POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Au moins une dizaine de personnes, dont une majorité de jeunes, ont perdu la vie dans un éboulement survenu dimanche 20 juillet 2025 sur le site minier artisanal de Lomera, dans le groupement de Luhihi, territoire de Kabare. Selon des sources sur place plusieurs autres […]
ACTUALITÉS
Au moins une dizaine de personnes, dont une majorité de jeunes, ont perdu la vie dans un éboulement survenu dimanche 20 juillet 2025 sur le site minier artisanal de Lomera, dans le groupement de Luhihi, territoire de Kabare.
Selon des sources sur place plusieurs autres personnes ont été grièvement blessées, tandis que d’autres restent portées disparues.
« Environ dix corps ont été extraits des décombres ce lundi, et les recherches se poursuivent », a déclaré Nshokano Bahizire, habitant de Luhihi, contacté par Watoto News.
Il ajoute que de nombreuses familles sont encore présentes sur le site, dans l’espoir de retrouver leurs proches: « La situation est vraiment alarmante,beaucoup sont inconsolables, on voit des gens appeler leurs proches sans obtenir de réponse », a-t-il témoigné .
Ce dernier dénonce également le taux élevé de chômage chez les jeunes, qu’il considère comme l’une des causes profondes de ce drame.« La plupart de ces creuseurs sont de jeunes gens,faute d’emplois, ils préfèrent risquer leur vie à luhihi plutôt que de rester à la maison. Certains sont même des diplômés sans travail. »
Cet énième accident relance les interrogations sur la sécurité dans les mines artisanales de la région, souvent exploitées sans aucune mesure de protection.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Dans la province du Sud-Kivu, notamment à Bukavu, la gestion de l’épidémie de mpox est complexifiée par la persistance de certaines croyances au sein des communautés. Ces perceptions, distinctes des faits médicaux établis, influencent les comportements et peuvent avoir des répercussions directes sur la santé […]
ACTUALITÉS
Dans la province du Sud-Kivu, notamment à Bukavu, la gestion de l’épidémie de mpox est complexifiée par la persistance de certaines croyances au sein des communautés. Ces perceptions, distinctes des faits médicaux établis, influencent les comportements et peuvent avoir des répercussions directes sur la santé des enfants, se manifestant par des retards de prise en charge, une potentielle stigmatisation et une exposition accrue à la maladie.
« C’est la sorcellerie, pas une maladie »
Maman Justine, vendeuse de poissons sur le passage piéton au niveau de la Place de l’Indépendance, balaie la question d’un revers de main :
« Ce que vous appelez Mpox là, chez nous on connaît ça depuis longtemps. Ce de la sorcellerie. On n’a pas besoin d’aller à l’hôpital pour ça. C’est une affaire de prière ou de délivrance, si mon enfant a des trucs sur le corps le premier endroit où je peux l’amener c’est dans une chambre de prière.»
À 35 ans, cette mère de trois enfants refuse catégoriquement l’idée d’une maladie virale transmise par contact. Elle affirme que les cas signalés dans son quartier relèvent plus du monde mystique que médical. Une telle croyance, pourtant partagée par d’autres mères de famille, contribue à la banalisation des premiers symptômes chez les enfants, retardant leur prise en charge.

« Une invention des Blancs »
Toujours à la place de l’indépendance , Jean-Pierre, chauffeur de taxi-bus de 45 ans, voit la mpox sous un tout autre angle, tout aussi alarmant :
« C’est pas vrai ça, je pense que c’est une invention des Blancs pour écouler leurs produits et nous décimer. Le sida, Ebola, maintenant la Mpox ,Ils créent ça pour faire peur et gagner de l’argent. »
Ces propos, tenus avec assurance, soulignent l’ampleur de la désinformation au sein de certaines couches de la population adulte, responsables de la protection des enfants.
Quand la confusion met les enfants à risque
Chez les plus jeunes, la méconnaissance de la mpox se traduit souvent par des confusions dangereuses. Nathan, 12 ans, élève en 6e année primaire, confie :
« Moi, je pense que c’est la rougeole. Quand j’avais ça, maman a bouilli les feuilles de mangue et de goyavier et j’ai guéri. »
Ce genre de confusion entre maladies aux symptômes cutanés similaires (éruptions, fièvre, fatigue) pousse certaines familles à opter pour l’automédication ou des pratiques traditionnelles, sans diagnostic médical préalable. Une décision qui, dans bien des cas, retarde la détection du virus et augmente les risques de transmission.
Dans une ville comme Bukavu où la parole des adultes prévaut, les croyances, aussi enracinées soient-elles, finissent par dicter les choix en matière de santé. Lorsque ces croyances reposent sur des interprétations erronées, les plus vulnérables, notamment les enfants, en paient le prix fort.
Il devient donc impératif de renforcer les campagnes de sensibilisation communautaire, en impliquant leaders locaux, enseignants, responsables religieux et personnels de santé. Car tant que la Mpox sera vue comme un mythe, une punition ou une invention, les enfants continueront de souffrir en silence, à l’ombre de l’ignorance.
Gabriel CUBAKA, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
À Bukavu, dans l’est de la RDC, la danse a pris une dimension profondément humaine à travers le spectacle Malinga Ya Matumaini (L’Espoir), présenté au Labo Mot’Art dans le cadre de la Soirée Danse CréationCe dimanche 20 juillet 2025. Dans une ville marquée plusieurs difficultés […]
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À Bukavu, dans l’est de la RDC, la danse a pris une dimension profondément humaine à travers le spectacle Malinga Ya Matumaini (L’Espoir), présenté au Labo Mot’Art dans le cadre de la Soirée Danse Création
Ce dimanche 20 juillet 2025.
Dans une ville marquée plusieurs difficultés les, cet événement a illustré la danse comme un acte de résilience, de guérison et de courage collectif.

Créée par les chorégraphes béninois Ezéchiel et Stéphane Rouge, la performance a réuni des jeunes de Bukavu ainsi que des enfants du Foyer de Paix de Katana des orphelins de guerre et des enfants souffrant de malnutrition. Tous ont utilisé la danse comme langage pour exprimer douleurs, blessure mais surtout, leur volonté de se relever.
« C’était un honneur d’échanger et de travailler avec eux. Ils ont fait l’effort de venir, de collaborer avec nous, et cela nous a profondément touchés. Ce projet nous apprend à ne pas rester figés dans la souffrance, à continuer malgré les obstacles », a témoigné Inès Mangominja.
Le thème du spectacle, Simama, qui signifie Lève-toi a porté un message fort de résilience. « Les défis seront toujours là, mais nous devons rester debout », a insisté Inès, soulignant la puissance du mouvement comme moteur d’espérance.

Malinga Ya Matumaini marque le début d’un partenariat artistique prometteur. Les échanges entre les jeunes congolais et béninois devraient se poursuivre avec une suite envisagée au Bénin, renforçant ainsi un pont créatif et solidaire entre les deux pays.
Soutenu par METIS, l’AFD et le Labo Mot’Art, cet événement a démontré que, même dans l’adversité, l’art peut devenir un acte de résistance pacifique. La danse, dans ce contexte, est bien plus qu’un art : elle est un cri d’humanité.
Lumière Kashafali, Volontaire pour les Enfants et les Jeunes à Bukavu
Dans de nombreuses familles, les résultats scolaires dépassent leur simple valeur académique. Ils deviennent un critère de reconnaissance, de valorisation, ou au contraire, de rejet. Un enfant qui réussit est applaudi, gâté, entouré. Celui qui échoue est ignoré, comparé, rabaissé. Cette attitude différenciée provoque souvent […]
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Dans de nombreuses familles, les résultats scolaires dépassent leur simple valeur académique. Ils deviennent un critère de reconnaissance, de valorisation, ou au contraire, de rejet. Un enfant qui réussit est applaudi, gâté, entouré. Celui qui échoue est ignoré, comparé, rabaissé. Cette attitude différenciée provoque souvent des blessures invisibles mais profondes, fragilisant l’équilibre affectif et la cohésion familiale.Watoto Newss’est intéressé à cette réalité trop fréquente.
Témoignages poignants :
Patrick Bilaka, 14 ans, Cimpunda: « Mon frère a réussi. Il a reçu des cadeaux, on a préparé un bon repas. Moi, on ne m’a même pas parlé. J’avais l’impression d’être un étranger dans ma propre maison. »
Aline Wilonja, 11 ans, Nguba :« Papa a accroché le bulletin de ma sœur au mur. Le mien, il l’a déchiré. Depuis, je n’ose même plus parler à table. »
Mme Sarah, mère de trois enfants :
« J’ai félicité mon fils qui a bien travaillé. C’est normal. Mais pour l’autre, je ne sais plus quoi faire… Il faut qu’il sente la différence pour se réveiller. »
Jonas Byalulema, 15 ans, Panzi :« Quand tu échoues, tu deviens invisible à la maison. Même si tu aides, on te rappelle toujours que tu as « raté ta vie déjà ». »
Parole d’experts :
Dr Grâce Kalume, psychologue clinicienne :
« L’amour parental ne devrait jamais dépendre des performances scolaires. Conditionner l’affection au succès développe une angoisse de l’échec et fragilise l’estime de soi. »
M. Dieudonné Bahati, conseiller scolaire :
« Comparer les enfants entre eux alimente rancœurs et complexes. L’échec scolaire ne doit jamais devenir une identité. »
Sœur Béatrice, responsable pédagogique à Bukavu :
« Certains élèves perdent goût à l’école, non par manque de capacité, mais à cause de la pression ou du rejet qu’ils vivent à la maison. »
Pasteur Elie, encadreur des jeunes :
« Le rejet parental, même silencieux, laisse des traces. Beaucoup de jeunes s’isolent ou fuient parce qu’ils ne se sentent plus aimés après un échec. »
Mme Olivia Bisimwa, formatrice en parentalité positive :
« Il est essentiel de dissocier l’enfant de ses résultats scolaires. Aimer un enfant, c’est l’aimer autant dans l’échec que dans la réussite. Le soutenir ne signifie pas approuver l’échec, mais l’accompagner avec bienveillance. »
Tous les spécialistes s’accordent : adopter une attitude différenciée en fonction des résultats scolaires est une pratique nocive. Elle alimente les divisions familiales, affaiblit l’estime de soi des enfants en difficulté, et instaure un climat de compétition malsain. Les parents doivent apprendre à encourager sans comparer, à corriger sans humilier, et surtout, à aimer sans condition.
Un enfant est bien plus que ses notes. Réduire sa valeur à ses résultats scolaires revient à nier sa personnalité, ses efforts, et ses talents parfois invisibles. Qu’il réussisse ou non, chaque enfant mérite le même amour, la même attention, et le même respect. Car au final, c’est le regard de ses parents qui peut nourrir son courage… ou l’éteindre.
Aimer un enfant, c’est l’aimer malgré ses failles. C’est lui montrer qu’il a de la valeur, même quand il trébuche. Car un enfant rejeté aujourd’hui pour un bulletin rouge pourrait perdre confiance à vie. La réussite ne se mesure pas qu’en notes. Elle commence d’abord par un regard d’amour inconditionnel.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Chaque 20 juillet, le monde entier célèbre la Journée Mondiale de la Joie un moment précieux pour rappeler à tous petits et grands que la joie est une force douce, gratuite, mais puissante, capable de transformer nos journées. Pourquoi une journée dédiée à la joie […]
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Chaque 20 juillet, le monde entier célèbre la Journée Mondiale de la Joie un moment précieux pour rappeler à tous petits et grands que la joie est une force douce, gratuite, mais puissante, capable de transformer nos journées.
Pourquoi une journée dédiée à la joie ?
Parce que même dans les périodes difficiles, il existe des instants simples qui font du bien : un jeu, une chanson, un sourire, un geste d’amitié.
La joie ne résout pas tout, mais elle donne du courage et de l’espoir.
En RDC, beaucoup d’enfants vivent cette joie à travers les petits bonheurs du quotidien : Grâce, 10 ans, Bukavu:
« Moi je suis contente quand je joue à l’élastique avec mes copines. Même si on n’a pas grand-chose, quand on rit ensemble, j’oublie tout. C’est ça ma joie. »
Junior, 12 ans: « Quand je chante dans la chorale de l’église, je me sens libre. La joie, c’est quand on est ensemble et qu’on s’aime bien. »
Et toi, comment vas-tu semer la joie aujourd’hui ?
Offre un sourire, partage un bon moment, aide quelqu’un, Chante, danse, dessine, prie, avec le cœur
Un enfant qui sourit, c’est déjà un peu de paix dans le monde, Parce qu’au fond, la joie d’un enfant, c’est la plus belle preuve que l’espoir existe encore.
Gloria bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto news
Alors que les vacances scolaires approchent, certains enfants les accueillent avec joie, d’autres avec appréhension. C’est le cas des élèves qui n’ont pas réussi leur année scolaire. Dans de nombreuses familles, notamment en milieux populaires urbains et ruraux, l’échec scolaire est souvent perçu comme une […]
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Alors que les vacances scolaires approchent, certains enfants les accueillent avec joie, d’autres avec appréhension. C’est le cas des élèves qui n’ont pas réussi leur année scolaire. Dans de nombreuses familles, notamment en milieux populaires urbains et ruraux, l’échec scolaire est souvent perçu comme une honte, entraînant déception, rejet, punition, voire abandon. Au lieu d’être encadrés pour progresser, ces enfants sont parfois isolés, critiqués ou assignés à des corvées. Une réalité encore peu discutée, mais qui mérite attention.
Mireille Burasa, 13 ans, Kadutu (Bukavu): « Quand j’ai échoué, mon papa m’a interdit de jouer avec mes amis. Je devais rester à la maison à faire la vaisselle, balayer et garder mon petit frère. Je me sentais comme une servante. »
Jonas Alphonse, 15 ans, Bagira: « Dès que j’ai ramené le bulletin, mon oncle a dit que je n’avais plus droit aux vacances. Il m’a envoyé vendre du pain au marché. Chaque jour, je dois me lever à 6h. Je n’ai même pas eu un mot d’encouragement. »
Mme Chantal, mère de cinq enfants à Nyawera: « J’avoue que j’ai été très dure avec ma fille. Je lui ai dit que je ne paierai plus jamais ses frais. Mais après réflexion, j’ai compris que la pression ne l’aidera pas. Je veux cette fois l’inscrire à une session de rattrapage. »
Pacifique Namegabe, 11 ans, Panzi: « Mon grand frère a réussi, on lui a acheté des habits et une montre. Moi, j’ai échoué. On m’a dit que je ne méritais rien. J’ai pleuré seul dans ma chambre. »
Avis des spécialistes
Dr. Clarisse Mukanya, psychologue scolaire : « Rejeter un enfant après un échec scolaire peut provoquer des blessures émotionnelles profondes. Il faut plutôt chercher à comprendre ce qui n’a pas fonctionné, et l’aider à reprendre confiance. Punir ne règle rien, cela aggrave la situation. »
M. Alain Mwema, éducateur à Bukavu:
« Beaucoup de parents assimilent échec à paresse. Pourtant, il peut cacher des causes multiples : surcharge, problèmes émotionnels, troubles d’apprentissage. Il ne faut jamais condamner un enfant pour un bulletin rouge. »
Sœur Angélique, religieuse et encadreuse d’enfants en difficulté: « Dans nos centres, nous accueillons chaque année des enfants « abandonnés » après l’échec scolaire. Pour eux, les vacances deviennent un véritable calvaire. Nous plaidons pour un accompagnement à la fois affectif et académique durant cette période. »
Prof. Jules Nkundakozera, sociologue: « La culture du rejet face à l’échec est profondément enracinée. Elle transmet à l’enfant le message qu’il n’a aucune valeur s’il ne réussit pas. Or, chaque échec peut devenir une opportunité de construction personnelle, si l’entourage adopte une posture bienveillante. »
Mme Nadine Lushombo, formatrice en pédagogie alternative: « Les vacances sont un moment stratégique pour aider l’enfant à se relever sans pression scolaire. Il faut lui proposer des activités qui développent ses compétences autrement : jeux éducatifs, clubs de lecture, ateliers créatifs… dans un cadre apaisant. »
Les spécialistes sont unanimes : punir ou ignorer un enfant après un échec scolaire est non seulement injuste, mais aussi contre-productif. L’enfant a besoin d’un soutien émotionnel, d’une écoute sincère et de solutions adaptées pour rebondir. La famille ne doit pas se comporter en juge, mais en refuge et en tremplin.
Rejeter un enfant parce qu’il a échoué, c’est l’éloigner davantage de la réussite. Les vacances ne doivent pas devenir une punition, mais un moment d’amour, de réorientation et de reconstruction.
Plutôt que de punir l’échec, transformons-le en tremplin. Car chaque enfant mérite une deuxième chance et un regard d’espoir.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Face à la résurgence inquiétante du choléra en République démocratique du Congo en général et dans la ville de Goma en particulier un groupe de jeunes U-Reporters s’est mobilisé pour sensibiliser la population sur les mesures de prévention. L’initiative, menée ce samedi 19 juillet 2025, […]
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Face à la résurgence inquiétante du choléra en République démocratique du Congo en général et dans la ville de Goma en particulier un groupe de jeunes U-Reporters s’est mobilisé pour sensibiliser la population sur les mesures de prévention.
L’initiative, menée ce samedi 19 juillet 2025, dans ce quartier a consisté en des séances de porte-à-porte, des animations de rue et des démonstrations d’hygiène.
« Nous avons constaté que beaucoup de gens ici ignorent les gestes simples pour éviter la maladie », explique David Bushu jeune U-Reporter du quartier katoyi.
« Nous avons expliqué l’importance de laver les mains, de faire bouillir l’eau et de garder les latrines propres. »a-t-il ajouté.
Le quartier Kasika, densément peuplé et peu desservi en eau potable, est l’un des foyers de l’épidémie. Les jeunes affirment avoir été motivés par la situation alarmante.
« On a vu des enfants tomber malades autour de nous. Ça nous a poussés à agir », témoigne Moïse Katembo,un autre U-Reporter. « C’est notre communauté, on ne pouvait pas rester les bras croisés. »
Les habitants, pour leur part, ont salué cette mobilisation. Mama Lushombo, habitante de katoyi se dit reconnaissante : « Ces jeunes nous rappellent des choses importantes. Parfois, on oublie, mais grâce à eux, on fait plus attention. »
Pour ces jeunes reporters citoyens, l’objectif est clair : sauver des vies et montrer que la jeunesse peut être actrice de changement.
« Informer, c’est aussi protéger », conclut Prisca kasayi « Et nous, on veut voir Kasika en bonne santé. »
La sensibilisation s’est aussi accompagnée de la distribution d’affiches explicatives, en collaboration avec le centre de santé Muungano la résurrection où l’activité s’est clôturée.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Pour certains enfants, les vacances sont un moment de liberté et de joie. Mais pour ceux qui ont échoué à l’école, elles peuvent devenir un fardeau, rythmées par la honte, les reproches ou le rejet. Moqueries du voisinage, regards accusateurs des proches, perte de confiance […]
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Pour certains enfants, les vacances sont un moment de liberté et de joie. Mais pour ceux qui ont échoué à l’école, elles peuvent devenir un fardeau, rythmées par la honte, les reproches ou le rejet. Moqueries du voisinage, regards accusateurs des proches, perte de confiance : autant de blessures invisibles que ces enfants portent durant cette période censée être reposante. Pourtant, les vacances peuvent aussi devenir une opportunité précieuse de reconstruction, à condition d’un encadrement bienveillant et d’activités valorisantes.
Des témoignages d’enfants et de parents qui ont osé changer de regard
Didier Kenge, 13 ans, Nyawera: « Je ne voulais plus sortir. J’avais honte d’avoir échoué. Mais mon oncle m’a inscrit à un atelier de dessin. J’ai découvert que je savais faire quelque chose de bien. »
Daphnée, mère d’un élève redoublant: « Je n’ai pas voulu le gronder. Je lui ai acheté un cahier d’exercices pour réviser chaque jour, mais on faisait aussi du sport ensemble. Ça l’a aidé à reprendre confiance. »
Rachel Elonga, 15 ans, Kadutu: « Après l’échec, j’ai rejoint un camp de jeunes. On ne parlait pas que d’école. Ça m’a permis de respirer, d’échanger et de croire encore en moi. »
Paroles de spécialistes
Dr Mireille Katungu, psychologue pour enfants
« La honte bloque l’enfant et le fige dans l’échec. Pendant les vacances, il faut créer un climat de sécurité, l’écouter, et éviter de revenir sans cesse sur ses erreurs. »
M. Roger Safari, formateur en pédagogie alternative: « Le théâtre, le sport, la musique ou le dessin sont des leviers puissants. Ces activités montrent à l’enfant qu’il a de la valeur, même en dehors du scolaire. »
Sœur Justine, éducatrice à Bukavu: « Il ne faut jamais présenter le redoublement comme une punition. C’est une nouvelle chance. Les mots comptent : ils peuvent élever ou détruire. »
Mme Consolate, coach scolaire: « Réviser doucement, mais surtout redonner goût à la curiosité. Les vacances doivent restaurer la dignité de l’enfant, pas l’écraser davantage. »
Abbé François, animateur d’un centre d’accueil: « Chez nous, on ne parle pas d’échec, mais de pause. Ce simple changement de langage peut raviver la flamme chez l’enfant. »
Stratégies pratiques pour les parents
Valoriser les efforts, pas seulement les résultats, établir un emploi du temps équilibré incluant des moments de révision légère, de jeux, d’aide à la maison et de détente,inscrire l’enfant à des activités extra scolaires dans lesquelles il peut s’épanouir autrement,éviter toute comparaison avec d’autres enfants,donner la parole à l’enfant, l’écouter avec bienveillance et sans jugement.
Un enfant en échec scolaire n’est pas un enfant sans avenir. Les vacances peuvent devenir une opportunité précieuse pour guérir de la honte, retrouver confiance et raviver la motivation. Mais tout dépend du regard que l’on pose sur lui : celui des parents, de l’entourage, et de la société. Transformer l’échec en moteur, c’est d’abord croire en la capacité de rebond de chaque enfant.
Un enfant en difficulté scolaire n’a pas besoin de reproches, mais de soutien, d’affection et de perspectives. Les vacances doivent devenir une rampe de relance, pas un tribunal. En transformant la honte en motivation, chaque échec peut devenir le début d’une réussite.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Pour certains enfants, les vacances sont synonymes de liberté, de jeux et de repos. Mais pour d’autres, elles se transforment en période douloureuse, rythmée par la honte, l’exclusion et les moqueries. C’est le cas de nombreux élèves ayant échoué à l’école. Alors que leurs camarades […]
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Pour certains enfants, les vacances sont synonymes de liberté, de jeux et de repos. Mais pour d’autres, elles se transforment en période douloureuse, rythmée par la honte, l’exclusion et les moqueries. C’est le cas de nombreux élèves ayant échoué à l’école. Alors que leurs camarades célèbrent leur réussite, eux sont confrontés au rejet et à l’humiliation, parfois même au sein de leur propre famille. Ce moment censé apporter du répit devient un véritable supplice.
Témoignages
Grâce Lemba, 10 ans, Panzi: « Depuis que j’ai raté l’année, mes amis ne veulent plus jouer avec moi. Ils disent que je suis une “bête”. Je reste seule à la maison. »
Junior Clément, 13 ans, Kadutu: « Même dans ma famille, on me dit que je suis une honte. Quand les autres vont jouer, on me dit de rester et d’étudier… pour rien. »
Noëlla Cirhuza, mère vendeuse au marché: « Ma fille ne veut plus sortir. On l’appelle “la redoublante”. Elle pleure souvent, surtout quand elle revient de chez les voisins. »
Regard des spécialistes
Dr Nadège Mushi, pédopsychiatre: « L’échec scolaire ne devrait jamais devenir une étiquette. Le stigmatiser pendant les vacances alimente la souffrance et empêche toute reconstruction. »
Prof. Alain Bwenge, psychopédagogue: « Humilier un enfant pour le motiver est une erreur fréquente. Cela détruit sa confiance et le pousse au repli. »
Sœur Bernadette, éducatrice: « De plus en plus d’enfants arrivent renfermés ou déprimés à la rentrée. Les vacances sont parfois plus dures que l’école elle-même. »
Mme Clarisse Lushika, coach parental: « Même après un échec, un enfant a droit de jouer, de rire et de respirer. Les vacances doivent l’aider à se reconstruire, pas l’achever. »
Abbé Théophile, animateur d’un centre de loisirs:
« Nous intégrons tous les enfants, sans distinction. À travers le jeu et l’affection, l’estime de soi renaît. »
Un été pour guérir, pas pour punir
Les vacances ne doivent pas devenir un tribunal silencieux. Chaque échec est une opportunité de croissance, à condition que l’enfant soit accompagné avec bienveillance. Derrière chaque bulletin rouge, il y a un cœur qui a besoin de compassion.
Quand les vacances deviennent un supplice, c’est la société tout entière qui échoue. Apprenons à accueillir l’échec avec humanité. Parce que chaque enfant mérite un été pour se relever, pour guérir, et pour croire à nouveau en lui.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Lors d’une matinée d’échange organisée à Kinshasa sur la stratégie « Femmes, Paix et Sécurité », en partenariat avec l’ambassade de Norvège et ONU Femmes, le ministre congolais de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, s’est exprimé sur la question sensible des jeunes filles […]
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Lors d’une matinée d’échange organisée à Kinshasa sur la stratégie « Femmes, Paix et Sécurité », en partenariat avec l’ambassade de Norvège et ONU Femmes, le ministre congolais de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, s’est exprimé sur la question sensible des jeunes filles enceintes dans les écoles.
Il a dénoncé les failles dans l’encadrement familial et éducatif qui contribuent à la montée des grossesses précoces, tout en pointant le manque de sensibilisation à la sexualité. « Dans nos écoles, notamment celles conventionnées, il est rare d’aborder des sujets comme la contraception, alors que les enfants sont exposés à des contenus explicites, notamment sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré.
Face aux réactions jugées stigmatisantes dans l’opinion, le ministre s’est interrogé : « Faut-il punir une jeune fille deux fois ? Une première fois par sa grossesse, et une seconde fois en la privant de son droit à l’éducation ? »
Patrick Muyaya appelle à une approche bienveillante et inclusive, centrée sur l’accompagnement plutôt que l’exclusion. Il plaide pour que chaque grossesse précoce soit l’occasion de renforcer l’éducation sexuelle et le dialogue au sein des familles et établissements scolaires.
Il a également interpellé les médias sur leur rôle crucial dans la manière de traiter ces situations : « Il ne faut pas ajouter à la stigmatisation. Parler franchement à nos enfants est une responsabilité collective. »
Patrick Muyaya conclut en appelant à transformer ces défis en opportunités d’éducation et de solidarité, plutôt qu’en motifs d’exclusion.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes avec actualité.cd