
À Goma, des dizaines d’enfants vivent dans la rue, confrontés à des conditions de vie extrêmement précaires. Abandonnés ou fuyant des situations familiales difficiles, ils luttent quotidiennement pour survivre sans abri, sans nourriture et sans accès à l’éducation.
Leur quotidien est marqué par la faim, le froid et la violence. Exposés à des dangers tels que la maladie, l’exploitation, les abus sexuels, l’alcool et la criminalité. La plupart n’ont aucun accès aux soins médicaux ni aux services sociaux de base.
Livrés à eux-mêmes, ces enfants travaillent généralement dans la rue en mendiant ou en faisant du petit commerce. Les plus âgés sont souvent exposés à des activités illicites et à la prostitution.
Certains d’entre eux, contactés par Watoto News ce mardi 14 mai 2025, témoignent : « La nuit, on dort par terre, sous les étals du marché ou dans des cartons, quand on en trouve. Ici, la vie est tellement difficile », déclare Roméo, âgé de 13 ans, venu de Masisi, les yeux pleins de fatigue.
À ses côtés, Grâce, âgée de 15 ans, ajoute : « Parfois, on ne mange pas pendant deux jours. On cherche dans les poubelles ou on mendie. Des fois, les gens nous chassent, comme si on était des animaux. »
Ces enfants vivent dans l’indifférence, exposés à tous les dangers : maladies, violences et exploitation. Pourtant, malgré tout, ils rêvent encore.
« Moi, je veux aller à l’école pour devenir médecin. Mais qui va m’aider ? », demande Grâce, orpheline âgée de 13 ans.
Elle n’a qu’un seul appel : être vue, entendue et surtout protégée. Elle ajoute qu’en plus de ces difficultés, ils font face à la discrimination sociale et à la stigmatisation. Souvent perçus comme une nuisance, ils sont fréquemment la cible de violences.
Ces enfants, malgré leur jeune âge, portent le poids d’une vie d’adulte, confrontés à des défis quotidiens pour survivre. Leur résilience et leur espoir d’un avenir meilleur méritent une attention et une action.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les jeunes et les enfants
