POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Dans le cadre des préparatifs de leur jubilé d’argent, le groupe catholique « Les Anges du Ciel » a mené une action caritative en faveur des enfants hospitalisés à la pédiatrie de l’hôpital provincial général de référence de Bukavu ce dimanche 18 mai 2025. La […]
ACTUALITÉS
Dans le cadre des préparatifs de leur jubilé d’argent, le groupe catholique « Les Anges du Ciel » a mené une action caritative en faveur des enfants hospitalisés à la pédiatrie de l’hôpital provincial général de référence de Bukavu ce dimanche 18 mai 2025.
La journée a débuté par une messe réunissant les membres du groupe, suivie d’une animation joyeuse faite de chants et de danses, visant à égayer les jeunes patients et à leur insuffler un nouvel élan d’espoir.
Plus d’une cinquantaine
d’enfants ont bénéficié de dons comprenant du riz, du sucre, du savon et d’autres vivres essentiels. Ces aides visent à améliorer leur quotidien, souvent marqué par des difficultés économiques accentuant leur état de santé précaire.
Sœur Charlotte, accompagnatrice diocésaine du mouvement, a exprimé sa gratitude : « Je remercie le Tout-Puissant pour cette réussite. Malgré nos inquiétudes financières, tout s’est déroulé dans un bon climat, et les enfants visités sont restés très contents, ce qui est notre joie. »
Les enfants, touchés par cette attention, ont également exprimé leur reconnaissance : « Nous disons merci à tous les Anges du Ciel d’avoir pensé à nous. Ce n’est pas seulement pour les vivres, mais pour la grande joie qu’ils nous ont apportée. Certains se sentent déjà guéris rien qu’en les voyant chanter et jouer avec nous », a confié une jeune bénéficiaire.
Cette initiative s’inscrit dans une série d’activités prévues par le groupe pour célébrer leur 25e anniversaire, témoignant de leur engagement continu envers les enfants vulnérables de la région.
Lucien cubaka
Un jeune homme, âgé de 18 ans et candidat finaliste à l’EXETAT 2025 a été électrocuté chez lui ce samedi 17 mai.Les faits se passent dans le quartier Modernité à Gbadolite chef lieu de la province du nord Ubangi. À en croire des sources sur […]
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Un jeune homme, âgé de 18 ans et candidat finaliste à l’EXETAT 2025 a été électrocuté chez lui ce samedi 17 mai.
Les faits se passent dans le quartier Modernité à Gbadolite chef lieu de la province du nord Ubangi.
À en croire des sources sur place le prénommé Bertrand Bilambo était en pleine manœuvre de lancer le courant à partir du groupe électrogène quand une charge electrique l’a percuté.
Malgré les efforts des personnes sur place pour le secourir, celui ci est décédé en cours de route quand ils l’amenaient vers l’hôpital général de référence de Gbadolite.
Pour rappel, depuis l’arrêt de fonctionnement de la centrale hydroélectrique de Mobayi Mbongo suite aux inondations, plusieurs ménages à Gbadolite recourent aux groupes électrogènes pour se procurer de l’énergie électrique.
Isaac Komboli à Gbadolite.
Dans la ville de Bukavu, des jeunes diplômés se heurtent à une triste réalité, malgré leurs efforts pour décrocher des opportunités internationales telles que des bourses d’études, des programmes de leadership ou des stages, la majorité reçoit des réponses négatives. Chaque refus, souvent formulé par […]
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Dans la ville de Bukavu, des jeunes diplômés se heurtent à une triste réalité, malgré leurs efforts pour décrocher des opportunités internationales telles que des bourses d’études, des programmes de leadership ou des stages, la majorité reçoit des réponses négatives. Chaque refus, souvent formulé par un simple courriel, symbolise un rêve brisé et alimente un sentiment croissant de frustration.
Gervais Muderhwa, coordinateur de l’ASBL Mkaaji Mpya, engagée dans la protection de la biodiversité en RDC, estime que cette situation est exacerbée par des défis internes et externes. Il dénonce une mentalité d’attentisme chez certains jeunes et de méfiance, soulignant que beaucoup de jeunes pensent que la réussite dépend de relations ou de pratiques douteuses. Selon lui, ce qui fait défaut, ce sont des preuves tangibles d’engagement, des références solides, une bonne maîtrise de l’anglais et une capacité à travailler en réseau.
Didier Mugisho, diplômé depuis six ans, illustre cette réalité. Malgré de nombreuses candidatures à divers programmes, il n’a reçu que des refus. Chaque tentative lui demande du temps, des ressources et de l’énergie, mais les réponses restent les mêmes. Cette accumulation de rejets entame sa motivation et sa confiance en lui, le poussant à douter de la sincérité des offres et à penser qu’elles sont réservées à une élite inaccessible. Or les opportunités internationales doivent être inclusive et accessibles à tous les jeunes engagés.
Au-delà des efforts individuels, plusieurs obstacles structurels entravent l’accès aux opportunités. Parmi eux, l’absence de mentorat, une orientation académique peu adaptée, le manque d’informations fiables, les barrières linguistiques, la fracture numérique et les difficultés à obtenir certains documents administratifs dans des délais raisonnables. S’ajoutent à cela des critères de sélection rigides, souvent déconnectés des réalités locales, et des pratiques discriminatoires basées sur des considérations identitaires.
Cette situation contribue à un taux de chômage élevé parmi les jeunes diplômés à Bukavu.
Il ne s’agit pas de remettre en cause les programmes internationaux, mais de les rendre plus accessibles aux jeunes. Cela passe par un meilleur accompagnement : apprentissage, coaching, soutien psychologique et mise en réseau.
Les écoles, associations et anciens bénéficiaires ont un rôle clé à jouer.
Aux jeunes aussi de comprendre que dans leurs tentatives, l’échec ne doit pas décourager, mais être vu comme une étape vers la réussite.
Fabien Bukuze
La scène incroyable se passe dans une école privée où un élève de la première année des humanités a poignardé son enseignant au visage et à la main au moyen d’un couteau.Selon les premiers témoignages recoupés par Watoto News, l’incident a eu lieu en plein […]
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La scène incroyable se passe dans une école privée où un élève de la première année des humanités a poignardé son enseignant au visage et à la main au moyen d’un couteau.
Selon les premiers témoignages recoupés par Watoto News, l’incident a eu lieu en plein cours, alors que l’enseignant procédait à la vérification des cahiers des élèves. En découvrant que l’élève n’avait pas le résumé, l’enseignant a commencé à taper frénétiquement sur l’élève.
Ce dernier excedé, a après un moment sorti un couteau qu’il avait sur lui et a violemment blessé son enseignant au visage et à la main.
Un comportement innaceptable en milieu scolaire.
Un élève de cette école qui s’est confié à Watoto News déclare : » l’enseignant nous avait déjà prévenu qu’il va vérifier les cahiers de son cours ce jeudi, mais que quiconque qui ne sera pas à jour avec le résumé du cours subira la rigueur comme dans un ring. Et malheureusement notre collègue n’avait pas tout le résumé . Nous avons vu l’enseignant commencé à taper sur lui très fort. Puis à son tour, l’élève a sorti son couteau. C’est ainsi qu’il a blessé notre enseignant. »
Nos sources renseigne que l’école a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de cet acte de barbarie et établir les responsabilités en mettant en application le règlement d’ordre intérieur de l’école.
L’enseignant a été immédiatement évacué vers une structure médicale, où il est actuellement pris en charge. Son état est stable, selon des sources hospitalières.
Cet incident regrettable s’est passé le 15 mai dans une école secondaire dont Watoto News tait volontaire le nom dans le cadre de cette information.
Pour Watoto News, la violence en milieu scolaire est un problème grave qui ne doit pas être toléré. L’école est censée être un lieu d’apprentissage et de développement, pas un terrain de jeu pour des actes de violence. Même si un élève est fautif, cela ne justifie en aucun cas une réaction violente de la part de l’enseignant. Il est de la responsabilité de l’adulte en charge de l’éducation de montrer l’exemple et de gérer les conflits de manière pacifique et constructive.
Il est clair que des erreurs ont été commises des deux côtés, mais il est crucial que les éducateurs prennent du recul et réfléchissent à la manière dont ils réagissent face à des comportements inappropriés des élèves.
Sans rentrer dans la défense de l’élève fautif, Il est important de noter que de nombreux enfants aujourd’hui sont profondément affectés par la crise humanitaire et sécuritaire qui sévit dans la partie Est de la République Démocratique du Congo, les exposant à des traumatismes et des situations de stress constant. Ces facteurs peuvent contribuer à des comportements agressifs et violents chez les jeunes, qui cherchent souvent des moyens inappropriés de faire face à leurs émotions et à leurs difficultés.
Quoi qu’il en soi aucun enfant ne devra se présenter avec une arme blanche en classe. Parents et éducateurs, veuillez sur cela !
Watoto News condamne certes l’acte commis par l’enfant et ce dernier devra être puni selon les R.O.I. de l’école en la matière.
La violence en milieu scolaire est souvent le reflet de problèmes plus profonds qui nécessitent une approche holistique et sensible. En travaillant ensemble pour créer un environnement sûr et bienveillant pour tous les élèves, nous pouvons contribuer à prévenir de tels incidents à l’avenir et à promouvoir un climat d’apprentissage positif et inclusif.
La rédaction
Les jeunes membres du Réseau des Jeunes Professionnels de l’Eau et de l’Assainissement (RJPEA) a organisé une opération de ramassage des déchets plastiques sur les rives du lac Kivu, à Bukavu ce samedi 17 mai 2025. Cette initiative mensuelle vise à assainir les abords du […]
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Les jeunes membres du Réseau des Jeunes Professionnels de l’Eau et de l’Assainissement (RJPEA) a organisé une opération de ramassage des déchets plastiques sur les rives du lac Kivu, à Bukavu ce samedi 17 mai 2025.
Cette initiative mensuelle vise à assainir les abords du lac et à sensibiliser la population à la préservation de cet écosystème vital.
Nelson Zagabe, jeune activiste environnemental et membre du RJPEA, a expliqué les motivations de cette action : « Depuis plusieurs années, le lac Kivu est pollué par des déchets plastiques, notamment des bouteilles. Nous avons décidé d’agir pour assainir ses rives et sa surface, et pour éduquer la population afin d’éviter que ces déchets n’atteignent le lac.»
Au-delà du nettoyage, le RJPEA envisage de collecter ces déchets plastiques pour construire un barrage dans une zone stratégique, contribuant ainsi à la conservation du lac.
Zagabe lance un appel à la population, en particulier aux jeunes, pour qu’ils prennent conscience des dangers de la pollution plastique.
« La pollution plastique a un impact grave sur le lac Kivu et sur notre santé. Des microplastiques se retrouvent dans les poissons que nous consommons, ce qui représente un danger pour notre santé. »
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de mobilisation des jeunes pour la protection de l’environnement dans la région. Des actions similaires ont été menées par d’autres organisations, telles que Solidarité pour la Protection des Droits de l’Enfant (SOPRODE), qui ont organisé des opérations de nettoyage et des audits de marque pour identifier les principales sources de pollution plastique.

La pollution plastique du lac Kivu a des conséquences alarmantes : elle menace la biodiversité aquatique, perturbe la reproduction des poissons et impacte la santé humaine. Des études ont montré que les microplastiques présents dans le lac peuvent provoquer des troubles du système nerveux, des atteintes au système reproductif et des cancers .
Face à cette situation, la mobilisation des jeunes est essentielle pour préserver le lac Kivu et garantir un avenir sain pour les générations futures.
Jean iragi
La crise humanitaire et sécuritaire qui frappe la province du Sud-Kivu depuis ces trois derniers mois a fortement affecté l’économie locale, exposant de nombreux jeunes à une précarité grandissante. Dans le territoire de Kabare, et plus précisément dans le groupement de Miti, les jeunes éleveurs […]
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La crise humanitaire et sécuritaire qui frappe la province du Sud-Kivu depuis ces trois derniers mois a fortement affecté l’économie locale, exposant de nombreux jeunes à une précarité grandissante. Dans le territoire de Kabare, et plus précisément dans le groupement de Miti, les jeunes éleveurs de porcs en paient le prix fort.
Informé de cette situation, Watoto News s’est approché de ces jeunes éleveurs.
Depuis la disparition du dreshe, un résidu de céréales issu de la fabrication de la bière, essentiel à l’alimentation porcine, les jeunes éleveurs de Miti traversent une période critique. Fourni depuis plusieurs années par la BRALIMA, cette ressource constituait une base alimentaire fiable et abordable pour leurs élevages. Cependant, en raison de l’insécurité persistante dans la région, la BRALIMA a été contrainte de suspendre ses activités à Bukavu, mettant ainsi les jeunes éleveurs en difficulté.
Aujourd’hui, n’étant plus servis pour l’alimentation des porcs, de nombreux jeunes se retrouvent sans solution durable pour faire vivre leurs activités.
L’absence de dreshe: un coup dur pour les jeunes éleveurs
L’élevage porcin était devenu, pour beaucoup de jeunes du groupement de Miti, une source de revenus stable.
Avant l’absence de dreshe, Placide Mulanga, 33 ans, détenteur de plusieurs porcs; se procurait chaque semaine de sacs de dreshe, au coût raisonnable pour nourrir ces derniers.
« Avant, grâce au dreshe fourni par la BRALIMA, j’avais tout ce qu’il me fallait pour nourrir mes porcs. C’était une ressource fiable et abordable. Mais depuis qu’il n’y en a plus, je n’ai plus accès à cette nourriture. Il est devenu très difficile de maintenir les porcs en bonne santé et de les faire grossir », explique Placide, en désignant du doigt un porc qui ne pèse même pas la moitié du poids qu’il devrait avoir à son âge.
Faute de cette alimentation, il se tourne désormais vers des solutions moins efficaces, comme le son de maïs, des restes alimentaires, des résidus de manioc,… Cependant, ces alternatives sont coûteuses et moins nutritives.
« C’est beaucoup plus cher maintenant, et parfois je suis obligé de vendre un porc trop tôt, ce qui signifie que je perds de l’argent. Si cela continue, je vais devoir abandonner. »
L’isolement des éleveurs face à un manque de soutien
À Kashusha, village voisin de Miti centre, Mugisho, 37 ans, vit une situation similaire. Il a démarré son activité porcine avec l’espoir d’offrir une meilleure vie à sa famille, mais la difficulté alimentaire a rapidement bouleversé ses plans.
« J’avais une douzaine de porcs au début de l’année, mais plusieurs sont morts de malnutrition. Maintenant, je n’en ai plus que cinq. Je les nourris avec ce que je peux trouver, mais ce n’est pas suffisant. Les porcs ne grandissent pas, et ça devient de plus en plus difficile de les entretenir.», confie Mugisho, l’air découragé.
Il évoque également un autre problème majeur : le manque de formation et d’encadrement. « Il n’y a pas de vétérinaire ici qui nous approche pour des conseils et aucune formation sur la gestion d’un élevage de porcs. On ne sait même pas comment diversifier l’alimentation. »
La situation est d’autant plus difficile pour lui qu’il ne dispose d’aucune aide technique ou financière pour surmonter la crise.
Une jeune femme dans l’adversité
Anifa, 27 ans, vit à Combo, une localité également située dans le groupement de Miti. Comme plusieurs autres jeunes du milieu, elle a choisi l’élevage porcin, un secteur traditionnellement dominé par les hommes. Toutefois, la crise qui touche ce secteur la force aujourd’hui à revoir ses ambitions.
« Avant, je me levais tôt pour récupérer le dreshe à Bukavu ou à Miti centre, mais maintenant, je suis obligée de chercher d’autres moyens pour nourrir mes porcs, notamment des fourrages,… Je les nourris avec des feuilles de manioc et d’autres restes, mais ils ne grandissent plus. L’un de mes porcs a même perdu ses petits récemment. »
Elle se dit découragée par l’absence de soutien: « On n’a aucune aide ici. Si on nous apprenait à mieux gérer l’alimentation, on pourrait éviter ces pertes. Mais pour l’instant, c’est une lutte de tous les jours.»
Un secteur agricole en déclin, un avenir incertain pour la jeunesse
Les témoignages de Placide, Mugisho et Anifa soulignent la fragilité de l’élevage porcin dans le groupement de Miti. Bien que l’activité ait longtemps été un moyen pour les jeunes de subvenir à leurs besoins, l’absence de dreshe a mis en lumière les lacunes dans l’accompagnement de ce secteur.
Les autorités locales n’ont pour l’instant proposé aucune solution pour compenser la perte de cette ressource vitale ni pour soutenir les éleveurs locaux. « Nous avons besoin d’aide, de formation et d’accès à de nouveaux types de nourriture pour nos animaux, mais aussi de structures qui nous accompagnent dans notre travail. Sans cela, nous risquons de tout perdre.», déclare Placide.
Le manque de soutien, la hausse des coûts d’alimentation animale et l’absence de formations adaptées exposent une jeunesse pleine de potentiel à un avenir incertain.
Un appel à l’action pour sauver l’élevage des porcs à Miti
Il est urgent que des solutions concrètes soient mises en place, telles que des formations adaptées, l’accès à des alternatives alimentaires et un accompagnement technique pour ces jeunes. Si rien n’est fait, cette activité essentielle pourrait disparaître, laissant une génération entière face à un avenir incertain.
Pascal Marhegane Ki-Moon,
Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Dans un contexte marqué par des tensions sociales persistantes, deux jeunes ambassadrices de la paix, Lumière Kashafali et Clarisse Zihalirwa, ont choisi la radio comme moyen de sensibilisation pour promouvoir la paix dans leur communauté. Membres actives du programme « Ambassadeurs de la Paix » elles ont […]
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Dans un contexte marqué par des tensions sociales persistantes, deux jeunes ambassadrices de la paix, Lumière Kashafali et Clarisse Zihalirwa, ont choisi la radio comme moyen de sensibilisation pour promouvoir la paix dans leur communauté.
Membres actives du programme « Ambassadeurs de la Paix » elles ont animé ce 17 mai, une émission spéciale sur radio communautaire Moria FM 98.8 MHz, située dans la ville de Bukavu .

Pendant 30 minutes, ces jeunes ont abordé des sujets cruciaux tels que la prévention et la gestion pacifique des conflits communautaires. Les acteurs des conflits et les mécanismes de prévention.
L’émission s’est focalisée autour de trois axes principaux : comprendre les causes des conflits, promouvoir des moyens de prévention comme la communication non violente et la médiation, et souligner l’importance du dialogue intergénérationnel.

Clarisse Zihalirwa a souligné l’importance d’inculquer la culture de la paix dès le plus jeune âge : « Les enfants grandissent dans ce qu’ils voient. Si la communauté privilégie les cris, la vengeance ou le silence face aux conflits, nous reproduirons cela. D’où l’importance de former les jeunes à la culture de la paix. »
L’émission a suscité des réactions positives de la part des auditeurs, certains partageant leurs expériences personnelles et exprimant leur gratitude envers ces jeunes ambassadrices devenues des voix de sagesse et d’unité.

Le programme » Ambassadeurs de la paix » envisage faire des jeunes des acteurs clés dans la construction d’une société plus pacifique et inclusive. Le programme prévoit des formations, des émissions radio et des enquêtes communautaires pour outiller les jeunes dans leur mission de promotion de la paix.
Ces jeunes ambassadrices démontrent que la jeunesse peut jouer un rôle important dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale.
Louise Bibentyo
Le mauvais stationnement des véhicules au niveau du rond-point Feu Vert à Nguba, dans la ville de Bukavu, représente un danger quotidien pour les enfants. Chaque matin, ce rond-point devient un véritable casse-tête pour les élèves en route vers l’école, suite au mauvais stationnement chronique […]
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Le mauvais stationnement des véhicules au niveau du rond-point Feu Vert à Nguba, dans la ville de Bukavu, représente un danger quotidien pour les enfants.
Chaque matin, ce rond-point devient un véritable casse-tête pour les élèves en route vers l’école, suite au mauvais stationnement chronique de véhicules qui empiètent sur les trottoirs et rétrécissent dangereusement la chaussée, transformant ce carrefour en zone à haut risque pour les enfants piétons.
Alors que les heures matinales coïncident avec l’arrivée massive d’écoliers, de nombreux conducteurs se permettent de garer leurs véhicules en désordre, parfois à proximité immédiate des écoles avoisinantes.
Les enfants sont souvent obligés de marcher sur la route, au milieu de la circulation, exposés à des risques d’accidents graves.
« Il suffit d’une seconde d’inattention pour qu’un drame se produise », alerte un parent rencontré sur place.
Sur place, aucune signalisation claire ni mesure de régulation efficace n’a encore été mise en place pour encadrer ce point névralgique, pourtant bien connu de tous.
Face à cette situation, la société civile appelle les responsables communaux, les services de la voirie urbaine et la police de circulation routière à s’y impliquer urgemment pour éviter le pire.
En attendant une réponse de la part des autorités, la population est invitée à faire preuve de responsabilité : parents, chauffeurs de taxi, motards… tous sont appelés à protéger les plus vulnérables, surtout les enfants.
Gloria Bakulikira
Au-delà du simple rire qu’elle suscite, la comédie constitue une arme décisive : elle se dresse en défense et redonne espoir aux populations les plus vulnérables, notamment dans l’Est du pays, où l’insécurité alimente une psychose persistante. En favorisant l’unité nationale, la cohésion sociale et […]
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Au-delà du simple rire qu’elle suscite, la comédie constitue une arme décisive : elle se dresse en défense et redonne espoir aux populations les plus vulnérables, notamment dans l’Est du pays, où l’insécurité alimente une psychose persistante. En favorisant l’unité nationale, la cohésion sociale et la sensibilisation, l’humour fédère. Par des spectacles engagés, il aborde des enjeux majeurs tels que la crise humanitaire, rassemble les communautés et ouvre des pistes de solutions.
Approchés par Watoto News, plusieurs jeunes de Kabare-Nord expliquent qu’ils s’appuient sur l’humour pour sensibiliser la population au changement comportement et pour s’autoguérir des blessures et apporter la bonne humeur chez les autres.
Parmi eux, Alain Rushenge, alias Grand Dragon, comédien actif dans le territoire de Kabare et coordonnateur du groupe comique Dragon. Il confie à notre média que la scène l’aide à surmonter les blessures d’une enfance douloureuse : il se réjouit de « refonder l’espoir » en offrant un sourire salvateur à celles et ceux qui, comme lui, portent un passé lourd.

Interview
Watoto News : Alain Rushenge, bonjour.
Alain : Bonjour.
Watoto News : On vous surnomme Grand Dragon dans le milieu comique. Pourquoi ce surnom ?
Alain : Comme vous le savez, le dragon peut à la fois voler et cracher du feu : il symbolise la liberté. J’ai adopté ce pseudonyme parce que mes prestations tournent autour de la dépendance, un défi majeur à relever dans notre pays malgré de nombreux efforts. Je pousse donc les jeunes à poursuivre l’autonomisation, seule voie vers la liberté.
Watoto News : Qu’est-ce qui vous a motivé à entrer dans l’humour ?
Alain : Mon enfance a été très douloureuse ; j’étais replié sur moi-même, confronté à diverses formes d’abus et d’agression. J’ai contracté une grave maladie cardiaque qui exigeait de rester constamment de bonne humeur, ce qui m’était étranger. Pour m’en sortir, je me suis tourné vers la comédie. Aujourd’hui, j’en suis fier : elle m’a révélé à moi-même et m’a permis de contribuer à l’épanouissement de ma communauté.
Watoto News : Vous suivez de près l’évolution de l’humour dans votre région. Quel regard critique portez-vous sur ce secteur à Kabare ?
Alain : La comédie est un art en pleine expansion ici. Les résultats positifs sont tangibles. Pourtant, les comédiens affrontent encore préjugés et difficultés financières qui freinent leur progression. Pour surpasser ces défis, il est impératif de rester concentrés sur notre travail ; les meilleurs en ressortiront, y compris sur le plan financier.
Watoto News : En quoi la comédie se distingue-t-elle des autres arts ?
Alain : L’humour réunit les gens, quels que soient leur rang social, leur appartenance ou leurs croyances religieuses. Au contraire, certaines disciplines, cinéma ou musique, peuvent diviser, par exemple lorsque des chrétiens se détournent de musiques profanes, et inversement.
Watoto News : Pour conclure, quel message adressez-vous à celles et ceux qui vous lisent ?

Alain : Les problèmes de la vie ne disparaîtront pas en riant une seule fois ; pourtant, le temps consacré au rire ouvre un espace pour réfléchir et réparer ce qui cloche. Il est donc essentiel de rire, quelles que soient la gravité des circonstances.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
Le 17 mai 2025, la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information. Cette journée met en lumière l’importance de l’égalité des genres dans la transformation numérique. À Bukavu, cette thématique revêt une importance particulière, alors que de nombreuses initiatives locales s’efforcent de […]
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Le 17 mai 2025, la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information. Cette journée met en lumière l’importance de l’égalité des genres dans la transformation numérique. À Bukavu, cette thématique revêt une importance particulière, alors que de nombreuses initiatives locales s’efforcent de combler le fossé numérique entre les filles et les garçons dès le plus jeune âge.
Des initiatives locales pour l’inclusion numérique des enfants
Un appel à l’action pour une transformation numérique inclusive
Malgré ces initiatives, des défis persistent, notamment le manque de ressources, les stéréotypes de genre et l’accès limité aux infrastructures numériques dans certaines zones de Bukavu.
Il est crucial que les autorités locales, les organisations non gouvernementales et les partenaires internationaux intensifient leurs efforts pour :
Investir dans l’infrastructure numérique des écoles, en particulier dans les zones défavorisées. Former les enseignants à l’utilisation des TIC et à la promotion de l’égalité des genres.
Sensibiliser les communautés à l’importance de l’inclusion numérique des filles. Fournir des bourses et des programmes de mentorat pour encourager les filles à poursuivre des études dans le domaine des technologies.

En cette Journée mondiale des télécommunications, il est impératif de reconnaître que l’égalité des genres dans la transformation numérique commence dès l’enfance. En investissant dans l’éducation numérique inclusive, Bukavu peut devenir un modèle de société où chaque enfant, fille ou garçon, a les moyens de contribuer pleinement à l’ère numérique.
Gloria Bakulikira