POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
À Bukavu, de nombreux enfants grandissent dans des foyers dépourvus de livres scolaires, de contes, de journaux ou même de bibles pour enfants. Cette réalité, souvent négligée, constitue une entrave sérieuse à leur droit fondamental à l’éducation. Sans matériel de lecture à la maison, ces […]
ACTUALITÉS
À Bukavu, de nombreux enfants grandissent dans des foyers dépourvus de livres scolaires, de contes, de journaux ou même de bibles pour enfants. Cette réalité, souvent négligée, constitue une entrave sérieuse à leur droit fondamental à l’éducation. Sans matériel de lecture à la maison, ces enfants perdent l’occasion d’apprendre en dehors de la classe, de développer leur imagination et d’enrichir leur vocabulaire. Ce manque n’est pas seulement matériel : il représente une barrière silencieuse au progrès éducatif.
Esther Fibe, 11 ans :
« Je n’ai jamais eu un livre à moi. Même pour faire les devoirs, je dois attendre que mon frère revienne avec son cahier. J’aimerais lire des histoires, mais on n’en a pas. »
Samuel August, 13 ans :
« À la maison, on n’a même pas un seul dictionnaire. Quand je ne comprends pas un mot, je dois attendre le lendemain pour demander au prof. »
Clarisse Buhendwa, 10 ans :
« J’ai vu un livre de contes chez une amie. Elle lit chaque soir avec sa maman. Moi, je regarde juste les murs quand je finis mes devoirs. »
David Irenge, 12 ans :
« Mes parents disent que les livres sont chers. Même mes cahiers d’école, je les réutilise. Je n’ai rien pour réviser à la maison. »
Ces témoignages illustrent que le manque de livres à domicile freine non seulement l’apprentissage, mais limite aussi l’ouverture au monde. Il creuse un fossé entre les enfants qui lisent chez eux et ceux qui dépendent exclusivement de l’école.
Points de vue des spécialistes
Mme Jeanne Mukeba, éducatrice :
« Lire à la maison renforce ce qui est appris en classe. Sans livres, l’enfant oublie plus vite et développe moins son autonomie. »
M. David Ntwali, bibliothécaire :
« Un enfant sans livre est comme un jardin sans eau. La lecture stimule la curiosité, la créativité et la mémoire. »
Sœur Denise Kavugho, enseignante :
« L’absence de livres est l’un des facteurs cachés de l’échec scolaire. Même les meilleurs élèves décrochent sans soutien à domicile. »
Dr Pascal Bahati, pédiatre :
« Lire améliore le développement du cerveau. Les enfants lecteurs ont souvent de meilleures compétences en communication. »
Mme Clarisse Kambere, psychologue scolaire :
« Certains enfants perdent confiance en eux, car ils sentent qu’ils sont toujours “en retard” par rapport aux autres. »
M. Luc Kalonda, spécialiste en éducation :
« Offrir un livre, c’est ouvrir une fenêtre sur le monde. Les foyers doivent intégrer la lecture dans la vie quotidienne des enfants. »
L’absence de livres à la maison nuit directement au développement intellectuel des enfants. Ce problème est encore aggravé par la pauvreté et le manque d’accès à des bibliothèques communautaires.
Lire n’est pas un luxe, c’est un droit. Tous les enfants méritent d’avoir accès à des livres, des histoires et des connaissances. Encourager la lecture à domicile, même avec peu de moyens, est un véritable investissement pour l’avenir des enfants et de toute la société.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans plusieurs foyers de Bukavu et d’ailleurs, l’absence répétée des parents pour des raisons professionnelles devient une réalité pesante pour les enfants. Entre longues journées sans dialogue, solitude affective et besoin de repères, de nombreux enfants grandissent sans présence constante de leurs figures parentales. Cette […]
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Dans plusieurs foyers de Bukavu et d’ailleurs, l’absence répétée des parents pour des raisons professionnelles devient une réalité pesante pour les enfants. Entre longues journées sans dialogue, solitude affective et besoin de repères, de nombreux enfants grandissent sans présence constante de leurs figures parentales. Cette situation soulève des questions importantes sur le bien-être émotionnel de l’enfant et le rôle fondamental des parents dans son développement.
Josué Akonkwa, 10 ans:
« Papa rentre souvent tard. Parfois, je dors avant qu’il arrive. Maman aussi travaille jusqu’à 18 heures. Je reste seul avec ma sœur, on fait nos devoirs sans aide. J’aimerais juste parler avec eux le soir. »
Divine Bugoye, 13 ans:
« Mes deux parents sont commerçants. Je passe toute la journée avec ma petite cousine. Quand je pleure ou que je suis triste, il n’y a personne pour m’écouter. Je me sens oubliée. »
Marvin Yangi, 9 ans:
« Quand je rentre de l’école, la maison est vide. Je regarde la télé tout seul. Je préfère quand on passe le week-end ensemble, mais c’est rare. »
Yvette Nyakasa, 11 ans:
« Je me débrouille moi-même pour manger et m’endormir. Maman est ménagère en ville, elle part très tôt. Parfois je reste toute une journée sans lui parler. »
Ces témoignages montrent un vide affectif important chez ces enfants. L’absence physique des parents, bien que justifiée par le travail, crée une distance émotionnelle. L’enfant, dans sa construction, a besoin de présence, d’écoute, de gestes simples d’amour au quotidien.
Avis des spécialistes
Psychologue social, Dr M. Kadima: « Un enfant privé de contact parental constant développe parfois des troubles d’attachement, une baisse de confiance en soi et des sentiments d’abandon. »
Pédiatre Dr B. Ngoy: « La présence affective est aussi importante que l’alimentation ou les soins médicaux. Un enfant écouté se sent en sécurité. »
Enseignante en psychologie de l’enfance, Mme L. Mushi « L’école n’a pas pour vocation de remplacer la relation parent-enfant. L’absence prolongée peut affecter les résultats scolaires. »
Assistante sociale, Mme Chantal B: « On observe que les enfants livrés à eux-mêmes deviennent plus exposés aux mauvaises fréquentations ou à l’isolement. »
Animateur d’enfants, Didier M: « Même 20 minutes de qualité par jour peuvent faire une grande différence. C’est la qualité, pas juste la quantité du temps. »
Thérapeute familiale, Dr Grâce T:
« Le lien émotionnel se nourrit par de petits gestes quotidiens : écouter, regarder l’enfant dans les yeux, jouer avec lui… sans cela, l’enfant se sent invisible. »
Les experts s’accordent à dire que l’absence parentale constante, même motivée par le travail, doit être compensée par des efforts concrets pour maintenir une connexion émotionnelle. Il ne suffit pas de subvenir aux besoins matériels : la chaleur humaine est indispensable.
Les enfants ne demandent pas des choses extraordinaires : juste de la présence, de l’écoute et de l’attention. Dans un monde où les exigences professionnelles éloignent souvent les parents, il devient urgent de repenser l’équilibre entre travail et vie familiale. Car un enfant écouté est un enfant qui grandit en paix.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes
En cette période des vacances scolaires, le chef de quartier Ndosho à Goma, Bahati Lugere Jackson, a lancé un appel à la responsabilité des parents pour assurer la sécurité des enfants. Il s’est exprimé lors d’une interview accordée à Watoto News ce samedi 2 août […]
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En cette période des vacances scolaires, le chef de quartier Ndosho à Goma, Bahati Lugere Jackson, a lancé un appel à la responsabilité des parents pour assurer la sécurité des enfants. Il s’est exprimé lors d’une interview accordée à Watoto News ce samedi 2 août 2025.
Selon lui, cette période de congé expose les enfants à divers dangers, notamment les accidents domestiques, les noyades ou encore la délinquance juvénile. « Les enfants sont plus libres, donc plus vulnérables. Les parents doivent redoubler de vigilance pour les protéger », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Bahati a interpellé les autorités locales sur le manque de bornes-fontaines dans sa juridiction. « Le nombre est insuffisant. Cela oblige certains enfants à se réveiller très tôt pour aller puiser de l’eau, ce qui les expose à des risques », a-t-il souligné, appelant à des solutions urgentes.
Il invite les familles, la communauté et les décideurs à travailler ensemble pour garantir un environnement sain et sécurisé aux enfants durant cette période de vacances.
Protéger les enfants, c’est préserver l’avenir. Et cela commence par des gestes simples, une présence attentive et des actions concrètes.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Poser des questions fait partie de la manière naturelle dont les enfants apprennent, découvrent le monde, expriment leurs doutes et construisent leur pensée. Pourtant, dans beaucoup d’environnements, les enfants sont réprimandés ou ridiculisés lorsqu’ils posent des questions, surtout lorsqu’elles touchent des sujets considérés comme « sensibles » […]
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Poser des questions fait partie de la manière naturelle dont les enfants apprennent, découvrent le monde, expriment leurs doutes et construisent leur pensée. Pourtant, dans beaucoup d’environnements, les enfants sont réprimandés ou ridiculisés lorsqu’ils posent des questions, surtout lorsqu’elles touchent des sujets considérés comme « sensibles » ou « réservés aux adultes ». Cela freine leur curiosité, bloque leur confiance en eux et viole leur droit fondamental à la liberté d’expression.
Naomie Burasa 11 ans:
« Une fois, j’ai demandé à ma tante pourquoi certaines filles se marient très jeunes. Elle m’a dit que je posais des questions de grande et m’a grondée. Depuis ce jour, j’ai peur de poser des questions. »
Jordan Murabazi 13 ans:
« En classe, j’ai demandé au prof pourquoi les garçons ne peuvent pas pleurer. Tout le monde a rigolé, même le prof. J’étais humilié. Je n’ai plus jamais posé de question. »
Lydie Mparanyi 12 ans:
« À la maison, j’ai posé une question sur la grossesse. Ma maman m’a tapée et m’a dit que je devais me taire. Mais j’étais juste curieuse, je voulais comprendre. »
Luc Kalos 10 ans:
« Moi j’ai demandé pourquoi on ne mangeait pas certains jours, mon oncle m’a dit que je parlais trop. Je n’ai pas compris ce que j’ai mal fait. Pourtant j’avais juste faim et je voulais savoir. »
Ces témoignages montrent que de nombreux enfants vivent la répression de leur curiosité comme une douleur. Lorsqu’un enfant est empêché de poser des questions, c’est toute sa soif de connaissance et sa confiance en lui qui sont menacées. Cela crée un climat de peur et de silence qui empêche le développement libre de sa pensée.
Avis des spécialistes
Mme Daphné K., psychopédagogue:
« Lorsqu’un enfant pose une question, il faut voir cela comme un signe d’intelligence, pas d’insolence. Même les sujets délicats peuvent être abordés avec des mots simples et adaptés à leur âge. »
M. Fabrice L., enseignant en secondaire :
« Répondre aux questions des enfants construit leur esprit critique. Réprimer leurs interrogations, c’est leur dire indirectement que leurs pensées ne valent rien. »
Mme Agnès N., sociologue de l’enfance:
« Beaucoup d’adultes répriment les questions des enfants parce qu’ils n’ont pas appris eux-mêmes à parler librement. Il faut casser ce cycle de silence. »
M. Jérôme M., défenseur des droits de l’enfantant :
« La Convention relative aux droits de l’enfant reconnaît le droit à la liberté d’expression. Cela inclut le droit de poser des questions et d’être pris au sérieux. »
Mme Clarisse T., animatrice d’ateliers pour enfants :
« Quand un enfant pose une question, c’est une porte qu’il ouvre. À nous de ne pas la claquer. Chaque question est une occasion d’enseigner et de dialoguer. »
M. David C., psychologue clinicien:
« Les enfants qui ne posent plus de questions grandissent dans la confusion. Plus ils se taisent, plus leur monde intérieur devient fragile. Il faut les encourager, pas les punir. »
Les spécialistes s’accordent sur l’importance de respecter et de valoriser la parole des enfants, même lorsqu’elle dérange. Poser une question, c’est vouloir comprendre, c’est chercher à grandir. Les adultes ont la responsabilité d’accompagner cette curiosité, pas de l’étouffer.
Chaque enfant a le droit de poser des questions, quel que soit son âge. Répondre avec bienveillance, même quand on ne sait pas tout, est une preuve de respect. Il est temps de construire une culture de l’écoute et du dialogue avec les enfants, car c’est en posant des questions qu’ils deviennent les citoyens éclairés de demain.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Ce 2 août 2025, la République Démocratique du Congo observe la Journée nationale du Génocost, en hommage aux millions de victimes des conflits armés, violences sexuelles, déplacements forcés et exactions liées à l’exploitation illégale des ressources naturelles. Un moment de recueillement, mais aussi d’engagement. Au-delà […]
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Ce 2 août 2025, la République Démocratique du Congo observe la Journée nationale du Génocost, en hommage aux millions de victimes des conflits armés, violences sexuelles, déplacements forcés et exactions liées à l’exploitation illégale des ressources naturelles. Un moment de recueillement, mais aussi d’engagement.
Au-delà du souvenir, cette journée concerne aussi
les jeunes,
les enfants et les familles marquées par les blessures de ces tragédies.La jeunesse refuse l’oubli et affirme sa volonté de changement.
La jeunesse comme gardienne de la mémoire
« On ne peut pas construire un avenir sans connaître notre passé », confie Nadège, 17 ans, élève à Bukavu. « Je veux apprendre l’histoire pour que les erreurs ne se répètent plus et que justice soit faite. »
Un engagement pour la paix
Pour les jeunes Congolais, le Génocost est un appel à agir : promouvoir la paix, défendre les droits humains, protéger les plus fragiles, et rêver d’un Congo où aucun enfant ne vivra dans la peur.
« Se souvenir, c’est refuser l’indifférence. Agir, c’est préparer un avenir de justice. Et c’est ensemble, entre générations, que nous construirons un pays sans guerre. »
Un geste pour la mémoire :
Aujourd’hui, fais un pas. Écoute un témoignage, partage une histoire, plante un arbre pour la paix, ou lève ta voix contre l’injustice. Car se souvenir, c’est déjà résister.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Alors que les vacances scolaires battent leur plein, de nombreux enfants sont visibles dans les rues du territoire de Kabare, notamment à Miti-centre, un carrefour très animé du groupement de Miti. Loin de tout cadre éducatif ou récréatif structuré, plusieurs d’entre eux passent leurs journées […]
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Alors que les vacances scolaires battent leur plein, de nombreux enfants sont visibles dans les rues du territoire de Kabare, notamment à Miti-centre, un carrefour très animé du groupement de Miti. Loin de tout cadre éducatif ou récréatif structuré, plusieurs d’entre eux passent leurs journées à flâner, discuter ou vendre des articles pour le compte de leurs parents ou tuteurs.
Sur le terrain, les scènes de désœuvrement juvénile sont fréquentes. Ce samedi 2 août 2025, un correspondant de Watoto News s’est rendu dans les rues de Miti, où il a observé des groupes d’enfants et d’adolescents, certains en vêtements sales ou pieds nus, occupant les arrêts de bus, les abords des marchés ou les devantures des boutiques. Le constat était amer : des enfants avec des seaux de beignets, d’autres qui se giflent ou s’enroulent sur la chaussée, plusieurs encore en pleine discussion, sans réelle activité encadrée, au rond-point de Miti-centre.
Junior Wezo, 12 ans, rencontré sur place avec un petit bassin rempli de pommes de terre cuites, confie :
« Je vends pour aider maman, elle m’a dit que c’est mieux que de rester à la maison à ne rien faire. Mais parfois je me sens fatigué et j’aimerais jouer comme les autres. »
Ce phénomène suscite l’inquiétude de certains parents. Un père de famille, rencontré dans le centre, a accepté de livrer son témoignage sous couvert d’anonymat.
« C’est vrai que certains enfants errent, mais parfois, nous n’avons pas le choix. L’école coûte cher, et pendant les vacances, les enfants peuvent rapporter un peu d’argent. Ce n’est pas par méchanceté. »
Pour les défenseurs des droits de l’enfant, cette réalité traduit un malaise social plus profond.
Maître Innocent Nyakura, défenseur des droits de l’enfant au Sud-Kivu, dénonce la banalisation du travail des enfants et invite les familles à plus de vigilance :
« Les vacances doivent être un moment de repos, de créativité et de développement personnel pour l’enfant, pas une période de labeur ou d’abandon. J’appelle les autorités locales et les structures communautaires à mettre en place des activités éducatives, sportives ou culturelles accessibles à tous. »
Une urgence éducative et sociale
Ce phénomène n’est pas propre à Miti ; il reflète une situation généralisée dans plusieurs coins du territoire de Kabare, où pauvreté, chômage et manque d’infrastructures pour les jeunes laissent les enfants à la merci de la rue. Sans alternative ni accompagnement adapté, ces jeunes risquent de sombrer dans des habitudes néfastes, loin du cadre protecteur prévu par la Convention relative aux droits de l’enfant.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
À l’occasion de la Journée internationale de la femme africaine, célébrée le 31 juillet, un atelier de réflexion axé sur le rôle des femmes dans la lutte pour la résilience environnementale a été tenu par l’ONG Women and Youth for Climate (WYC) vendredi 1er août […]
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À l’occasion de la Journée internationale de la femme africaine, célébrée le 31 juillet, un atelier de réflexion axé sur le rôle des femmes dans la lutte pour la résilience environnementale a été tenu par l’ONG Women and Youth for Climate (WYC) vendredi 1er août 2025.
En présence de la représentante de la protection civile et d’une vingtaine de jeunes femmes leaders issues d’organisations engagées dans la défense de l’environnement.
Placée sous le thème « Femme africaine, gardienne de la résilience environnementale », cette rencontre visait à renforcer la conscience écologique des jeunes femmes tout en valorisant leur contribution active à la préservation des ressources naturelles.
« Les femmes sont souvent les premières touchées par les effets du changement climatique, mais elles détiennent aussi des solutions durables. Cet atelier vise à renforcer leur leadership écologique », a déclaré Sarah Ndebo, coordinatrice de WYC.

Les discussions ont permis un riche partage intergénérationnel. Plusieurs participantes ont évoqué les stratégies communautaires qu’elles mettent en œuvre, les défis rencontrés et l’importance de renforcer les liens entre organisations féminines pour plus d’impact.
« Ce dialogue est un point de départ vers une mobilisation plus large. Nous voulons que les femmes soient au cœur des actions climatiques locales », a ajouté Mme Ndebo.

WYC projette de poursuivre ces rencontres et d’encourager la création d’initiatives collectives pour un engagement environnemental fort, inclusif et durable.
Clarisse Zihalirwa, volontaire Pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Une quinzaine d’enfants journalistes du Réseau des journalistes amis d’enfants (RJAE) ont bénéficié d’une formation sur l’utilisation responsable du numérique et la vérification de l’information.L’initiative a été rendue possible grâce au bus numérique de la Fondation F3, spécialement déployé pour sensibiliser les jeunes à l’usage […]
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Une quinzaine d’enfants journalistes du Réseau des journalistes amis d’enfants (RJAE) ont bénéficié d’une formation sur l’utilisation responsable du numérique et la vérification de l’information.
L’initiative a été rendue possible grâce au bus numérique de la Fondation F3, spécialement déployé pour sensibiliser les jeunes à l’usage des outils digitaux dans la promotion des droits des enfants.

« Nous avons trouvé qu’il est essentiel d’investir dans les enfants, car ce sont eux qui vont porter les messages de cohésion sociale et de paix », explique Thierry Rukata, encadreur du programme.

Les enfants ont exploré des outils comme Facebook, Canva, et appris à vérifier les sources avant toute publication. Une nouveauté qu’ils ont accueillie avec enthousiasme, tant pour l’aspect pratique que pour le format mobile et interactif.
Guy-Ernest Muhero, 7 ans, témoigne :
« Aujourd’hui, j’ai appris à publier des textes et photos sur Facebook, et à utiliser Canva pour créer de nouvelles images. J’ai aussi compris l’importance de vérifier l’information avant de la partager. »

Martine Kadongo, elle, souligne l’impact de cette formation sur son engagement :« En tant qu’enfant journaliste, je dois savoir utiliser les réseaux sociaux pour sensibiliser sur les droits des enfants. »
Quant à Natasha Binti Shabani, elle retient surtout la puissance de ces outils dans le plaidoyer :
« Grâce aux réseaux sociaux, nos messages peuvent toucher ceux qui prennent des décisions. »

Cette formation a ainsi permis d’outiller les enfants non seulement techniquement, mais aussi moralement, à devenir des journalistes responsables et conscients de leur rôle dans la société.
Emmanuella Bahindwa volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans chaque groupe d’enfants, il y a ceux qui parlent beaucoup, qui prennent la parole facilement, qui attirent l’attention. Et puis, il y a les plus discrets, les timides, ceux qui préfèrent écouter, observer, et qui ont du mal à s’exprimer devant les autres. Ces […]
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Dans chaque groupe d’enfants, il y a ceux qui parlent beaucoup, qui prennent la parole facilement, qui attirent l’attention. Et puis, il y a les plus discrets, les timides, ceux qui préfèrent écouter, observer, et qui ont du mal à s’exprimer devant les autres. Ces enfants introvertis sont souvent oubliés, ignorés ou incompris. Non pas parce qu’ils n’ont rien à dire, mais parce qu’ils s’expriment autrement. Malheureusement, leur silence est parfois confondu avec de l’indifférence ou de la faiblesse, alors qu’eux aussi ont des droits, des pensées et des sentiments importants à partager.
Grace Mwandaza, 13 ans :
« En classe, je comprends beaucoup de choses, mais je n’arrive pas à participer. Quand la maîtresse pose une question, mon cœur bat très vite. J’ai peur de me tromper et que tout le monde se moque de moi. Alors je préfère me taire, même si je connais la réponse. »
Samuel Kasindi, 12 ans :
« À la maison, mes frères parlent beaucoup. Moi, on ne me laisse pas souvent la parole. Quand je veux dire quelque chose, on me coupe ou on m’ignore. Je me sens inutile parfois, comme si ma voix ne comptait pas. »
Élodie Barhume, 11 ans :
« Je suis souvent seule pendant les récréations. Je suis gentille avec les autres, mais je ne sais pas comment me faire des amis. Les autres enfants me trouvent bizarre. Moi, je préfère rester dans mon coin, mais ça me rend triste. »
Joël Umoja, 14 ans :
« J’ai toujours été timide. À l’église, à l’école, même à la maison, je ne parle pas beaucoup. Une fois, j’ai voulu parler d’un problème que j’avais, mais on m’a dit que je devais apprendre à être fort. Depuis ce jour-là, je garde tout en moi. »
Les enfants introvertis ressentent et comprennent beaucoup de choses, mais sont souvent mis de côté. Leur silence n’est pas un refus de participation, mais l’expression d’une peur, d’un manque de confiance ou d’un besoin d’être écoutés autrement. Ils souffrent parfois en silence, sans que personne ne le remarque. Il est donc essentiel de créer des espaces sûrs où ils peuvent s’exprimer à leur manière.
Témoignages d’experts
Mme Nadège M., psychologue scolaire :
« Les enfants introvertis doivent être protégés comme tous les autres. Leur caractère calme n’est pas un défaut. Il faut des enseignants et des adultes qui les valorisent et les encouragent sans les forcer. »
M. Arnaud K., éducateur social :
« Un enfant timide peut devenir un grand leader, s’il est accompagné avec douceur. Il faut arrêter de penser que seuls les enfants extravertis méritent d’être écoutés. »
Mme Rachel B., formatrice en développement personnel :
« Lorsqu’on donne aux enfants timides la possibilité de s’exprimer autrement, par l’écriture, le dessin, les jeux de rôle, ils s’ouvrent peu à peu. Il faut diversifier les moyens d’expression. »
M. Cédric L., enseignant en école primaire :
« Je fais attention à donner du temps aux enfants silencieux. Je les interroge doucement, je les valorise quand ils essaient. C’est un travail quotidien, mais très important. »
Mme Sylvie T., spécialiste en droits de l’enfant :
« Le droit à la participation inclut tous les enfants, même ceux qui ne parlent pas fort. Les adultes doivent créer des environnements inclusifs, où chaque voix compte, quelle que soit son intensité. »
M. Justin M., assistant psychosocial :
« La timidité, ce n’est pas une faiblesse. C’est un mode de fonctionnement. Il faut apprendre à écouter autrement, à lire les gestes, les regards, les attitudes. C’est aussi ça, protéger un enfant. »
Les spécialistes s’accordent à dire que les enfants introvertis méritent une attention particulière. Il faut adapter l’environnement à leur sensibilité, respecter leur rythme et leur offrir des moyens d’expression appropriés. Leur silence n’est pas une absence, c’est une autre manière d’être présent.
Les enfants timides ou introvertis ont les mêmes droits que tous les autres : droit à l’expression, à l’écoute, à la participation. Ce n’est pas parce qu’un enfant parle peu qu’il doit être ignoré. Écoutons-les autrement, avec patience et respect. Car chaque enfant mérite d’être vu, entendu et valorisé.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans de nombreuses familles du Nord-Kivu, aborder la santé sexuelle et reproductive avec les enfants reste un sujet tabou. Pourtant, ce silence, souvent dicté par la peur, la gêne ou des croyances culturelles, expose les jeunes à de graves risques pour leur santé et leur […]
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Dans de nombreuses familles du Nord-Kivu, aborder la santé sexuelle et reproductive avec les enfants reste un sujet tabou. Pourtant, ce silence, souvent dicté par la peur, la gêne ou des croyances culturelles, expose les jeunes à de graves risques pour leur santé et leur avenir.
Le Dr Jean-Paul Kavusa, médecin à Goma et militant pour les droits des enfants, tire la sonnette d’alarme :
« Le silence autour de ces questions crée un vide que les enfants remplissent souvent par des informations erronées venues d’internet, des amis ou même de la rue. Résultat : grossesses précoces, IST, abus, traumatismes psychologiques. Il est urgent de parler avec eux, avec des mots adaptés à leur âge. »
Selon lui, l’éducation sexuelle ne signifie pas encourager la sexualité précoce, mais plutôt fournir aux enfants des connaissances claires et appropriées pour se protéger, comprendre leur corps, dire non à la violence et demander de l’aide en cas de danger.
« Un enfant bien informé est plus à même de faire de bons choix. C’est aussi un moyen de prévenir les abus sexuels, car l’enfant sait reconnaître ce qui est inapproprié », insiste-t-il.
Ignorer ces échanges, c’est laisser les enfants dans l’ignorance, la peur et souvent la culpabilité.
Parents, éducateurs et soignants ont la responsabilité de rompre ce silence et de créer un espace sécurisé pour aborder ces sujets avec bienveillance.
Briser le silence, c’est offrir aux enfants une armure de connaissances. Se taire, c’est les laisser avancer à l’aveugle dans un monde rempli de dangers.
Michael Lufungulo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News