
À l’occasion de la Journée mondiale des femmes sans voile, célébrée ce mercredi 10 juillet, Watoto News donne la parole aux jeunes filles de Bukavu.
Une génération en quête de liberté, de respect et de reconnaissance dans une société encore fortement marquée par les normes traditionnelles.
Dans la commune d’Ibanda, comme dans le reste de la ville, être une jeune fille revient souvent à marcher sur un fil : entre attentes familiales, injonctions sociales et aspirations personnelles, les choix individuels deviennent source de tension.
Habits, maquillage, sorties entre copines, Chaque geste est scruté, jugé. Certaines témoignent des critiques qu’elles subissent simplement pour vouloir s’affirmer.
« On dit que je m’habille mal, que je copie les autres. Pourtant, je veux juste être moi-même.Même dans ma famille on me juge quand je parle de mes projets d’études »
Emmanuella, 19 ans, étudiante à l’UCB:Dès que je refuse les avances d’un homme plus âgé, on me traite d’arrogante. Mais moi, je veux réussir ma vie. Ce n’est pas un crime de rêver grand »
Chantal, 17 ans, habitante de Nyalukemba: Au-delà des apparences, ces jeunes filles revendiquent une chose simple : pouvoir choisir leur avenir. Étudier, voyager, aimer librement, entreprendre, elles veulent construire leur propre chemin.
Pour elles, cette journée n’est pas seulement symbolique. Elle porte un message clair : celui du droit à l’autodétermination et au respect de leur voix.
La liberté des jeunes filles ne devrait pas être un combat, mais une évidence. À Bukavu comme ailleurs, écouter leurs voix, c’est bâtir une société où chaque fille peut grandir sans peur, s’affirmer sans honte et rêver sans limites. Parce qu’en libérant les filles, c’est toute une communauté qu’on élève.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto news
