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Chaque 13 octobre, le monde célèbre la Journée internationale de la prévention des catastrophes. À Kabare et Bukavu, deux territoires du Sud-Kivu fortement exposés aux aléas climatiques, cette journée prend tout son sens. Dans cette région aussi magnifique que fragile, les inondations, les glissements de terrain et les pluies torrentielles continuent de mettre en péril la vie des familles en particulier celle des enfants.

Quand la terre s’effondre, ce sont les enfants qui paient le prix

Bukavu a connu ces dernières années plusieurs glissements de terrain meurtriers. Des maisons ont été englouties, des écoles endommagées, des routes détruites. À Kabare, les collines déboisées ne retiennent plus la terre, exposant de nombreux villages à des risques graves.

Les enfants sont les plus vulnérables : ils vivent, jouent et étudient dans des zones dangereuses, parfois au bord de ravins ou sur des terrains instables.

« Quand la colline s’est effondrée, nous avons perdu des camarades. Depuis, chaque pluie me fait peur »

confie un élève du quartier Nkafu à Bukavu.

La prévention commence dans nos communautés

Les catastrophes naturelles ne sont pas toujours imprévisibles : leurs effets peuvent être atténués. À Kabare et Bukavu, plusieurs gestes simples peuvent faire la différence :
Reboiser pour stabiliser les sols,
Éviter de construire sur les pentes à risque,
Ne pas obstruer les canalisations avec des déchets,
Signaler les signes précurseurs de glissements,
Éduquer les enfants aux comportements sécuritaires.

Les jeunes au cœur de la solution

Les jeunes du Sud-Kivu sont en première ligne pour renforcer la résilience locale. À travers les écoles, les clubs environnementaux, les églises ou les mouvements de jeunesse, ils s’engagent :
Dans les actions de sensibilisation,
Le reboisement communautaire,
Le nettoyage des ravins et des caniveaux,
L’organisation des travaux communautaires “salongo”.

« Nous ne pouvons pas empêcher la pluie, mais nous pouvons protéger notre quartier, »

rappelle Germain Basengere, chercheur en environnement à Lwiro/Kabare.

Former les jeunes à la prévention, c’est investir dans une génération consciente, protectrice et résiliente face aux catastrophes à venir.

Yseult Lwango volontaire pour les enfants et les jeunes à kabare

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