POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
À quelques jours des épreuves Hors Sessions de l’examen d’État 2025, les 44 325 finalistes de la province éducationnelle du Sud-Kivu 1 sont appelés à briser la peur. C’est le message fort lancé par Jean-Marie Mwayesi, Inspecteur Principal Provincial de l’Éducation Nationale et de la […]
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À quelques jours des épreuves Hors Sessions de l’examen d’État 2025, les 44 325 finalistes de la province éducationnelle du Sud-Kivu 1 sont appelés à briser la peur. C’est le message fort lancé par Jean-Marie Mwayesi, Inspecteur Principal Provincial de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté au Sud-Kivu 1, dans un entretien accordé à Watoto News.
« Il faut chasser la peur. Elle est à la base des échecs», a-t-il déclaré.
Pour Jean-Marie Mwayesi, réussir ces épreuves dans un contexte marqué par l’instabilité sera une victoire significative que les lauréats pourront raconter aux générations futures.
L’Inspecteur a également rappelé que le droit à l’éducation fait partie des droits fondamentaux de l’enfant. Selon lui, il est crucial de garantir l’aboutissement du parcours scolaire malgré les défis.
« L’avenir risque de nous condamner si nous n’offrons pas les diplômes aux enfants qui terminent ce cursus scolaire », a-t-il averti, lançant un appel aux parties en conflit pour qu’elles observent une trêve avant, pendant et après les examens.
Jean-Marie Mwayesi a enfin salué l’appui des partenaires de l’éducation, notamment l’UNICEF, qui a contribué à l’acheminement des malles contenant les items dans des zones d’accès difficile.
Moïse Agawam, pour Watoto News
Le 30 mai 2025, lors d’une visite de suivi effectuée par l’UNICEF et ses partenaires ,dans le cadre du projet d’urgence éducatif exécuté par ODH et financé par UNICEF avec les fonds de Education Cannot Wait (ECW) , les élèves de l’École Primaire Buhamba, située […]
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Le 30 mai 2025, lors d’une visite de suivi effectuée par l’UNICEF et ses partenaires ,dans le cadre du projet d’urgence éducatif exécuté par ODH et financé par UNICEF avec les fonds de Education Cannot Wait (ECW) , les élèves de l’École Primaire Buhamba, située dans la localité de Mulala, groupement de Buzi en territoire de Kalehe, ont exprimé leur profonde inquiétude quant à l’état de leur établissement scolaire.
Depuis plusieurs mois, les toitures de leurs salles de classe ont été arrachées par des vents violents, laissant les élèves exposés aux intempéries, une situation qui entrave considérablement le déroulement normal des cours et compromet la qualité de l’enseignement.

« Quand il pleut, nous sommes obligés de suspendre les cours ou de rentrer à la maison. Nos cahiers sont mouillés, nos habits aussi. Ce n’est pas facile d’étudier dans ces conditions », témoigne un élève de 6e année.
Junior, appelle les autorités à prendre cette situation au sérieux. « Nous demandons au gouvernement, à l’UNICEF et à toutes les personnes qui peuvent nous aider, de penser à nous. Nous avons aussi droit à une bonne éducation, dans des bonnes conditions. »

Comme lui, de nombreux élèves espèrent que des actions concrètes seront entreprises pour réhabiliter leur école et leur permettre d’apprendre dans un environnement digne.
Ils lancent un appel pressant aux autorités locales, aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté pour qu’ils interviennent en faveur de la réhabilitation de leur école. Ils souhaitent retrouver un environnement d’apprentissage sûr et propice à leur éducation.

Des nombreux observateurs pensent que face à ces défis, il est important que des mesures urgentes soient prises pour assurer la continuité de l’éducation des enfants dans des conditions décentes.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants et les enfants
Dans un contexte marqué par l’insécurité et les violences, l’écriture peut devenir un puissant moyen d’expression et de guérison. C’est dans cette optique qu’un atelier de slam et de poésie s’est tenu le jeudi 29 mai 2025 à la Bibliothèque de Paix de Panzi, chez […]
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Dans un contexte marqué par l’insécurité et les violences, l’écriture peut devenir un puissant moyen d’expression et de guérison. C’est dans cette optique qu’un atelier de slam et de poésie s’est tenu le jeudi 29 mai 2025 à la Bibliothèque de Paix de Panzi, chez Cocorico/Asbl. Pour amener les jeunes écrivains, poètes, humoristes et slameurs à utiliser leurs talents artistiques comme outils de résilience face aux épreuves liées à la guerre.
Animé par l’artiste slameur, rappeur et poète Sar Eddy Safari, l’atelier s’est articulé autour du thème « L’écriture comme outil de résilience en période de guerre ».
L’intervenant principal a insisté sur le pouvoir de l’écriture comme moyen de partage, de libération et de reconstruction.
« Le fait de raconter ce qu’on a vécu, de l’écrire et de le partager, permet de créer un cercle de solidarité où chacun trouve la force de résister. Quand j’écris un texte, et que d’autres écrivent aussi, qu’on met tout cela ensemble, on entre dans un processus de résilience », a expliqué Sar Eddy Safari

Parmi les participants, Fortunée Iragi, jeune artiste slameuse, a souligné que l’écriture reste un moyen fort de ne pas sombrer dans le désespoir : « On ne doit pas dire que tout est fini. On doit se relever. Ce qu’on a appris, on doit l’utiliser. Nous, artistes, devons capitaliser ce moment difficile à travers nos textes ».
Cette initiative a offert un espace d’expression libre, mais aussi un moment de réconfort pour ces jeunes créateurs, convaincus que la plume peut soigner les blessures invisibles laissées par la guerre.
Rehema Namegabe Esther
Depuis 2022, le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, fait face à une situation préoccupante: plus de deux mille enfants y ont été séparés de leurs familles, dans un contexte marqué par des conflits armés récurrents. Ces données ont été fournies par l’Union […]
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Depuis 2022, le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, fait face à une situation préoccupante: plus de deux mille enfants y ont été séparés de leurs familles, dans un contexte marqué par des conflits armés récurrents.
Ces données ont été fournies par l’Union pour la Paix et la Promotion des Droits de l’Enfant au Congo (UPDECO), une organisation active dans la zone. Elles ont été rendues publiques à l’occasion de la Journée internationale des enfants disparus, célébrée chaque année le 25 mai.
Malgré les efforts de réunification, seuls près de la moitié de ces enfants ont pu retrouver leurs familles. Le reste vit encore dans des familles d’accueil, sans nouvelles de leurs proches. Une réalité qui met en lumière la vulnérabilité des enfants face aux crises sécuritaires.
Jean Pierre Katamu, chargé des programmes au sein de l’UPDECO, alerte sur l’ampleur du phénomène et appelle à une vigilance accrue de la part des parents.
« C’est depuis très longtemps en RDC puisqu’il y a eu des conflits en répétition. Mais depuis 2022 à nos jours, ici en territoire de Rutshuru, nous avons plus de deux mille enfants qui s’étaient séparés avec leurs parents. Il y a une partie qui s’est déjà rétablie avec leurs familles, donc leurs familles ont été recherchées, on les a trouvées et les enfants se retrouvent maintenant dans leurs familles biologiques. Mais pour les autres, ils restent toujours en attente. Quand il y a des situations pareilles, il est important aux parents de considérer plus les enfants que les autres biens, » a-t-il déclaré.
Il insiste également sur la nécessité d’anticiper les risques liés à ces crises :
« Avant que cela même n’arrive, nous devons apprendre aux enfants leurs noms, leur provenance, donc les lieux où ils vivent pour que, en cas de séparation, ils puissent facilement donner des repères. Cela facilitera le retour à leurs familles. »
La Journée internationale des enfants disparus vise à sensibiliser le public à cette problématique, à encourager les efforts de recherche et de réunification, et à rappeler l’importance cruciale de la protection des enfants, particulièrement en période de crise.
Dieumerci Mumbere, depuis Rutshuru
Les activités scolaires sont perturbées à l’école primaire 3 Mashango, située à Nyongera dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.Une pluie torrentielle s’est abattue dans la soirée du mercredi 28 mai 2025, causant d’importants dégâts au sein de cet établissement. Ce qui met en difficulté […]
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Les activités scolaires sont perturbées à l’école primaire 3 Mashango, située à Nyongera dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Une pluie torrentielle s’est abattue dans la soirée du mercredi 28 mai 2025, causant d’importants dégâts au sein de cet établissement. Ce qui met en difficulté des centaines d’écoliers, pourtant l’année scolaire tend presque à la fin.
Quatre salles de classe ont été entièrement détruites. Le directeur de l’école, Shumbusho Rwampiri Emmanuel, tire la sonnette d’alarme face à cette situation qui compromet la poursuite des enseignements.
« L’école se trouve actuellement dans une situation très alarmante. Quatre classes ont été endommagées, elles sont complètement à terre : les murs se sont écroulés, la toiture a été emportée, les pupitres, les tableaux, les matériels didactiques et d’autres documents essentiels ont été détruits. Nous ne savons pas comment réagir. Les élèves n’ont plus accès aux salles de classe alors que nous approchons de la fin de l’année scolaire », a-t-il déclaré.
Face à cette urgence, il lance un appel à l’aide pour permettre une bonne clôture de l’année scolaire 2024-2025.
« Nous nous demandons comment nous allons organiser les examens. Nous n’avons pas d’autres locaux pour accueillir les élèves des classes touchées. Voilà pourquoi nous plaidons pour une assistance », poursuit-il.
Le matin du jeudi 30 mai, le personnel enseignant s’est rendu sur les lieux pour constater l’étendue des dégâts.
La communauté avoisinante n’a pas été épargnée : plus de 40 maisons ont été touchées par cette catastrophe naturelle. Tandis que certains habitants ont commencé à réparer les toitures, d’autres, dont les habitations sont fortement endommagées, envisagent un déménagement temporaire en attendant leur réhabilitation.
Face à cette double urgence scolaire et humanitaire, les familles comme les responsables éducatifs appellent à une mobilisation rapide mais aussi aux soutiens des organisations humanitaires pour protéger les enfants et assurer la continuité de leur apprentissage.
Dieu-Merci Mumbere
Dans le cadre du projet d’urgence mis en œuvre par l’Observatoire des droits humains (ODH) dans la zone de santé de Minova, et financé par UNICEF avec les fonds de Education Cannot Wait (ECW), des sessions de sensibilisation ont été organisées de janvier à avril […]
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Dans le cadre du projet d’urgence mis en œuvre par l’Observatoire des droits humains (ODH) dans la zone de santé de Minova, et financé par UNICEF avec les fonds de Education Cannot Wait (ECW), des sessions de sensibilisation ont été organisées de janvier à avril 2025 pour informer les jeunes filles sur la santé sexuelle et reproductive.
L’objectif principal est de les aider à adopter des comportements responsables durant leurs périodes menstruelles, un sujet encore tabou dans de nombreuses communautés où les parents abordent rarement cette question.
Lors d’une visite conjointe de l’UNICEF, de l’EDU-NC et de la Division des Affaires sociales, Watoto News a rencontré plusieurs élèves ayant bénéficié de ces sessions éducatives.
Faraja Richuma, élève à l’école primaire de Minova, témoigne : « ODH nous a expliqué comment nous comporter pendant nos règles. On nous a parlé de l’importance de la propreté, de se laver au moins trois fois par jour, de bien utiliser les bandes hygiéniques et d’éviter les relations sexuelles pour ne pas risquer une grossesse. »
Anna Ntalushombo ajoute : « On nous a appris à maintenir une bonne hygiène corporelle, comme couper les poils pubiens, bien attacher les bandes hygiéniques et toujours faire sécher nos sous-vêtements au soleil pour prévenir les infections. »
En complément de ces sensibilisations, des kits d’hygiène ont été distribués aux jeunes filles.
Au total, 7 588 kits de dignité ont été distribués dans les écoles et centres de rattrapage scolaire de la région.
Cependant, les besoins restent importants, soulignant la nécessité de poursuivre et d’étendre ces initiatives.
Il est à noter que le 28 mai marque la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, une occasion de sensibiliser davantage sur l’importance de l’hygiène menstruelle et de briser les tabous qui l’entourent.
Emmanuela Bahindwa
Dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles et les abus en milieu scolaire, les élèves et les enseignants des 19 écoles bénéficiaires du projet d’urgence mis en œuvre par ODH. Des mécanismes de gestion ont été mis en place pour la gestion […]
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Dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles et les abus en milieu scolaire, les élèves et les enseignants des 19 écoles bénéficiaires du projet d’urgence mis en œuvre par ODH.
Des mécanismes de gestion ont été mis en place pour la gestion de ces cas.
Dans chaque école, une boîte à suggestion pour recueillir discrètement les plaintes.
« Nous avons appris comment nous protéger et lutter contre tout abus et violences sexuelles qui peuvent survenir ici à l’école.
Si mon collègue m’agresse, je le dis à l’enseignant ou au directeur, et on va trouver une solution. Ou si c’est l’enseignant qui essaie d’abuser de moi, je peux aller à la direction pour dénoncer. » dit l’élève Jean Jibu.
« On a mis une boîte de suggestion à la portée de nous tous, et là nous mettons nos dénonciations. Si l’enseignant,
ou un autre élève nous agresse, et qu’on n’a pas le courage d’aller en parler à quelqu’un, on écrit nos plaintes et on les introduit dans la boîte à suggestion. Mais cette boîte ne concerne pas seulement les agressions sexuelles, nous y mettons
tout ce que nous avons comme doléance, dénoncer la
maltraitance d’un enseignant par
exemple aussi. » ajoute l’élève Anna Ntalushombo.
Cette boîte de suggestion concerne non seulement les élèves mais aussi les enseignants, parce qu’on y retrouve non seulement toutes les plaintes mais aussi les recommandations, souligne la directrice de l’EP Shanga, sœur Agnès Bazifeko :
« Elle reste fermée et la direction garde une clé, et ODH une autre clé.
On l’ouvre deux fois par mois, donc le quinzième jour et le dernier jour du mois. Et cela doit
être fait en présence de la direction, d’ODH, du représentant du comité des parents et de celui des élèves. »
Un moyen pour lutter contre les violences, le harcèlement et les abus sexuels à l’école, surtout pour les jeunes filles qui en sont le plus souvent victimes.
Emmanuela Bahindwa
L’enseignant, premier éducateur de l’enfant en milieu scolaire, a été confronté depuis quelques mois à plusieurs problèmes en territoire de Kalehe en général et à Minova en particulier, suite à la situation de crise sécuritaire.La zone a connu le bruit des bottes et l’afflux des […]
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L’enseignant, premier éducateur de l’enfant en milieu scolaire, a été confronté depuis quelques mois à plusieurs problèmes en territoire de Kalehe en général et à Minova en particulier, suite à la situation de crise sécuritaire.
La zone a connu le bruit des bottes et l’afflux des déplacés avec des conséquences sur l’éducation. Mais aussi, des affrontements armés ont perturbé des familles avec des impacts négatifs, entre autres sur la scolarité des enfants.
« Nous étions à l’école, en entendant des bombes et des coups de balles, parfois on se dispersait tous chacun va de son côté. Un moment c’est devenu grave et nous étions obligés de fuir. Et quand la situation s’est un peu calmé nous sommes revenu à l’école. Mais j’avais toujours très peur, il suffisait qu’une moto passe pour que mon cœur batte plus fort. Même en étant en classe les images me revenaient chaque fois « . Confie Elisha Aimé un élève de 6ème primaire à l’école Primaire Kabeli.
Ils sont nombreux les élèves victimes des conflits armés dans cette zone qui se sont retrouvés dans un état psychologique déplorable, dépassant la compétence ordinaire des enseignants, a précisé à Watoto News Marguerite Lukeba, superviseure psychologue au sein de ODH.
« Certains enfants pleuraient sans raison apparente, d’autres sont devenus tristes, ne voulant plus se rendre à l’école. Face à ce tableau, ODH a formé les enseignants sur la gestion des classes pléthoriques et l’appui psychosocial pour qu’ils soient capables de se comprendre, comprendre les élèves afin de bien les motiver à poursuivre les enseignements. Il y a eu beaucoup de contraintes, mais avec l’écoute des élèves, les enseignants arrivent à détecter leurs problèmes, leur donner des conseils, et beaucoup d’enfants ont repris le goût de l’école où ils retrouvent la joie grâce à des activités récréatives qu’ODH a appuyées. »
Grâce à un projet en réponse d’urgence exécuté par l’Observatoire pour les Droits Humains « ODH » dans la zone, les enseignants ont été outillés pour pallier ce problème.
Watoto News a fait la ronde des écoles comme l’école primaire (EP) Namashali, Kea, Kitalaga, Shanga, etc pour palper l’empleur du problème.
Votre média d’appui à l’éducation a tenté de comprendre ce qu’a traversé l’enfant et les efforts déployés pour l’aider.
» Au début suivre ce que l’enseignant disait, c’était difficile…heureusement que notre enseignant nous comprenait, il nous traite bien. Même quand j’arrivais à l’école avec retard, il me parlait doucement pour savoir pourquoi je suis arrivé en retard et il me donnait des conseils, si j’échoue à une question, il reprend les explications une ou deux fois pour que j’écoute. Et ça il ne faisait pas seulement pour moi, c’était pour nous tous en classe. Il était devenu très gentil envers nous pas comme avant. Il commençait même à jouer avec nous… cela m’a beaucoup aidé et jusqu’au aujourd’hui j’étudie maintenant bien, je n’ai plus peur et je commence à réussir comme avant » ajoute
Elisha Aimé.

Watoto News a egalement abordé quelques enseignants de l’école primaire dans la zone.
« Dans les classes, je recevais les enfants qui avaient des comportements compliqués, les enfants étaient agités et n’arrivaient pas à se concentrer dans la classe. Ces cas commençaient à s’accroître et ça nous dépassait, je ne savais pas comment m’y prendre. Mais à travers la formation psychosociale et la pédagogie active et participative que j’ai reçues, je sais désormais comment gérer ces enfants. Je sais que je dois identifier ces enfants, et savoir comment parler avec eux », a fait savoir Élisabeth Maliza, enseignante en 1ère année primaire.
De son côté, Aimé Mapendano, enseignant en 5ᵉ, renseigne que les enfants ont subi beaucoup de traumatismes liés à la guerre, et le changement ne vient pas d’un seul coup parce que le changement est un processus. Mais depuis qu’il a mis en pratique les stratégies acquises dans la formation, comme par exemple écouter particulièrement un enfant qui se comporte d’une manière particulière en classe, tout change progressivement.
Le directeur adjoint de l’école Shanga, Chidorho Bushole, loue cette initiative car, selon lui, grâce à ce projet les enfants sont désormais bien encadrés dans des écoles.
« Après les formations reçues, les enseignants deviennent de plus en plus résilients », affirme-t-il avec satisfaction.
Ce chef d’établissement ajoute que, peu importe les défis auxquels les enseignants font face, comme les crépitements des balles, l’explosion des bombes, ils restent toujours positifs et résilients tout en encadrant les élèves avec conscience.
Il a ensuite remercié l’UNICEF qui est toujours là pour les enfants et ODH qui a exécuté le projet.
Ces formations s’inscrivent dans le cadre du projet en réponse intégrée aux besoins en éducation inclusive des enfants affectés par la crise sur l’axe Minova-Bulenga-Kalungu, dans la zone de santé de Minova, territoire de Kalehe dans la province du Sud-Kivu.
Rappelons que l’école primaire Shanga est l’une des 19 écoles bénéficiaires de ce projet.
Emmanuela Bahindwa
Dans le territoire de Kalehe, de nombreux enfants ont été contraints d’abandonner l’école pour diverses raisons : manque de moyens financiers, déplacements forcés dus à l’instabilité familiale ou à des conflits armés, ou encore absence d’accès à l’éducation dès leur plus jeune âge. Cette situation […]
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Dans le territoire de Kalehe, de nombreux enfants ont été contraints d’abandonner l’école pour diverses raisons : manque de moyens financiers, déplacements forcés dus à l’instabilité familiale ou à des conflits armés, ou encore absence d’accès à l’éducation dès leur plus jeune âge. Cette situation a été exacerbée par les récentes crises sécuritaires, rendant l’accès à l’éducation encore plus difficile pour ces jeunes.
Pour répondre à cette problématique, l’Observatoire des Droits Humains (ODH), avec le soutien financier de l’UNICEF, a mis en place un programme d’enseignement par radio. Des leçons préenregistrées sont diffusées régulièrement, permettant aux enfants en rupture scolaire de continuer à apprendre, que ce soit à domicile ou en groupe autour d’un encadreur.
Neema Jeanette, encadreuse des enfants déscolarisés, témoigne : « Nous nous réunissons avec les enfants de la communauté qui ne vont plus à l’école trois fois par semaine, les lundis, mercredis et vendredis. J’allume la radio pour eux et nous écoutons l’émission. Après l’écoute, j’interagis avec eux, ils peuvent poser des questions sur ce qu’ils n’ont pas compris. Ces leçons les aident à ne pas oublier ce qu’ils avaient appris à l’école et à se réintégrer progressivement dans le système éducatif. Actuellement, j’encadre seule 80 enfants au niveau 1, alors qu’il y a trois niveaux. »

Les enfants apprécient cette initiative, même si elle ne remplace pas totalement une école traditionnelle. Artistote Lwaboshi, un jeune bénéficiaire, partage son expérience :«J’ai arrêté d’étudier parce que mes parents n’étaient pas capables de payer les frais scolaires. Alors je viens ici à 13h, quand les autres sont déjà sortis, et la maîtresse nous met l’émission à la radio. On commence à suivre, elle nous pose des questions sur ce qu’on a écouté, et si je n’ai pas bien compris, je pose la question à la maîtresse. Ça m’aide à me sentir à l’école comme les autres.»
Sa camarade, Bertha Bazima, exprime également sa gratitude : «Je dis merci à ODH et à l’UNICEF pour les leçons, mais aussi pour les trois cahiers et deux stylos qu’ils nous ont donnés pour nous permettre d’écrire. Nous demandons aussi qu’ils nous intègrent dans les écoles l’année prochaine pour que nous allions à l’école comme les autres enfants.»
Ce programme d’enseignement par radio offre une alternative pour les enfants déscolarisés de Kalehe, leur permettant de poursuivre leur apprentissage malgré les défis auxquels ils sont confrontés.
Emmanuela Bahindwa
Alors que le monde célèbre, ce 28 mai, la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, à Bukavu, des milliers de jeunes filles vivent encore leurs règles dans la gêne, le silence et parfois la honte. Loin d’être un sujet anodin, les menstruations restent un facteur d’inégalité, […]
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Alors que le monde célèbre, ce 28 mai, la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, à Bukavu, des milliers de jeunes filles vivent encore leurs règles dans la gêne, le silence et parfois la honte. Loin d’être un sujet anodin, les menstruations restent un facteur d’inégalité, en particulier pour les écolières.
Dans plusieurs écoles de la ville, certaines élèves manquent jusqu’à quatre à cinq jours de cours par mois, simplement parce qu’elles n’ont pas accès à des serviettes hygiéniques ou à des toilettes adaptées.
« Quand j’ai mes règles, je préfère rester à la maison. À l’école, il n’y a pas de lieu sûr pour me changer ou me laver », confie Agnès à Watoto News, élève dans une école secondaire de Nguba.
Le problème ne se limite pas au manque de moyens. Le tabou culturel autour des menstruations empêche souvent les jeunes filles de demander de l’aide ou de parler ouvertement de ce qu’elles vivent.
« Certaines pensent qu’avoir ses règles est une maladie ou une malédiction », explique une enseignante à l’école de Nyamugo. « Il faut éduquer, parler, briser le silence. »
L’État est interpellé pour intégrer la santé menstruelle dans les politiques scolaires, construire des toilettes adaptées dans les établissements et subventionner les produits d’hygiène.
Cette journée rappelle que l’hygiène menstruelle est un droit humain fondamental, et non un luxe. Tant que les jeunes filles vivront leurs règles dans la peur ou l’ignorance, leur éducation et leur avenir resteront menacés.
« Quand une fille a ses règles, elle ne doit pas rester à la maison. Elle doit pouvoir aller à l’école avec dignité », a-t-il insisté auprès de Watoto News.
Gloria Bakulikira