POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Chaque 18 octobre, le monde célèbre la Journée mondiale de la ménopause. Si cette étape semble encore lointaine pour de nombreuses adolescentes, il est pourtant essentiel d’en parler dès le plus jeune âge. Comprendre le corps féminin dans toutes ses phases, c’est aussi garantir aux […]
ACTUALITÉS
Chaque 18 octobre, le monde célèbre la Journée mondiale de la ménopause. Si cette étape semble encore lointaine pour de nombreuses adolescentes, il est pourtant essentiel d’en parler dès le plus jeune âge. Comprendre le corps féminin dans toutes ses phases, c’est aussi garantir aux filles une santé complète, libérée des tabous.
Une étape naturelle encore méconnue
La ménopause correspond à l’arrêt des menstruations, généralement entre 45 et 55 ans. Elle s’accompagne de bouleversements physiques, émotionnels et sociaux. Pourtant, dans plusieurs familles ou écoles, le sujet reste rarement abordé.
Miriamu Aganze, 17 ans, confie :
« On n’en parle jamais. Même chez nous, je n’ai jamais compris pourquoi certaines tantes étaient souvent tristes ou changeaient d’humeur. »
Informer les jeunes, c’est briser le silence
L’éducation à la santé reproductive ne se limite pas aux règles ou à la grossesse. Connaitre tout le cycle de vie de la femme de la puberté à la ménopause permet aux filles de mieux comprendre leur corps et de renforcer la solidarité entre générations.
Mme Clémence, présidente d’un groupe de jeunes filles dans une église, souligne :
« Les jeunes ignorent parfois que leur mère traverse une période difficile liée à la ménopause, ce qui crée des tensions à la maison. »
Pour une éducation complète et sans tabou
À travers cette journée,plusieurs acteurs invitent les familles, écoles et leaders communautaires à parler de la santé des femmes de manière ouverte. Les filles ont besoin d’une information juste pour mieux se préparer et soutenir les autres.
Car la Journée mondiale de la ménopause ne concerne pas que les femmes âgées. Elle est un appel à préparer les jeunes à chaque étape de la vie. Informer une fille aujourd’hui, c’est renforcer une femme de demain.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
À Bukavu,le franc congolais (FC) tend à disparaître des échanges au profit du dollar américain, devenu monnaie dominante. Cette instabilité du taux de change exerce une pression importante sur plusieurs secteurs économiques, affectant directement commerçants, jeunes entrepreneurs, changeurs de monnaie et établissements scolaires. Les familles, […]
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À Bukavu,le franc congolais (FC) tend à disparaître des échanges au profit du dollar américain, devenu monnaie dominante. Cette instabilité du taux de change exerce une pression importante sur plusieurs secteurs économiques, affectant directement commerçants, jeunes entrepreneurs, changeurs de monnaie et établissements scolaires. Les familles, les enfants et les jeunes sont aussi fortement impactés, souvent en première ligne des conséquences.
Des commerçants déstabilisés
Les commerçants peinent à s’adapter à la fluctuation constante des coûts d’approvisionnement, qui peut varier quotidiennement.
Deborah Muganza, 24 ans, vendeuse au marché de Nyawera, témoigne :
« Avant, je pouvais acheter un sac de riz à 19,5 dollars, mais aujourd’hui, avec le taux dépassant 2000 FC, mes clients ne suivent plus. »
Cette instabilité oblige beaucoup d’entre eux à modifier leurs prix sans cesse, ce qui génère méfiance et réduit le pouvoir d’achat des ménages.
Les changeurs de monnaie face à l’incertitude
Les cambistes vivent sous une forte pression. Jonas Rubango, 27 ans, jeune changeur à la Place du 24, confie :
« Quand le dollar monte ou baisse sans avertissement, on perd facilement. Certains jours, il est impossible de fixer un taux stable. »
Ils sont parfois accusés, à juste titre ou non, de contribuer à la spéculation sur le marché des devises.
Les jeunes entrepreneurs confrontés à la volatilité
La volatilité monétaire complique la gestion des petites entreprises, notamment celles dépendant de l’achat de matières premières en dollars.
Maman Aline, entrepreneure à Kadutu, explique :
« J’avais lancé ma petite marque de savon, mais aujourd’hui, tout coûte cher et imprévisible. Je ne sais plus comment fixer mes prix. »
Certains préfèrent suspendre leurs activités en attendant des jours plus stables.
L’éducation en première ligne
Les frais scolaires, souvent établis en francs mais indexés au dollar, deviennent difficiles à gérer pour les familles.
Mwenyebantu Adriel, père de cinq enfants, partage :
« Les écoles augmentent les frais selon le taux du jour. Nous, parents, ne savons plus comment faire face. »
Les élèves ressentent aussi cette pression, entre hausse des coûts et difficultés à se concentrer dans ce contexte d’incertitude économique.
L’instabilité du taux de change à Bukavu dépasse les simples chiffres : elle perturbe la vie quotidienne, fragilise les ambitions des jeunes, génère du stress dans les familles et remet en cause l’accès à l’éducation. Une meilleure régulation monétaire, des solutions locales adaptées et la solidarité communautaire sont indispensables pour protéger les enfants et les jeunes des conséquences d’un système économique instable.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
La Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, célébrée chaque 17 octobre, est un moment fort pour réfléchir aux inégalités persistantes à travers le monde. À Bukavu, cette réalité est criante, surtout pour les enfants et les jeunes, premières victimes d’un système qui peine à […]
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La Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, célébrée chaque 17 octobre, est un moment fort pour réfléchir aux inégalités persistantes à travers le monde. À Bukavu, cette réalité est criante, surtout pour les enfants et les jeunes, premières victimes d’un système qui peine à leur offrir un avenir digne. Car la pauvreté ne se limite pas au manque d’argent : elle prive d’éducation, de soins, de sécurité et de dignité.
Un quotidien précaire pour les enfants
Dans plusieurs quartiers de la ville, des enfants parcourent de longues distances à pied pour aller à l’école, souvent le ventre vide, sans fournitures, ni uniforme. D’autres abandonnent les études pour subvenir aux besoins de la famille : vente ambulante, mendicité, récupération de bouteilles. Leur avenir se construit dans la survie, sans garantie.
Des jeunes sans perspectives
Même avec un diplôme, nombreux sont les jeunes qui ne trouvent pas de travail. Faute d’opportunités, certains sombrent dans la délinquance, la toxicomanie ou rêvent de partir à tout prix.
« J’ai fini mes études depuis deux ans, mais je suis toujours sans emploi. Mes rêves s’effacent peu à peu »
confie Blaise Mugisho, 23 ans.
Une éducation menacée
La pauvreté met en péril l’accès à l’éducation. Des écoles manquent de bancs, de matériel, ou de structures adaptées. Pour beaucoup de familles, payer les frais scolaires est devenu un luxe. Sans soutien, des milliers d’enfants risquent d’être définitivement exclus du système éducatif.
L’appel des Nations Unies
L’ONU exhorte les États à placer les enfants et les jeunes au cœur des politiques de lutte contre la pauvreté. Investir dans l’éducation, la protection sociale et la participation des jeunes est, selon elle, essentiel pour rompre le cycle intergénérationnel de la misère.
Agir, ici et maintenant,
Cette journée du 17 octobre est un appel à l’action pour les autorités, les ONG, les leaders communautaires et chaque citoyen. Offrir un repas scolaire, créer des centres d’apprentissage gratuits ou appuyer les jeunes entrepreneurs sont des gestes concrets qui changent des vies.
La pauvreté n’est pas une fatalité. En misant sur la jeunesse, Bukavu peut tracer la voie vers un avenir plus équitable. Car lutter contre la pauvreté, c’est aussi défendre les droits fondamentaux de chaque enfant.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News.
Une nouvelle attaque armée a plongé plusieurs villages du territoire de Mambasa (Ituri) dans la peur. Selon des sources sécuritaires, des assaillants identifiés comme appartenant au groupe rebelle ADF ont attaqué vers 11h le site minier « Cinquantenaire », à deux kilomètres de Mayuwan. Fait […]
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Une nouvelle attaque armée a plongé plusieurs villages du territoire de Mambasa (Ituri) dans la peur. Selon des sources sécuritaires, des assaillants identifiés comme appartenant au groupe rebelle ADF ont attaqué vers 11h le site minier « Cinquantenaire », à deux kilomètres de Mayuwan. Fait particulièrement choquant : des enfants de moins de 18 ans faisaient partie du groupe armé.
Après l’attaque, les rebelles se sont dirigés vers les villages voisins Some, Masange, Mayuano et Bango poussant des centaines de familles à fuir précipitamment vers Mambasa-centre, Teturi et Biakato. Sur place, les Forces armées de la RDC sont intervenues rapidement pour freiner l’avancée des assaillants. Le bilan provisoire fait état d’un rebelle tué et d’un autre capturé, âgé de seulement 17 ans.
Les défenseurs des droits de l’enfant dénoncent fermement l’enrôlement de mineurs dans les groupes armés.
« L’implication d’enfants dans ces violences est une atteinte grave à leurs droits et à leur avenir »,
alerte Jospin Paluku Mbowa, de la Nouvelle Société Civile de Mambasa.
Cette situation rappelle l’urgence de protéger les enfants contre toute forme de militarisation. Recrutés de force, manipulés ou séduits par de fausses promesses, ces jeunes deviennent à la fois victimes et témoins de violences extrêmes. Leur place est à l’école, pas dans des groupes armés.
À travers cette attaque, c’est tout un cri d’alarme qui s’élève : les enfants ne doivent jamais être utilisés dans les conflits. Défendre leur avenir, c’est défendre la paix.
Pascal Marhegane Ki-moon volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
À l’occasion de la Journée internationale de la jeune fille, les élèves du Complexe Scolaire Saint Joseph des Grands Lacs à Kamanyola (territoire de Walungu) ont lancé un appel fort en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs, durement touchée par les […]
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À l’occasion de la Journée internationale de la jeune fille, les élèves du Complexe Scolaire Saint Joseph des Grands Lacs à Kamanyola (territoire de Walungu) ont lancé un appel fort en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs, durement touchée par les conflits armés.
Dans leur message, elles ont également souligné l’importance de la solidarité entre filles et la réconciliation, tout en sollicitant un appui en kits hygiéniques auprès de l’organisation Solidarité pour la Promotion Rurale (SPR). Elles ont évoqué les difficultés liées à l’accès aux produits menstruels dans un contexte de précarité et d’insécurité.
Les élèves ont aussi salué les formations techniques et professionnelles dispensées dans leur école, qui les préparent à devenir des actrices autonomes du développement local.
Imani Classic, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kamanyola
La Journée mondiale du lavage des mains a été célébrée ce mercredi 15 octobre 2025 dans la zone de santé de Minova. L’événement a été marqué par une série d’activités de sensibilisation menées par les acteurs humanitaires en partenariat avec le Bureau central de la […]
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La Journée mondiale du lavage des mains a été célébrée ce mercredi 15 octobre 2025 dans la zone de santé de Minova. L’événement a été marqué par une série d’activités de sensibilisation menées par les acteurs humanitaires en partenariat avec le Bureau central de la zone de santé.
Parmi les actions phares : une caravane motorisée a parcouru les rues pour appeler la population à adopter le lavage régulier et correct des mains, geste simple mais crucial pour prévenir de nombreuses maladies.

Le Médecin Chef de Zone, Dr Kapepa Ngoli Jérômie, a souligné que chacun a un rôle à jouer :
Le thème retenu à Minova est Soyons les héros du lavage des mains », Être héros, c’est montrer l’exemple. Journalistes, enseignants, autorités locales, soignants… nous sommes tous concernés. »
Il a rappelé que la zone fait face à une situation sanitaire préoccupante : plus de 1 000 cas de choléra, plus de 11 500 cas de fièvre typhoïde et près de 900 cas de Mpox enregistrés depuis le début de l’année.
Pour renforcer les habitudes d’hygiène, des dispositifs de lavage des mains ont été installés dans les écoles, structures de santé et radios locales, dans une démarche durable.
Jackson Maliyabwana volontaire pour les enfants et les jeunes à Minova
À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée le 16 octobre de chaque année, des leaders communautaires et la société civile ont alerté sur la situation critique des enfants, premières victimes de l’insécurité alimentaire, appelant à une mobilisation urgente pour leur protection et leur […]
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À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée le 16 octobre de chaque année, des leaders communautaires et la société civile ont alerté sur la situation critique des enfants, premières victimes de l’insécurité alimentaire, appelant à une mobilisation urgente pour leur protection et leur nutrition.
En territoire de Djugu, la situation alimentaire demeure critique. Les conflits prolongés, les déplacements massifs de populations et l’accès limité aux terres agricoles aggravent l’insécurité alimentaire. Les enfants sont les premières victimes de cette crise, souffrant de malnutrition aiguë et chronique, ce qui impacte leur développement physique et cognitif.
Mme Princesse Matoya, femme leader dans la localité de Fataki, en territoire de Djugu, a confié à Watoto News : « Les enfants arrivent à l’école le ventre vide, et certains présentent des signes de malnutrition sévère. Les familles déplacées peinent à trouver de quoi se nourrir correctement. »
Les populations de Djugu, en particulier, et de la province de l’Ituri, en général, lancent un appel urgent aux organisations humanitaires et aux autorités locales pour intensifier l’aide alimentaire, soutenir les familles vulnérables et protéger les enfants contre les effets de la malnutrition. Elles insistent sur la nécessité d’une action rapide et coordonnée afin de prévenir une aggravation de la crise et de garantir un avenir meilleur pour les plus jeunes.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Chaque 16 octobre, la Journée mondiale de l’alimentation invite le monde à réfléchir sur la faim, la sécurité alimentaire et la nutrition. En République Démocratique du Congo, où des millions d’enfants souffrent de malnutrition, cette journée prend une dimension urgente et essentielle. Enfance et faim […]
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Chaque 16 octobre, la Journée mondiale de l’alimentation invite le monde à réfléchir sur la faim, la sécurité alimentaire et la nutrition. En République Démocratique du Congo, où des millions d’enfants souffrent de malnutrition, cette journée prend une dimension urgente et essentielle.
Enfance et faim : une double injustice
À Bukavu, de nombreux enfants vont à l’école l’estomac vide. Faute de nourriture, leur concentration baisse, leur santé se dégrade et leur avenir s’assombrit. Dans plusieurs écoles périphériques, des enseignants témoignent : certains élèves n’ont accès à aucun repas et manquent souvent les cours.
Les jeunes filles sont encore plus vulnérables : la malnutrition compromet leur croissance, leur santé reproductive et augmente les risques pendant la grossesse.
Mieux nourris, mieux instruits
Des études montrent que les enfants bien alimentés réussissent mieux : ils sont plus attentifs, plus réguliers à l’école et en meilleure santé. À l’inverse, la malnutrition chronique pousse certains à abandonner les études, à chercher du travail précoce, ou à sombrer dans la pauvreté.
Un contexte local préoccupant
À Bukavu, plusieurs défis aggravent l’insécurité alimentaire :
Les effets du changement climatique, comme les inondations et la sécheresse, réduisent les récoltes locales.
Les prix élevés des denrées, souvent importées, rendent la nourriture inaccessible.
L’érosion des sols et la déforestation diminuent les terres agricoles.
Le manque d’infrastructures complique le transport des denrées fraîches.
Des pistes d’action concrètes
Face à cette réalité, plusieurs solutions locales peuvent faire la différence :
Mettre en place des cantines scolaires pour garantir un repas quotidien.
Développer des jardins scolaires pour impliquer les enfants dans la production alimentaire.
Former les jeunes agriculteurs à des pratiques durables et résilientes.
Travailler avec les ONG pour fournir des vivres, semences et compléments nutritionnels.
Sensibiliser les familles sur l’impact d’une bonne nutrition sur le développement de l’enfant.
Un appel à l’action
Alors que la FAO met l’accent en 2025 sur la diversité alimentaire et la résilience face au climat, et que l’UNICEF rappelle l’importance des 1.000 premiers jours de l’enfant, il devient crucial d’agir.
Chaque enfant a droit à une assiette saine.
À Bukavu comme ailleurs, nourrir un enfant, c’est investir dans sa santé, son intelligence et son avenir.
Louise Bibentyo Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu.
Autrefois, la frontière entre le bien et le mal semblait claire. Mais dans un monde où tout va vite et où les repères s’effritent, de nombreux jeunes se sentent perdus. Entre la pression sociale, l’influence des pairs, les réseaux sociaux et une éducation parfois absente, […]
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Autrefois, la frontière entre le bien et le mal semblait claire. Mais dans un monde où tout va vite et où les repères s’effritent, de nombreux jeunes se sentent perdus. Entre la pression sociale, l’influence des pairs, les réseaux sociaux et une éducation parfois absente, distinguer ce qui est juste ou non devient un véritable défi.
« Aujourd’hui, tout dépend de qui tu écoutes »,
explique Alliance Bwenge, 24 ans, habitante du quartier Nkafu à Bukavu.
« Certains pensent qu’avoir de l’argent, peu importe la manière, c’est ça réussir. D’autres se disent que tant qu’on n’est pas pris, ce n’est pas grave. On vit dans une époque où la réussite rapide fait oublier les principes. »
Pour Patrick, tout commence dans le foyer :
« Si tes parents mentent ou trichent, tu finis par croire que c’est normal. Mais si on t’inculque l’honnêteté dès l’enfance, tu fais plus facilement la différence. »
Brigitte Kabindula, 22 ans, étudiante en psychologie à Goma, partage cette analyse avec une nuance :
« Ce n’est pas qu’on ignore ce qui est bien ou mal, c’est qu’on manque de repères solides. On nous parle de valeurs, mais la société elle-même les piétine. »
Selon elle, il est temps de repenser l’éducation morale :
« Apprendre le bien et le mal, ce n’est pas juste écouter les adultes. Il faut comprendre pourquoi certains comportements détruisent la société et d’autres la construisent. Il s’agit de conscience, pas seulement de règles. »
Ces voix jeunes reflètent une réalité : les anciens modèles ne suffisent plus.
Aujourd’hui, l’école privilégie les notes, les parents sont absorbés par leurs responsabilités, et les jeunes se forgent seuls dans un monde saturé de contradictions.
Distinguer le bien du mal est devenu un apprentissage de tous les jours, qui demande réflexion, accompagnement et cohérence.
La société, la famille et l’école doivent redevenir des repères actifs non pas pour imposer, mais pour guider.
Car sans balises claires, les jeunes risquent de grandir dans un monde où tout semble permis, même ce qui ne devrait pas l’être.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Un incendie dévastateur a coûté la vie à trois enfants d’une même famille ce mercredi 15 octobre 2025, sur l’avenue Mulangane, dans le quartier Chikonyi, commune de Bagira, à Bukavu. Selon des sources locales le feu s’est déclenché en matinée, ravageant deux habitations avant même […]
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Un incendie dévastateur a coûté la vie à trois enfants d’une même famille ce mercredi 15 octobre 2025, sur l’avenue Mulangane, dans le quartier Chikonyi, commune de Bagira, à Bukavu.
Selon des sources locales le feu s’est déclenché en matinée, ravageant deux habitations avant même l’arrivée des secours. Pris au piège à l’intérieur, les trois enfants n’ont pas pu être sauvés. Les flammes ont également causé d’importants dégâts matériels.
Les autorités locales, présentes sur les lieux, annoncent l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes exactes du sinistre. En attendant, le quartier reste sous le choc, marqué par cette perte tragique.
Ce drame rappelle l’urgence de renforcer la prévention des incendies et la protection des enfants dans les quartiers vulnérables.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu