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Alors que le monde célèbre, ce 15 mai, la Journée internationale des familles, les habitants de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, peinent à trouver des raisons de se réjouir. Entre pauvreté persistante, insécurité croissante et accès limité aux services de base, les familles de cette ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) luttent quotidiennement pour leur survie.

Des foyers fragilisés par la crise économique

À Bukavu, la majorité des ménages vivent dans la précarité.
Amisa Kitenge, mère de huit enfants, confie:
«L’éducation des enfants devient de plus en plus inaccessible. Beaucoup n’étudient plus parce qu’ils n’ont pas de moyens pour payer les études.»

Le chômage massif, notamment chez les jeunes diplômés, accentue cette situation déjà difficile. Florence Safari, licenciée en service social et sans emploi depuis 2018, déplore:
«C’est vraiment compliqué, la pauvreté bat son plein ! Bien que l’on ait terminé les études à l’université, il nous est difficile de trouver de l’emploi aujourd’hui.»

Une insécurité préoccupante

En parallèle, la ville est confrontée à une montée inquiétante de la délinquance juvénile, reflet d’un environnement socio-économique dégradé et d’un manque de perspectives pour la jeunesse.

Un appel aux autorités

À l’occasion de cette Journée internationale des familles, les habitants de Bukavu adressent un appel pressant aux autorités locales et nationales. Ils réclament la mise en place de politiques publiques efficaces, axées sur l’amélioration des conditions de vie.
Parmi les priorités: un meilleur accès à l’éducation, des opportunités d’emploi pour les jeunes, ainsi que des mesures concrètes pour renforcer la sécurité dans la région.

Gloria Bakulikira

Auteur/autrice

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