POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
En cette période où les tensions sociales pèsent sur la cohésion communautaire à l’Est de la RDC, une initiative locale de sensibilisation des relais communautaires a été organisé ce 1er juin 2025 dans l’enceinte de l’aire de santé Croix-Rouge de Nguba. Il s’agit d’une sensibilisation […]
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En cette période où les tensions sociales pèsent sur la cohésion communautaire à l’Est de la RDC, une initiative locale de sensibilisation des relais communautaires a été organisé ce 1er juin 2025 dans l’enceinte de l’aire de santé Croix-Rouge de Nguba.
Il s’agit d’une sensibilisation à la paix et à la prévention des conflits organisée par des jeunes ambassadeurs de la paix .
Selon l’aspirant ambassadeur Etienne Ngabo, responsable de l’activité sous la supervision de Platine Simba, l’objectif est d’amener les membres de la communauté à comprendre que la paix ne se décrète pas seulement au sommet, mais se construit d’abord à la base, dans les foyers, les rues et les structures de proximité.

Dans son échange avec les 25 relais communautaires dont 9 femmes, Mr Ngabo a insisté sur les messages forts tels que « la paix commence par soi » ou « la communication non violente est un outil de transformation des conflits ».
Les échanges ont permis de briser la méfiance initiale des participants.
Jeanne M., une relais communautaire se dit satisfaite d’integrer l’éducation à la paix dans ses connaissances.
« Au début, j’étais méfiante. Je pensais que c’était une activité politique déguisée. Mais quand j’ai entendu les messages de paix, j’ai compris qu’il s’agissait d’un vrai travail pour notre communauté. J’aimerais que ça se répète dans d’autres coins de Bukavu. »
David K., membre du CODESA de Nguba aussi réagit.
« On parle souvent de paix à la radio, mais ici j’ai compris que la paix commence d’abord par nous-mêmes, dans notre langage, nos attitudes. J’ai appris l’importance de la communication non violente. », déclare-t-il avec satisfaction.

Espérance B., une jeune participante vient de réaliser grâce à cette sensibilisation que la paix n’est pas une affaire des autres.
« Je pensais que la paix était une affaire des autorités. Aujourd’hui, j’ai compris que même moi, je peux être actrice de paix dans mon quartier. Je veux rejoindre les ambassadeurs. »
Cette activité qui s’inscrit dans le cadre des activités de stage des aspirants ambassadeurs de la paix, était un moment de marquer leur premier engagement en tant artisan de paix à la base.
Platine Simba qui a supervisé l’activité salue le courage du facilitateur qui a pu briser la méfiance initiale de l’assistance.
« Ce qui m’a marqué, c’est l’intérêt manifesté par les participants. Malgré la méfiance du début, ils ont adhéré avec enthousiasme. Cela montre qu’il y a une vraie soif de paix dans nos quartiers. »

Plusieurs recommandations ont été formulées notamment la multiplication de ces séances dans d’autres quartiers, la visibilité accrue des actions des jeunes ambassadeurs et un meilleur suivi des cas des volontaires qui souhaitent eux aussi intégrer la dynamique des jeunes ambassadeurs de la paix .
Au près de ces relais communautaires sensibilisés, une chose est certaine, la paix ne restera plus un simple discours, elle est désormais une volonté collective en construction.
Kweli Birindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes chez Watoto News
Chaque premier juin le monde entier rend hommage à ceux qui jouent un rôle fondamental dans l’éducation et le développement des enfants :les parents.Une occasion particulière pour remettre sur pied l’importance de la parentalité souvent mise à l’épreuve mais essentielle à l’épanouissement de l’enfant. Dans […]
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Chaque premier juin le monde entier rend hommage à ceux qui jouent un rôle fondamental dans l’éducation et le développement des enfants :les parents.
Une occasion particulière pour remettre sur pied l’importance de la parentalité souvent mise à l’épreuve mais essentielle à l’épanouissement de l’enfant.
Dans une communauté en constante évolution, où les défis économiques , sociaux et sécuritaires ne cessent de croître; les parents sont souvent confrontés à différentes formes des pressions: jonglé entre vie professionnelle,éducation, transmission des valeurs et la survie de la famille.
«être parents actuellement, c’est une responsabilité de taille qui y est confiée;au delà de nourrir et d’accompagner s’ajoutent les actions d’écouter et de guider il est essentiel de fournir assez d’efforts pour assurer un avenir bien plus meilleur à la communauté »explique maker Bacila éducateur au sein d’une structure scolaire en province du sud-Kivu.
Cette journée a le mérite de s’adresser à tous les parents sans distinction des genres,d’origine ou statut social , c’est une occasion de soulever des nombreuses difficultés auxquelles ces derniers sont confrontés surtout dans la partie Est du pays où la crise notamment économique que sociale sévit.
Approché par watoto News Bonheur ;père de 3 enfants se réjouit du fait d’être parent .
Il soulève la situation désastreuse que le contexte incertain du pays lui impose et tire la sonnette d’alarme.
«je suis hyper honoré d’être appelé parent, de combler le bonheur de mes enfants sur tous les plans
cependant je suis victime comme tant d’autres parents de la crise économique du à l’Insécurité grandissante dans la majeure partie de la province du sud-kivu,
Je demande ainsi l’implication des autorités à tous les niveaux pour contrer à cette situation qui malheureusement fait obstacle à notre noble mission d’assurer le bien-être des enfants étant l’avenir du pays »s’exprime-t-il.
À kabare nord dans la province du sud-kivu plusieurs enfants n’ont pas manqué d’exprimer leur gratitude à l’égard de leurs parents.
«je loue la bravoure de ces êtres qui me sont si chers.
Je profite également de cette occasion pour les remercier et les applaudir .
Chaque jour ils construisent le monde de demain à travers l’amour et l’éducation qu’il nous transmettent »s’exprime Marie rose Bijaci âgée de 14ans.
Au delà des remerciements symboliques, cette journée est aussi l’occasion d’interpeller les décideurs à tous les niveaux.
Le soutien à la parentalité et la précarité des familles restent des enjeux majeurs qui déstabilisent les parents surtout pendant cette période caractérisée par la crise humanitaire à l’Est du pays.
Yseult Lwango , volontaire pour les enfants et les jeunes.
Plus de 30 jeunes ont participé aux travaux communautaires ce samedi 31 mai 2025 sur l’avenue Cibera, en commune de Kadutu. Cette initiative vise à contribuer aux efforts provinciaux d’assainissement et à promouvoir une citoyenneté active chez les jeunes, indiquent les organisateurs. Selon Héritier Mutimanwa, […]
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Plus de 30 jeunes ont participé aux travaux communautaires ce samedi 31 mai 2025 sur l’avenue Cibera, en commune de Kadutu.
Cette initiative vise à contribuer aux efforts provinciaux d’assainissement et à promouvoir une citoyenneté active chez les jeunes, indiquent les organisateurs.
Selon Héritier Mutimanwa, coordonnateur de l’asbl Vijana Shujaa :
« Chaque année, nous lançons une campagne thématique pour encourager l’engagement des jeunes à Bukavu et soutenir les efforts urbains d’assainissement. Par exemple, en 2024, nous avons lancé la campagne “Bukavu, quand c’est propre, c’est beau” avec un ensemble d’activités. Cette année, en 2025, nous agissons autour de la campagne “Mazingira Act”, qui inclut des formations en techniques de manutention et de nettoyage, la création de brigades d’action civique, que vous voyez à l’œuvre. « , précise Heritier.

Plusueurs volontaires outils aratoires en main, pioche à fond pour dégager des caniveaux bouchés, et rendre salubre ce coin de Cibera.
« Je suis passionnée par le changement positif dans ma communauté. C’est ce désir de contribuer au développement de notre environnement qui m’a poussée à prendre part, aujourd’hui encore, aux travaux communautaires. Ce qui me motive, c’est l’envie de voir ma ville devenir propre et agréable à vivre », déclare à Watoto News Bénédicte Lukero, l’une des participantes.
Les jeunes, et en particulier les filles, sont vivement encouragés à s’impliquer activement dans les initiatives communautaires. Qu’il s’agisse d’actions locales ou de projets similaires ailleurs, chaque engagement compte pour améliorer le cadre de vie collectif.
Lumière Kashafali,
Volontaire, Watoto News
Ce vendredi 30 mai 2025, la jeunesse du Sud-Kivu a franchi une nouvelle étape vers son engagement politique et social. Youth For Peace DRC, en partenariat avec la coalition provinciale Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS) Sud-Kivu, a organisé une session d’initiation dédiée à l’agenda Jeunesse, […]
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Ce vendredi 30 mai 2025, la jeunesse du Sud-Kivu a franchi une nouvelle étape vers son engagement politique et social. Youth For Peace DRC, en partenariat avec la coalition provinciale Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS) Sud-Kivu, a organisé une session d’initiation dédiée à l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, destinée aux organisations de la société civile jeunesse.
Cette initiative vise à encourager les jeunes acteurs sociaux à mieux comprendre et s’approprier les mécanismes nationaux et internationaux qui les concernent, afin qu’ils deviennent des acteurs clés dans la consolidation de la paix et la sécurité dans leur province. À travers cette session, les jeunes participants ont pu s’informer sur les enjeux de la participation politique, la prévention des conflits, et la promotion d’un climat pacifique, tout en renforçant leur capacité d’action collective.
La session s’est tenue dans le cadre de la réunion mensuelle de la coalition Jeunesse, Paix et Sécurité, témoignant ainsi de l’importance accordée à la jeunesse comme pilier du développement durable et de la stabilité sociale.

Parmi les acteurs engagés, le Centre Communautaire des Jeunes Ibanda (CCJ Ibanda), a présenté huit nouvelles organisations de jeunes ayant officiellement demandé leur adhésion en mai 2025, signe d’un intérêt grandissant et d’une dynamique positive au sein de la jeunesse locale.
Le président du Conseil Communal de la Jeunesse d’Ibanda, Moïse Cibalonza, s’est exprimé à Watoto News au sujet de cette session :
« Cette formation représente une étape cruciale pour notre jeunesse. Elle nous donne les outils nécessaires pour comprendre nos droits et responsabilités dans la construction de la paix. Nous sommes fiers de voir de nouvelles organisations rejoindre la coalition Jeunesse, Paix et Sécurité. Cela prouve que les jeunes de notre commune veulent s’impliquer activement dans la sécurité et le développement de notre communauté. »
Cet accompagnement s’inscrit dans le projet «Promouvoir la participation politique des jeunes des provinces du Nord et Sud-Kivu à travers l’appropriation de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité», financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (UNPBF).
Ce projet mis en œuvre par un consortium regroupant Search For Common Ground (SFCG), Youth For Peace DRC, YALI, et le National Partnership for Children and Youth Peacebuilders (NPCYP), a pour objectif de renforcer le rôle des jeunes en tant que vecteurs de paix et de changement positif.
Pascal Marhegane Ki-Moon, Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Le samedi 31 mai 2025 restera gravé dans l’histoire du Paris Saint-Germain (PSG), qui a remporté sa première Ligue des champions en infligeant une défaite cinglante de 5-0 à l’Inter Milan, à l’Allianz Arena de Munich.Cette victoire marque la plus large marge jamais enregistrée en […]
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Le samedi 31 mai 2025 restera gravé dans l’histoire du Paris Saint-Germain (PSG), qui a remporté sa première Ligue des champions en infligeant une défaite cinglante de 5-0 à l’Inter Milan, à l’Allianz Arena de Munich.
Cette victoire marque la plus large marge jamais enregistrée en finale de la compétition depuis sa création en 1956.
Dès les premières minutes, le PSG a imposé son rythme. Achraf Hakimi a ouvert le score à la 12e minute, suivi par le jeune prodige Désiré Doué, qui a doublé la mise à la 20e minute. En seconde période, Doué a inscrit son deuxième but à la 63e minute, portant le score à 3-0. Khvicha Kvaratskhelia a ajouté un quatrième but à la 74e minute, et le jeune remplaçant Senny Mayulu a scellé la victoire avec un cinquième but à la 86e minute.
À seulement 19 ans, Désiré Doué a été le héros de la soirée, inscrivant deux buts et délivrant une passe décisive. Son doublé et sa performance exceptionnelle lui ont valu le titre d’homme du match.
L’entraîneur Luis Enrique a mené le PSG à ce triomphe historique, remportant ainsi sa deuxième ligue des champions en tant qu’entraîneur. Il devient le deuxième coach à réaliser un triplé continental avec deux clubs différents, après Pep Guardiola.
Cette victoire permet au PSG de devenir le premier club français à remporter la Ligue des champions depuis l’Olympique de Marseille en 1993, le club parisien met ainsi fin à des années de quête du titre européen, marquées par des échecs malgré la présence de stars comme Messi, Neymar et Mbappé.
Avec cette performance magistrale, le PSG s’affirme comme une puissance du football européen, prêt à dominer la scène continentale pour les années à venir.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants et les jeunes
Une quarantaine de jeunes ont participé à une conference de cloture de la formation en Marketing. Cette cloture intervient apres 4 jours de formation initiée par la communautés des jeunes entrepreneurs pour le développement, CJED. Par la même, ils ont discuté sur l’investissement personnel suivi […]
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Une quarantaine de jeunes ont participé à une conference de cloture de la formation en Marketing. Cette cloture intervient apres 4 jours de formation initiée par la communautés des jeunes entrepreneurs pour le développement, CJED.
Par la même, ils ont discuté sur l’investissement personnel suivi d’une exposition des produits et services des entrepreneurs.

Selon Léonard Balola, licencié en Entrepreneuriat et Gestion des PME, fondateur de la Communauté des jeunes entrepreneurs pour le développement (CJED), l’objectif principal de cette initiative était de renforcer les compétences entrepreneuriales des jeunes, avec un accent particulier sur le marketing, un élément clé pour la croissance et la pérennité des entreprises.
« Nous encourageons les participants à mettre en pratique les enseignements reçus, afin que ces acquis ne servent pas uniquement leurs projets individuels, mais aussi leurs communautés et la société dans son ensemble. Nous croyons en leur potentiel, et attendons d’eux qu’ils continuent à innover, à avancer et à se différencier, tout en contribuant activement au développement local », a déclaré Léonard Balola à Watoto News.

Cette clôture de formation a également été une occasion pour les jeunes entrepreneurs de présenter leurs produits. Dans un contexte économique difficile, l’auto-promotion a été jugée essentielle : « Sans se faire connaître, personne ne saura ce que nous faisons », ont indiqué plusieurs participants.
Le Président du Conseil Provincial de la Jeunesse du Sud-Kivu a insisté sur l’importance de la persévérance et de l’esprit d’innovation :
« C’est dans ces moments difficiles que l’entrepreneur doit faire preuve de courage et chercher des solutions. Participer à des formations, échanger avec d’autres jeunes motivés, nous permet d’avancer, malgré les défis. L’union et le partage d’expériences sont des clés pour grandir. »

Pour Pascal Irenge, participant à la formation, ces quatre jours ont été transformateurs :
« Nous repartons avec des convictions, des méthodes éprouvées et une vision renouvelée du marketing dans un monde en constante mutation. Un grand merci à la CJED pour cette brillante initiative. »
La formation s’est tenue au centre CERDAF à Bukavu et s’est clôturée le vendredi 30 mai 2025.

Elle a également permis aux jeunes entrepreneurs de valoriser des produits locaux tels que le miel, les chips, les biscuits, les savons multi-usages, les pots de fleurs, entre autres. Cette initiative s’inscrit dans une logique de la contribution des jeunes dans la promotion de la consommation locale et de réduction des importations.
Clarisse Zihalirwa, Volontaire pour les enfants et les jeunes
Un jeune garçon âgé de 16 ans révolus s’est donné la mort par pendaison dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mai 2025. Le drame s’est produit aux environs de 20h à Bulinzi 2, dans le groupement de Batumba, chefferie des Wamuzimu, chef-lieu […]
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Un jeune garçon âgé de 16 ans révolus s’est donné la mort par pendaison dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mai 2025.
Le drame s’est produit aux environs de 20h à Bulinzi 2, dans le groupement de Batumba, chefferie des Wamuzimu, chef-lieu du territoire de Mwenga.
Les mobiles ayant conduit à ce cas de suicide restent jusqu’à présent inconnus. Les membres de la famille précisent qu’il n’avait aucun problème pouvant justifier un tel acte.
Le Cadre de concertation de la société civile, qui a livré cette information à votre rédaction, adresse tout d’abord un message de condoléances à la famille de la victime, tout en demandant aux jeunes de s’abstenir des actes d’incivisme.
« Nous condamnons cet acte posé par le jeune Shukuru Wasso qui vient de mettre seul fin à sa vie, nous demandons aux autres jeunes, filles et garçons, de s’abstenir des antivaleurs car ce sont des jeunes qui vont diriger le pays dans les jours à venir », a fait savoir Monsieur Hilaire Isombya Besana.
Mukamba Mulebelwa Big-Mercy
Dans les écoles primaires de Kitalaga et Shanga, situées à Minova dans le territoire de Kalehe, 2 283 enfants ont récemment reçu des fournitures scolaires essentielles, grâce à un projet éducatif d’urgence mis en œuvre par l’Observatoire des droits humains (ODH) financé par UNICEF avec […]
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Dans les écoles primaires de Kitalaga et Shanga, situées à Minova dans le territoire de Kalehe, 2 283 enfants ont récemment reçu des fournitures scolaires essentielles, grâce à un projet éducatif d’urgence mis en œuvre par l’Observatoire des droits humains (ODH) financé par UNICEF avec les fonds de Education Cannot Wait (ECW)

Le constat a été fait par une délégation de l’UNICEF et ses partenaires en visite programmatique dans la zone de santé de Minova pendant la période du 25 au 31mai 2025.

Selon ODH qui execute le projet, cette initiative vise à soutenir les élèves issus de familles vulnérables, notamment les orphelins et les enfants déplacés en raison des conflits armés.

Plusieurs mois après la distribution, la joie demeure palpable sur les visages des enfants. Watoto News a recueilli les témoignages de certains bénéficiaires qui expriment leur gratitude.
« Je m’appelle Neema Ndaunduli, je suis en 6e primaire. J’ai reçu de la part de l’ODH un cartable contenant des cahiers, des stylos, des crayons, une boîte de couleurs, une boîte mathématique et d’autres accessoires. Les cahiers et stylos m’ont aidée à écrire, et la mallette à bien garder mes objets », confie-t-elle.
Ombeni Bahati, un autre élève, partage : « Je suis content d’avoir reçu les fournitures scolaires. Cela m’a permis de commencer à écrire, car en venant à l’école, je n’avais aucun matériel. Grâce à ce don de l’UNICEF, j’ai tout le nécessaire. Je dis encore merci. »

Au total, 867 élèves de l’école primaire Kitalaga et 1 416 de l’école primaire Shanga ont bénéficié de ces kits. La directrice de l’EP Kitalaga souligne l’importance de cette aide : « Les kits ont été utiles aux enfants, car ici, nous avons environ soixante-dix orphelins, d’autres issus de familles déplacées internes à cause de la guerre, et des familles démunies qui ne pouvaient pas se permettre d’acheter des fournitures. Ces kits étaient extrêmement importants pour eux. »

À Shanga, la distribution a permis de récupérer des élèves qui avaient abandonné l’école et d’aider ceux qui avaient perdu leurs fournitures lors de déplacements dus à l’insécurité. Le directeur adjoint de l’établissement explique : « Cette initiative a permis à de nombreux enfants de reprendre le chemin de l’école avec le matériel nécessaire. »

À l’école primaire Kea , les élèves ont échangé avec le proved de la province éducationnelle sud kivu 1, faisant partie de la mission de suivi des ces activités, il a encouragé les écoliers à prendre des études au sérieux « Chers élèves, l’école est la clé qui ouvre les portes de votre avenir, prenez vos études au sérieux, car c’est en forgeant aujourd’hui votre savoir que vous bâtirez un avenir meilleur pour vous, vos familles et votre pays » a-t-il déclaré

Outre les kits scolaires, les écoles ont également reçu des kits récréatifs pour des activités de soutien psychosocial, ainsi que des kits d’hygiène intime destinés aux jeunes filles. Ces efforts visent à créer un environnement scolaire plus inclusif et favorable à l’apprentissage pour tous les élèves.
Les responsables des établissements recommandent le renforcement de la composition des kits et espèrent que l’UNICEF continuera à accompagner ces enfants dans leur parcours éducatif.
Par Emmanuela Bahindwa
Dans un contexte où le chômage et le désespoir rongent la jeunesse du Sud-Kivu, la cigarette s’impose de plus en plus comme une échappatoire illusoire pour certains. À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, célébrée chaque le 31 mai, un professionnel de santé tire […]
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Dans un contexte où le chômage et le désespoir rongent la jeunesse du Sud-Kivu, la cigarette s’impose de plus en plus comme une échappatoire illusoire pour certains. À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, célébrée chaque le 31 mai, un professionnel de santé tire la sonnette d’alarme et interpelle les jeunes abonnés à la nicotine.
Un jeune rencontré dans le territoire de Kabare, qui fait de petits travaux pour vivre, confie : « Je peux terminer un paquet de cigarettes par jour, parfois même plus si j’ai touché un peu plus d’argent. » Pourtant, ses revenus sont maigres et instables. « Je finis l’argent dans la cigarette. Je sais que ce n’est pas bon, mais ça me calme », ajoute-t-il.
Un autre jeune, sans emploi, partage une réalité similaire. Il affirme ne pas pouvoir passer une journée sans fumer. « Je peux ne pas manger, mais pas rester sans cigarette. Si je ne fume pas, je n’ai pas de paix. Je deviens nerveux, je m’énerve vite. J’aime surtout le chanvre ! »
Au-delà de la cigarette ordinaire, certains jeunes fument également des produits comme le chanvre, et plusieurs sont ceux qui prennent la cigarette communément appelée « shisha »…
Curieusement, parmi ces consommateurs, on trouve aussi des jeunes intellectuels, étudiants ou diplômés, qui malgré leur savoir n’échappent pas à cette dépendance. Cela montre à quel point le tabac s’est infiltré dans toutes les couches sociales, indépendamment du niveau d’éducation.
Charles Mwanano, infirmier à l’Hôpital Général de Référence de Miti, fait un témoigne sur la hausse des cas liés au tabac
Selon ce dernier, cette tendance est inquiétante. « Ce sont souvent des jeunes sans emploi, désœuvrés, qui tombent dans cette habitude », explique Charles Mwanano, infirmier. « Nous recevons des jeunes avec des débuts de troubles respiratoires, des toux chroniques, parfois des complications cardiaques. Beaucoup ne font pas le lien entre leurs symptômes et la cigarette. »
Une jeunesse confrontée à de multiples défis
Dans la province du Sud-Kivu, la jeunesse fait face à une précarité grandissante. Le chômage, le manque d’opportunités, l’oisiveté, l’alcool et maintenant le tabac forment un cocktail explosif. Dans le territoire de Kabare, les jeunes sont nombreux à s’adonner au tabac dès l’adolescence.
Un message clair à la jeunesse
Pour Charles Mwanano, il est temps d’agir. À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, il adresse un message clair à la jeunesse :
« La cigarette ne résout aucun problème. Elle en ajoute. Vous pensez vous calmer, mais en réalité vous vous détruisez. Votre avenir est encore possible, mais il faut arrêter pendant qu’il en est temps. »
Il invite les jeunes à chercher de l’aide, à parler, à trouver des alternatives plus saines pour évacuer le stress et l’ennui.
« Venez nous voir, même si ce n’est pas pour un traitement. Parlez avec nous. Il y a toujours une solution pour sortir de la dépendance. Nous avons même des spécialistes en psychologie au sein de l’hôpital qui peuvent vous aider en cas de difficulté…»
Choisir la vie avant qu’il ne soit trop tard
Alors que le 31 mai rappelle au monde entier les ravages du tabac, dans le territoire de Kabare et dans toute la province du Sud-Kivu, c’est un appel à la vie qui résonne. Derrière chaque cigarette allumée se cache une détresse silencieuse. Mais derrière chaque renoncement à fumer, il y a une promesse : celle d’un avenir plus sain, plus libre. Et c’est cette promesse que des voix locales comme celle de Charles Mwanano défendent, jour après jour, au cœur des communautés.
Pascal Marhegane Ki-Moon, Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Aujourd’hui, les écrans (télévision, tablettes, smartphones) sont partout dans notre quotidien. Les enfants y sont exposés très tôt. Mais passer trop de temps devant les écrans peut avoir des conséquences sur leur développement. Watoto News s’est approché des parents pour en savoir plus.Solange, mère de […]
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Aujourd’hui, les écrans (télévision, tablettes, smartphones) sont partout dans notre quotidien. Les enfants y sont exposés très tôt. Mais passer trop de temps devant les écrans peut avoir des conséquences sur leur développement.
Watoto News s’est approché des parents pour en savoir plus.
Solange, mère de quatre enfants déclare avoir constaté des problèmes de concentration chez son fils de la 3e année, liés à une surexposition aux écrans.
Après avoir consulté une psychologue scolaire, elle a pris conscience de l’impact négatif des écrans sur le développement de ses enfants et a mis en place des mesures pour limiter leur usage.
Les parents de Laura, une fillette de 2 ans et demi ont remarqué des comportements de repli chez leur fille, qu’ils attribuent à une exposition excessive aux écrans.
Après avoir supprimé les écrans, ils ont observé des améliorations significatives dans son comportement et son langage.
Pour beaucoup de parents aujourdhui,le meilleur moyen de calmer un enfant, c’est de lui remettre une tablette, un smartphone, etc pour l’occuper indéfiniment. Un comportement à décourager!
Plusieurs adultes ont relaté à Watoto News comment une exposition non contrôlée aux écrans dès leur enfance a affecté leur vie sociale et émotionnelle. Il souligne l’importance du contrôle parental et de l’encadrement des usages numériques.
Avis d’experts sur les effets des écrans :
Michel Desmurget, dans son ouvrage La fabrique du crétin digital, met en garde contre les dangers des écrans pour le développement cognitif des enfants. Il affirme que l’usage excessif des écrans nuit à la construction de l’intelligence et au développement du langage.
Jonathan, épidémiologiste, souligne que le contexte d’exposition aux écrans est crucial. Par exemple, une télévision allumée pendant les repas peut perturber les interactions familiales essentielles au développement du langage chez l’enfant.
Ces témoignages et avis d’experts mettent en lumière les risques associés à une utilisation excessive des écrans chez les jeunes enfants. Ils soulignent l’importance d’un encadrement parental et d’une utilisation modérée des technologies pour favoriser un développement sain.
Les enfants apprennent à parler en interagissant avec les adultes. Si un enfant passe beaucoup de temps devant un écran, il a moins d’occasions de parler et d’écouter. Cela peut entraîner un retard dans l’apprentissage du langage. Les images rapides et colorées des écrans peuvent rendre les enfants moins attentifs. Ils peuvent avoir du mal à se concentrer à l’école ou lors d’activités calmes comme la lecture.
Une étude a montré que les enfants exposés longtemps aux écrans ont des scores plus bas en mémoire et en raisonnement. Regarder des écrans avant de dormir peut perturber le sommeil des enfants. La lumière bleue des écrans empêche le cerveau de se reposer, ce qui rend l’endormissement plus difficile.
Watoto News conclut son enquête en précisant que les écrans font partie de notre vie, mais il est important de les utiliser avec modération, surtout pour les jeunes enfants. En limitant leur exposition et en privilégiant les interactions humaines, nous aidons nos enfants à bien grandir.
Louise Bibentyo