POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Des dizaines d’élèves de l’institut La Trinité ont été sensibilisés par les ambassadeurs de la paix de l’UNICEF sur la prévention des conflits en milieu scolaire, ce vendredi 16 mai 2025. Une atmosphère d’écoute, de dialogue et d’engagement citoyen a marqué cette activité éducative et […]
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Des dizaines d’élèves de l’institut La Trinité ont été sensibilisés par les ambassadeurs de la paix de l’UNICEF sur la prévention des conflits en milieu scolaire, ce vendredi 16 mai 2025.

Une atmosphère d’écoute, de dialogue et d’engagement citoyen a marqué cette activité éducative et participative, axée sur des valeurs de respect, de tolérance et de non-violence.
» La paix se cultive dès les bancs de l’école. Un mot mal placé peut déclencher un conflit, mais un mot bien choisi peut l’éteindre « , a fait savoir un des participants.
La séance a été rythmée par des discussions interactives et des mises en situation inspirées de conflits réels survenus en classe ou dans la cour.

À la fin, certains élèves ont manifesté leur niveau de satisfaction. C’est le cas de Sandrine K., élève en 3ème scientifique : « Je retiens qu’on peut éviter beaucoup de disputes si on apprend à écouter avant de juger. Aujourd’hui, j’ai compris que je peux devenir moi aussi une ambassadrice de la paix dans mon école. »
De son côté, Michel B, de la 5ème année pédagogique, estime que ce genre d’atelier devrait être organisé plus souvent vu les tensions dans les écoles. Ange, de la 2ème littéraire, n’a pas non plus caché sa joie : « J’ai aimé les jeux de rôle, ils m’ont montré qu’on peut résoudre un conflit sans se battre », a-t-elle conclu.
Des ambassadeurs de la paix de l’UNICEF prévoient de poursuivre cette campagne de sensibilisation dans d’autres établissements scolaires de Bukavu, avec un objectif clair : semer la paix dès l’enfance pour récolter l’harmonie.
Kweli Birindwa Baraka, volontaire Watoto News et ambassadeur de la paix UNICEF
Dans un monde où les droits des enfants sont parfois négligés, la famille demeure un sanctuaire essentiel pour le développement et le bien-être des jeunes. La Convention relative aux droits de l’enfant, dans ses articles 7 et 18 , reconnait que chaque enfant a le […]
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Dans un monde où les droits des enfants sont parfois négligés, la famille demeure un sanctuaire essentiel pour le développement et le bien-être des jeunes. La Convention relative aux droits de l’enfant, dans ses articles 7 et 18 , reconnait que chaque enfant a le droit de connaître et d’être élevé par ses parents. Ces derniers doivent assurer son développement.
Ici la nécessité pour l’enfant de grandir dans un environnement familial chaleureux est claire.
Natasha Binti, une jeune enfant -journaliste défenseuse des droits des enfants âgée de 13 ans, partage son expérience personnelle : » La famille est pour moi un cercle où l’on se sent soutenu, compris et encouragé. Qu’il s’agisse de liens de sang ou d’adoption, c’est un espace d’amour où l’on se sent accepté tel que l’on est. La famille est un refuge où l’on peut être soi-même « , déclare-t-elle avec passion.
De son côté, Zelotte Zagabe, un autre enfant-journaliste défenseur des droits d’autres enfants évoque la sécurité et l’épanouissement qu’il trouve au sein de sa famille : » C’est l’endroit où je me sens heureux et protégé. Être en famille me permet de me confier sans crainte, entouré de personnes qui prennent soin de moi « , souligne-t-il.
Les témoignages de Natasha et Zelotte mettent en lumière réalité :la famille sécurise l’enfant.
Pourtant cette réalité est loin d’être pareille pour chaque enfant . De nombreux enfants se retrouvent sans famille ou sont rejetés par celle-ci, ce qui entraîne des conséquences sur leur vie.
» Je connais des enfants qui vivent difficilement parce qu’ils ne sont pas en famille. Beaucoup affontent la rue. Ils manquent d’affection et de stabilité », regrette Zelotte.
L’absence donc d’une structure familiale expose les enfants à des violations graves de leurs droits fondamentaux.
Selon Natasha, » sans un environnement familial, les enfants perdent également d’autres droits cruciaux comme celui à l’éducation, le droit à la santé » .
La responsabilité de garantir un foyer aux enfants sans famille incombe également à l’État. Zelotte rappelle que » l’article 20 de la CDE stipule que lorsque les parents font défaut, il est du devoir de l’État d’assurer à chaque enfant une structure familiale dans laquelle il peut grandir et s’épanouir « .
À l’occasion de la Journée internationale des familles célébrée le 15 mai, il appelle instamment le gouvernement congolais à prendre des mesures concrètes pour octroyer une seconde famille à tous ces enfants.
Natasha conclut en lançant un appel à la solidarité collective : » Un enfant sans famille ne manque pas seulement de parents ; il lui manque un repère émotionnel. Chacun de nous a une part de responsabilité. Offrons un foyer et une écoute bienveillante. Chaque enfant mérite d’être aimé et respecté. » L’indifférence est une injustice silencieuse qui ne devrait pas exister dans notre société, conclut elle.
Emmanuella Bahindwa
Des enfants et leur famille périssent dans un incendie criminel survenu la nuit du 14 au 15 mai 2025 dans la ville de Goma chef lieu de la province du nord Kivu. Selon des sources sur place, il s’agit de toute une famille dont une […]
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Des enfants et leur famille périssent dans un incendie criminel survenu la nuit du 14 au 15 mai 2025 dans la ville de Goma chef lieu de la province du nord Kivu.
Selon des sources sur place, il s’agit de toute une famille dont une mère enceinte, un père et tous les enfants. Ils ont été complètement décimés dans leur propre maison par des cambrioleurs armés.
« Il s’agit d’une famille qui pendant qu’elle se reposait dans la nuit du 14 à ce 15 mai 2025 a été visitée par des cambrioleurs qui par tous les moyens ont cherchés comment percer la maison mais n’y sont parvenus. Ils ont alors mis le feu sur cette habitation, consumant par flammes tous les membres » Renseigne un témoin de l’incident.
Alors que le monde entier célébrait la journée internationale des familles, à Goma, c’est une famille entière qui a été réduite en cendres.
Les enfants victimes de ce drame n’ont pas eu le temps de fuir. Ils ont été consumés par les flammes allumées volontairement par ceux qui voulaient punir leur famille. Ces jeunes vies, pleines de rêves, d’innocence et d’avenir, ont été cruellement arrachées au monde.
Cette date , qui devrait être un moment de joie, d’unité et de réflexion sur la place de la famille dans nos sociétés, est devenue une journée de deuil. Une maison , lieu de refuge s’est transformée en cercueil.
Et ce jeudi, pendant que certains pays célébraient les liens familiaux avec des fleurs, des repas et des câlins, à Goma, on compte les cadavres d’une famille anéantie. Un appel à protéger chaque foyer, chaque enfant, chaque vie.
Par Alliance Birhange
Face au chômage persistant en République démocratique du Congo, notamment à Bukavu, de nombreux jeunes cherchent des alternatives pour subvenir à leurs besoins. Parmi ces solutions, certains intègrent des sociétés privées de gardiennage, préférant cette voie pour lutter contre la pauvreté. Matthieu Mushagalusa, agent de […]
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Face au chômage persistant en République démocratique du Congo, notamment à Bukavu, de nombreux jeunes cherchent des alternatives pour subvenir à leurs besoins. Parmi ces solutions, certains intègrent des sociétés privées de gardiennage, préférant cette voie pour lutter contre la pauvreté.
Matthieu Mushagalusa, agent de sécurité dans une entreprise locale, témoigne : « J’avais arrêté les études après l’obtention de mon diplôme d’État faute de moyens. Grâce à ce travail, je ne dépends plus de mes parents et je couvre mes besoins essentiels, même si la rémunération reste modeste. »
Son quotidien est exigeant : chaque soir dès 17h20, il inspecte les alentours de son site, effectue des rondes régulières jusqu’au matin, puis se repose durant la journée pour être opérationnel la nuit suivante.
Mushagalusa encourage les jeunes, filles et gardons, à s’investir dans des activités productives : « Le respect d’une personne réside dans son engagement quotidien, même dans des emplois modestes. »
Ces initiatives récemment implantée à Bukavu, offrent des opportunités d’emploi aux jeunes, contribuant ainsi à la lutte contre le chômage.
Deogratias kulila volontaire pour les enfants
Le monde célèbre la journée internationale de la famille chaque 15 mai, à Goma, de nombreux enfants vivent douloureusement la séparation de leurs parents.Au-delà des conflits conjugaux, ce sont eux qui héritent des conséquences émotionnelles, sociales et éducatives. Anselme 14ans, partage son vécu : « […]
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Le monde célèbre la journée internationale de la famille chaque 15 mai, à Goma, de nombreux enfants vivent douloureusement la séparation de leurs parents.
Au-delà des conflits conjugaux, ce sont eux qui héritent des conséquences émotionnelles, sociales et éducatives.
Anselme 14ans, partage son vécu : « Depuis que j’ai 9 ans, mes parents ont divorcé. Mon père, remarié, ne s’occupe plus de moi. Ma mère se bat seule pour subvenir à mes besoins. »
Cette absence de soutien paternel affecte profondément les enfants, les exposant à des risques tels que l’isolement, la dépression et l’abandon scolaire. Certains, comme Junior âgé de 11 ans, vivent dans la solitude après le divorce de leurs parents, perdant l’appétit et l’envie d’aller à l’école.
Jeanne d’Arc étudiante en psychologie clinique , souligne que le divorce peut entraîner chez les enfants des comportements déviants : désobéissance, dépression, etc
Face à ces défis, celle-ci pense que des initiatives locales , des groupes de parole et des programmes de soutien psychologique doivent être mis en place pour aider les enfants à exprimer leurs émotions et à reconstruire leur confiance.
Elle ajoute qu’il est essentiel que les parents, même séparés, maintiennent un dialogue ouvert avec leurs enfants, les rassurant sur leur amour inconditionnel en collaborant pour assurer leur bien-être.
En cette Journée mondiale de la famille, rappelons que le bien-être des enfants doit rester au cœur des préoccupations, même en cas de séparation.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants et les jeunes
À Goma, des dizaines d’enfants vivent dans la rue, confrontés à des conditions de vie extrêmement précaires. Abandonnés ou fuyant des situations familiales difficiles, ils luttent quotidiennement pour survivre sans abri, sans nourriture et sans accès à l’éducation. Leur quotidien est marqué par la faim, […]
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À Goma, des dizaines d’enfants vivent dans la rue, confrontés à des conditions de vie extrêmement précaires. Abandonnés ou fuyant des situations familiales difficiles, ils luttent quotidiennement pour survivre sans abri, sans nourriture et sans accès à l’éducation.
Leur quotidien est marqué par la faim, le froid et la violence. Exposés à des dangers tels que la maladie, l’exploitation, les abus sexuels, l’alcool et la criminalité. La plupart n’ont aucun accès aux soins médicaux ni aux services sociaux de base.
Livrés à eux-mêmes, ces enfants travaillent généralement dans la rue en mendiant ou en faisant du petit commerce. Les plus âgés sont souvent exposés à des activités illicites et à la prostitution.
Certains d’entre eux, contactés par Watoto News ce mardi 14 mai 2025, témoignent : « La nuit, on dort par terre, sous les étals du marché ou dans des cartons, quand on en trouve. Ici, la vie est tellement difficile », déclare Roméo, âgé de 13 ans, venu de Masisi, les yeux pleins de fatigue.
À ses côtés, Grâce, âgée de 15 ans, ajoute : « Parfois, on ne mange pas pendant deux jours. On cherche dans les poubelles ou on mendie. Des fois, les gens nous chassent, comme si on était des animaux. »
Ces enfants vivent dans l’indifférence, exposés à tous les dangers : maladies, violences et exploitation. Pourtant, malgré tout, ils rêvent encore.
« Moi, je veux aller à l’école pour devenir médecin. Mais qui va m’aider ? », demande Grâce, orpheline âgée de 13 ans.
Elle n’a qu’un seul appel : être vue, entendue et surtout protégée. Elle ajoute qu’en plus de ces difficultés, ils font face à la discrimination sociale et à la stigmatisation. Souvent perçus comme une nuisance, ils sont fréquemment la cible de violences.
Ces enfants, malgré leur jeune âge, portent le poids d’une vie d’adulte, confrontés à des défis quotidiens pour survivre. Leur résilience et leur espoir d’un avenir meilleur méritent une attention et une action.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les jeunes et les enfants
À Bukavu, de nombreuses jeunes filles, souvent mineures, tombent dans les filets de l’exploitation et abus sexuelle. Dans une ville fragilisée par les conflits, l’exode rural et la pauvreté chronique, ces adolescentes se retrouvent trop souvent abandonnées à leur sort. Mais dans l’ombre, un travail […]
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À Bukavu, de nombreuses jeunes filles, souvent mineures, tombent dans les filets de l’exploitation et abus sexuelle. Dans une ville fragilisée par les conflits, l’exode rural et la pauvreté chronique, ces adolescentes se retrouvent trop souvent abandonnées à leur sort. Mais dans l’ombre, un travail essentiel est mené pour leur offrir une issue, loin de la rue, loin des maisons closes.
Aux côtés de la Fondation Panzi du docteur Denis Mukwege, plusieurs associations locales s’engagent concrètement. C’est le cas du centre Ushindi qui œuvre dans les quartiers périphériques de Bukavu pour identifier les filles en situation de grande vulnérabilité. L’organisation APEF (Action pour la Promotion de l’Enfant et de la Femme) se charge d’un accompagnement éducatif et psychosocial, tandis que SOS Enfants appuie les actions de réinsertion communautaire. À cela s’ajoute Étoile du Sud, un centre d’accueil qui offre un toit provisoire aux jeunes filles ayant fui les réseaux de prostitution.
Dans ces espaces, le processus de reconstruction commence par la restauration de la dignité. Les jeunes filles accueillies bénéficient d’un cadre rassurant, d’un accompagnement psychologique personnalisé, et sont doucement guidées vers un projet de vie nouveau. Certaines reprennent l’école. D’autres apprennent un métier. Toutes entament un parcours fait de défis, mais aussi d’espoir.
La réintégration dans la famille, quand elle est possible, reste une étape cruciale et délicate. Des médiateurs sociaux travaillent en étroite collaboration avec les familles pour préparer ce retour. Quand les liens sont définitivement rompus ou dangereux, des solutions alternatives sont proposées, parfois sous forme d’hébergement chez des familles d’accueil volontaires.
Ce travail de terrain, souvent discret, a déjà permis à plusieurs jeunes filles de sortir durablement de l’exploitation. Mais le chemin reste long. Le manque de financement, la stigmatisation sociale et l’ampleur du phénomène continuent de freiner les efforts. Pourtant, ces organisations locales démontrent qu’avec de la volonté, de l’écoute et une approche centrée sur la personne, il est possible de réparer l’irréparable.
À Bukavu, chaque fille sauvée est une victoire silencieuse contre l’injustice. Ce sont ces victoires, patiemment construites au quotidien, qui changent la société en profondeur.
Par Alliance Birhange
Alors que le monde célèbre, ce 15 mai, la Journée internationale des familles, les habitants de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, peinent à trouver des raisons de se réjouir. Entre pauvreté persistante, insécurité croissante et accès limité aux services de base, les familles de cette ville […]
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Alors que le monde célèbre, ce 15 mai, la Journée internationale des familles, les habitants de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, peinent à trouver des raisons de se réjouir. Entre pauvreté persistante, insécurité croissante et accès limité aux services de base, les familles de cette ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) luttent quotidiennement pour leur survie.
Des foyers fragilisés par la crise économique
À Bukavu, la majorité des ménages vivent dans la précarité.
Amisa Kitenge, mère de huit enfants, confie:
«L’éducation des enfants devient de plus en plus inaccessible. Beaucoup n’étudient plus parce qu’ils n’ont pas de moyens pour payer les études.»
Le chômage massif, notamment chez les jeunes diplômés, accentue cette situation déjà difficile. Florence Safari, licenciée en service social et sans emploi depuis 2018, déplore:
«C’est vraiment compliqué, la pauvreté bat son plein ! Bien que l’on ait terminé les études à l’université, il nous est difficile de trouver de l’emploi aujourd’hui.»
Une insécurité préoccupante
En parallèle, la ville est confrontée à une montée inquiétante de la délinquance juvénile, reflet d’un environnement socio-économique dégradé et d’un manque de perspectives pour la jeunesse.
Un appel aux autorités
À l’occasion de cette Journée internationale des familles, les habitants de Bukavu adressent un appel pressant aux autorités locales et nationales. Ils réclament la mise en place de politiques publiques efficaces, axées sur l’amélioration des conditions de vie.
Parmi les priorités: un meilleur accès à l’éducation, des opportunités d’emploi pour les jeunes, ainsi que des mesures concrètes pour renforcer la sécurité dans la région.
Gloria Bakulikira
Ce jeudi 15 mai l’humanité commémore la journée internationale des familles.Watoto News célèbre la force des familles du monde et surtout la résilience de celles de l’Est de la République Démocratique du Congo, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Dans ces provinces marquées par l’insécurité, […]
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Ce jeudi 15 mai l’humanité commémore la journée internationale des familles.
Watoto News célèbre la force des familles du monde et surtout la résilience de celles de l’Est de la République Démocratique du Congo, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
Dans ces provinces marquées par l’insécurité, les déplacements et la pauvreté, les familles continuent de tenir. Malgré les souffrances, elles demeurent un pilier essentiel: un espace de solidarité, de transmission et d’espoir.
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Chaque 15 mai, le monde célèbre la Journée Internationale de la Famille, instituée par les Nations Unies depuis 1993. Cette journée met en lumière le rôle fondamental que joue la famille dans la construction de toute société. C’est une occasion de réfléchir à la manière […]
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Chaque 15 mai, le monde célèbre la Journée Internationale de la Famille, instituée par les Nations Unies depuis 1993. Cette journée met en lumière le rôle fondamental que joue la famille dans la construction de toute société. C’est une occasion de réfléchir à la manière dont les structures familiales influencent le bien-être des enfants, leur éducation, leur stabilité psychologique et leur capacité à faire face aux défis de la vie. Le thème de cette année invite à renforcer la résilience des familles face aux crises, un sujet qui résonne particulièrement à l’Est de la RDC où l’insécurité affecte durement les foyers.
Dans ce contexte, Watoto News s’est intéressé au cas du territoire de Kabare pour comprendre le rôle protecteur et éducatif des familles envers les enfants, malgré les défis sécuritaires et sociaux.
« Ma famille, c’est mon bonheur », lance Jonas, 14 ans, élève en 8e à l’Institut Mudaka. « Même si parfois il y a de l’instabilité à cause de l’insécurité, chez moi, quand même papa et maman sont là. Ils nous parlent, prient avec nous, nous encouragent à étudier. Je me sens en paix»

Le sociologue Iragi Bienvenu Fidèle, basé à Miti, confirme l’importance de ce cadre familial stable :
« Dans une région comme Kabare, la famille reste le premier rempart pour l’enfant. Quand elle joue bien son rôle de protection, dialogue, encadrement, elle permet à l’enfant de développer une certaine stabilité intérieure, essentielle pour faire face aux perturbations extérieures. Les parents doivent créer un environnement sécurisant pour leurs enfants en leur disant clairement et honnêtement ce qui se passe. Ils doivent aussi leur expliquer les signes de dangers et risques actuels, renforcer les liens affectifs, encourager la communication et le partage. »

Mais toutes les familles n’ont pas cette capacité, surtout dans les zones directement touchées par la crise humanitaire. Les conflits armés, les déplacements forcés, la pauvreté extrême rongent l’équilibre familial. Des enfants sont séparés de leurs proches, d’autres vivent dans des foyers surpeuplés ou marqués par la peur.
Neema, 12 ans, déplacée depuis bientôt trois mois, témoigne :
« On a fui l’insécurité depuis un temps. Nous sommes seulement avec ma mère ; je ne vois plus mon père. Maman fait tout pour que je mange et aille à l’école, mais je pleure souvent la nuit. »
Pour Iragi Bienvenu Fidèle, cela révèle une double pression :
« Dans ce contexte, les familles deviennent elles-mêmes des victimes. Le rôle protecteur qu’elles doivent jouer est menacé. Il faut des soutiens externes pour les renforcer psychologiquement, économiquement et socialement. Les enfants ne devraient pas errer vagabonder car le risque ou le danger est plus profond. Tout parent en cette période de crise humanitaire doit placer un message d’espoir en disant aux enfants que le lendemain sera meilleur. »
Madame Clémentine, mère de cinq enfants à Kavumu, ajoute avec gravité :
« Nous faisons de notre mieux. Mais quand il n’y a pas à manger, quand les enfants entendent les tirs ou voient la peur dans nos yeux, il est difficile de cacher l’angoisse. Pourtant je reste forte pour eux. Ils n’ont que moi. »
Face à cette réalité, des recommandations s’imposent :
Aux familles : il est essentiel de maintenir le dialogue, la tendresse, la prière ou les petits gestes d’encouragement au sein du foyer. Même dans la précarité, ces liens affectifs sont un socle de résilience.
Aux organisations humanitaires : il est urgent de soutenir les familles vulnérables non seulement par l’aide matérielle mais aussi par l’assistance psychosociale, les espaces d’écoute pour parents et enfants et la mise en place d’activités familiales collectives.
Aux autorités locales et nationales : cette journée est un rappel fort : protéger l’enfant c’est avant tout protéger et renforcer la cellule familiale. Cela passe par la sécurité mais aussi par l’accès aux soins, à l’éducation et au soutien communautaire.
En ce 15 mai, il est vital de reconnaître que malgré les conflits et les privations, la famille reste le dernier bastion de l’espoir pour l’enfant. La soutenir c’est bâtir un avenir plus stable et plus humain pour la jeunesse de Kabare et du Sud-Kivu.
Pascal Marhegane Ki-Moon (PMK)
Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu