
Ce lundi 2 juin 2025, 44 339 élèves finalistes du secondaire ont entamé les épreuves hors session de l’examen d’État dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1. Ces examens marquent une étape décisive pour ces jeunes, après des années de parcours scolaire.
De Bukavu à Idjwi, en passant par Kabare, Kalehe et Walungu, ils sont nombreux à s’être rendus dans leurs centres de passation, remplis d’émotion et d’espoir. Parmi eux, 22 290 filles (50,2 %) et 22 039 garçons (49,8 %), tous unis par un même objectif : décrocher leur diplôme d’État.

Pour beaucoup de ces élèves, notamment en milieu rural, le chemin jusqu’à cette étape a été parsemé d’obstacles : insécurité, déplacements familiaux, interruption des cours, ou encore traumatisme psychologique. Mais malgré tout, ils ont tenu bon.
Jean-Marie Mwayesi, inspecteur principal provincial de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1, reconnaît la complexité du contexte : « Nous constatons des mouvements de population qui perturbent la stabilité scolaire. Malgré cela, nous saluons la résilience des élèves, des enseignants et des parents. »
À l’image d’Espérance, une élève déplacée de Kalehe vers Bukavu : « J’ai fui mon village avec ma famille à cause des attaques. Aujourd’hui, je veux réussir mes examens, parce que c’est mon seul espoir. »
Les autorités éducatives insistent sur la nécessité de renforcer l’accompagnement des finalistes : sécurisation des centres, soutien psychologique, et encouragements continus. Car derrière chaque copie d’examen, il y a une histoire, une souffrance, mais aussi un rêve d’avenir.
Kweli Birindwa volontaire pour les enfants et les jeunes
