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Plusieurs enfants des familles modestes dans la ville de Bukavu voient leur avenir incertain, et leur épanouissement mitigé, suite à leur non scolarisation. Le constat est d’un enfant-journaliste du RJAE. Selon les dires de ces enfants, leur situation de non scolarité est liée à la précarité de leurs parents.

Certes que la gratuité de l’enseignement en RDC a permis à des milliers d’enfants d’être à l’école, mais entre les filets, on retrouve quand même d’autres qui ne sont pas dans le circuit de l’enseignement pour multiples raisons: certains abandonnent car les parents ne sont pas capables de leur acheter les uniformes et fournitures scolaires.

D’autres enfants, pour n’avoir pas trouvé de place dans les écoles publiques, étudient dans des écoles privées non concernées par la gratuité, et finissent par arrêter les cours quand leurs parents ne sont plus capables de payer leur scolarité.

Pourtant, la scolarisation des enfants est un droit reconnu par la Convention des Droits de l’Enfant (CDE) en son article 28, qui demande même au Gouvernement de rendre l’enseignement primaire gratuite et obligatoire.

Selon certains enfants en rupture de scolarité rencontré par cet enfant-journaliste de Watoto News, la cause est le manque de moyens des parents, qui peinent même à subvenir à leurs besoins en terme de manger et de se vêtir.

C’est ainsi qu’ils jugent bon de garder leurs enfants à la maison. Ce que confirme Jean, âgé de 14 ans, lors d’un entretien avec nous.

Je ne pars pas à l’école. Dans notre famille nous sommes 9 enfants. Mais ma mère vend des légumes au marché Heri vers Essence, et mon père est un transporteur. Avec leur faible revenu, c’était impossible de payer notre scolarisation,” explique-t-il.

Celui-ci ajoute qu’en tant qu’aîné, il doit aussi travailler au lieu d’aller à l’école, pour permettre à sa famille de trouver de quoi manger.

Alors qu’on dit que les enfants sont l’avenir de demain, la chance risque de ne pas sourire pour ces enfants, qui à l’absence d’une bonne éducation, sont exposés à plusieurs dangers.

Les enfants journalistes du RJAE, appelés “RJAE-Juniors” demandent au gouvernement de s’impliquer pour la baisse des frais de scolarité dans toutes les écoles primaires non publiques. Mais également de rendre soit l’école secondaire gratuite, ou mettre en place une politique de catégorisation des frais au secondaire, selon la situation sociale de la famille de l’élève.

Arsène Aksanti Bwimba, enfant-journaliste du RJAE

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