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La dégradation de l’environnement par l’homme, aussi appelée pollution, a une incidence sur la vie des enfants. Sur le plan sanitaire par exemple, les enfants ayant moins de 15 ans sont les plus exposés à des maladies. Dans un entretien avec Watoto News, Crispin Ngakani, jeune activiste de l’environnement, affirme que les conséquences de cette pollution constituent un frein à la croissance de ces enfants.

Watoto News : Bonjour monsieur

Crispin Ngakani : Oui bonjour

WN : C’est quoi la pollution plastique ?

CN : La pollution plastique, c’est l’accumulation des déchets composés de plastiques et de ses dérivés un peu partout dans l’environnement. Léger, résistant, abordable, on estime que plus de 10 tonnes de plastique sont produites chaque seconde pour être réutilisées massivement dans toutes les industries du monde, bien souvent à travers des produits à usage unique. Or, le plastique bénéficie d’une durée de vie longue et ne disparaît jamais totalement du milieu dans lequel il est jeté.

A Bukavu par exemple, il se retrouve abandonné dans la ville, en pleine nature et jusqu’au fond du lac, où plus des deux tiers de nos déchets finissent par atterrir. L’équivalent de plusieurs tonnes par an. Sous forme d’ordures visibles ou de microparticules au fil de sa lente dégradation, la pollution plastique fait peser d’importantes menaces sur les habitats terrestres, aquatiques et sur la vie sauvage qui s’y est établie que ce soit par ingestion, enchevêtrement ou exposition aux produits chimiques contenus dans les matériaux. Des produits qui arrivent à terme jusqu’à l’homme, par le biais de la chaîne alimentaire.

WN : Est-ce que cette pollution a un impact sur la santé des enfants ?

CN : Évidemment. La pollution chez les enfants constitue un grâve crime environnemental. De nos jours et surtout dans notre pays en RDC, plusieurs enfants sont exposés aux effets dus à la pollution de n’importe quelle forme, surtout les effets liés à l’aspect sanitaire et environnemental.

Sur l’aspect sanitaire, il y a l’exposition aux maladies. Par exemple, pour de nombreux enfants délaissés dans leur famille qui passent beaucoup de temps dans des espaces insalubres.

WN : Il y a-t-il une tranche d’âge des enfants qui est plus touchée par la pollution ?

CN : Le plus souvent en RDC sont ceux des enfants variant entre 10 ans et 15 ans. Ils sont souvent appelés les enfants de la rue, soit délaissés par leurs familles, accusés de nombreuses choses. Parmi ces enfants on peut trouver ceux qui passent toute la journée entrain de sillonner dans la rue, ramasser les déchets, ou passer nuit à la belle étoile.

WN : Les pollutions constituent-elles un frein à la croissance de ces enfants ?

CN : Bien-sûr. Lorsqu’ils sont affectés par des maladies dues aux pollutions, leur croissance risque d’être compromise. Pourtant, actuellement, les citoyens majeurs qui devraient jouaient le rôle gardien, ne s’intéressent pas à la situation de ces enfants. Par dessus tout, beaucoup ne respectent pas la bonne gestion des déchets.

WN : Quelles stratégies à mettre en place pour assurer la protection des enfants face à la pollution ?

CN : Je pense que le suivi régulier des mesures sérieuses prises par les autorités dans ce secteur doit être fait. On devrait en premier assurer la bonne gestion des déchets ménagers, créer des compostaires, et disponibiliser les camions pour l’évacuation de ces déchets.

Et en suite, les parents peuvent mettre les enfants à l’abri de tout danger éventuel de pollution, en assurant un suivi régulier des enfants tout en leur offrant un environnement saint et propre.

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