POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Chaque année, le 24 octobre, le monde entier se réunit pour célébrer la Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite, une maladie qui touche encore certains enfants mais que nous pouvons vaincre définitivement grâce à la vaccination. Qu’est-ce que la polio ? La poliomyélite, ou […]
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Chaque année, le 24 octobre, le monde entier se réunit pour célébrer la Journée mondiale de lutte contre la poliomyélite, une maladie qui touche encore certains enfants mais que nous pouvons vaincre définitivement grâce à la vaccination.
Qu’est-ce que la polio ?
La poliomyélite, ou polio, est une maladie contagieuse causée par un virus. Elle attaque le système nerveux et peut entraîner des paralysies irréversibles.
Heureusement, il existe un vaccin sûr et efficace qui protège les enfants dès leur plus jeune âge. C’est pourquoi il est très important que tous les enfants soient vaccinés, sans exception.
La lutte continue à Bukavu et dans toute la RDC
En République démocratique du Congo, des milliers d’agents de santé et de volontaires se mobilisent régulièrement pour vacciner les enfants, même dans les zones difficiles d’accès.
À Bukavu et dans ses environs, plusieurs campagnes de vaccination sont organisées pour s’assurer qu’aucun enfant ne soit oublié. Ces efforts contribuent à protéger toute la communauté et à éviter la réapparition du virus.
Grâce à ces actions, le pays a fait d’énormes progrès dans la lutte contre la polio. Mais tant qu’un seul enfant dans le monde reste menacé, tous les autres le sont aussi. C’est pourquoi la mobilisation doit continuer.
Thème 2025 : « Mettre fin à la polio pour tous »
Cette année, la Journée mondiale rappelle que chaque enfant compte, où qu’il vive. L’objectif est clair : rendre le monde totalement libre de la polio.
Les jeunes, les familles, les enseignants et les communautés ont tous un rôle à jouer :
En parlant de la vaccination,
En encourageant les parents à protéger leurs enfants,
Et en soutenant les équipes de santé lors des campagnes.
Ensemble, pour un avenir sans polio
Un monde sans polio serait une victoire pour tous les enfants. C’est un symbole d’espoir, de solidarité et de santé pour les générations futures.
Alors, à Bukavu, au Sud-Kivu et partout ailleurs, continuons à faire entendre nos voix pour un avenir où chaque enfant peut grandir en bonne santé, sans peur de la polio.
Yseult Lwango,volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-kivu.
Madame Elombe, institutrice passionnée et véritable étoile des réseaux sociaux, est décédée ce lundi à Kinshasa, suite à une maladie. Connue pour ses vidéos remplies de joie, où elle chantait et dansait avec ses élèves, elle avait touché des milliers de cœurs à travers la […]
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Madame Elombe, institutrice passionnée et véritable étoile des réseaux sociaux, est décédée ce lundi à Kinshasa, suite à une maladie. Connue pour ses vidéos remplies de joie, où elle chantait et dansait avec ses élèves, elle avait touché des milliers de cœurs à travers la RDC et l’Afrique.
Sur TikTok, ses publications rayonnaient : des enfants heureux, des chants éducatifs et une enseignante débordante d’amour pour son métier. Pour beaucoup, Madame Elombe incarnait une vision lumineuse de l’école : celle d’un apprentissage dans la joie, le respect et la bienveillance.
L’annonce de sa mort a provoqué une vive émotion en ligne. De nombreux internautes lui rendent hommage en partageant ses vidéos, saluant son sourire, sa simplicité et son engagement envers les enfants. Elle avait su valoriser le métier d’enseignant et redonner espoir à toute une génération.
Si Madame Elombe n’est plus, son héritage reste profondément ancré. Son amour pour les enfants, sa passion pour l’éducation et sa joie de vivre continueront d’inspirer bien au-delà de sa salle de classe.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
En République démocratique du Congo, une baisse annoncée du taux de change du franc congolais face aux devises étrangères est souvent perçue comme une bonne nouvelle, en raison de son impact potentiel sur la stabilisation, voire la baisse, des prix des biens de grande consommation.Cependant, […]
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En République démocratique du Congo, une baisse annoncée du taux de change du franc congolais face aux devises étrangères est souvent perçue comme une bonne nouvelle, en raison de son impact potentiel sur la stabilisation, voire la baisse, des prix des biens de grande consommation.
Cependant, depuis plusieurs années, le régime de change flottant entraîne une telle volatilité que le dollar américain peut afficher plusieurs cours différents en l’espace d’une semaine, empêchant ainsi les opérateurs économiques de planifier sereinement leurs activités.
La principale difficulté réside dans le fait que cette instabilité macroéconomique ne se traduit pas par une baisse des prix des produits de première nécessité sur le marché. Les commerçants avancent diverses justifications pour expliquer leur réticence à réviser les prix à la baisse, craignant notamment de subir des pertes. Certains estiment qu’un ajustement des prix ne serait envisageable que si la dépréciation du dollar se maintient sur une période prolongée, garantissant ainsi une certaine stabilité. Gagnants et perdants
Cette situation crée des gagnants et des perdants bien distincts.

Les changeurs de monnaie figurent parmi les premiers bénéficiaires. Certains affichent des taux sensiblement plus bas dans le but de réaliser des profits spéculatifs.
Leur stratégie consiste à acheter des dollars à un cours inférieur pour les revendre ensuite avec une marge confortable, le tout dans un climat d’impunité apparent.
Les commerçants constituent un autre groupe gagnant. Ils maintiennent les prix de leurs marchandises en francs congolais sans ajustement. Après avoir vendu, ils rachètent des dollars au nouveau taux, plus bas, augmentant ainsi la valeur de leur capital en devises. Même si la baisse du dollar s’avère temporaire, ils auront déjà engrangé d’importants bénéfices.
Les grands perdants sont, sans conteste, les citoyens congolais. Puisque la baisse du taux de change ne s’accompagne pas d’une diminution des prix, leur pouvoir d’achat se trouve directement érodé. Par exemple, avec 10 dollars, un Congolais obtenait auparavant 30 000 francs congolais, une somme suffisante pour effectuer ses achats. Aujourd’hui, ces mêmes 10 dollars ne lui en rapportent que 20 000 ou 21 000, alors que les prix des produits restent inchangés. Si vous voulez acheter un produit dans une alimentation, vous achetez le carburant, vous payez les frais scolaires ou les soins médicaux, on vous exige de payer à 30 000Fc ou de changer votre dollars puis revenir payer au taux de 2900fc ou 3000fc. Il subit donc une perte nette d’environ 10 000 francs par transaction. Loin de bénéficier de cette évolution, la population en devient la victime, rendant la baisse du change inutile, voire néfaste.

Question : Pourquoi annoncer une baisse du taux de change si elle porte préjudice au pouvoir d’achat ?
Cette interrogation, bien que légitime, doit être replacée dans son contexte. La faiblesse persistante de la production locale depuis des décennies empêche toute stabilisation durable du taux de change. Sans une relance de l’économie nationale, une baisse du dollar relève davantage de la spéculation que d’une réelle amélioration structurelle étant donné l’économie congolaise repose sur l´importation meme pour les produits de premièrenécessité ce qui fait que quelque soit le nombre de devises disponibles, elles seront épuisé car il n´existe pas de l´équilibre dans les échanges commerciaux au niveaurégional tout comme au niveau international, Ainsi, en l’absence de mesures accompagnatrices, une telle annonce reste sans effet positif pour la majorité de la population.
Compter sur l´exploitation minière que jusque là n´est pas suffisamment contrôlé et productif, d´ailleurs les matières premières sont exportées en état brute et sont epuisables ce qui fait que cela ne peut pas constituer la stabilité macroéconomique à long terme jusque là.

Samuel Matabaro, économiste de formation et doctorant en finances Publiques exhorte au Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Mr André Wameso de mettre en place des mécanismes de suivi ainsi que des mesures d’accompagnement pour faciliter la population qui utilise quotidiennement la monnaie nationale, avec l’accompagnement de tous les secteurs, principalement le ministère de l´économie pour l´actualisation des structures de prix, du carburant, de la douane, des produits de première nécessité aux principaux importateurs et grossistes pour que cela ait un impact sur le coût de vie, le pouvoir d´achat, le transport,…. dans le cas contraire c´est faire souffrir la population doublement.
La société civile à travers la plate-forme citoyenne Initiative Simama Grands Lacs qui réunit les structures des jeunes, mouvements citoyens, organisations des femmes lance une sonnette d´alarme pour la population de l´EST qui est dans une situation très précaire avec le manque d´assistance humanitaire dans les zones de conflits en y ajoutant la fermeture des banques commerciales, et dans ce cadre que ISGL plaide pour la réouverture d´un couloir humanitaire et financière pour faciliter l´accès à la monnaie locale qui n´est produit que par la banque centrale en étendant les avancés des négociations qui pourraient aboutir à une paix durable.
ISGL craint que cette situation favorise plutard la contrefaçon des francs congolais, ce qui pourrait tuer totalement l´économie nationale, étant donné que les plus grands consommateurs de la monnaie locale sont les producteurs miniers artisanaux, ceux qui maintiennent l´économie locale à un certain pourcentage.
Samuel Matabaro, s´interroge à quand la relance de la production locale, l´agriculture et la réhabilitation des routes de desserte agricole pour espérer une stabilité socio-économique et macroéconomique durable.
ARTICLE PLACÉ
Dans les quartiers périphériques de Bukavu, les adolescentes vivent une réalité difficile souvent ignorée : leur quotidien est marqué par des risques élevés liés à la santé reproductive, à l’abandon scolaire, à l’insécurité et aux violences. Grossesses précoces, infections sexuellement transmissibles (IST), mariages forcés ou […]
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Dans les quartiers périphériques de Bukavu, les adolescentes vivent une réalité difficile souvent ignorée : leur quotidien est marqué par des risques élevés liés à la santé reproductive, à l’abandon scolaire, à l’insécurité et aux violences. Grossesses précoces, infections sexuellement transmissibles (IST), mariages forcés ou précoces sont autant de menaces qui compromettent leur avenir. Ces situations sont aggravées par la pauvreté, le manque d’information, et une culture du silence face aux abus.
À Cikonyi, Karhale, Mudusa, Panzi ou encore Kadutu, nombreuses sont les adolescentes qui grandissent sans accès à des services de santé adaptés ni à une éducation complète. Lorsqu’une jeune fille tombe enceinte, elle abandonne souvent l’école, sans possibilité d’y retourner après l’accouchement. Parfois, elle est contrainte d’épouser celui qui l’a mise enceinte, qu’il soit partenaire ou agresseur.
« J’ai arrêté l’école à 15 ans, après être tombée enceinte. Mon copain m’a abandonnée. Mes parents étaient fâchés. Je ne sais pas si je retournerai à l’école »,
témoigne une jeune fille de 17 ans vivant à Kadutu.
Des causes multiples et profondes
Plusieurs facteurs expliquent cette vulnérabilité :
La pauvreté familiale, poussant certaines adolescentes à échanger des faveurs sexuelles contre de l’argent ou de la nourriture.
L’absence d’éducation sexuelle, tant à la maison qu’à l’école.
Une mauvaise utilisation des réseaux sociaux sans accompagnement adulte.
L’inexistence ou l’inaccessibilité de services de santé adaptés aux adolescentes.
Le poids des tabous et le silence culturel autour des violences sexuelles.
Les mariages précoces, encore une réalité
Dans certaines communautés, les mariages précoces sont encore tolérés. Les filles, perçues comme des charges, sont parfois mariées très jeunes pour « soulager » la famille.
Ce choix les expose à la dépendance économique, aux violences conjugales, et à l’arrêt définitif de leur développement personnel.
Des conséquences graves.
Les impacts de cette situation sont multiples :
Hausse de la mortalité maternelle chez les adolescentes
Traumatismes psychologiques durables
Rupture du parcours scolaire
Cycle de pauvreté générationnel
Quelles réponses possibles ?
Face à ces défis, plusieurs pistes de solution sont évoquées :
Intégrer une éducation sexuelle adaptée à l’âge dans les programmes scolaires
Mettre en place des espaces sûrs d’écoute et de dialogue pour les adolescentes
Renforcer la sensibilisation communautaire sur les droits des filles
Accompagner les jeunes mères pour leur retour à l’école
Appliquer rigoureusement les lois contre les mariages précoces et les abus
Les adolescentes des quartiers périphériques de Bukavu ont besoin d’attention, de protection et d’accompagnement. Écouter leurs besoins, reconnaître leurs droits et leur offrir un cadre sûr pour grandir est une urgence sociale. C’est en agissant maintenant que la société pourra espérer construire un avenir plus juste et équitable.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
De plus en plus de jeunes, souvent sans emploi et à la recherche d’un revenu rapide, se tournent vers les paris sportifs. À Bukavu, cette pratique a pris de l’ampleur, notamment dans les quartiers populaires où les guichets de pari se multiplient. Ces petits kiosques […]
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De plus en plus de jeunes, souvent sans emploi et à la recherche d’un revenu rapide, se tournent vers les paris sportifs. À Bukavu, cette pratique a pris de l’ampleur, notamment dans les quartiers populaires où les guichets de pari se multiplient. Ces petits kiosques colorés attirent chaque jour des dizaines de jeunes convaincus de pouvoir transformer quelques billets en fortune. Mais derrière ce divertissement se cache une illusion dangereuse : celle du gain facile.
Dans la ville de Bukavu, il n’est pas rare de voir des groupes de jeunes dans les guichets, discutant des matchs, cochant leurs combinaisons sur des papiers et attendant les résultats.
Aksanti Papy , 18 ans, jeune du quartier Nkafu et parieur raconte comment tout a commencé :
« C’est un ami à moi qui m’avait initié dans les paris foot. Il avait gagné plus de 10 000 francs congolais en misant seulement 500 francs. Quand j’ai vu ça, j’ai voulu essayer. Mais la plupart du temps, on perd. L’argent qu’on a gagné en ramassant des morceaux de métal, on le reperd encore là. Il arrive qu’on gagne, mais souvent, c’est le “muzungu” ( système des paris) qui gagne. Moi, je ne veux pas arrêter jusqu’à ce que je gagne moi aussi un million, ou même trois millions. »
Le témoignage de Papy illustre bien le rêve qui anime beaucoup de jeunes : celui de frapper un grand coup. Pourtant, derrière chaque mise se cache une réalité plus dure celle des pertes et de la dépendance.
Akonkwa Serge, 19 ans, habitant du quartier Nkafu, observe le phénomène avec inquiétude :
« Je connais les jeux de hasard, mais je pense que ce sont des jeux dangereux. J’ai des amis qui jouent, et la plupart ont maintenant des dettes. Certains prennent même l’argent à la maison pour aller parier, et après ils perdent. Mais malgré ça, ils n’arrivent pas à arrêter. »
Ces propos révèlent l’autre face du pari, celui de la dépendance et la perte de contrôle. Ce qui commence comme un simple divertissement devient une habitude difficile à briser. Beaucoup rejouent sans cesse, espérant récupérer ce qu’ils ont perdu.
Au-delà du simple divertissement, les paris sportifs deviennent peu à peu un miroir des difficultés que traversent les jeunes : chômage, manque de repères et espoir d’un avenir meilleur.
Ce phénomène, en apparence anodin, traduit une quête de survie dans une société où les opportunités sont rares et la tentation du gain rapide omniprésente.
Gabriel CUBAKA volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
C’est désormais officiel : la huitième édition du Festival Zéro Polemik se tiendra du 8 au 14 décembre 2025 à Bukavu.L’annonce a été faite par l’humoriste Joyeux Bin Kabodjo, directeur du festival, lors d’une soirée préliminaire organisée le week-end dernier à la résidence du directeur […]
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C’est désormais officiel : la huitième édition du Festival Zéro Polemik se tiendra du 8 au 14 décembre 2025 à Bukavu.
L’annonce a été faite par l’humoriste Joyeux Bin Kabodjo, directeur du festival, lors d’une soirée préliminaire organisée le week-end dernier à la résidence du directeur de la Coopération suisse à Bukavu.

Devant plusieurs personnalités issues de divers secteurs de la ville, les organisateurs ont présenté la vision du festival et échangé sur les possibilités de collaboration, dans le but de mobiliser davantage de partenaires autour de cette initiative culturelle.

Selon Joyeux Bin Kabodjo, ce festival se veut un espace de convivialité, de réflexion et de divertissement, réunissant des humoristes venus de plusieurs pays, notamment le Cameroun, le Gabon, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Congo-Brazzaville et la RDC.
Parmi les artistes attendus figurent Jojo La Légende, Manitou, Prissy La Dégameuse, Marcus Joe, Espoir Bulangalire, Ulrich Takam, Bappa Oumar et bien d’autres.

Lors de cette soirée, les humoristes de Bukavu Comédie Club et de l’École régionale de l’humour dont Espoir Bulangalire, Irène Ziyiruka, Ibag Negro et Gloire Taylor ont offert un avant goût du festival, plongeant les invités dans l’ambiance chaleureuse et humoristique qui caractérise Zéro Polemik.

Pour rappel, le Festival Zéro Polemik est organisé chaque année à Bukavu depuis 2018, grâce aux efforts de Joyeux Bin Kabodjo et au soutien de la Coopération suisse, de Uwezo Africa Initiative, ainsi que d’autres partenaires engagés dans la promotion de la culture et de l’humour en Afrique francophone.
Loni Irenge Joël volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
En République Démocratique du Congo, où les valeurs de respect, de solidarité et de vivre-ensemble sont profondément ancrées dans notre culture, il est essentiel de transmettre ces principes dès le plus jeune âge. Apprendre à un enfant à dire « Bonjour » n’est pas un […]
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En République Démocratique du Congo, où les valeurs de respect, de solidarité et de vivre-ensemble sont profondément ancrées dans notre culture, il est essentiel de transmettre ces principes dès le plus jeune âge. Apprendre à un enfant à dire « Bonjour » n’est pas un simple geste de politesse, mais un acte éducatif fondamental.
Ce mot, en apparence banal, porte en réalité une grande puissance sociale. Il permet à l’enfant de découvrir le respect de l’autre, de développer ses compétences relationnelles et de s’intégrer harmonieusement dans sa famille, son quartier, et la société congolaise dans son ensemble.
Pourquoi le « Bonjour » est-il si important ?
Un signe de respect
Saluer quelqu’un, c’est reconnaître sa présence, c’est établir un lien. Dès l’enfance, cela renforce les relations humaines.
Un outil de socialisation:
Dire « Bonjour » ouvre la voie à l’échange. L’enfant apprend à communiquer, à initier une conversation, à se sentir membre d’un groupe.
Un enfant qui salue spontanément est souvent mieux perçu. Cette reconnaissance lui donne de l’assurance.
Dans de nombreuses familles congolaises, saluer fait partie de l’éducation de base. En enseignant ce mot, les parents transmettent un pan essentiel des valeurs communautaires.
Témoignage:
« Je m’appelle Patient, j’ai 11 ans et j’habite à Kadutu, à Bukavu. Un jour, en rentrant de l’école, j’ai dit “Bonjour Monsieur” à un homme devant notre portail. Il était surpris et content. Il m’a offert un sac avec des cahiers et des stylos. Il m’a dit que peu d’enfants saluent encore avec respect. Depuis ce jour-là, je salue tout le monde. C’est un petit mot, mais ça ouvre beaucoup de portes. »
Ce témoignage simple montre combien un geste ordinaire peut avoir des effets extraordinaires.
Apprendre à un enfant à dire « Bonjour », c’est poser une base essentielle dans la construction de son identité sociale. C’est un petit mot, mais un grand geste.
Un appel aux parents et à la communauté :
Chers parents, chers éducateurs, membres de la communauté :
Apprenez aux enfants à saluer, non par obligation, mais comme un acte de respect et d’ouverture. Ce geste renforce leur confiance, leur donne des repères sociaux solides et prépare une génération respectueuse et harmonieuse.
Un simple « Bonjour » peut changer bien des choses. Alors, donnons l’exemple.
Clarisse zihalirwa volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Le bégaiement est un trouble de la parole qui affecte de nombreux enfants. Il se manifeste par des répétitions de sons, des blocages ou des prolongations lorsqu’un enfant tente de parler. Ce phénomène peut être temporaire, mais s’il persiste sans un bon soutien, il peut […]
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Le bégaiement est un trouble de la parole qui affecte de nombreux enfants. Il se manifeste par des répétitions de sons, des blocages ou des prolongations lorsqu’un enfant tente de parler. Ce phénomène peut être temporaire, mais s’il persiste sans un bon soutien, il peut causer une grande souffrance.
Quelles sont les causes du bégaiement ?
Selon plusieurs spécialistes contactés par WatotoNews, la cause principale du bégaiement n’est pas encore clairement identifiée, mais plusieurs facteurs peuvent intervenir :
Facteurs neurologiques : certaines zones du cerveau liées au langage fonctionnent différemment.
Facteurs génétiques : le bégaiement peut parfois être héréditaire et se retrouver dans plusieurs générations d’une même famille.
Facteurs émotionnels et environnementaux : le stress, la peur ou la pression pour bien parler peuvent aggraver le trouble.
Les conséquences du bégaiement
Ce trouble peut profondément affecter l’enfant sur le plan émotionnel, scolaire et social :
Perte de confiance en soi.
Évitement de la parole en classe ou en public.
Risque de moqueries de la part des camarades.
Anxiété et parfois isolement.
Il est important de rappeler que le bégaiement ne diminue en rien l’intelligence ou les capacités de l’enfant. Il a surtout besoin d’être compris et soutenu.
Témoignage de Safari Bahati Junior, 9 ans:
« À l’école, quand la maîtresse me demande de lire, j’ai peur. Les mots restent coincés dans ma bouche. Les autres rient parfois. Ça me fait mal, alors je préfère ne plus lever la main. Mais mon orthophoniste m’aide. Elle me dit de respirer doucement, de parler lentement. Et à la maison, maman m’écoute sans m’interrompre. Maintenant, j’ai un peu moins peur. »
Le témoignage de Safari montre combien le regard des autres et l’attitude des adultes sont essentiels. Un environnement bienveillant peut changer la donne.
Patience et écoute : des clés indispensables
Face à un enfant qui bégaie, il faut avant tout faire preuve de patience et de respect. Voici quelques conseils simples mais essentiels :
Laissez l’enfant finir ses phrases sans l’interrompre.
Regardez-le avec bienveillance, sans impatience.
Ne corrigez pas son discours et ne le forcez pas à « mieux parler ».
Valorisez ses efforts et ses progrès.
Chaque mot prononcé est une victoire. Une écoute calme et attentive renforce la confiance de l’enfant.
Peut-on guérir du bégaiement ?
Oui, de nombreux enfants s’en sortent grâce à une prise en charge adaptée, qui comprend :
L’orthophonie, où un spécialiste aide l’enfant à mieux contrôler sa respiration, sa parole et à se détendre en parlant.
Le soutien familial, un rôle crucial pour créer un climat apaisant, sans pression.
Le travail sur la confiance en soi, en encourageant l’expression sans honte ni peur.
Des activités d’expression comme le théâtre, le chant ou la lecture à voix haute, qui aident à libérer la parole.
Dans certains cas, le bégaiement disparaît complètement, dans d’autres, il s’atténue et devient maîtrisable, permettant à l’enfant de parler librement avec fierté.
Le bégaiement n’est pas une faiblesse, mais une différence dans la manière de parler. Chaque enfant mérite du temps pour trouver sa voix. Avec patience, tendresse et un bon accompagnement, un enfant bègue peut non seulement surmonter ses difficultés, mais aussi devenir un exemple de courage et de persévérance.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
À l’occasion du lancement de l’année pastorale des jeunes de la paroisse de Bumpeta, en territoire d’Idjwi, plus de 300 jeunes ont été sensibilisés sur les effets du changement climatique et l’importance du reboisement. Réunis le dimanche 19 octobre 2025 dans le village de Lweza, […]
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À l’occasion du lancement de l’année pastorale des jeunes de la paroisse de Bumpeta, en territoire d’Idjwi, plus de 300 jeunes ont été sensibilisés sur les effets du changement climatique et l’importance du reboisement.
Réunis le dimanche 19 octobre 2025 dans le village de Lweza, en chefferie de Rubenga, ces jeunes ont bénéficié d’une séance d’information axée sur la protection de l’environnement et le rôle crucial que joue l’arbre dans l’équilibre écologique.
Organisée par la Plateforme des Organisations des Jeunes d’Idjwi (POJ), cette activité visait à encourager les jeunes à s’impliquer activement dans la restauration de l’environnement et à lutter contre la déforestation, à l’origine de nombreux effets climatiques néfastes tels que la famine et d’autres conséquences graves.
« Vous constatez comme moi que le changement climatique est réel. Il accentue la faim et dégrade nos conditions de vie. C’est pourquoi j’ai pris l’initiative de sensibiliser les jeunes à planter chacun au moins deux arbres. Nous voulons étendre cette action à toute l’île, avec pour objectif de planter 1 000 arbres par groupement, même si le défi reste immense »,
a expliqué Chance Habimana Lwagera, coordinateur de la POJ.
Convaincus des conséquences de la destruction de leur environnement, les jeunes participants ont pris l’engagement de reboiser leurs champs et de planter des arbres fruitiers dans leurs parcelles, afin de contribuer à la restauration des forêts tout en améliorant l’alimentation familiale.
« Grâce à cet enseignement, nous comprenons l’importance de planter des arbres pour protéger l’environnement. Ces arbres nous seront aussi utiles à l’avenir, sur les plans économique et alimentaire »,
a témoigné l’une des participantes.
L’initiative bénéficie du soutien des autorités religieuses de la paroisse, qui encouragent les jeunes à devenir des acteurs de la lutte contre la dégradation de l’environnement.
Richelieu Byamana volontaire pour les enfants et les jeunes à Idjwi
À Bukavu, comme dans de nombreuses villes congolaises, l’entrepreneuriat s’impose progressivement comme une réponse à la rareté d’emplois pour les jeunes diplômés. Face à un marché du travail saturé, de plus en plus de jeunes, porteurs d’idées et de volonté, choisissent de créer leur propre […]
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À Bukavu, comme dans de nombreuses villes congolaises, l’entrepreneuriat s’impose progressivement comme une réponse à la rareté d’emplois pour les jeunes diplômés. Face à un marché du travail saturé, de plus en plus de jeunes, porteurs d’idées et de volonté, choisissent de créer leur propre activité. Une démarche à la fois motivante et semée d’embûches.
Pour plusieurs jeunes, se lancer dans un petit commerce ou une activité indépendante n’est pas toujours un rêve, mais une obligation. Le manque d’opportunités dans les secteurs public et privé pousse beaucoup à devenir auto-entrepreneurs.
Désiré Murhula, 25 ans, vendeur de vêtements à Essence,explique :
« J’ai fini mes études en commerce, mais je ne trouvais rien. J’ai commencé à vendre des habits avec un petit capital. Maintenant, j’arrive au moins à payer mon loyer. »
Rebecca Namegabe, 24 ans, diplômée en informatique, a lancé une activité de création de visuels pour les réseaux sociaux.
« Ce n’est pas encore stable, mais mieux que de rester à la maison », dit-elle.
Junior Nyembo, 22 ans,constate :
« L’école ne m’a pas préparé à entreprendre. J’ai dû apprendre sur le tas. »
Les secteurs comme le numérique, l’agroalimentaire, la couture ou la vente en ligne attirent les jeunes. Les réseaux sociaux sont devenus des outils puissants pour la promotion et la vente.
Des obstacles persistants
Malgré cette volonté d’entreprendre, les défis sont considérables :
Accès difficile au financement et au crédit
Manque de formations pratiques à l’école
Problèmes d’électricité, de locaux ou de matières premières
Instabilité du taux de change et inflation
Pouvoir d’achat faible des clients
Former, encadrer, soutenir
L’une des limites majeures réside dans l’absence de formation adaptée à l’entrepreneuriat. Le système éducatif reste théorique et peu connecté à la réalité du terrain. Peu d’initiatives d’incubation, de mentorat ou de formation concrète existent à Bukavu.
Pour que l’entrepreneuriat devienne une véritable voie d’avenir, il est nécessaire de renforcer l’accompagnement des jeunes, d’adapter les formations, et de faciliter l’accès aux ressources. Car soutenir ces initiatives, c’est miser sur l’avenir économique de toute une génération.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu