POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Les jeunes U-Reporters des communes de Bagira, Kadutu et Ibanda à Bukavu viennent de bénéficier d’une formation en informatique générale. Cette session, tenue au Centre d’Informatique de l’ODH, Observatoire des Droits Humains visait à renforcer les compétences de vingt et un U-Reporters des en bureautique, […]
ACTUALITÉS
Les jeunes U-Reporters des communes de Bagira, Kadutu et Ibanda à Bukavu viennent de bénéficier d’une formation en informatique générale. Cette session, tenue au Centre d’Informatique de l’ODH, Observatoire des Droits Humains visait à renforcer les compétences de vingt et un U-Reporters des en bureautique, navigation Internet et sécurité numérique, afin de les préparer à une participation active dans la société numérique.
Durant 40 jours, les jeunes ont bénéficié d’un encadrement de qualité qui vient de ce clôturer ce 15 mai 2025.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme U-Report, une plateforme développée par l’UNICEF pour encourager la participation citoyenne des jeunes à travers des sondages et des échanges sur des enjeux sociaux.
Des témoignages recueillis auprès des participants illustrent l’impact de cette formation. Gloria Amani, habitante de la commune d’Ibanda, a exprimé sa satisfaction d’avoir appris à créer un CV et à utiliser des outils tels que Word et Excel. Faida Mushayuma Aimerance, de Bagira, a souligné l’importance des connaissances acquises en matière de sécurité en ligne. Et Ciza Shandrack Joseph, de Kadutu, se dit prêt à partager ses nouvelles compétences, notamment avec les filles de son quartier.
Cette formation a été organisé par ODH en partenariat avec l’UNICEF dans l’optique de renforcer les capacités des jeunes U-Reporters de Bukavu.
Par Kweli Birindwa Baraka, pour Watoto News
À l’occasion de la Journée internationale de la famille, Watoto News met le focus sur le rôle fondamental que joue le noyau familial dans l’épanouissement de la jeunesse. Selon les recherches effectuées par votre média, la famille demeure le premier cadre de développement affectif, social […]
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À l’occasion de la Journée internationale de la famille, Watoto News met le focus sur le rôle fondamental que joue le noyau familial dans l’épanouissement de la jeunesse.
Selon les recherches effectuées par votre média, la famille demeure le premier cadre de développement affectif, social et moral pour les jeunes. Elle assure une sécurité émotionnelle essentielle, offrant aux enfants un espace où ils se sentent aimés, écoutés et protégés. Ce climat de confiance contribue à construire leur estime de soi et leur équilibre intérieur.
Les parents transmettent des valeurs fondamentales telles que le respect, la responsabilité et l’honnêteté. À travers les échanges quotidiens, les jeunes acquièrent des repères et des orientations qui les aident à faire des choix éclairés sur les plans éducatif, relationnel et professionnel.
Les conseils, les expériences partagées, ainsi que l’exemple donné par les adultes sont autant de leviers dans leur construction personnelle.
La famille constitue également un soutien crucial en période de doute, d’échec scolaire, de stress ou de crise. Sa présence permet d’éviter l’isolement et de prévenir les comportements à risque.
Grâce Nshobole, 15 ans, habitante de Bukavu, déclare à Watoto News qu’en famille elle se sent en sécurité :
« Pour moi, vivre en famille, surtout en cette période de guerre, c’est comme avoir un abri quand il pleut très fort. Quand j’ai peur à cause des bruits de fusils, c’est dans les bras de ma maman que je trouve la paix. Mon père nous rassure, et mes petits frères me font rire, même quand j’ai envie de pleurer. La famille me donne la force de continuer l’école, de rêver et d’espérer un avenir meilleur. »
L’interaction quotidienne avec la famille favorise le développement de compétences essentielles comme l’écoute, l’expression d’idées et la résolution de conflits. Une famille qui valorise la lecture, la discussion et l’apprentissage encourage l’esprit critique et la réussite scolaire.
Le dialogue, clé d’un encadrement efficace
David Cizungu Shaba, enseignant et père de sept enfants à Kadutu (Sud-Kivu), insiste sur l’importance du dialogue familial :
« Être père aujourd’hui, c’est plus que nourrir ses enfants. Avec mes adolescents, je parle, je les écoute, je les accompagne. Chaque soir, nous discutons : comment s’est passée leur journée ? Quelles sont leurs inquiétudes ? Je leur montre l’importance du respect, de l’effort et de la foi. Je les sensibilise aussi aux dangers des fausses informations, surtout en ces temps d’insécurité et de réseaux sociaux. À la maison, nous partageons les tâches, nous prions ensemble, et je les encourage à rêver grand. L’encadrement parental, c’est semer aujourd’hui les valeurs qui les guideront demain. »
Identité, culture et transmission
La famille joue également un rôle central dans la transmission des origines, de la culture et des traditions. Ces éléments renforcent le sentiment d’appartenance et l’estime de soi chez les jeunes. Face aux bouleversements du monde contemporain, elle demeure un repère stable, garant d’un enracinement solide.
Le verset biblique de Proverbes 22:6 (version Louis Segond) illustre cette responsabilité :
« Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. »
Ce passage souligne que la famille est le premier lieu d’apprentissage moral, spirituel et social, capable de poser les bases durables du devenir d’un jeune.
Clarisse Zihalirwa Volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
À l’occasion de la Journée internationale de la famille, Watoto News met le focus sur le rôle fondamental que joue le noyau familial dans l’épanouissement de la jeunesse. Selon les recherches effectuées par votre média, la famille demeure le premier cadre de développement affectif, social […]
ACTUALITÉS
Selon les recherches effectuées par votre média, la famille demeure le premier cadre de développement affectif, social et moral pour les jeunes. Elle assure une sécurité émotionnelle essentielle, offrant aux enfants un espace où ils se sentent aimés, écoutés et protégés. Ce climat de confiance contribue à construire leur estime de soi et leur équilibre intérieur.
Les parents transmettent des valeurs fondamentales telles que le respect, la responsabilité et l’honnêteté. À travers les échanges quotidiens, les jeunes acquièrent des repères et des orientations qui les aident à faire des choix éclairés sur les plans éducatif, relationnel et professionnel.
Les conseils, les expériences partagées, ainsi que l’exemple donné par les adultes sont autant de leviers dans leur construction personnelle.
La famille constitue également un soutien crucial en période de doute, d’échec scolaire, de stress ou de crise. Sa présence permet d’éviter l’isolement et de prévenir les comportements à risque.
Grâce Nshobole, 15 ans, habitante de Bukavu, déclare à Watoto News qu’en famille elle se sent en sécurité :
« Pour moi, vivre en famille, surtout en cette période de guerre, c’est comme avoir un abri quand il pleut très fort. Quand j’ai peur à cause des bruits de fusils, c’est dans les bras de ma maman que je trouve la paix. Mon père nous rassure, et mes petits frères me font rire, même quand j’ai envie de pleurer. La famille me donne la force de continuer l’école, de rêver et d’espérer un avenir meilleur. »
L’interaction quotidienne avec la famille favorise le développement de compétences essentielles comme l’écoute, l’expression d’idées et la résolution de conflits. Une famille qui valorise la lecture, la discussion et l’apprentissage encourage l’esprit critique et la réussite scolaire.
Le dialogue, clé d’un encadrement efficace
David Cizungu Shaba, enseignant et père de sept enfants à Kadutu (Sud-Kivu), insiste sur l’importance du dialogue familial :
« Être père aujourd’hui, c’est plus que nourrir ses enfants. Avec mes adolescents, je parle, je les écoute, je les accompagne. Chaque soir, nous discutons : comment s’est passée leur journée ? Quelles sont leurs inquiétudes ? Je leur montre l’importance du respect, de l’effort et de la foi. Je les sensibilise aussi aux dangers des fausses informations, surtout en ces temps d’insécurité et de réseaux sociaux. À la maison, nous partageons les tâches, nous prions ensemble, et je les encourage à rêver grand. L’encadrement parental, c’est semer aujourd’hui les valeurs qui les guideront demain. »
Identité, culture et transmission
La famille joue également un rôle central dans la transmission des origines, de la culture et des traditions. Ces éléments renforcent le sentiment d’appartenance et l’estime de soi chez les jeunes. Face aux bouleversements du monde contemporain, elle demeure un repère stable, garant d’un enracinement solide.
Le verset biblique de Proverbes 22:6 (version Louis Segond) illustre cette responsabilité :
« Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. »
Ce passage souligne que la famille est le premier lieu d’apprentissage moral, spirituel et social, capable de poser les bases durables du devenir d’un jeune.
*Clarisse Zihalirwa,Volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu*
Des enfants sont formés en arts industriels afin de protéger l’environnement. C’est ce qu’indique, ce mercredi 14 mai 2025, David Basubi, facilitateur des enfants au sein de la plateforme Génie Créatif, une structure réunissant des enfants œuvrant dans le bricolage, le recyclage des déchets plastiques […]
ACTUALITÉS
Des enfants sont formés en arts industriels afin de protéger l’environnement. C’est ce qu’indique, ce mercredi 14 mai 2025, David Basubi, facilitateur des enfants au sein de la plateforme Génie Créatif, une structure réunissant des enfants œuvrant dans le bricolage, le recyclage des déchets plastiques et les technologies vertes dans la ville de Bukavu.

David Basubi explique que ces enfants sont initiés aux activités de bricolage et de recyclage des déchets plastiques pour en faire des objets durables. Il précise que cela s’inscrit dans une démarche de protection de l’environnement, menacé par une forte présence de déchets, mais aussi pour faire face au problème de pollution.
« En tant que Génie Créatif, nous formons les enfants, nous les encadrons, nous les initions aux technologies vertes, c’est-à-dire aux arts industriels, mais qui restent dans les normes de protection de l’environnement. Que ce soit l’électricité, la mécanique, le bricolage ou l’électronique, tout cela participe à la protection de notre écosystème, menacé par les activités humaines. »
Rappelons que Génie Créatif œuvre au sein de la Bibliothèque de Paix de Panzi, chez Cocorico asbl.
Rehema Namegabe Esther
Dans de nombreuses communautés, les enfants grandissent sans accès réel à une information fiable et adaptée à leur âge. Ce manquement freine leur développement personnel, leur compréhension du monde et leur capacité à participer activement à la société. L’accès à l’information demeure ainsi un enjeu […]
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Dans de nombreuses communautés, les enfants grandissent sans accès réel à une information fiable et adaptée à leur âge. Ce manquement freine leur développement personnel, leur compréhension du monde et leur capacité à participer activement à la société. L’accès à l’information demeure ainsi un enjeu crucial pour les droits des enfants.
Au Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo, cette réalité est encore plus marquée. La région connaît de nombreuses contraintes : pauvreté, faible couverture médiatique dans les zones rurales, et absence de contenus spécifiquement conçus pour les jeunes. Bien que le droit à l’information soit garanti par la Convention relative aux droits de l’enfant (article 17), les conditions locales rendent son application difficile.
Les obstacles à l’accès des enfants à l’information
Plusieurs facteurs freinent l’accès des enfants aux médias :

Ce que disent les enfants
Les témoignages d’enfants illustrent clairement ce manque d’accès :
Aïcha, une fille de 13 ans, habitant Muhungu Lavoix , en commune d’Ibanda se plaint : « Je n’ai jamais vu un journal pour enfants. À la maison, on dit que ce n’est pas pour nous. »
Jean-Paul, 15 ans, habitant Pageco poursuit : « À l’école, on ne parle pas des informations. Je découvre des choses sur Internet, mais je ne sais pas si c’est vrai. »
Pour Lydia, âgée de 12 ans et habitante de Bagira, Il y a injustice : « J’aimerais comprendre ce qui se passe dans le monde, mais je ne sais pas où chercher. Tout appartient aux adultes. »
Des conséquences sur leur développement
Le manque d’accès à une information adaptée nuit au développement cognitif et social des enfants. Ils disposent de peu d’opportunités pour développer leur esprit critique, comprendre leur environnement ou participer activement à la vie sociale. Par ailleurs, l’exposition à des contenus inappropriés peut nuire à leur équilibre émotionnel.
Des initiatives pour changer la donne
Des organisations tentent de répondre à cette problématique. Watoto News, par exemple, est une plateforme congolaise dédiée à l’information et à l’expression des enfants et des jeunes. Elle leur permet de s’informer, de s’exprimer et d’acquérir des compétences en journalisme.
Responsabiliser les adultes
Les parents, les enseignants et les décideurs ont un rôle central à jouer. Ils doivent fournir aux enfants les outils nécessaires pour accéder à une information fiable et appropriée. Cela passe par :
Vers un environnement médiatique inclusif
Garantir aux enfants un accès à une information de qualité est fondamental pour favoriser leur développement et leur participation citoyenne. Des initiatives comme Watoto News montrent que des solutions existent. Il est maintenant urgent que les familles, les éducateurs et les autorités conjuguent leurs efforts pour créer un environnement médiatique inclusif, respectueux des besoins et des droits des plus jeunes.
Louise Bibentyo
Ce mardi 13 mai 2025, une centaine de jeunes se sont réunis à l’ISDR Bukavu et en ligne pour réfléchir sur leur place dans les économies bleues et faire entendre leurs voix après le 11ᵉ Forum régional africain pour le développement durable.Comment impliquer les jeunes […]
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Ce mardi 13 mai 2025, une centaine de jeunes se sont réunis à l’ISDR Bukavu et en ligne pour réfléchir sur leur place dans les économies bleues et faire entendre leurs voix après le 11ᵉ Forum régional africain pour le développement durable.
Comment impliquer les jeunes Congolais dans les économies bleues ? Voilà la question centrale de cette conférence organisée par CYNESA-RDC.

L’événement s’inscrit dans la dynamique du 11ᵉ Forum régional africain pour le développement durable (FRADD), tenu récemment à Kampala, en Ouganda.
Pour de nombreux participants, les conclusions du forum de Kampala ne doivent pas rester lettre morte. La Déclaration qui en est issue appelle à des actions concrètes en faveur de l’implication des jeunes dans les stratégies de durabilité. Encore faut-il que cette inclusion dépasse le stade des discours.
Il faut un réseau congolais de jeunes
Daniel Cirimwami, représentant-pays de CYNESA-RDC, a souligné l’importance de soutenir les initiatives locales portées par les jeunes:
« Il faut un réseau congolais de jeunes pour canaliser les financements, faciliter leur accès aux ressources et accompagner leurs projets sur le terrain. »
Il plaide aussi pour la mise en place de statistiques rigoureuses, afin de valoriser les actions déjà menées dans les communautés.
Pour Benjamin Marhegane, un autre intervenant, le défi est autant culturel qu’environnemental:
« Les déchets plastiques ne sont plus une menace. Ce sont des opportunités économiques si on sait les recycler et les transformer. Les économies bleues peuvent nous faire passer de la pollution à l’innovation.»
Entre ambition et obstacles
Les jeunes Congolais ont des idées, de la volonté, des projets. Ce qui manque, selon eux, c’est la reconnaissance institutionnelle, l’accès aux financements, la structuration des efforts, et le suivi des engagements pris à l’international. Sans mesures concrètes pour accompagner les porteurs de projets, leur engagement risque de rester marginalisé, et les solutions locales sous-exploitées.

CYNESA-RDC appelle à une approche intégrée, dans laquelle les jeunes ne sont pas simplement consultés mais deviennent des acteurs centraux des politiques d’économie bleue, notamment autour du lac Kivu, une ressource vitale, à la fois menacée et riche de potentiel.
L’intention à l’action
Pour que l’économie bleue ne reste pas un simple slogan, il est urgent de transformer les intentions en actions. Les jeunes n’attendent plus des discours: ils veulent des opportunités concrètes, un cadre de travail structurant, et surtout, la possibilité de construire un avenir durable pour leurs communautés. Leur message est clair: le temps de l’action est venu.
Fabien Bukuze, pour Watoto News DRC
Dans de nombreuses régions du monde, l’accès à l’eau potable dans les établissements scolaires demeure un défi majeur. Selon les données du Programme commun de surveillance OMS/UNICEF, environ 29 % des écoles ne disposent pas de services de base en matière d’eau potable, affectant ainsi […]
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Dans de nombreuses régions du monde, l’accès à l’eau potable dans les établissements scolaires demeure un défi majeur. Selon les données du Programme commun de surveillance OMS/UNICEF, environ 29 % des écoles ne disposent pas de services de base en matière d’eau potable, affectant ainsi 546 millions d’élèves.
Ce manque d’eau potable entraîne directement des maladies hydriques telles que la diarrhée, le choléra, la dysenterie et la fièvre typhoïde. Ces maladies provoquent de nombreux cas d’absentéisme et peuvent être mortelles, surtout chez les jeunes enfants. De plus, sans une hydratation suffisante, les élèves souffrent de fatigue, de maux de tête et de troubles de concentration, ce qui nuit à leur apprentissage.
L’absence d’eau empêche également le respect des règles d’hygiène, notamment le lavage des mains, favorisant ainsi la propagation de nombreuses infections, surtout dans les écoles surpeuplées où les contacts sont fréquents.
Au-delà des problèmes de santé, le manque d’eau potable a un effet direct sur l’éducation. Dans certaines régions, des enfants doivent parcourir de longues distances pour aller chercher de l’eau, manquant ainsi les cours. D’autres, malades ou épuisés, ne peuvent pas suivre normalement les leçons. Le manque d’installations sanitaires adaptées, notamment pour les filles pendant leurs règles, pousse aussi certaines adolescentes à abandonner l’école.
Catherine Nyenyezi, directrice de l’école primaire Kasiye en République démocratique du Congo, témoigne : « Les maladies hydriques étaient fréquentes à l’école, limitant l’assiduité des enfants pour leur bonne éducation. »
Maombi, une élève du même établissement, ajoute : « Maintenant, je bois enfin de l’eau potable et saine, ce qui a considérablement amélioré ma santé. Les maladies hydriques qui autrefois affectaient ma vie ont disparu. »
Ces témoignages illustrent l’impact positif que peut avoir l’accès à l’eau potable sur la santé et l’éducation des enfants. Il est impératif que des mesures soient prises pour garantir un accès universel à l’eau potable dans les écoles, afin de favoriser un environnement d’apprentissage sain et inclusif pour tous les élèves.
Pour améliorer la santé et l’éducation des enfants, il est essentiel de garantir l’accès à l’eau potable dans les écoles. Cela passe par la construction de points d’eau, l’installation de latrines propres, l’éducation à l’hygiène et la collaboration entre écoles, ONG et autorités. Un accès à l’eau potable, c’est offrir aux enfants les moyens d’apprendre et de rêver.
Louise Bibentyo
L’allaitement maternel est le mode naturel d’alimentation du nourrisson par le lait produit par sa mère.Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il doit être exclusif durant les six premiers mois, puis complété par une alimentation diversifiée jusqu’à l’âge de deux ans ou plus. Ce […]
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L’allaitement maternel est le mode naturel d’alimentation du nourrisson par le lait produit par sa mère.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il doit être exclusif durant les six premiers mois, puis complété par une alimentation diversifiée jusqu’à l’âge de deux ans ou plus. Ce mode d’alimentation favorise une croissance saine, renforce le système immunitaire, soutient le développement cérébral et crée un lien affectif fort entre la mère et l’enfant.
Cependant, certaines mères négligent cette pratique bénéfique, ce qui expose les nourrissons à un risque accru d’infections, de retard de croissance et de développement cérébral moins optimal.
Selon le Dr Pascal Kashola Mweze, médecin généraliste, le lait maternel contient tous les nutriments nécessaires à la croissance et au développement du nourrisson dans des proportions idéales. Il est également riche en anticorps qui protègent contre diverses infections et les maladies respiratoires.
« Le lait maternel contient tout ce qu’il faut pour que le bébé grandisse bien pendant ses six premiers mois, sans besoin d’autre aliment. Il favorise aussi un bon développement du cerveau grâce à certains acides gras qu’il contient naturellement », explique ce médecin généraliste.
Il souligne également les bienfaits pour la mère
« L’allaitement aide l’utérus à retrouver sa taille normale, réduit les risques de certains cancers (sein, ovaire) et peut retarder le retour des règles. Pendant l’allaitement, le bébé se sent rassuré, aimé et en sécurité. »
Concernant l’alternative au lait maternel, le Docteur Pascal précise qu’un bébé peut se développer correctement avec du lait artificiel, à condition que cela soit bien encadré. « Si le lait artificiel est mal préparé ou mal surveillé, le risque de maladies (infections, allergies) augmente. L’enfant peut aussi être plus exposé à l’obésité ou au diabète plus tard. Par ailleurs, le lien affectif entre la mère et l’enfant peut être plus difficile à construire en l’absence de moments privilégiés liés à l’allaitement. », poursuit le Dr Kashola.
Enfin, le médecin recommande d’initier l’allaitement dès la première heure après l’accouchement, si possible. Le colostrum, ce premier lait jaunâtre, est extrêmement riche en défenses naturelles. Il est conseillé d’alterner les seins et de veiller à ce que le nourrisson tète suffisamment, soit au moins 15 à 20 minutes sur chacun de deux seins.
Deogratias Kulila, volontaire pour les enfants
Dans la province du Sud-Kivu, particulièrement en territoire de Kabare, la crise humanitaire accentue la vulnérabilité des familles et affaiblit les liens sociaux. Les enfants, en première ligne de cette instabilité, subissent de plein fouet les effets des déplacements, de la pauvreté et de la […]
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Dans la province du Sud-Kivu, particulièrement en territoire de Kabare, la crise humanitaire accentue la vulnérabilité des familles et affaiblit les liens sociaux. Les enfants, en première ligne de cette instabilité, subissent de plein fouet les effets des déplacements, de la pauvreté et de la déscolarisation. Privés de repères stables, nombreux sont ceux qui vivent dans un isolement silencieux, marqués par des traumatismes profonds.
Au vu de cette situation Watoto News ouvre la réflexion sur les mécanismes communautaires pouvant renforcer la protection des enfants en contexte de crise.
Si des organisations humanitaires apportent un soutien ponctuel, un levier essentiel reste souvent négligé: le rôle des aînés et des leaders communautaires.
Présents au quotidien dans les villages, ces figures de sagesse détentrices des savoirs traditionnels jouent un rôle fondamental dans la transmission des valeurs, la réassurance affective et la reconstruction du lien social. Leur proximité avec les enfants, leur expérience et leur capacité d’écoute peuvent devenir des outils puissants dans l’accompagnement psychosocial.
À Bushumba, en territoire de Kabare, Lushombo, enseignant dans une école primaire, décrit une réalité préoccupante:
« Beaucoup d’enfants sont fermés, absents en classe. Certains ont tout perdu. Quand un vieux du village s’assoit avec eux, leur parle de leur histoire, de leur culture, on voit un changement. C’est un retour à une forme de sécurité. Soutenir les enfants, c’est d’abord recréer leur monde avec les outils qu’ils comprennent.»
Dans plusieurs localités de Kabare, aucune structure d’accompagnement spécifique pour les enfants affectés par la crise humanitaire n’a encore vu le jour. Le constat est alarmant, et les acteurs locaux s’en inquiètent.
Rodrigue Munguakonkwa, leader communautaire engagé en territoire de Kabare, tire la sonnette d’alarme:
« Nous vivons avec ces enfants. Nous voyons leur silence, leur peur, leur colère parfois. En tant que leaders, nous ne pouvons pas rester indifférents. L’enfant d’aujourd’hui, c’est le citoyen de demain. Si on ne lui tend pas la main maintenant, on compromet tout un avenir. Les aînés peuvent être ces figures d’écoute et de stabilité que les enfants recherchent. Mais il nous manque des cadres, des formations, un accompagnement pour faire les choses bien. Nous sommes prêts à agir, mais il faut que les partenaires nous fassent confiance et nous appuient. »
Un habitant de Miti renchérit:
« Nous n’avons pas d’argent ni de grandes structures, mais nous avons nos paroles, nos histoires, nos oreilles. Quand un enfant peut parler à un aîné, c’est déjà un pas vers la guérison. »
En période de grande fragilité, appuyer la création d’espaces d’écoute, de dialogue intergénérationnel et de liens communautaires peut contribuer à restaurer une forme de stabilité émotionnelle chez les enfants. Les aînés et les leaders locaux ne demandent qu’à être outillés pour jouer pleinement ce rôle.
Dans un Sud-Kivu en crise, ils peuvent devenir les piliers d’une résilience collective. Il est temps de reconnaître leur potentiel et de leur faire confiance.
Pascal Marhegane Ki-Moon (PMK), Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
L’orphelinat Gun Gunna situé à Goma appelle à l’aide en faveur des 45 enfants délaissés vivant au sein de cet orphelinat. Au cours d’une interview exclusive accordée à Watoto News, Musole Bahizire Justin ,coordonnateur de ce foyer à fait savoir que ces enfants mènent une […]
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L’orphelinat Gun Gunna situé à Goma appelle à l’aide en faveur des 45 enfants délaissés vivant au sein de cet orphelinat.
Au cours d’une interview exclusive accordée à Watoto News, Musole Bahizire Justin ,coordonnateur de ce foyer à fait savoir que ces enfants mènent une vie de vulnérabilité depuis maintenant un an. L’orphelinat est actuellement confronté à une crise économique qui ne permet pas de subvenir aux besoins des premières nécessité afin d’assurer la survie des ces enfants en désespoir.
Musole justifie ce cris de secours par le fait que la province du Nord-Kivu fait actuellement face à une précarité sur le plan économique.
Une situation qui affecte aussi l’orphelinat Gun gunna.
«Depuis 12 ans, nous nous battons chaque jour pour offrir un avenir meilleur à ces enfants : les nourrir, les scolariser, les soigner et leur apporter un peu de joie. Mais aujourd’hui, nos ressources sont épuisées. La crise économique qui frappe Goma nous empêche de répondre à leurs besoins les plus élémentaires.»regrette Musole Justin.
Signalons que l’orphelinat Gun Gunna est basé à Goma chef lieu de la province du nord Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo.
Celui-ci ajoute que ces enfants n’ont pas choisi leur sort raison pour laquelle ils méritent de grandir dans la dignité, avec l’espoir d’un avenir meilleur.
Ainsi il demande aux personnes de bonne volonté de leur venir en aide.
Yseult Lwango volontaire pour les enfants.