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La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Ce lundi 2 juin 2025, 44 339 élèves finalistes du secondaire ont entamé les épreuves hors session de l’examen d’État dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1. Ces examens marquent une étape décisive pour ces jeunes, après des années de parcours scolaire. De Bukavu à Idjwi, […]
Ce lundi 2 juin 2025, 44 339 élèves finalistes du secondaire ont entamé les épreuves hors session de l’examen d’État dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1. Ces examens marquent une étape décisive pour ces jeunes, après des années de parcours scolaire.
De Bukavu à Idjwi, en passant par Kabare, Kalehe et Walungu, ils sont nombreux à s’être rendus dans leurs centres de passation, remplis d’émotion et d’espoir. Parmi eux, 22 290 filles (50,2 %) et 22 039 garçons (49,8 %), tous unis par un même objectif : décrocher leur diplôme d’État.
Pour beaucoup de ces élèves, notamment en milieu rural, le chemin jusqu’à cette étape a été parsemé d’obstacles : insécurité, déplacements familiaux, interruption des cours, ou encore traumatisme psychologique. Mais malgré tout, ils ont tenu bon.
Jean-Marie Mwayesi, inspecteur principal provincial de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1, reconnaît la complexité du contexte : « Nous constatons des mouvements de population qui perturbent la stabilité scolaire. Malgré cela, nous saluons la résilience des élèves, des enseignants et des parents. »
À l’image d’Espérance, une élève déplacée de Kalehe vers Bukavu : « J’ai fui mon village avec ma famille à cause des attaques. Aujourd’hui, je veux réussir mes examens, parce que c’est mon seul espoir. »
Les autorités éducatives insistent sur la nécessité de renforcer l’accompagnement des finalistes : sécurisation des centres, soutien psychologique, et encouragements continus. Car derrière chaque copie d’examen, il y a une histoire, une souffrance, mais aussi un rêve d’avenir.
Kweli Birindwa volontaire pour les enfants et les jeunes
C’est dans une ambiance solennelle que le coup d’envoi des épreuves hors session de l’examen d’État, édition 2024-2025, a été donné ce lundi 02 juin à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Le lancement officiel s’est tenu au Collège Alfajiri, l’un des centres symboliques […]
C’est dans une ambiance solennelle que le coup d’envoi des épreuves hors session de l’examen d’État, édition 2024-2025, a été donné ce lundi 02 juin à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Le lancement officiel s’est tenu au Collège Alfajiri, l’un des centres symboliques de la ville, en présence de plusieurs autorités provinciales et éducatives. Ce sont au total 44 339 finalistes, répartis dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1, qui prennent part à cette étape cruciale de leur parcours scolaire. Parmi eux, on compte 22 290 filles et 22 039 garçons ; soit 50,2% des filles et 49,8 % des garçons.
Léon Musagi, Directeur provincial ai de l’EDU-NC dans la province educationnelle Sud-Kivu 1 (Proved ai), félicite les élèves pour leur persévérance » Chers candidats, tout en vous encourageant pour la persévérance malgré la situation de crise humanitaire que vous avez traversées, la situation de psychose endurées, vous méritez nos félicitations. Je vous pris donc de passer les épreuves dans la sérénité, dans le calme, la tranquillité, et de répondre aux questions posées dans la discipline » a dit Léon Musagi aux élèves. Ensuite, il a salue la volonté du gouvernement provincial de préserver l’éducation et l’engagement des partenaires internationaux pour la reussite de ces épreuves. « Le moment est venu de remercier grandement tous nos partenaires techniques et financiers pour le service de coopération rendu à notre pays et particulièrement à nos deux provinces sœurs le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, touchées par les affres de la guerre, car c’est grâce à eux que le transport des malles des items des examens d’Etat a été possible jusqu’au centre de passation des épreuves. C’est entre autre l’Unicef, Save the Children, World vision pour ne citer que cela », a ajouté le proved intérimaire.
De son côté, Mwayesi Bileka Jean-Marie, Inspecteur principal provincial, a expliqué en bref l’histoire de l’examen d’Etat, avant de revenir sur le nombre exact des participants à ses épreuves en terme de pourcentage tout en remerciant tous les partenaires qui ont fait à ce que ses examens se déroulent aujourd’hui. « Notre province a inscrit 44 339 candidats parmi lequel 22 290 filles et 22 039 garçons, en terme de pourcentage, les filles sont à 50,2% tandis que les garçons sont à 49,8%, et donc il y a légèrement hausse du côté des filles. C’est l’occasion pour dire merci aux partenaires et à tous ceux qui ont soutenu toutes les filles à l’école, malgré la situation sécuritaire que connait notre pays actuellement l’examen d’Etat est, et demeure le ciment de l’unité nationale » a signifié l’IPP Sud-Kivu 1.
L’inspecteur principal provincial ajoute que la province éducationnelle Sud-Kivu 1 organise 111 centres de passation des examens dont 48 dans la ville de Bukavu et 63 centres repartis dans les territoires de Walungu, Kabare, Idjwi et Kalehe.
Prenant la parole le gouverneur de province sous Afc/M23, Birato Emmanuel qui a présidé la cérémonie de lancement a invité les candidats à travailler en toute conscience. « Chers candidats, je vous exhorte en éveillant votre attention à pouvoir travailler en toute conscience et morale irréprochable, en évitant la tricherie sous toutes ses formes. Toutes mes recommandations, vous menèront sans doute vers une bonne réussite qui fera de vous de bons citoyens de notre pays en général et de votre province en particulier», a mentionné Emmanuel Birato, gouverneur de la province du Sud-Kivu.
Notre source invite les parents d’être calme car la sécurité de leurs enfants est sous contrôle. Signalons que les épreuves hors session, comprennent notamment la dissertation, la culture générale, le jury pratique et le travail de fin d’études. Ces épreuves se déroulent sur l’ensemble du territoire de la province éducationnelle Sud-Kivu 1.
Ce lundi 2 juin 2025, les élèves finalistes du territoire de Walungu, dans la province du Sud-Kivu, ont officiellement lancé les épreuves hors session de l’Examen d’État, en commençant par la dissertation. La cérémonie s’est déroulée au centre du Lycée Mulezi Wabana, sous la supervision […]
Ce lundi 2 juin 2025, les élèves finalistes du territoire de Walungu, dans la province du Sud-Kivu, ont officiellement lancé les épreuves hors session de l’Examen d’État, en commençant par la dissertation. La cérémonie s’est déroulée au centre du Lycée Mulezi Wabana, sous la supervision de l’Administratrice du territoire, Mme Shengamungu Buhendwa Anastasie.
L’ouverture de la malle contenant les questionnaires a été effectuée en présence de quelques élèves, du chef de centre et de témoins choisis parmi les surveillants. À cette occasion, Mme Shengamungu a encouragé les candidats à faire preuve de concentration et d’assiduité, tout en les exhortant à respecter les consignes et à éviter toute tentative de tricherie.
Elle a également rassuré que les forces de l’ordre assureront la sécurité dans tous les centres d’examen placés sous son autorité durant toute la période des épreuves. L’Administratrice a à son tour appelé la population de Walungu à faire confiance aux autorités, qui selon lui s’engagent à concrétiser le changement souhaité par le peuple congolais.
À en croire le chef de centre, Ntabuguma Namira, 389 candidats sont attendus au centre de Walungu 1, situé au Lycée Mulezi Wabana.
Après cette première étape, l’Administratrice s’est rendue au centre de l’EP 2 Walungu, où 352 candidats sont également attendus pour cette phase des examens d’État. Partout où elle est passée,Shengamungu a souhaité bonne chance à tous les finalistes.
Le Sous-Proved de Walungu 1, Kaborongo Ntabashwa, a rappelé que les examens se poursuivront ce mardi avec les épreuves traditionnelles. Il s’est dit satisfait du déroulement de la première journée, aucun incident majeur n’ayant été signalé, sur toute l’étendue du territoire de Walungu.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à Walungu
Les épreuves hors session de l’Examen d’État, édition 2025, ont été officiellement lancées ce lundi 2 juin sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. À Lusenda, dans la sous-division de Fizi 3, les enfants candidats ont répondu présents pour cette étape importante de […]
Les épreuves hors session de l’Examen d’État, édition 2025, ont été officiellement lancées ce lundi 2 juin sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. À Lusenda, dans la sous-division de Fizi 3, les enfants candidats ont répondu présents pour cette étape importante de leur parcours scolaire.
Au centre de passation de Lusenda, 322 élèves, dont 119 filles représentant plus de 33 %, participent aux épreuves préliminaires. Cela représente un taux de participation de 89,69 % parmi les inscrits. Ces enfants viennent de 12 établissements secondaires de la région, notamment les instituts Lulinda, Elemyonga, Joseph Kabila, Lusenda, Lweba, Maindombe, Mukolwe, Mwangwa, Nakiele, Sibatwa, Tupendane et Rutanga.
Les épreuves portent sur trois disciplines : le français oral, la pratique professionnelle et la situation d’intégration pratique (SIP), éléments clés de la formation des élèves en fin de cycle secondaire.
Cependant, le début des examens a été retardé de deux heures. Selon le chef du centre, cette situation est due à l’état dégradé de la route nationale numéro 5, particulièrement entre Makobola et Kamanyola, qui a perturbé l’acheminement des malles contenant les épreuves.
Malgré ces défis, les élèves, remplis d’espoir ,souhaitent obtenir leur diplôme d’État lors de la grande session prévue en juillet prochain.
Marie Charles Nininahazwe,volontaire pour les enfants à Lusenda
La soirée du samedi 31 mai a été tragique pour la population de Kaniola centre, dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu. Une bombe est tombée dans une maison ôtant la vie d’un enfant de 13 ans, repondant au nom de Moïse Magayana Vianney.Selon les […]
La soirée du samedi 31 mai a été tragique pour la population de Kaniola centre, dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu.
Une bombe est tombée dans une maison ôtant la vie d’un enfant de 13 ans, repondant au nom de Moïse Magayana Vianney. Selon les témoignages recueillis sur place, la bombe est tombée sur la maison au moment où le jeune adolescent dormait.
La société civile locale et plusieurs habitants de Kaniola dénoncent cette situation liée à un contexte sécuritaire complexe.
Cet événement tragique illustre une réalité inquiétante dans la province du Sud-Kivu : les enfants sont de plus en plus exposés aux violences liées aux conflits armés. Ils deviennent des victimes collatérales des affrontements des adultes.
La mort de Moïse Magayana Vianney rappelle l’urgence d’une protection accrue des civils, et plus particulièrement des enfants, dans cette région toujours en proie à l’instabilité sécuritaire.
L’intelligence manuelle, étant la capacité à bien utiliser ses mains pour faire des choses concrètes, comme construire, créer, réparer, dessiner ou manipuler des objets, est souvent mise de côté dans les écoles d’aujourd’hui. Pourtant, c’est aussi savoir coordonner ses gestes avec ses yeux et réfléchir […]
L’intelligence manuelle, étant la capacité à bien utiliser ses mains pour faire des choses concrètes, comme construire, créer, réparer, dessiner ou manipuler des objets, est souvent mise de côté dans les écoles d’aujourd’hui. Pourtant, c’est aussi savoir coordonner ses gestes avec ses yeux et réfléchir en même temps à ce qu’on fait. C’est une forme d’intelligence pratique qui aide à mieux comprendre le monde autour de soi en agissant.
Des experts éducatifs soulignent que la suppression de disciplines telles que la technologie en classe de 6e reflète une tendance à négliger l’éducation pratique. Pourtant, l’apprentissage manuel stimule la pensée, intègre la théorie à la pratique et offre une expérience concrète du monde matériel. Il aide également à développer l’intelligence des élèves, leur motricité, leur attention et les reconnecte à l’histoire et à l’innovation humaines.
Dans une interview accordée à Watoto News, Furaha B., psychologue de l’enfance, montre les conséquences de la négligence de l’intelligence manuelle chez les enfants.
» ignorer le développement de l’intelligence manuelle peut entraîner des répercussions notables sur les enfants », confie elle. Elle évoque, d’un ton calme mais ferme, les difficultés de motricité fine que cela engendre : écrire, découper ou même boutonner ses vêtements peut devenir un défi. Et ces petites batailles quotidiennes affectent plus profondément qu’on ne le pense car elles grignotent la confiance en soi, nourrissent la frustration, freinent l’épanouissement, conclut la psychologue.
À ses yeux, la créativité elle-même, souvent perçue comme innée, se voit bridée lorsqu’on prive les enfants de moyens concrets d’exprimer leur pensée.
Elle insiste également sur les nombreux bénéfices que présente l’intelligence manuelle à l’école. Elle parle avec conviction de cette coordination œil-main si précieuse, de la concentration renforcée et de l’élan créatif que procurent les activités pratiques. Pour elle, ce sont de véritables ponts entre le monde abstrait des idées et la réalité tangible. Les enfants y puisent des clés pour comprendre, mais aussi pour construire, patienter, persévérer – autant de qualités qu’aucun manuel ne peut enseigner seul.
Dans la demarche de Watoto News d’apporter plus d’éclairage sur cette question d’intelligence manuelle, l’entretien avec la psychologue Furaha a permis d’aborder la notion de pensée complexe où elle explique que lorsqu’un enfant s’engage dans une activité manuelle, il ne se contente pas de bouger les mains : il planifie, réfléchit, anticipe, s’adapte. Chaque objet qu’il fabrique devient un exercice de logique, d’analyse, d’ingéniosité. « Il est mieux que les éducateurs et les parents comprennent que l’intelligence manuelle ne doit pas être opposée à l’intelligence théorique. Elle la complète. En offrant aux enfants des occasions de manipuler, de créer et de construire, on leur donne aussi les moyens de penser autrement, d’être plus autonomes, et d’aborder les apprentissages avec plus de sens. Réintégrer les activités pratiques à l’école, c’est investir dans une éducation plus complète, plus équilibrée, et tournée vers le développement intégral de l’enfant. »
Développer l’intelligence manuelle à l’école n’est pas une régression vers des méthodes éducatives dépassées, mais une avancée vers une éducation plus holistique et adaptée aux réalités du XXIe siècle. A la paychologue de l’enfance de conclure qu’ en reconnectant les élèves à la matérialité du monde, nous les aidons à penser de manière plus complexe, créative et résiliente.
À l’école primaire Irhobo, dans le groupement de Miti, les élèves ont vécu une journée d’apprentissage particulière. Tous les écoliers de l’établissement ont été sensibilisés à la protection de l’environnement, dans le cadre d’une campagne d’éducation écologique lancée par l’organisation Action pour l’Environnement et le […]
À l’école primaire Irhobo, dans le groupement de Miti, les élèves ont vécu une journée d’apprentissage particulière. Tous les écoliers de l’établissement ont été sensibilisés à la protection de l’environnement, dans le cadre d’une campagne d’éducation écologique lancée par l’organisation Action pour l’Environnement et le Développement Durable (AEDD).
Depuis plusieurs mois, AEDD mène cette initiative en collaboration avec la Sous-Division de l’EPST Kabare 2, ciblant les écoles de la partie nord du territoire de Kabare, situées en périphérie du Parc National de Kahuzi-Biega. L’objectif : éveiller, dès le bas âge, une conscience environnementale chez les enfants.
« Il est indispensable que les enfants grandissent avec une culture de protection de la nature », a déclaré Bahizire Zirimwabagabo Rwabika, Moniteur Agronome Technicien chez AEDD, à Watoto News. « Ils vivent à proximité d’un écosystème précieux. Les sensibiliser aujourd’hui, c’est préparer les gardiens de demain. »
Au terme de la séance, chaque élève a reçu deux jeunes arbres, dont des fruitiers, à planter dans son milieu. Une démarche concrète pour ancrer les notions apprises.
Interrogés par Watoto News, plusieurs écoliers ont exprimé leur engagement. Agenze Cirhuza, de 6e année, témoigne :
« Je vais planter mes arbres dans notre parcelle. Je les arroserai tous les jours. C’est maintenant ma mission.»
Sa camarade Nshobole Namugunda ajoute :
« Planter un arbre, c’est donner de l’air et des fruits à ceux qui viendront après nous. J’ai compris que chacun doit faire sa part. »
Pour Kitumaini Roger, enseignant en 6e année à l’EP Irhobo, cette initiative est une continuité du travail pédagogique :
« C’est une belle manière de compléter nos leçons. Les enfants sont motivés. Nous, enseignants, allons continuer à les accompagner pour qu’ils deviennent de vrais acteurs de l’environnement. »
À travers ce programme, AEDD souhaite ancrer durablement l’éducation environnementale dans les écoles, afin que les jeunes deviennent les ambassadeurs d’une nouvelle relation entre l’humain et la nature.
Pascal Marhegane Ki-Moon, Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Face au phénomène d’errance des enfants vulnérables dans la ville de Butembo (Nord-Kivu), le Parlement d’enfants Butembo-Lubero plaide pour la construction d’une maison d’asile dans la ville. Cela, dans le but d’assurer un encadrement adapté pour ces enfants abandonnés à eux-mêmes. Joël Ngunza, président de […]
Face au phénomène d’errance des enfants vulnérables dans la ville de Butembo (Nord-Kivu), le Parlement d’enfants Butembo-Lubero plaide pour la construction d’une maison d’asile dans la ville. Cela, dans le but d’assurer un encadrement adapté pour ces enfants abandonnés à eux-mêmes.
Joël Ngunza, président de cette structure de défense des droits des enfants, se dit préoccupé par la situation de plusieurs enfants qui errent dans les rues de la ville de Butembo en train de mendier. Il fait savoir que les enfants qui sillonnent la ville en train de mendier sont composés de trois catégories : les déplacés de guerre, les orphelins et les sans-abri. Du matin au soir, ils circulent dans la ville en train de mendier.
Face à cette situation, le président du Parlement d’enfants Butembo-Lubero insiste sur la nécessité de construire, dans la ville, une maison d’asile où ces enfants pourraient bénéficier d’une prise en charge adéquate.
« Si une maison d’asile pouvait être construite à Butembo pour ces enfants, cela permettrait un encadrement adéquat. Le gouvernement congolais et ses partenaires peuvent urgemment envisager la construction de ce centre d’accueil pour enfants vulnérables. Nous pensons aussi que l’aide destinée à cette catégorie d’enfants devrait être orientée directement vers cette maison d’asile, afin de leur éviter l’errance dans la ville. Malgré la gratuité de l’éducation, la plupart d’entre eux ne vont plus à l’école, car ils ne peuvent pas y aller le ventre vide », a-t-il expliqué.
Il déplore le manque d’attention de la part des autorités et de la communauté locale sur la situation de ces enfants.
« La situation de ces enfants nous préoccupe beaucoup, car ils ne bénéficient de l’attention de personne. Les autorités, tout comme la population, se contentent de les observer. C’est une situation très délicate. Ils ont le droit d’attirer l’attention de tous, comme les autres enfants. Imaginez-vous : ces enfants arrivent en ville le matin et n’en repartent qu’autour de 20 heures », a-t-il précisé.
Par ailleurs, Joël Ngunza interpelle les responsables de certains orphelinats, qui seraient indexés dans cette pratique d’envoyer des enfants vulnérables mendier dans les rues de la ville.
« Nous demandons aux orphelinats qui encadrent ces enfants de les retirer des rues de la ville et de les garder dans leurs structures, afin que ceux qui souhaitent leur venir en aide puissent les rencontrer dans les orphelinats, et non dans les rues. Si, par ailleurs, les responsables d’orphelinats souhaitent solliciter de l’aide auprès de bonnes volontés dans la ville, ils devraient éviter d’exposer des enfants très vulnérables à divers risques », a-t-il déclaré.
Il convient de souligner que le nombre d’enfants déplacés ou orphelins mendiants dans les rues de Butembo connaît une augmentation.
Des enfants du quartier Panzi à Bukavu, utilisant l’eau des rivières, des sources et des puits, sont sensibilisés à la chloration de l’eau avant usage pour lutter contre le choléra.Le constat est de Watoto News, ce vendredi 30 mai 2025, sur l’avenue Kaziba, non loin […]
Des enfants du quartier Panzi à Bukavu, utilisant l’eau des rivières, des sources et des puits, sont sensibilisés à la chloration de l’eau avant usage pour lutter contre le choléra. Le constat est de Watoto News, ce vendredi 30 mai 2025, sur l’avenue Kaziba, non loin de la rivière Ruzizi.
« C’est maman qui nous a dit que quand c’est de l’eau de la Ruzizi, de passer toujours pour qu’on y mette le médicament pour éliminer les microbes », a laissé entendre un enfant.
Un des chlorateurs abordés a fait savoir que de nombreux enfants mettent du chlore dans leurs récipients avant de rentrer à la maison. Il a ajouté qu’une équipe de relais communautaires effectue du porte-à-porte pour sensibiliser à la lutte contre le choléra et donner l’adresse du site de chloration.
Depuis un certain temps, l’organisation Action et Intervention pour le Développement et l’Encadrement Social (AIDES), avec l’appui de l’UNICEF, mène une lutte sans relâche contre cette maladie présente dans plusieurs zones de santé du Sud-Kivu.
Le facilitateur du Comité local d’orientation des dynamiques d’actions citoyennes (CLODAC), Redouta Mweresi, dans un entretien avec Watoto News, a fait savoir que le choléra présent à Panzi touche toutes les générations, et principalement les enfants. Il a salué la promptitude de l’organisation AIDES et a souhaité voir l’intensification des campagnes de sensibilisation ainsi que la multiplication des points de chloration dans les zones déjà touchées.
Face à la persistance du choléra, la mobilisation communautaire reste un espoir majeur pour protéger les plus jeunes et renforcer la prévention dans les quartiers de Bukavu.
Moïse Agawam, volontaire pour les enfants à Watoto News
Une centaine de jeunes garçons et filles de l’avenue clinique en commune de Kadutu ont effectué ce dimanche 1er Juin des travaux communautaires de solidarité. Armés de houes, balais et pelles, ils se sont déployés dans une vaste opération de salubrité publique. Objectif, nettoyer les […]
Une centaine de jeunes garçons et filles de l’avenue clinique en commune de Kadutu ont effectué ce dimanche 1er Juin des travaux communautaires de solidarité.
Armés de houes, balais et pelles, ils se sont déployés dans une vaste opération de salubrité publique.
Objectif, nettoyer les caniveaux, ramasser les déchets plastiques et débroussailler les coins envahis par les herbes dans leur avenue.
Cette action citoyenne, menée à l’initiative de la jeunesse du quartier, a été saluée par plusieurs résidents. Elle reflète un engagement croissant des jeunes en faveur de l’hygiène, de la santé communautaire et de l’embellissement de leur environnement immédiat.
Claudine, habitante de l’avenue Clinique : « Trop souvent, on se plaint de l’insalubrité sans rien faire. Aujourd’hui, nous avons montré que chaque habitant peut agir. Une avenue propre, c’est déjà une victoire contre les maladies. » Nadine, un jeune leader de ce milieu: « Ce n’est pas qu’un salongo. C’est une forme d’éducation à la citoyenneté. Et c’est aussi une manière de rassembler les jeunes autour de causes utiles pour notre communauté. » Dieudonné, un autre habitant rencherit : « Participer à ce travail m’a donné de la fierté. Voir tout le monde motivé, même sans être payé, prouve qu’on peut changer Bukavu si on se met ensemble. » Madame Rachel, eat une jeune maman et leader communautaire qui a repondu present au salongo. « J’ai voulu donner l’exemple à mes enfants. Quand les jeunes prennent les devants comme aujourd’hui, on doit les soutenir. Merci à cette jeunesse courageuse. » Pour Junior, un jeune leader de l’avenue l’action est à perenniser : « Ce n’est que le début. On prévoit des activités mensuelles pour garder notre quartier propre et mobiliser plus de jeunes. On veut bâtir une jeunesse active, engagée et solidaire. »
Cette journée du 1er juin a marqué même les enfants de passage qui ont vu en leur jeunesse des modèles à suivre et surtout une force d’action.
Kweli Birindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News