
Ce mardi 13 mai 2025, une centaine de jeunes se sont réunis à l’ISDR Bukavu et en ligne pour réfléchir sur leur place dans les économies bleues et faire entendre leurs voix après le 11ᵉ Forum régional africain pour le développement durable.
Comment impliquer les jeunes Congolais dans les économies bleues ? Voilà la question centrale de cette conférence organisée par CYNESA-RDC.

L’événement s’inscrit dans la dynamique du 11ᵉ Forum régional africain pour le développement durable (FRADD), tenu récemment à Kampala, en Ouganda.
Pour de nombreux participants, les conclusions du forum de Kampala ne doivent pas rester lettre morte. La Déclaration qui en est issue appelle à des actions concrètes en faveur de l’implication des jeunes dans les stratégies de durabilité. Encore faut-il que cette inclusion dépasse le stade des discours.
Il faut un réseau congolais de jeunes
Daniel Cirimwami, représentant-pays de CYNESA-RDC, a souligné l’importance de soutenir les initiatives locales portées par les jeunes:
« Il faut un réseau congolais de jeunes pour canaliser les financements, faciliter leur accès aux ressources et accompagner leurs projets sur le terrain. »
Il plaide aussi pour la mise en place de statistiques rigoureuses, afin de valoriser les actions déjà menées dans les communautés.
Pour Benjamin Marhegane, un autre intervenant, le défi est autant culturel qu’environnemental:
« Les déchets plastiques ne sont plus une menace. Ce sont des opportunités économiques si on sait les recycler et les transformer. Les économies bleues peuvent nous faire passer de la pollution à l’innovation.»
Entre ambition et obstacles
Les jeunes Congolais ont des idées, de la volonté, des projets. Ce qui manque, selon eux, c’est la reconnaissance institutionnelle, l’accès aux financements, la structuration des efforts, et le suivi des engagements pris à l’international. Sans mesures concrètes pour accompagner les porteurs de projets, leur engagement risque de rester marginalisé, et les solutions locales sous-exploitées.

CYNESA-RDC appelle à une approche intégrée, dans laquelle les jeunes ne sont pas simplement consultés mais deviennent des acteurs centraux des politiques d’économie bleue, notamment autour du lac Kivu, une ressource vitale, à la fois menacée et riche de potentiel.
L’intention à l’action
Pour que l’économie bleue ne reste pas un simple slogan, il est urgent de transformer les intentions en actions. Les jeunes n’attendent plus des discours: ils veulent des opportunités concrètes, un cadre de travail structurant, et surtout, la possibilité de construire un avenir durable pour leurs communautés. Leur message est clair: le temps de l’action est venu.
Fabien Bukuze, pour Watoto News DRC
