dans son allocution, le vice-gouverneur a salué la mobilisation générale autour de cet examen national et a tenu à rassurer les élèves, leurs familles et encadreurs* quant aux dispositifs sécuritaires mis en place pour garantir le bon déroulement des épreuves dans un climat serein. Il a également remercié les acteurs éducatifs et les partenaires pour leur engagement constant en faveur de l’éducation dans la province.
Pour la province éducationnelle Nord-Kivu 1.36 044 élèves, dont 17 747 filles, prennent part aux épreuves.
Le PROVED a.i Mashagiro Ngagi, a salué la bonne organisation du processus et exprimé sa gratitude envers les autorités provinciales
« Grâce au soutien logistique et politique du gouvernement provincial, nous avons pu organiser ces examens dans de bonnes conditions. Nous encourageons nos élèves à donner le meilleur d’eux-mêmes. »
À la suite de la cérémonie, le vice-gouverneur a visité plusieurs centres de passation pour s’assurer du bon déroulement des épreuves et adresser un message de motivation aux candidats.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Après plusieurs mois de préparation, les élèves de la 8ᵉ année Éducation de Base (EB) ont enfin entamé le Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP) ce jeudi 17 juillet 2025. Cette première journée d’épreuves s’est déroulée dans une atmosphère chargée d’émotions, […]
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Après plusieurs mois de préparation, les élèves de la 8ᵉ année Éducation de Base (EB) ont enfin entamé le Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP) ce jeudi 17 juillet 2025. Cette première journée d’épreuves s’est déroulée dans une atmosphère chargée d’émotions, de doutes, mais aussi d’espoir. Les examens se poursuivront demain.
Dans les cours d’école, alors que la première journée touche à sa fin, quelques élèves rencontrés à la sortie ont accepté de partager leur ressenti. Des mots simples, mais révélateurs de ce que représente ce test pour ces jeunes, à la frontière entre l’école de base et l’enseignement secondaire.

Moïse, 13 ans, élève à l’Athénée d’Ibanda, garde un ton serein :
« L’examen s’est bien passé pour moi. Il y avait des questions difficiles, surtout en mathématiques, mais Dieu m’a aidé. Parmi les épreuves, je me suis bien retrouvé en science et en français. »
Ambitieux, il projette déjà son avenir : « Si tout se passe bien, j’aimerais faire l’option technique construction et devenir ingénieur en bâtiment. »
À quelques rues de là, Junior, 12 ans, du Complexe scolaire Saint Michel, a aussi passé son test sans encombre, mais avec un souvenir encore vif des difficultés rencontrées :
« C’était calme, pas de tricherie. J’ai vraiment aimé. La mathématique était difficile, en tout cas c’était chaud. »
Lui aussi a un plan : « Si je réussis avec des bons points, je vais choisir l’option électronique. »
Grâce, 13 ans, élève à l’EDAP/ISP, parle avec une certaine maturité :
« C’était un peu stressant au début, mais après ça allait. J’ai bien aimé le français et les sciences. Les mathématiques, par contre, étaient compliquées. »
Passionnée par l’éducation, elle confie : « Si je réussis, je veux aller en pédagogie. Mon rêve, c’est de devenir enseignante. »

Ces voix juvéniles, au-delà des chiffres et des statistiques, reflètent l’état d’esprit d’une jeunesse studieuse qui veut avancer.
Ces témoignages montrent des élèves lucides, parfois stressés mais déterminés, qui voient dans le TENASOSP une étape cruciale vers leur avenir scolaire. Derrière chaque réponse se cache une ambition, un rêve, et surtout une volonté d’aller de l’avant, malgré les défis.
Gloire Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
La province éducationnelle Sud-Ubangi 2 a lancé officiellement, ce jeudi 17 juillet 2025, le Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP). La cérémonie s’est tenue à l’Institut Saint Laurent de Zongo, en présence des autorités éducatives provinciales, locales, du comité local de […]
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La province éducationnelle Sud-Ubangi 2 a lancé officiellement, ce jeudi 17 juillet 2025, le Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP). La cérémonie s’est tenue à l’Institut Saint Laurent de Zongo, en présence des autorités éducatives provinciales, locales, du comité local de sécurité et du comité technique sous-provincial.
C’est le maire adjoint de la ville de Zongo, Arsène Bahitiko, qui a donné le coup d’envoi officiel des épreuves.
Pour cette 5e édition, 15 665 élèves sont inscrits, dont 6 531 filles. Les candidats sont répartis dans 58 centres à travers 13 sous-divisions. Les frais de participation ont été fixés à 35 000 FC.
Présent à la cérémonie, Émile Kimpumpu Munkina, inspecteur principal provincial du Sud-Ubangi 2, a appelé tous les acteurs à respecter strictement les consignes officielles pour garantir le bon déroulement des épreuves.
Edouard Rogose volontaire pour les enfants et les jeunes pour Watoto News
Un drame a endeuillé le village de Lubichako, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Deux jeunes filles, toutes deux élèves de 8ᵉ année du cycle terminal de l’éducation de base, sont mortes noyées ce lundi 14 juillet 2025 alors qu’elles se baignaient dans un […]
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Un drame a endeuillé le village de Lubichako, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Deux jeunes filles, toutes deux élèves de 8ᵉ année du cycle terminal de l’éducation de base, sont mortes noyées ce lundi 14 juillet 2025 alors qu’elles se baignaient dans un marais local, à la veille des examens du TENASOSP.
Selon les témoignages recueillis sur place, ces adolescentes, venues spécialement à Lubichako pour passer leurs examens, s’étaient rendues au marais afin de se laver avant de se rendre au centre d’examen. Une survivante, âgée de 15 ans, a raconté que le groupe comptait plusieurs filles. Après s’être baignées, deux d’entre elles n’ont pas réussi à regagner la rive et se sont noyées. La survivante a, quant à elle, été sauvée de justesse par des habitants présents à proximité.
Les corps des victimes ont été rapatriés dans leur village natal, Misisi, où résidaient leurs familles. Le choc est grand parmi les élèves, qui ont dû passer leurs examens dans un climat de tristesse et de grande émotion.
Lubichako est un village situé à une dizaine de kilomètres au sud de Misisi, dans le groupement de Bashikashilu, secteur de Ngandja, territoire de Fizi, au Sud-Kivu.
À cause de ce drame, le début des épreuves du TENASOSP a été retardé dans ce centre d’examen. Les deux victimes étaient âgées de moins de 16 ans.
Ce tragique incident met une nouvelle fois en lumière les risques encourus par de nombreux enfants dans les zones rurales, où l’accès à des infrastructures adaptées reste très limité.
Baraka Joseph Mihali, volontaire pour les enfants et les jeunes à Baraka