POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Ce 2 juin 2025, les épreuves hors session de l’examen d’État, édition 2024-2025, ont été officiellement lancées sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Au Sud-Kivu, dans les territoires d’Idjwi et de Kalehe par exemple, les finalistes ont répondu présents pour passer ces […]
ACTUALITÉS
Ce 2 juin 2025, les épreuves hors session de l’examen d’État, édition 2024-2025, ont été officiellement lancées sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.
Au Sud-Kivu, dans les territoires d’Idjwi et de Kalehe par exemple, les finalistes ont répondu présents pour passer ces examens.
À Idjwi, les élèves se disent déterminés à affronter ces épreuves, ainsi que celles à venir, afin de clôturer en beauté cette année scolaire.
« Nous voulons en finir avec ces examens pour décrocher nos diplômes d’État et, pourquoi pas, tenter de nous inscrire à l’université si nos parents en ont les moyens », confirment les élèves rencontrés au centre de Bukenge.
Dans le territoire de Kalehe, la Nouvelle Société Civile Congolaise évoque une première journée sans incident majeur.
Benjamin Mungazi affirme que, dans le centre de Kiniezire, situé dans le groupement de Mbinga-Nord et ayant accueilli les élèves de 15 écoles, les finalistes ont passé leurs épreuves dans le calme.
« Tout est en ordre. Aucun problème ne s’est produit car la sécurité est assurée par les soldats du mouvement AFC-M23 », déclare-t-il.
La Nouvelle Société Civile Congolaise remercie le gouvernement congolais pour la prise en charge des frais de passation de ces examens, soulageant ainsi les parents durement touchés par la guerre.
Richelieu Byamana volontaire pour les enfants
Dans le quartier Cimpunda, en commune de Kadutu (Bukavu), une séance de sensibilisation à la prévention des conflits par la communication s’est tenue ce dimanche 1er juin 2025. Portée par l’ambassadrice de la paix Nayemire Chijabi Sifa, cette initiative s’inscrivait dans un stage post-démultiplication visant […]
ACTUALITÉS
Dans le quartier Cimpunda, en commune de Kadutu (Bukavu), une séance de sensibilisation à la prévention des conflits par la communication s’est tenue ce dimanche 1er juin 2025. Portée par l’ambassadrice de la paix Nayemire Chijabi Sifa, cette initiative s’inscrivait dans un stage post-démultiplication visant à renforcer les capacités des jeunes en matière de paix.
Organisée dans la Communauté Ecclésiale Vivante (CEV) « Shirika » d’Elila Kihembwe, l’activité a réuni une dizaine de jeunes filles issues de la communauté. L’objectif : leur transmettre les bases de la communication pour le développement comme outil de prévention des conflits dans les milieux communautaires et scolaires.
Sous le thème « Utilisation de la communication pour le développement comme moyen de consolidation de la paix », la séance a formé ces jeunes filles, futures ambassadrices, au rôle central de la communication dans la gestion des tensions sociales.
Deux intervenantes venues de Bukavu ont animé les échanges, mettant l’accent sur les dimensions participatives et transformatrices de cette forme de communication. Selon Nayemire Chijabi Sifa, il s’agit d’impliquer la communauté dans l’identification des problèmes, la recherche de solutions et leur mise en œuvre collective.
« Il faut identifier ensemble les problèmes, proposer des solutions réalistes et œuvrer collectivement à leur réalisation, à travers une communication orientée vers le changement de comportement », a-t-elle expliqué.
Les participantes ont découvert divers outils de communication : dialogues sociaux, émissions radio, sensibilisations interpersonnelles, affiches, etc.
« Avant cette activité, je ne savais pas que la communication pouvait prévenir les conflits. Maintenant, je comprends que ce qu’on dit, comment et quand on le dit peut tout changer. Je veux apprendre davantage pour aider ma famille et mon quartier », a confié Imelda K., 18 ans.
L’importance du moment de la communication a aussi été soulignée : avant (prévention), pendant (apaisement), et après les conflits (réconciliation).
« Ce qui m’a marquée, c’est l’impact des canaux traditionnels comme les chansons ou le théâtre. Je pensais que seules la radio ou la télé comptaient, mais une chanson dans notre langue peut toucher profondément », a témoigné Clarisse M., 20 ans.

Les causes fréquentes des conflits, mauvaise communication, incompréhensions, ainsi que leurs conséquences (marginalisation, rupture du lien social) ont également été abordées. La facilitatrice a su créer un climat d’écoute propice à la participation.
« En tant qu’ambassadrice déjà engagée, j’ai trouvé cette session très enrichissante. C’était l’occasion de partager mes acquis avec d’autres. Je suis fière de leur motivation », a déclaré Rachel N., 21 ans.
À l’issue de l’atelier, les participantes ont recommandé la multiplication de telles initiatives dans d’autres quartiers pour ancrer une culture de paix durable.
Un stage réussi, marqué par un fort engagement des jeunes filles, décidées à devenir actrices du changement dans leurs communautés.
Kweli Birindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes chez Watoto News
81 écoliers du centre de rattrapage scolaire Gazon ont bénéficié d’une formation sur la lutte contre le changement climatique et la gestion des déchets plastiques, dans le cadre du projet d’urgence mis en œuvre par l’Observatoire des droits humains (ODH) dans la zone de santé […]
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81 écoliers du centre de rattrapage scolaire Gazon ont bénéficié d’une formation sur la lutte contre le changement climatique et la gestion des déchets plastiques, dans le cadre du projet d’urgence mis en œuvre par l’Observatoire des droits humains (ODH) dans la zone de santé de Minova, financé par l’UNICEF avec les fonds d’Education Cannot Wait (ECW).
Dans l’objectif de sensibiliser les élèves à l’importance de la protection de l’environnement et aux conséquences néfastes de sa dégradation, les écoliers participants ont été outillés sur les bonnes pratiques en matière de gestion des déchets et sur les actions concrètes à entreprendre pour préserver leur cadre de vie.

Des élèves engagés pour un avenir durable
Lors de la visite programmatique effectuée par une délégation venue de Bukavu, ces écoliers formés ont exprimé leur détermination à mettre en pratique les connaissances acquises. Ils s’engagent à sensibiliser leurs familles et leurs communautés sur des gestes simples mais efficaces, tels que la plantation d’arbres et la réduction de l’utilisation des plastiques à usage unique.
« Avant je ne savais pas que jeter des déchets plastiques dans la nature pouvait causer autant de problèmes, maintenant, j’ai déjà compris l’importance de garder notre environnement propre », témoigne Bahati élève du niveau 3 au CRS Gazon.

De son côté Ishara du niveau 2 ,affirme avoir déjà planté des arbres autour de leur champs à la maison.
« Tout ce que j’avais retenu c’est que en plantant des arbres nous contribuions à la protection de l’environnement » a-t-il souligné, tout en demandant à ces camarades de faire la même.
Un pas vers la résilience communautaire
En intégrant les enfants dans des initiatives de protection de l’environnement, ce projet à renforcé la résilience des communautés face aux défis climatiques.

Cette formation s’inscrit dans une série d’activités prévues par le projet d’urgence, qui comprend également la distribution de kits scolaires et la mise en place d’activités récréatives pour soutenir l’éducation des enfants dans la région de Minova.
En sensibilisant les écoliers à la protection de l’environnement, l’ODH et l’UNICEF œuvrent pour un avenir plus durable et conscient des enjeux climatiques.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants et les jeunes
Suite à la persistance des conflits armée et à la dégradation sécuritaire vécu dans le territoire de Kalehe, plusieurs enfants se sont retrouvé déscolarisés.Le grand retard connu au niveau de l’école et l’âge avancé ne permettant pas à l’enfant d’intégrer encore l’école normal, ces derniers […]
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Suite à la persistance des conflits armée et à la dégradation sécuritaire vécu dans le territoire de Kalehe, plusieurs enfants se sont retrouvé déscolarisés.
Le grand retard connu au niveau de l’école et l’âge avancé ne permettant pas à l’enfant d’intégrer encore l’école normal, ces derniers ont étaient orientés dans les centres de rattrapage scolaire.
Ces centres aujourd’hui soutenus par l’UNICEF par le biais de ODH à dotés a chaque enfant les objets classique pour le permettre d’avoir l’accès à l’éducation comme tout enfant et dans les meilleures conditions.
« 418 enfants des 5 CRS ont bénéficiés des des kits scolaires, des kits récréatifs, les activités psycho sociales à travers des jeux, ils ont bénéficiés aussi des sensibilisation sur le choléra, m-pox, gestion de plainte, abus et exploitation sexuel , protection de l’environnement,…» évoque le chef de projet éducation et protection au sein de Observatoire pour les Droits Humains (ODH) Marc Mufano.

Ici à l’école primaire Minova et Kabeli les enfants sont encadrés dans les CRS étudient l’après midi à l sortie des autres.
« chaque jour les enfants étudient de 13h à 17h. Nous encadrons les enfants refoulés des écoles pour différentes raisons, comme des enfants qui ont dépassés l’âges , les enfants qui étaient dans la rue,… nous les encadrons pendant trois ans et à ce stade ces enfants peuvent présenter l’examen national de fin d’étude primaire (ENAFEP) comme ceux là qui étudient dans les écoles normal…nous sommes reconnaissants envers UNICEF et ODH parce que grâce à eux le centre de rattrapage continue de fonctionner. Ils ont dotés aux enfants des kits scolaires et récréatifs, aux enseignants des matériels didactiques et une motivation» dit Baseme Germain , directeur du CRS Minova qui encadre aujourd’hui 108 élèves issus de la communauté et trouvé à travers la sensibilisation se bouche à bouche et la mise en place des communiqués.
« je m’appelle Charmant Shangalume, J’ai 11ans, et j’étudie au CRS Minova niveau 2. Nous avons quitté la maison et nous sommes venus ici à Minova fouillant la guerre . J’ai laissé les études pendant beaucoup de temps, arrivée à l’école pour m’inscrire on m’a orienté ici au CRS parce que j’étais arrivé avec retard et mon âge ne me permettais plus de faire la 3ème primaire»
L’organisation des centres de rattrapages scolaires étant à la charge du ministère des affaires sociales, la cheffe de division des affaires sociales au Sud-Kivu Petronie Kangela a personnellement visitée les 5 CRS à Minova au côté du partenaire UNICEF, ceux de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté et en sort satisfaite
« je suis ravie des résultats que je viens de rencontrer sur terrain parcequ’avec la situation de guerre les enfants ont tous accès à l’école c’est encourageant. Je suis ravie aussi l’appui de l’UNICEF apporté à ces enfants en terme de kit scolaire parce que ces enfants etaient dans une situation où les parents ne pouvaient pas trouvé même un cahier…
Néanmoins je demande aux partenaires d’appuyer encore ces enfants, les jeunes filles en âge de 11, 12 ou 13 ans et au delà qui sont en âge pubertaire avec des kits de dignités pour ne plus connaître des ruptures par manque de gestion de leurs périodes menstruelles» dit-elle.

Quant à Emmanuel Tshibangu chargé de l’éducation au sein de l’UNICEF, le travail à faire dans cette zone est encore énorme.
« il y’a encore un gap à Kalehe parce qu’il y’a encore beaucoup de besoin, beaucoup d’enfants nécessite encore une réponse d’urgence et pour cela il y’a des choses pour lesquelles on continuera à plaider. Pas seulement en tant que partenaire UNICEF mais aussi en tant que cluster éducation».
Cet accompagnement des CRS s’inscrit dans le cadre du projet en réponse d’urgence mis en oeuvre dans le territoire de Kalehe par ODH financé par UNICEF avec les fonds de Education Cannot Wait (ECW)
Emmanuella Bahindwa
Ce lundi 2 juin 2025, plus de 44 000 élèves finalistes ont entamé, dans la province du Sud-Kivu, les épreuves préliminaires de l’Examen d’État, une étape cruciale vers l’obtention du diplôme d’État. À Bukavu, malgré la chaleur accablante de l’après-midi, les rues ont été traversées […]
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Ce lundi 2 juin 2025, plus de 44 000 élèves finalistes ont entamé, dans la province du Sud-Kivu, les épreuves préliminaires de l’Examen d’État, une étape cruciale vers l’obtention du diplôme d’État.
À Bukavu, malgré la chaleur accablante de l’après-midi, les rues ont été traversées par des flots d’élèves en uniformes, venant de quitter les centres de passation. Certains le visage détendu, d’autres concentrés et pensifs, ils rentraient chez eux après avoir affronté la première épreuve : la dissertation, commune à toutes les options.

Parmi eux, Carmel Mbuyi Espoir, élève en 4ᵉ scientifique à l’Institut Monseigneur Bya’ene, se dit satisfait de sa prestation.
« Je m’étais bien préparé. Malgré un petit malaise physique, j’ai bien géré la dissertation. Si les autres épreuves suivent le même rythme, je suis confiant pour la réussite. »
Carmel lance un appel à ses pairs :
« Le diplôme ne se ramasse pas, il s’arrache avec des efforts. Il faut bien se préparer pour espérer devenir les cadres de demain. »
Même optimisme chez Manema Elise Anuarite, finaliste en pédagogie à l’Institut Uhaki.
« L’épreuve s’est bien passée. J’encourage les autres à rester courageux, à réviser et à ne pas baisser les bras, surtout dans un contexte difficile comme celui de l’Est de la RDC. »

Le courage, la détermination et l’espoir de ces jeunes finalistes traduisent la force d’une génération qui, malgré les défis, continue de croire que l’éducation est leur meilleure chance de bâtir un avenir meilleur. Ces enfants s’accrochent à leurs rêves et prennent leur destin en main.
GC Graphic Art volontaire pour les enfants
La zone de santé de Minova, dans le territoire de Kalehe, fait face à une recrudescence inquiétante du choléra. Plusieurs cas ont été enregistrés, notamment dans les aires de santé de Mucibwe et Bulenga, avec des décès signalés en raison du manque d’infrastructures sanitaires et […]
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La zone de santé de Minova, dans le territoire de Kalehe, fait face à une recrudescence inquiétante du choléra. Plusieurs cas ont été enregistrés, notamment dans les aires de santé de Mucibwe et Bulenga, avec des décès signalés en raison du manque d’infrastructures sanitaires et de la distance vers les centres de traitement. Ces constats ont été revelés lors de la visite programmatique de l’UNICEF et ses partenaires à Minova ( du 25 au 31 mai 2025) à travers une serie des focus groupes organisé par la SBC.
Pour répondre à cette urgence, l’UNICEF, en collaboration avec l’Observatoire des Droits Humains (ODH), a mis en œuvre une nouvelle approche communautaire de prévention et de lutte contre la maladie.

Grâce à l’expertise d’Aimé Kasereka, chargé de SBC venu de Bukavu, et de Francis Adoum, spécialiste SBC/ERT (Emergency Response Team) venu de Goma, toutes les couches de la population ont été consultées.
« Avant, les humanitaires venaient sur le terrain avec des solutions qu’ils avaient réfléchies eux-mêmes et qu’ils appliquaient… Mais cette fois, notre nouvelle approche est centrée sur le design centré sur l’humain. Ensemble avec la communauté, nous avons réfléchi avec elle sur des pistes de solutions faisables, viables et peu coûteuses qu’elle-même va adopter et qui vont amener un changement de comportement », explique Jonathan Cherubala, chargé du projet CREC choléra au sein de l’ODH.

Lors de la sensibilisation, les jeunes, les femmes et les hommes ont contribué à identifier les causes locales du choléra dans la zone de santé de Minova.
Dans l’aire de santé de Mucibwe, les problèmes relevés sont notamment : l’absence de toilettes par ménage, le manque d’eau potable, et la méconnaissance de la gravité de la maladie et des mesures préventives ou curatives. Ces problèmes ont été exposés lors de travaux de groupe.
« En tant que jeune, je suis ravi de cette sensibilisation sur le choléra. Ce qui est sûr, c’est qu’ici chez nous, à Mucibwe, nous souffrons beaucoup de cette maladie des mains sales. C’est une maladie qui n’épargne personne : vieux, enfants, jeunes, tout le monde peut en souffrir. Et moi, en tant que jeune, après cette rencontre où j’ai acquis plus de connaissances, je m’engage à mener des sensibilisations dans ma communauté. Étant représentant des jeunes, je vais porter le message aux autres : respecter les cinq étapes du lavage des mains, boire de l’eau propre… mais aussi inciter chacun à propager le message », déclare Ushindi Matthieu.

Lors des groupes de discussion, les participants ont cartographié les problèmes et proposé des pistes de solutions. Parmi les recommandations figurent l’accès à l’eau potable pour tous et la sensibilisation générale.
« Au-delà de ce qui a déjà été dit, je demanderai que les partenaires nous aident à avoir un centre de traitement du choléra à proximité. Nous souffrons ici à Mucibwe parce que, quand quelqu’un attrape le choléra, il faut l’amener jusqu’à Bulenga. C’est une très grande distance, et cette distance est aussi à l’origine de plusieurs décès dus au choléra », demande Riziki Sanvura.

Parmi les mesures d’urgence enseignées figurent la fabrication de sérum oral et la vaccination contre le choléra, qui constitue une prévention à long terme.
Cette sensibilisation a touché 180 personnes dans les aires de santé de Minova, Bulenga et Mucibwe.
Emmanuella Bahindwa
Alors que la planète célèbre la Journée mondiale du perroquet, le 2 juin, un silence inquiétant gagne les forêts de la République démocratique du Congo. Le perroquet gris d’Afrique, jadis si présent dans les canopées congolaises, est aujourd’hui une espèce menacée. Un cri qui autrefois […]
ACTUALITÉS
Alors que la planète célèbre la Journée mondiale du perroquet, le 2 juin, un silence inquiétant gagne les forêts de la République démocratique du Congo. Le perroquet gris d’Afrique, jadis si présent dans les canopées congolaises, est aujourd’hui une espèce menacée. Un cri qui autrefois animait les forêts tropicales disparaît lentement, emporté par la déforestation et le trafic illégal.
Un emblème en voie d’extinction
Psittacus erithacus, de son nom scientifique, est l’un des perroquets les plus intelligents au monde. Réputé pour sa capacité à imiter la voix humaine, il est aussi un acteur clé de l’équilibre écologique : il disperse les graines, participe à la pollinisation et joue un rôle crucial dans la régénération des forêts.
Mais aujourd’hui, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) l’a classé en danger d’extinction. Et pour cause : en RDC, les menaces s’accumulent.
Les forêts congolaises, un habitat en péril
Chaque jour, des hectares de forêts disparaissent. L’exploitation forestière illégale, l’agriculture itinérante et l’expansion urbaine grignotent l’habitat naturel du perroquet. Ce phénomène est aggravé par le commerce illégal d’espèces sauvages : chaque année, des milliers de perroquets sont capturés et exportés clandestinement vers des pays où leur capacité à parler amuse, fascine… et enrichit un réseau criminel bien structuré.
Ces captures, souvent brutales, brisent les familles animales, laissent les nids vides et participent à un drame silencieux. La forêt se tait, et avec elle, un pan de la biodiversité s’éteint.
« Perdre le perroquet, c’est perdre une voix de la forêt », affirment les écologistes.
Un combat à mener, ensemble
Face à cette urgence, des solutions existent, mais elles nécessitent un engagement collectif et durable :
Appliquer les lois contre la déforestation et le braconnage ;
Renforcer la surveillance des filières illégales de commerce animalier ;
Soutenir les associations de conservation qui œuvrent pour la protection des espèces ;
Sensibiliser les communautés locales à l’importance écologique et culturelle du perroquet gris ;
Refuser d’acheter des animaux sauvages issus du trafic.
Chaque citoyen peut devenir acteur de ce combat : signaler les trafics, soutenir les ONG, éduquer les enfants à la biodiversité locale… Autant de gestes simples pour préserver un trésor vivant.
Un patrimoine sonore, écologique et culturel à préserver
Le cri du gris d’Afrique n’est pas qu’un bruit dans la forêt. C’est un appel à la conscience, une voix millénaire qui raconte l’histoire d’un écosystème en équilibre. En laissant disparaître ce perroquet, c’est notre propre rapport à la nature que nous laissons s’effondrer.
Kweli Birindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes chez Watoto News
Un passager à bord d’un taxi, sous couvert d’anonymat, indique :« Le nombre d’enfants en situation de rue ne cesse d’augmenter de jour en jour dans la ville de Bukavu. La majorité d’entre eux sont souvent des orphelins, des enfants ayant fui la violence lors […]
ACTUALITÉSUn passager à bord d’un taxi, sous couvert d’anonymat, indique :
« Le nombre d’enfants en situation de rue ne cesse d’augmenter de jour en jour dans la ville de Bukavu. La majorité d’entre eux sont souvent des orphelins, des enfants ayant fui la violence lors des conflits armés, ou encore des enfants accusés de sorcellerie. »
Il ajoute :
« Leur vie quotidienne est marquée par l’absence de protection, d’éducation et de soins de santé. Ils dorment dans des lieux publics, passent la journée à se droguer, manquent d’accès à l’eau potable et à une alimentation adéquate, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux maladies : maladies infectieuses dues au manque d’hygiène et de soins médicaux, maladies respiratoires liées à l’exposition aux intempéries, malnutrition, et troubles psychologiques. Et comme exemple, voilà l’un de ces enfants, allongé au sol, à moitié mort sous les yeux des autorités et des organisations censées encadrer ces enfants », regrette ce passager.
Ces enfants font face à une réalité difficile. Il est donc crucial que les autorités compétentes, les ONG et la société civile unissent leurs efforts pour améliorer leur situation, en investissant dans des programmes de réinsertion, d’accès aux soins de santé et à l’éducation.
Deogratias Kulila, volontaire pour les enfants.
Malgré le contexte sécuritaire particulièrement difficile pour certains , 31 380 élèves finalistes ont pris part, ce lundi 2 juin 2025, aux épreuves hors-session de l’examen d’État dans la province du Nord-Kivu. Ces examens se sont déroulés dans 102 centres répartis dans les zones affectées, […]
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Malgré le contexte sécuritaire particulièrement difficile pour certains , 31 380 élèves finalistes ont pris part, ce lundi 2 juin 2025, aux épreuves hors-session de l’examen d’État dans la province du Nord-Kivu. Ces examens se sont déroulés dans 102 centres répartis dans les zones affectées, un témoignage fort de la résilience des enfants et de l’engagement des acteurs éducatifs.
Ces jeunes, majoritairement déplacés ou vivant sous tension constante, ont tenu à répondre présents à ce rendez-vous crucial de leur parcours scolaire. Dans des régions souvent marquées par les violences, les enlèvements et les déplacements massifs, leur présence dans les salles d’examen illustre une volonté de ne pas céder à la peur.

Le déroulement de ces épreuves a été rendu possible grâce à l’appui logistique de l’UNICEF, salué par les autorités provinciales etablies à Goma.
L’organisation a assuré la livraison sécurisée du matériel d’examen, malgré les risques sur les axes routiers, permettant à ces enfants d’accéder à leur droit fondamental à l’éducation.
« Nous avons bien composé, tout s’est bien passé. On a même eu le temps de réfléchir calmement », a confié une élève finaliste, le regard tourné vers l’avenir.
D’autres enfants ont exprimé leur espoir d’obtenir de bons résultats, convaincus que leurs efforts porteront des fruits.
Dans ce climat de crise, la tenue de ces examens constitue un acte de résistance pacifique et d’espoir. Elle rappelle qu’au cœur même de l’instabilité, les enfants du Nord-Kivu continuent de croire en l’école comme chemin vers un avenir meilleur.
Ornella wa Mungu, volontaire pour les enfants et les jeunes à Goma
Les élèves finalistes du secondaire dans la sous-division de Zongo en province du sud-Ubangi ont débuté les examens hors session ce lundi 2 juin 2025. La cérémonie officielle de lancement s’est tenue à l’Institut Saint Laurent de Zongo, présidée par le maire de la ville, […]
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Les élèves finalistes du secondaire dans la sous-division de Zongo en province du sud-Ubangi ont débuté les examens hors session ce lundi 2 juin 2025. La cérémonie officielle de lancement s’est tenue à l’Institut Saint Laurent de Zongo, présidée par le maire de la ville, Arthur Nguma, représentant le gouverneur de la province du Sud-Ubangi.
Au total, 9 320 candidats, dont 3 456 filles, sont attendus dans 33 centres de passation relevant de la province éducationnelle Sud-Ubangi 2.
La cérémonie a également connu la présence de deux superviseurs nationaux venus de Kinshasa. Après le lancement, une ronde a été effectuée dans les trois centres de la ville de Zongo.

Dans leurs interventions, le Directeur provincial du Sud-Ubangi 2, Jean-Baptiste Tshibaba Kabuena, et l’Inspecteur principal provincial, Émile Kimpumpu Munkina, ont encouragé les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes et ont rappelé à tous les intervenants de rejeter les antivaleurs.
Il convient de noter que seuls les enseignants du primaire ont été désignés comme surveillants dans tous les centres de passation.
Edouard Rogose volontaire pour les enfants