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Dans un monde où les droits des enfants sont parfois négligés, la famille demeure un sanctuaire essentiel pour le développement et le bien-être des jeunes. La Convention relative aux droits de l’enfant, dans ses articles 7 et 18 , reconnait que chaque enfant a le droit de connaître et d’être élevé par ses parents. Ces derniers doivent assurer son développement.
Ici la nécessité pour l’enfant de grandir dans un environnement familial chaleureux est claire.

Natasha Binti, une jeune enfant -journaliste défenseuse des droits des enfants âgée de 13 ans, partage son expérience personnelle :  » La famille est pour moi un cercle où l’on se sent soutenu, compris et encouragé. Qu’il s’agisse de liens de sang ou d’adoption, c’est un espace d’amour où l’on se sent accepté tel que l’on est. La famille est un refuge où l’on peut être soi-même « , déclare-t-elle avec passion.

De son côté, Zelotte Zagabe, un autre enfant-journaliste défenseur des droits d’autres enfants évoque la sécurité et l’épanouissement qu’il trouve au sein de sa famille :  » C’est l’endroit où je me sens heureux et protégé. Être en famille me permet de me confier sans crainte, entouré de personnes qui prennent soin de moi « , souligne-t-il.

Les témoignages de Natasha et Zelotte mettent en lumière réalité :la famille sécurise l’enfant.
Pourtant cette réalité est loin d’être pareille pour chaque enfant . De nombreux enfants se retrouvent sans famille ou sont rejetés par celle-ci, ce qui entraîne des conséquences sur leur vie.

 » Je connais des enfants qui vivent difficilement parce qu’ils ne sont pas en famille. Beaucoup affontent la rue. Ils manquent d’affection et de stabilité », regrette Zelotte.
L’absence donc d’une structure familiale expose les enfants à des violations graves de leurs droits fondamentaux.
Selon Natasha,  » sans un environnement familial, les enfants perdent également d’autres droits cruciaux comme celui à l’éducation, le droit à la santé  » .

La responsabilité de garantir un foyer aux enfants sans famille incombe également à l’État. Zelotte rappelle que  » l’article 20 de la CDE stipule que lorsque les parents font défaut, il est du devoir de l’État d’assurer à chaque enfant une structure familiale dans laquelle il peut grandir et s’épanouir « .
À l’occasion de la Journée internationale des familles célébrée le 15 mai, il appelle instamment le gouvernement congolais à prendre des mesures concrètes pour octroyer une seconde famille à tous ces enfants.

Natasha conclut en lançant un appel à la solidarité collective :  » Un enfant sans famille ne manque pas seulement de parents ; il lui manque un repère émotionnel. Chacun de nous a une part de responsabilité. Offrons un foyer et une écoute bienveillante. Chaque enfant mérite d’être aimé et respecté.  » L’indifférence est une injustice silencieuse qui ne devrait pas exister dans notre société, conclut elle.

Emmanuella Bahindwa

Auteur/autrice

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