POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Grâce à une formation en soutien psychosocial organisée par l’Observatoire des droits humains (ODH), et l’appui de l’UNICEF avec les fonds de Education Cannot Wait (ECW), les enseignants de l’école primaire Tuamke, située dans la zone de santé de Kalehe, ont acquis des compétences essentielles […]
ACTUALITÉS
Grâce à une formation en soutien psychosocial organisée par l’Observatoire des droits humains (ODH), et l’appui de l’UNICEF avec les fonds de Education Cannot Wait (ECW), les enseignants de l’école primaire Tuamke, située dans la zone de santé de Kalehe, ont acquis des compétences essentielles pour accompagner leurs élèves confrontés à des situations de stress liées aux crises sécuritaires, aux catastrophes naturelles et aux troubles sociaux.
Cette initiative visait à renforcer la résilience des enseignants et à leur fournir des outils pour identifier les signes de détresse chez les élèves, offrir un soutien approprié et maintenir un environnement d’apprentissage stable.
Témoignages d’enseignants formés
Monsieur,Jean-Baptiste, enseignant à l’EP Tuamke, partage son expérience: « Avant la formation, je me sentais incapables de faire face aux élèves manifestant des signes de traumatisme. Maintenant, je sais comment les écouter, les rassurer et les orienter vers les services appropriés si nécessaire.

« La formation m’a permis de comprendre l’importance de l’empathie et de la communication non violente. Je peux désormais créer un climat de confiance avec mes élèves, ce qui facilite leur apprentissage même en période de crise. » a déclaré un autre enseignant de l’E.P Tuamuke sous anonymat
Impact sur la communauté scolaire
Les enseignants formés ont observé une amélioration du bien-être des élèves et une réduction des comportements perturbateurs en classe. Cette approche proactive contribue à maintenir la continuité de l’éducation malgré les défis auxquels la communauté est confrontée.
Paluku Malisaba, chef d’établissement de l’école primaire Tuamuke de Kalehe, témoigne:

« Avant la formation, nos enseignants étaient dépassés par les comportements de certains élèves marqués par la peur, le silence, l’agressivité ou même l’abandon scolaire. Grâce à la formation en psycho sociale, ils ont appris à reconnaître les signes de traumatisme, à créer un climat de sécurité dans la salle de classe, et surtout à écouter les enfants. »
Il ajoute que les effets sont
visibles à plusieurs niveaux :
« Il y a aujourd’hui une meilleure relation entre élèves et enseignants, les élèves se sentent compris et respectés, même entre eux, les comportements violents ou moqueurs ont diminué. Nous avons instauré des cercles de parole où les enfants peuvent exprimer ce qu’ils ressentent.»
Selon ce chef d’établissement ,sur le plan communautaire, les impacts sont également significatifs car les enseignants sensibilisent aussi les familles à la maison sur comment parler aux enfants touchés par les conflits. On sent que toute la communauté commence à prendre conscience que l’état émotionnel des enfants est aussi important que leur santé physique. »

Il remercie l’ODH et l’UNICEF pour cette initiative, qui selon lui a transformé cette école en un espace de sécurité, de dialogue et d’espoir, même en période d’instabilité. » a conclu le Directeur Paluku
Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet d’urgence éducatif mise en place par ODH avec l’appui de l’UNICEF.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants et les jeunes
Chaque année, le 28 mai, le monde célèbre la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, une initiative lancée en 2014 par l’ONG allemande WASH United. Cette journée vise à briser les tabous et à sensibiliser à l’importance d’une bonne hygiène menstruelle chez les femmes, en particulier […]
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Chaque année, le 28 mai, le monde célèbre la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, une initiative lancée en 2014 par l’ONG allemande WASH United. Cette journée vise à briser les tabous et à sensibiliser à l’importance d’une bonne hygiène menstruelle chez les femmes, en particulier les adolescentes.
À Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu cette problématique reste encore taboue pour certains élèves. Toutefois, d’autres ont déjà compris sa pertinence et s’y adaptent progressivement. Les écoles, de leur côté, ont mis en place des mesures visant à aider les élèves filles à se sentir à l’aise pendant leurs règles.
« Nous formons surtout celles de 7e et 8e année qui atteignent l’adolescence. Nous leur apprenons comment se comporter, comment porter les linges de protection. Nous leur montrons que c’est la femme, c’est ça la maturité d’une femme et que c’est normal. Nos explications ne se limitent pas aux filles ; même les garçons sont formés. Ils sont collègues et ce sujet ne doit pas être pris comme tabous » explique Kavira Zawadi, enseignante du cours d’Éducation à la vie à l’institut Buturande de Kiwanja.
Elle souhaite voir les parents s’impliquer également dans l’éducation des jeunes filles sur l’hygiène menstruelle, en brisant les tabous et en sensibilisant sur l’importance d’une bonne hygiène menstruelle chez les femmes.
« Les parents ne doivent pas prendre la question de la sexualité comme un tabou dans leurs familles. Ils doivent former de temps en temps leurs enfants, et cela les épargne des dangers »,a-t-elle ajouté.
La Journée mondiale de l’hygiène menstruelle a été initiée par l’ONG allemande WASH United en 2014.
Cette initiative en faveur de l’hygiène menstruelle a reçu le soutien de plus de 270 partenaires qui se sont engagés à faire des bonnes pratiques d’hygiène menstruelle une de leurs priorités dans le monde entier.
En intégrant l’hygiène menstruelle dans le programme scolaire et en impliquant les enseignants, Kiwanja fait un pas important vers la promotion de la santé et du bien-être des adolescentes.
Dieu-Merci Mumbere
Après une série de formation des jeunes en éducation à la paix dans la cité de Minova à travers la démultiplication par les pairs, ce jeudi 29 mai est intervenu le test de certification des ambassadeurs des jeunes formés par d’autres jeunes et soucieux de […]
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Après une série de formation des jeunes en éducation à la paix dans la cité de Minova à travers la démultiplication par les pairs, ce jeudi 29 mai est intervenu le test de certification des ambassadeurs des jeunes formés par d’autres jeunes et soucieux de devenir également jeunes ambassadeurs de la paix.
C’est dans une ambiance d’impatience que la centaine d’aspirants ont été dispatché dans trois salles pour être suffisamment espacés. L’équipe d’évaluateurs de la dynamique des jeunes ambassadeurs de la paix venue de Bukavu leur a soumis un questionnaire avec deux volets : les questions de connaissance théorique sur l’éducation et la consolidation de la paix et les questions pratiques avec des casus.

Dans chacune des salles, le silence est profond. A la fin de l’épreuve certains participants semblent confiants en la réussite. « L’Examen s’est bien passé, au début j’avais très peur, mais quand on m’a donné le questionnaire, j’ai trouvé que c’était facile. J’ai répondu directement parce que nous avons tout appris pendant la démultiplication », a déclaré à Watoto News Kaneza Wivine en quittant la salle avec joie.
« Au début je ne prenais pas trop au sérieux cette formation, mais au fur et à mesure j’ai compris que la matière enseignée est essentielle surtout avec la situation de chez nous. J’ai suivi la formation et voila aujourd’hui, je viens de passer mon test.
Je crois que je veux réussir car je me suis bien préparé parce que j’ai le souci aussi d’être certifié ambassadeur de la paix pour pouvoir participer aux activités qui seront organisées ici à Minova dans la construction de la paix.», dit un autre jeune ambassadeur qui venait de finir son examen.

Dans la salle, les ambassadeurs certifiés de Minova surveillent leurs futurs collègues. Les évaluateurs eux se rassurent que tout se passent dans les meilleures conditions.
« Cette évaluation est un préalable mis en place par la coordination des Ambassadeurs de la paix à l’intention de tout jeune qui a suivi une formation pour devenir jeune ambassadeur de la paix. Cela permet d’évaluer le niveau de chaque jeune avant de certifier celui qui va réussir le texte comme ambassadeur de la paix», a déclaré à Watoto News Emmanuel Tshibangu, accompagnateur stratégique de la dynamique des jeunes ambassadeurs de la paix.
Il ajoute que ces jeunes touchés par ce test de certification sont ceux qui étaient formés par démultiplication par les jeunes ambassadeurs formateurs de Minova vers janvier 2025.

L’équipe des évaluateurs provinciaux a tenu compte des jeunes soucieux d’être artisans de la paix à Minova malgré des faiblesses liées au niveau d’études.
A eux, un test oral en Kiswahili a été organisé pour se rassurer si leur niveau après démultiplication leur permet d’être certifié.
« Pour moi l’évaluation s’est bien passée. On m’a demandé comment en tant qu’ambassadrice de la paix, je compte m’y prendre pour aider ma communauté à bâtir la paix. J’ai répondu en fonction de ce que mon formateur m’avais appris. Je remercie les évaluateurs parce qu’ils m’ont accepté telle que je suis. Malgré que j’aie des difficultés à répondre par écrit et de lire, ils m’ont donné la chance juste de parler et me défendre. De fois, ils répétaient même quatre fois pour être sur que j’ai bien compris la question, c’est comme cela que mon examen s’est terminé tard. Je suis sûre que je veux réussir et servir ma communauté.», confie à Watoto News Francine Vianney.


Pour Ernest Muhero, formateur en éducation à la paix et membre de la délégation des évaluateurs, cette étape est une étape décisive vers la reconnaissance de ces jeunes garçons et filles comme jeunes ambassadeurs de la paix.
« Je suis personnellement satisfait du déroulement de ce test. On a senti que les jeunes étaient très à l’aise dans la salle. Mon souhait c’est de les voir tous réussir car la région a besoin de l’expertise et l’engagement des jeunes ambassadeurs de la paix. C’est l’occasion ici pour moi de saluer la détermination de mes respectueux collègues du PBEA, héros dans l’ombre qui ont proposé un examen vraiment adapté.
Je félicite aussi des ambassadeurs formateurs de Minova qui se sont donnés à fond pour capaciter les aspirants ambassadeurs aujourd’hui soumis au test. », a dit Ernest Muhero avant d’ajouter que juste après cette évaluation, viendra l’étape des stages où les aspirants ambassadeurs de la paix vont devoir expérimenter quelques activités de prévention et gestion pacifique des conflits sous la supervision des ambassadeurs formateurs.

Emmanuel Tshibangu les a invités à continuer à contribuer significativement au processus de paix chacun dans son milieu respectif. « Si tu es jeune ambassadeur fait profiter aux autres de tes connaissances. Si tu vis en famille, apportes-y la paix, dans ton milieu scolaire et partout où tu passes, priorise la paix en premier », a-t-il fait savoir.
Signalons que le 26 mai la délégation venue de Bukavu a échangé avec quelques groupes des ambassadeurs de la paix de Minova pour une mise à jour du travail des ambassadeurs de la paix de Minova depuis le début de l’année.
Emmanuela Bahindwa
Environ 500 élèves de l’Institut Miti, en territoire de Kabare, ont été sensibilisés à la prévention de la Mpox et du choléra par l’ONG ARPS et de l’UNICEF, saluée par les élèves et le personnel enseignant, désormais mobilisés pour diffuser ces connaissances dans leurs milieux. […]
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Environ 500 élèves de l’Institut Miti, en territoire de Kabare, ont été sensibilisés à la prévention de la Mpox et du choléra par l’ONG ARPS et de l’UNICEF, saluée par les élèves et le personnel enseignant, désormais mobilisés pour diffuser ces connaissances dans leurs milieux.
À l’Institut Miti, dans le territoire de Kabare, les élèves ont participé à une importante session de sensibilisation sur la Mpox (variole du singe) et le choléra, ce mercredi 28 mai 2025.
Cette activité, organisée par l’ONG ARPS en partenariat avec l’UNICEF, visait à renforcer les capacités des jeunes en matière de prévention des maladies infectieuses.

L’animateur Robert Bushiru a insisté sur les mesures essentielles à observer: hygiène stricte, signalement rapide des cas suspects dans les centres de santé pour une prise en charge gratuite, et vaccination préventive.
« Il faut que chaque élève devienne un relais d’information dans sa communauté. La prévention passe par des gestes simples, mais constants.», a-t-il souligné.
Les élèves informés et engagés
Sur place, plusieurs élèves ont exprimé leur satisfaction à l’issue de la séance, et surtout leur volonté d’agir en relais dans leurs villages.
Patrick Lwakuno, 19 ans, élève en 4e HP :
« Ces informations reçues ici ne doivent pas rester en moi seul. Je vais en parler dans ma famille, dans mon village. Cela va aider à réduire les cas de Mpox et de choléra. »
Mufariji Kununaishali, 18 ans, également en 4e HP, se dit prête à adopter un comportement plus rigoureux :
«Je suis tellement satisfaite. Je vais observer les mesures d’hygiène et renforcer la propreté chez moi. »

Les enseignants en appui
L’encadrement pédagogique, également présent lors de la sensibilisation, s’est montré très réceptif. Des engagements ont été pris pour prolonger cette dynamique au sein de l’école.
Célestin Mweze, enseignant et aumônier de l’Institut, affirme :
« En tant qu’encadreur, je vais en parler chaque jour à l’école. L’hygiène doit être renforcée au sein de l’institut. Nous sollicitons aussi du matériel pour poursuivre la sensibilisation. »
Le préfet des études, Mulume Munganga Juges, exprime lui aussi sa satisfaction et demande des outils adaptés :
« Nous remercions les animateurs pour leur passage. Il serait utile de renforcer l’école avec des supports pédagogiques pour une sensibilisation continue. »

Une jeunesse au cœur du changement
Face aux risques épidémiques dans la région, cette initiative met en lumière le rôle essentiel des élèves dans la diffusion des messages de prévention. En s’impliquant activement, ces jeunes deviennent des vecteurs de transformation dans leurs communautés respectives.
Pascal Marhegane Ki-Moon,
Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Beaucoup de jeunes filles et femmes se heurtent à une multitude de problèmes lors de leurs périodes menstruelles suite à la précarité des produits de première nécessité et au manque des toilettes propres. Dans la ville de Bukavu, beaucoup de jeunes filles souffrent des infections […]
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Beaucoup de jeunes filles et femmes se heurtent à une multitude de problèmes lors de leurs périodes menstruelles suite à la précarité des produits de première nécessité et au manque des toilettes propres.
Dans la ville de Bukavu, beaucoup de jeunes filles souffrent des infections suite à l’utilisation des objets hygiéniques non adaptés. Parfois ce sont des tissus qu’elles utilisent sans l’initiative de les garder propres, une situation qui est pire dans les milieux ruraux où les femmes n’ont pas même accès à de l’eau pour se laver.
Contactée par Watoto News, Biluge Prémisse, étudiante en médecine à l’Université Évangélique en Afrique, explique aux femmes et filles ce qu’est la période de menstrues et comment se comporter pendant leur période menstruelle.
Celle-ci renseigne que chaque mois (en dehors de la grossesse), les filles et femmes sont confrontées à une période dite de « menstrues » caractérisée principalement par une coulée de sang appelée règles.
L’hygiène menstruelle est donc un ensemble de moyens entrepris pour assurer sa propreté et son bien-être pendant la période de menstrues.

Elle ajoute que l’hygiène menstruelle consiste en général à :
Prendre un bain chaud et faire sa toilette intime correctement avec de l’eau froide et propre (dans un seau privé).
Porter des bandes hygiéniques propres, et les changer trois fois par jour,
Bien laver ces bandes hygiéniques, bien les sécher et les repasser avant le prochain usage ;
Se reposer au lit et respecter les heures de sommeil ;
Boire beaucoup d’eau (3 litres par jour).
Celle-ci fait savoir que pour une meilleure hygiène, les bandes hygiéniques à usage unique (Kotex) ne sont pas les meilleures car elles favorisent facilement la survenue des infections génitales ou urinaires et d’autres maladies ; elle conseille aux jeunes filles de savoir utiliser les bandes hygiéniques lavables ou traditionnelles (linges/étoffes).
« Cette journée où nous célébrons le fait d’être particulières, c’est une occasion de dire merci à Dieu car Il l’a décidé ainsi en faisant de nous porteuses de la vie.
Que ce jour trouve sa place dans nos mémoires pour nous rappeler que chaque mois, nous devons prendre soin de nous, pour notre propre bien et pour celui de notre entourage, voire même de nos futurs enfants » a-t-elle ajouté.
Elle lance un message fort aux jeunes filles et femmes de bien prendre soin de leurs périodes menstruelles pour éviter des infections et d’autres complications.
Sylvie Tumba pour Watoto news
Plus de deux cents écoliers de l’EP Cibinda, dans le groupement de Miti , territoire de Kabare, ont été sensibilisés sur la protection de l’environnement. L’événement s’inscrit dans le projet d’éducation environnementale piloté par l’ASBL Action pour l’Environnement et le Développement Durable (AEDD), en partenariat […]
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Plus de deux cents écoliers de l’EP Cibinda, dans le groupement de Miti , territoire de Kabare, ont été sensibilisés sur la protection de l’environnement.
L’événement s’inscrit dans le projet d’éducation environnementale piloté par l’ASBL Action pour l’Environnement et le Développement Durable (AEDD), en partenariat avec la Sous-Division de l’EPST Kabare 2.
Ce projet, en cours de déploiement dans plusieurs écoles du territoire, a déjà touché d’autres établissements scolaires tels que le Complexe scolaire AMY, l’EP Lukananda et l’EP Combo. Quelques habitants du groupement de Miti, sensibilisés à la cause environnementale, ont également été associés à la distribution des plantules et aux séances d’échange.

Bienfait Mucindi, chargé du projet au sein de l’AEDD, explique:
«Nous voulons que les enfants, dès le bas âge, sachent que protéger notre environnement signifie protéger notre vie. En leur donnant les premières bases de l’éducation écologique, nous semons une graine de responsabilité et de conscience qui, nous l’espérons, portera des fruits durables. Notre approche vise aussi à impliquer la communauté pour renforcer cet engagement.»
Chaque écolier a reçu ce 24 mai deux plantules d’arbre à planter à la maison. Ce geste symbolique renforce le lien entre l’éducation formelle et l’action individuelle à domicile.
Neema, une élève de 6e année, témoigne avec enthousiasme:
«Avant, je ne savais pas que planter un arbre pouvait sauver des vies. Maintenant, je vais planter les miens avec soin, les arroser, et en parler à mes amis. Je veux que chez moi, il y ait un environnement sain.»

Le Directeur de l’école, René Muderhwa Gwamuhanya, a salué cette action:
« C’est important que cette jeune génération évolue avec des connaissances sur l’environnement. Les enfants sont contents, et nous allons continuer à les orienter selon l’enseignement que nous venons de recevoir des sensibilisateurs. »
Entre sourires, plantules et engagement, les écoliers de Cibinda, comme ceux des écoles déjà touchées, repartent non seulement outillés, mais aussi fiers d’être désormais acteurs de la protection de leur environnement. Un petit pas pour l’arbre, un grand pas pour l’avenir de tout le groupement de Miti.
Pascal Marhegane Ki-Moon, Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Ateliers interactifs, jeux de rôle, sketchs et témoignages de jeunes font partie des méthodes utilisées par l’organisation Youth Care pour éduquer les jeunes sur leur santé sexuelle et reproductive. Dans un entretien avec Watoto News à l’occasion de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle, Ansima […]
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Ateliers interactifs, jeux de rôle, sketchs et témoignages de jeunes font partie des méthodes utilisées par l’organisation Youth Care pour éduquer les jeunes sur leur santé sexuelle et reproductive.
Dans un entretien avec Watoto News à l’occasion de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle, Ansima Nancy, chargée de communication chez Youth Care, a souligné que le sujet reste tabou dans la communauté, ce qui entraîne des conséquences néfastes telles que le manque d’informations fiables et l’accès limité aux services de santé.
« Pour rendre ce sujet accessible et compréhensible, nous misons sur plusieurs stratégies : le langage des jeunes, le non-jugement, l’interactivité, la créativité et la confidentialité. »

Ansima Nancy appelle les jeunes à considérer leur santé comme un bien précieux et à rechercher des informations fiables. Elle insiste également sur la responsabilité collective.
« Brisons les tabous, favorisons un environnement où les jeunes peuvent grandir en sécurité, informés et avec accès aux services essentiels. »
Youth Care intervient dans ce domaine en République démocratique du Congo, notamment à Goma, Bukavu et Kinshasa.
Rehema Namegabe Esther
Afin d’identifier les véritables causes de la persistance du choléra dans la zone de santé de Minova et d’élaborer des stratégies durables pour y faire face, une importante séance de réflexion a été organisée ce mercredi 28 mai 2025. L’activité, initiée par l’ODH en partenariat […]
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Afin d’identifier les véritables causes de la persistance du choléra dans la zone de santé de Minova et d’élaborer des stratégies durables pour y faire face, une importante séance de réflexion a été organisée ce mercredi 28 mai 2025.
L’activité, initiée par l’ODH en partenariat avec l’UNICEF, s’est tenue au bureau de la zone de santé de Minova en présence des agents de la Division Provinciale de la Santé (DPS) sud-kivu , de l’infirmier titulaire de l’aire de santé de Minova , des leaders et relais communautaires, ainsi que des jeunes U-Reporters.

Les participants ont été répartis en trois groupes de discussion : femmes, jeunes et hommes, chacun apportant son regard sur les causes de la persistance du choléra et les solutions envisageables pour éradiquer cette épidémie.
Les échanges ont d’abord porté sur la connaissance du choléra par les habitants : ses symptômes, les moyens de prévention, les mesures de riposte, ainsi que les canaux d’information utilisés. Les principales causes identifiées incluent la consommation d’eau non potable, l’insuffisance des pratiques d’hygiène, le manque d’informations adéquates et la pénurie d’eau potable.

Les participants ont proposé plusieurs pistes de solutions, notamment l’intensification des séances de sensibilisation communautaire sur l’hygiène, l’entretien des latrines, le lavage correct et régulier des mains, ainsi que la désinfection de l’eau à travers l’ébullition et sa conservation dans des récipients propres et bien couverts.
Les jeunes U-Reporters ont exprimé leur engagement à intensifier les actions de sensibilisation ciblées au sein des communautés.

Francis Adoum, l’un des délégués de l’UNICEF à cette activité demande à la population de Minova de s’approprier toutes ces stratégies mise en place pour tenter d’en finir avec ce fléau.
Pour sa part, Magadju Paulin, infirmier titulaire de la zone de santé de Minova, a mis l’accent sur le respect rigoureux des règles d’hygiène et des mesures barrières spécifiques à la lutte contre le choléra.

Cette rencontre marque une étape importante dans la mobilisation communautaire contre le choléra à Minova, en soulignant l’importance d’une approche collective, inclusive et participative dans la lutte contre les maladies à potentiel épidémique.
Signalons que cette activité a connu l’accompagnement technique des Francis et Aimé Kasereka de SBC-Unicef au Kivu dans le cadre d’une visite programmatique effectuée à Minova par une délégation de l’ Unicef et ses partenaires du 25 au 31 mai 2025
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants et les jeunes
La Journée mondiale de l’hygiène menstruelle est commémorée chaque 28 mai afin de sensibiliser la population sur la précarité menstruelle et les risques qui en découlent. Celle-ci est une occasion particulière de consentir assez d’efforts pour contrer les risques de maladies potentiellement mortelles qui résultent […]
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La Journée mondiale de l’hygiène menstruelle est commémorée chaque 28 mai afin de sensibiliser la population sur la précarité menstruelle et les risques qui en découlent.
Celle-ci est une occasion particulière de consentir assez d’efforts pour contrer les risques de maladies potentiellement mortelles qui résultent du non-respect de l’hygiène menstruelle chez la femme et surtout la jeune fille.
Dans le territoire de Kabare, en province du Sud-Kivu, de nombreuses jeunes adolescentes sont confrontées à cette précarité.
Watoto News a recueilli les récits de jeunes filles et d’acteurs de santé concernés par cette problématique.
Cette situation vient s’ajouter aux difficultés économiques et sociales auxquelles elles sont déjà exposées.
Les attitudes négatives, l’insuffisance d’accès à l’éducation et à une information fiable, ainsi que la crise économique pendant la période des menstrues, exposent les jeunes filles à des risques bien plus graves.
Selon les témoignages reccueillis, pour faire face aux prix élevés des produits d’hygiène, certaines sont obligées d’adopter des méthodes rudimentaires et dangereuses pour leur santé.
Elles fabriquent des protections à base de papier toilette, de linges sensibles ou utilisent des feuilles de plantes.
Feza Bahati, 16 ans, a partagé son témoigne :
« J’ai eu mes premières règles à l’âge de 13 ans. Dès lors, ma mère m’a appris à faire des linges en pagne pour me mettre en sécurité pendant ma période des menstruations. Souvent, mon cycle est irrégulier.
Je vois donc mes règles sans que je ne m’y prépare ou m’y attende. Pour m’adapter, j’utilise n’importe quel tissu qui se présente : les feuilles des arbres ou les papiers que je plie et double pour enfin le placer la où il faut. »
Certaines familles continuent ces pratiques par ignorance, influencées par des croyances et des idées fausses sur les produits hygiéniques appropriés.
Un professionnel de santé basé à Miti-Murhesa a confié à Watoto News :
« Ces tissus, souvent peu adaptés aux flux sanguins, peuvent causer de graves troubles physiques, notamment des démangeaisons, des infections, mais aussi un syndrome du choc toxique pouvant aller jusqu’à la mort. »
Bien qu’elles soient naturelles et signes de maturité, les menstruations restent perçues comme sales et honteuses.
Les jeunes filles ayant difficilement accès à l’éducation menstruelle font face à de véritables traumatismes.
Cette situation les met en péril, petit à petit.
Elles perdent confiance en elles et peinent à se réinsérer dans leur environnement scolaire ou social.
Le manque d’installations d’hygiène adéquates et d’infrastructures de base aggrave leur insécurité. Certaines sont contraintes d’aller à l’air libre pour gérer leurs menstruations,
ce qui les expose à des dangers à la fois physiques et psychologiques.
Cette précarité comprend également le coût élevé des antidouleurs, souvent inaccessibles.
Pour faire face à l’ensemble de ces problèmes liés aux règles, les specialistes contactés par Watoto News recommande deux axes d’intervention :
agir sur les causes profondes de la pauvreté et briser le silence en multipliant les séances d’éducation adaptées, notamment dans l’est de la RDC, où l’instabilité sécuritaire accentue la précarité menstruelle.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
Dans le cadre des efforts de lutte contre les maladies de Mpox et de choléra dans la zone de santé de Miti-Murhesa, une mission de supervision a été effectuée ce mardi 27 mai 2025 au centre de santé de Mulungu-Miti, situé dans le groupement de […]
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Dans le cadre des efforts de lutte contre les maladies de Mpox et de choléra dans la zone de santé de Miti-Murhesa, une mission de supervision a été effectuée ce mardi 27 mai 2025 au centre de santé de Mulungu-Miti, situé dans le groupement de Miti, territoire de Kabare. Cette activité s’inscrit dans un projet mené par l’ARPS en partenariat avec l’UNICEF, avec pour objectif de s’enquérir de l’évolution de la vaccination contre la Mpox et de renforcer la communication de risques au niveau communautaire.
L’équipe de supervision, composée de Robert Bushiru, superviseur du projet de communication de risques et engagement communautaire pour ARPS, et de Madame Parfaitine Naweza Cirhalwirwa, consultante SBC pour l’UNICEF, s’est concentrée sur deux volets essentiels: le suivi des cas contacts et l’évaluation de la chaîne de froid pour une gestion efficace des vaccins.

Représenté sur place, Watoto News a pu s’entretenir avec les responsables de cette supervision. Robert Bushiru s’est dit satisfait de la séance et a lancé un appel fort aux familles:
« J’invite toutes les familles, surtout celles ayant récemment connu des cas de Mpox, à envoyer massivement leurs enfants à la vaccination. C’est un geste de protection vitale pour nos communautés.»
Madame Parfaitine Naweza, de son côté, a insisté sur l’importance du travail de proximité:
«Les agents sanitaires doivent intensifier les visites à domicile à travers les relais communautaires.»
Pascal Marhegane Ki-Moon, Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu