POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Dans la ville de Goma, la malaria (paludisme) continue de représenter une menace sérieuse pour la santé des enfants. Pourtant, une solution simple et efficace existe : la moustiquaire imprégnée d’insecticide.Le Dr Anselme Nvunabandi, pédiatre à la clinique Saint Michel, rappelle l’importance cruciale de son […]
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Dans la ville de Goma, la malaria (paludisme) continue de représenter une menace sérieuse pour la santé des enfants. Pourtant, une solution simple et efficace existe : la moustiquaire imprégnée d’insecticide.
Le Dr Anselme Nvunabandi, pédiatre à la clinique Saint Michel, rappelle l’importance cruciale de son utilisation régulière.
« La majorité des cas graves de paludisme que nous recevons sont des enfants de moins de 5 ans qui ne dorment pas sous des moustiquaires imprégnées », explique-t-il. « Pourtant, cette mesure simple peut réduire jusqu’à 50 % les cas de contamination dans les ménages. »
Le médecin insiste sur l’usage correct : « Il faut bien attacher la moustiquaire autour du lit, éviter de la laver fréquemment car cela réduit l’efficacité de l’insecticide, et ne jamais la suspendre mouillée au soleil. »
Aline, mère de trois enfants vivant à Katoyi, témoigne : « Depuis que mes enfants dorment sous moustiquaire chaque nuit, je ne les emmène plus à l’hôpital comme avant. Avant, c’était une crise de palu tous les mois. »
Même constat pour Jean-Pierre, un père de famille de Majengo : « Mon fils a failli mourir du paludisme. Depuis cet épisode, je m’assure que tous mes enfants dorment sous moustiquaire. C’est devenu une habitude familiale. »
Le Dr Anselme note avec regret que certaines familles utilisent encore ces moustiquaires à d’autres fins, comme la pêche ou la protection des jardins : « C’est une perte énorme. Une moustiquaire, c’est une barrière entre la piqûre mortelle du moustique et l’enfant. La détourner de sa fonction, c’est exposer une vie. »
Il conclut avec un appel clair : « Pour sauver nos enfants, utilisons les moustiquaires comme il faut. C’est un geste simple, mais c’est une vie qu’on protège chaque nuit. »
Dormir sous moustiquaire, c’est offrir à chaque enfant une nuit de paix… et une chance de grandir en bonne santé.
Michael Lufungulo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Dans le but de promouvoir l’excellence académique et de consolider les relations interuniversitaires, un concours d’éloquence en anglais s’est tenu récemment à Bukavu entre les étudiants de l’Université Officielle de Bukavu (UOB) et ceux de l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR). Le débat, centré sur […]
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Dans le but de promouvoir l’excellence académique et de consolider les relations interuniversitaires, un concours d’éloquence en anglais s’est tenu récemment à Bukavu entre les étudiants de l’Université Officielle de Bukavu (UOB) et ceux de l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR).
Le débat, centré sur le thème « Éduquer une femme, c’est éduquer une nation », a opposé les clubs d’anglais des deux institutions dans un échange intense et enrichissant. Au terme de la compétition, l’équipe de l’UOB s’est distinguée par la clarté de ses arguments, la fluidité de son expression et sa rigueur scientifique, décrochant la victoire face à l’ISDR.
Les participants ont salué l’initiative comme une opportunité de perfectionner leur anglais, de développer leur esprit critique et surtout de renforcer l’amitié entre étudiants des deux institutions publiques.
Le jury, composé d’anglophones de la ville et d’assistants en anglais, a encouragé les deux équipes et a insisté sur l’importance de telles rencontres pour élever le niveau linguistique et intellectuel des jeunes.
Les perdants, quant à eux, ont exprimé leur détermination à faire mieux lors des prochaines éditions.
Lucien cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans de nombreux foyers de Bukavu, les enfants aînés endossent très tôt des responsabilités lourdes : s’occuper des plus jeunes, accomplir les tâches ménagères, aller puiser de l’eau ou même subvenir aux besoins familiaux. Ces charges précoces, bien que perçues comme « normales » dans […]
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Dans de nombreux foyers de Bukavu, les enfants aînés endossent très tôt des responsabilités lourdes : s’occuper des plus jeunes, accomplir les tâches ménagères, aller puiser de l’eau ou même subvenir aux besoins familiaux. Ces charges précoces, bien que perçues comme « normales » dans certaines cultures, privent souvent ces enfants de leur droit au jeu, au repos et, parfois, à l’éducation. Derrière le sourire d’un aîné se cachent fatigue, sacrifices silencieux et une enfance écourtée.
Florence Nechi, 13 ans :
« Chaque matin, je me réveille avant tout le monde pour faire la vaisselle, laver les petits et préparer le repas. J’arrive souvent en retard à l’école et je suis trop fatiguée pour suivre. »
Didier Mugisho, 15 ans :
« Quand ma mère part vendre au marché, c’est moi qui garde la maison. Je ne peux pas sortir, ni jouer avec les amis. Je dois aussi aider mes frères à faire leurs devoirs. »
Prisca Empire, 12 ans :
« Parfois, je reste à la maison pour garder mon petit frère malade. J’aime ma famille, mais j’aimerais aussi avoir du temps pour moi, pour jouer ou me reposer. »
Junior Mahuno, 14 ans :
« Mon père est mort. Je suis devenu comme le chef de famille. Je vends de l’eau en sachet pour que mes sœurs puissent aller à l’école. Mais moi, j’ai arrêté en 6e année. »
Ces témoignages illustrent à quel point le rôle d’aîné peut devenir un fardeau, empêchant certains enfants de vivre pleinement leur enfance. Entre sacrifices, décrochage scolaire et fatigue émotionnelle, beaucoup perdent une part de leur innocence, souvent dans l’indifférence générale.
Avis des spécialistes
Mme Léonie Bahati, sociologue :
« La société attend trop des enfants aînés sans leur demander s’ils sont prêts. Cela peut créer des frustrations et un sentiment d’injustice. »
M. André Bisimwa, enseignant :
« Ces enfants arrivent souvent à l’école épuisés ou absents. Leurs performances chutent, et certains finissent par abandonner. »
Sœur Justine Kavira, religieuse et encadreuse :
« L’aîné n’est pas un parent. Il a droit au jeu, au repos et à l’éducation comme les autres enfants. »
Mme Prisca Mulezi, psychologue pour enfants :
« Certains développent une anxiété ou une culpabilité constante. Ils ont du mal à se détacher de leur rôle même à l’âge adulte. »
Dr Patrick Munganga, pédiatre :
« Le stress quotidien peut affecter la santé physique de ces enfants : maux de tête, fatigue chronique, manque d’appétit. »
Mme Rachel Mbula, défenseure des droits de l’enfant :
« Confondre un enfant avec un adulte est une erreur. Les responsabilités doivent être adaptées à son âge et à sa capacité. »
Les spécialistes sont unanimes : confier des tâches légères à un enfant est normal, mais lui imposer un rôle parental constitue une forme de négligence des droits fondamentaux. Ces enfants ont besoin d’un équilibre, de reconnaissance et de protection.
Être l’aîné ne devrait jamais signifier renoncer à son enfance. La société doit comprendre que chaque enfant, quel que soit son rang dans la fratrie, a droit au repos, à l’éducation, aux loisirs et à une vie épanouie. Libérons-les de ce fardeau silencieux.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Début des Journées Diocésaines des Jeunes (JDJ) dans le diocèse de Bukavu. L’événement se tient cette année à la paroisse Guido Maria Conforti de Panzi, où plus de 4 000 jeunes venus de 42 paroisses du diocèse sont attendus. Ces journées constituent un rendez-vous annuel […]
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Début des Journées Diocésaines des Jeunes (JDJ) dans le diocèse de Bukavu. L’événement se tient cette année à la paroisse Guido Maria Conforti de Panzi, où plus de 4 000 jeunes venus de 42 paroisses du diocèse sont attendus.
Ces journées constituent un rendez-vous annuel majeur pour les jeunes catholiques du diocèse, leur permettant de se retrouver, prier, échanger et réfléchir autour d’un thème spirituel. Pour cette 18e édition le thème choisi est : « L’espérance ne déçoit pas »
L’année précédente, c’est la paroisse de Burhale qui avait eu l’honneur d’accueillir les JDJ. Cette année, la paroisse de Panzi a été sélectionnée par tirage au sort.
Les jeunes participants sont accueillis dans des familles d’accueil de la paroisse pour toute la durée de l’événement. Chaque jour, ils rejoignent la paroisse pour prendre part aux diverses activités spirituelles, éducatives et culturelles, avant de regagner leurs familles d’accueil en fin de journée.
La clôture est prévue pour ce dimanche en présence de Mgr François-Xavier Maroy archevêque de Bukavu, considéré comme le premier jeune du diocèse par les participants. Ceux qui le peuvent repartiront le même jour vers leurs paroisses respectives, les autres le feront le lundi.
Traditionnellement célébrées fin juillet, les JDJ ont été exceptionnellement reportées à la première semaine d’août cette année, en raison du calendrier scolaire.
Lucien Cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
À Bukavu, dans plusieurs quartiers densément peuplés comme Kadutu, Nyakaliba, Essence, Mulengeza ou Cimpunda, les enfants manquent cruellement d’espaces pour jouer. Entre les maisons serrées, les ruelles étroites, les routes encombrées de motos et l’absence de terrains sécurisés, leur droit fondamental au loisir est régulièrement […]
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À Bukavu, dans plusieurs quartiers densément peuplés comme Kadutu, Nyakaliba, Essence, Mulengeza ou Cimpunda, les enfants manquent cruellement d’espaces pour jouer. Entre les maisons serrées, les ruelles étroites, les routes encombrées de motos et l’absence de terrains sécurisés, leur droit fondamental au loisir est régulièrement bafoué. Pourtant, le jeu n’est pas un luxe : c’est un besoin vital pour leur développement mental, physique et émotionnel.
Samuel Bulambo, 10 ans :
« On n’a pas d’endroit pour jouer au ballon. Quand on joue devant la maison, les adultes nous chassent ou les motos passent et nous dérangent. »
Chantale Mweza, 11 ans :
« Je joue rarement. Maman dit que c’est dangereux dehors, et à la maison il n’y a pas d’espace. Je reste souvent assise, à regarder mes frères. »
Ibrahim Tabinane, 12 ans :
« Parfois on joue entre les maisons, mais si un ballon entre chez un voisin, on se fait gronder. On doit rester silencieux ou aller au marché. »
Josiane Mirindi, 9 ans :
« J’aime danser, mais je n’ai pas d’endroit pour pratiquer. La cour est petite et encombrée. Même pour courir, ce n’est pas possible. »
Ces enfants expriment une frustration liée à l’enfermement. Ils grandissent dans des milieux où le jeu est limité par l’environnement physique, la peur des adultes ou le manque de sécurité. Cette privation les rend plus passifs, moins joyeux, parfois agités ou tristes. Leur droit au loisir est continuellement réduit par les contraintes d’une urbanisation non planifiée.
Avis des spécialistes
Mme Grâce Mulume, psychologue pour enfants :
« Le jeu est essentiel au développement de la mémoire, de la sociabilité, de l’expression émotionnelle. Un enfant privé de jeu se renferme ou se désorganise. »
M. Arsène Lushombo, urbaniste :
« Nos quartiers n’ont pas été pensés pour les enfants. On construit sans prévoir d’espace de loisir, ce qui crée une exclusion dès le bas âge. »
Dr Nadine Kakule, pédiatre :
« L’absence d’activités physiques chez les enfants peut favoriser l’obésité, la fatigue mentale, et parfois des troubles de sommeil. »
Sr Solange Byamungu, éducatrice communautaire :
« Certains enfants deviennent agressifs ou trop silencieux à cause de l’ennui prolongé. Le jeu équilibre les émotions. »
M. Michel Kasekwa, enseignant :
« Les élèves qui n’ont pas d’espace pour se détendre sont souvent moins attentifs, plus tendus et moins créatifs en classe. »
Mme Judith Bisimwa, animatrice jeunesse :
« Il faut réaménager certains petits espaces publics en coins de jeu. Même 10 mètres carrés peuvent faire la différence dans la vie d’un enfant. »
Les experts insistent sur l’urgence de considérer le droit au jeu comme une priorité en milieu urbain. Il ne s’agit pas seulement de loisirs, mais d’un élément crucial pour la santé mentale, physique et scolaire des enfants. Le manque d’espace doit être compensé par des solutions simples, communautaires et inclusives.
Priver les enfants de jeu, c’est limiter leur liberté, leur imagination, leur équilibre. Dans les quartiers surpeuplés de Bukavu, cette privation est devenue une norme inquiétante. Il est temps que les communautés, les leaders locaux et les urbanistes revoient leurs priorités en intégrant les enfants dans la conception des quartiers. Un simple espace de jeu peut transformer une vie.
Louise Bibentyo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
L’éducation d’un enfant repose sur l’équilibre affectif et moral que lui offre son environnement familial. Lorsque l’un des parents, ou les deux, s’engagent dans l’infidélité, cet équilibre est souvent mis à mal. Ce comportement, parfois banalisé par les adultes, a pourtant des répercussions profondes sur […]
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L’éducation d’un enfant repose sur l’équilibre affectif et moral que lui offre son environnement familial. Lorsque l’un des parents, ou les deux, s’engagent dans l’infidélité, cet équilibre est souvent mis à mal. Ce comportement, parfois banalisé par les adultes, a pourtant des répercussions profondes sur la vie des enfants notamment :
Instabilité émotionnelle et insécurité affective:
L’infidélité crée des tensions, disputes, voire des séparations. L’enfant, témoin de ces conflits ou victime du silence glacial qui s’installe dans la maison, développe une insécurité émotionnelle. Il se sent déchiré entre ses parents, perd confiance et peut développer de l’anxiété ou de la tristesse chronique.
Perturbation scolaire et sociale:
Un enfant affecté par les conflits conjugaux a souvent du mal à se concentrer à l’école. Son rendement baisse, il peut devenir agressif, isolé ou trop réservé. Certains adoptent même un comportement de rejet vis-à-vis de toute autorité ou figures parentales.
Écoutons le témoignage d’un enfant de 13 ans à Bukavu qui est affecté négativement par l’infidélité de ses parents : « J’ai grandi dans un foyer où je croyais que l’amour entre papa et maman durerait toujours. Mais depuis que j’ai surpris des disputes à cause d’une autre femme, tout a changé. Maman pleure souvent, elle ne joue plus avec moi comme avant. Papa rentre tard, parfois il ne rentre même pas. À l’école, je n’arrive plus à me concentrer. J’ai honte quand mes amis parlent de leurs familles. Parfois, je me demande si c’est de ma faute… Je me sens seul. J’aimerais que mes parents comprennent que leur séparation me détruit. Je voudrais juste qu’ils pensent à moi avant de se blesser l’un l’autre. »
Ce témoignage illustre combien l’infidélité parentale peut affecter profondément l’équilibre émotionnel, scolaire et social d’un enfant.
Reproduction des schémas toxiques: En grandissant, un enfant ayant été exposé à l’infidélité peut considérer cela comme normal. Il risque de répéter ce modèle dans ses relations futures, contribuant à perpétuer les cycles de blessures émotionnelles.
Négligence éducative:
Dans les moments de conflits, les parents deviennent souvent distraits, absents ou accaparés par leurs propres douleurs. L’enfant se retrouve livré à lui-même, sans encadrement, ni accompagnement dans sa croissance morale, éducative et spirituelle.
L’infidélité n’est pas seulement une affaire d’adultes. Elle marque les enfants, parfois pour la vie. Les parents doivent se rappeler que leur comportement influence l’avenir de leurs enfants. Investir dans une relation saine, respectueuse et stable, c’est investir dans l’éducation et l’épanouissement des générations futures.
Chers parents,
Votre fidélité n’est pas seulement un engagement entre deux adultes, c’est aussi un pilier sur lequel vos enfants bâtissent leur stabilité émotionnelle. Les conflits liés à l’infidélité, même silencieux, laissent des traces profondes dans le cœur des enfants.
Soyez des modèles de respect, de dialogue et de responsabilité. En choisissant la fidélité, vous semez la confiance, la sécurité et l’amour dans le cœur de vos enfants. Et ce sont ces valeurs qui les guideront toute leur vie.
Protégez votre foyer, protégez vos enfants.
Clarisse Zihalirwa, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Chaque année, du 1er au 7 août, le monde entier célèbre la Semaine mondiale de l’allaitement maternel. Des campagnes sont lancées, des affiches sont placardées dans les hôpitaux, des messages sont répétés à la radio : « Allaiter, c’est donner la vie.» Mais à l’Est […]
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Chaque année, du 1er au 7 août, le monde entier célèbre la Semaine mondiale de l’allaitement maternel. Des campagnes sont lancées, des affiches sont placardées dans les hôpitaux, des messages sont répétés à la radio : « Allaiter, c’est donner la vie.»
Mais à l’Est de la RDC, derrière les slogans et les journées officielles, une réalité plus dure se cache. Il y a des bébés qui ne seront jamais allaités. Pas par choix. Parce que leur mère n’est plus là. Parce qu’elle est morte. Ou partie. Ou simplement trop démunie pour le faire.
Le drame silencieux des enfants orphelins
Dans certains coins reculés de la région, ou même au cœur des milieux urbains, il existe des maisons où vivent des nourrissons sans mère. Confiés à des religieuses, à des familles élargies ou à des centres communautaires, ces enfants commencent leur vie sans ce premier geste de tendresse et de survie qu’est l’allaitement, notamment à cause des catastrophes sociales telles que la guerre ou l’insuffisance d’infrastructures.
Le lait maternel, pourtant essentiel, devient alors un bien rare, souvent inaccessible. Et ce manque ouvre la porte à d’autres dangers : infections, diarrhées, malnutrition, affaiblissement général… Ces bébés, déjà orphelins de bras, le deviennent aussi du lait.
« Quand on m’a confié ce bébé, il avait à peine trois jours. J’avais l’amour, mais pas le lait. On a fait comme on a pu. Parfois, je pleurais plus fort que lui », confie une maman d’accueil approchée par Watoto News à Kabare et sous couvert d’anonymat.
Et les mères vivantes ?
Même pour celles qui ont la chance d’être là, l’allaitement reste une bataille. Entre la fatigue, le manque de nourriture, l’absence de soutien ou la reprise trop rapide des activités, de nombreuses femmes abandonnent plus tôt qu’elles ne le voudraient. Certaines n’ont jamais reçu d’encouragement ni d’information fiable sur l’importance du lait maternel.
Un appel à regarder autrement
Pendant que le monde répète des messages d’espoir et de santé, des enfants meurent en silence par manque de lait. Il est temps d’élargir notre regard : l’allaitement maternel ne doit pas seulement être un acte individuel ; c’est aussi une question de société, de solidarité.
Qui nourrit les orphelins ?
Où sont les aides pour les familles d’accueil ?
Qui parle de la possibilité de créer une banque de lait maternel ?
Pourquoi ces bébés sont-ils invisibles dans les politiques de santé ?
Ces questions dérangent. Elles sont pourtant urgentes.
La Semaine mondiale de l’allaitement maternel ne devrait pas seulement être une occasion de dire « Allaiter, c’est bien ». Elle doit être un cri : tous les enfants ont droit à ce début de vie, même ceux que la vie a déjà blessés.
Et si nous ne pouvons pas toujours donner le lait, nous pouvons au moins donner les moyens, les conditions, et surtout, ne pas détourner les yeux.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
Chaque 1er août, la République Démocratique du Congo célèbre la Journée des parents un moment fort pour valoriser le rôle essentiel des pères et mères dans la vie de leurs enfants. Les parents sont les premiers repères : enseignants, protecteurs, soutiens et amis fidèles. Ils […]
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Chaque 1er août, la République Démocratique du Congo célèbre la Journée des parents un moment fort pour valoriser le rôle essentiel des pères et mères dans la vie de leurs enfants.
Les parents sont les premiers repères : enseignants, protecteurs, soutiens et amis fidèles. Ils guident, corrigent, encouragent et aiment sans condition. Honorer ses parents, c’est leur obéir avec amour, les écouter avec attention, leur parler avec respect et leur exprimer sa reconnaissance au quotidien.
Respecter ses parents aide l’enfant à grandir en paix, à mieux vivre en société et à devenir un adulte équilibré. C’est aussi le fondement d’une famille soudée et d’une société harmonieuse.
Amina, 14 ans, habitante de Bukavu, témoigne :
« Depuis que je fais des efforts pour obéir à mes parents, notre relation a changé. Maman me fait plus confiance, papa m’encourage dans mes études. Je sens que Dieu me bénit. Mes petits frères me prennent pour modèle. Ce n’est pas toujours facile, mais ça m’aide à grandir avec sagesse. »
En cette journée symbolique, un simple geste peut faire la différence : un merci, une aide à la maison, un dessin, un mot tendre ou une prière. Car honorer ses parents, c’est aussi développer un cœur reconnaissant.
Un père de Bukavu confie à Watoto News:
« Mon fils aîné me respecte davantage, m’aide spontanément, et me parle avec douceur. Cela me touche profondément. Son attitude me donne plus de force pour l’accompagner. Quand un enfant honore ses parents, c’est toute la famille qui en bénéficie. »
Message aux enfants:
Chers enfants, n’oubliez jamais : honorer vos parents, c’est semer des graines de bénédiction dans vos vies. En les respectant et en les aidant, vous construisez un avenir solide. L’amour envers ceux qui vous ont donné la vie est une source de sagesse, de joie et de réussite.
Clarisse Zihalirwa volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Jeudi 31 juillet 2025 marque la fin de la session ordinaire des examens d’état en République Démocratique du Congo.À Goma, dans la province du Nord-Kivu, les élèves finalistes ont terminé cette étape cruciale dans un climat généralement paisible, malgré le contexte sécuritaire fragile dans la […]
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Jeudi 31 juillet 2025 marque la fin de la session ordinaire des examens d’état en République Démocratique du Congo.
À Goma, dans la province du Nord-Kivu, les élèves finalistes ont terminé cette étape cruciale dans un climat généralement paisible, malgré le contexte sécuritaire fragile dans la région.
Sourires aux lèvres, soupirs de soulagement et accolades entre camarades : l’ambiance était marquée par une joie partagée au sortir des derniers examens. Pour beaucoup, le sentiment d’avoir donné le meilleur domine.
« Je suis très heureux,les épreuves se sont bien passées, malgré la peur au départ, tout s’est déroulé dans la paix » témoigne Elvis Mumbere
finaliste au complexe scolaire la joie .
« Je remercie Dieu, mes enseignants et surtout mes parents. Mon père s’est privé de beaucoup de choses pour que je ne manque rien pendant cette période »ajoute-t-il.
Même satisfaction du côté de Fatuma Birindwa élève au lycée Amani :
« Je ressens une grande fierté,on a passé les examens sans interruption ni incident. Je crois en ma réussite.
Mes parents n’ont cessé de m’encourager malgré les difficultés, leur soutien m’a portée jusque-là. »
Les élèves expriment une profonde gratitude envers leurs familles, dont les sacrifices parfois au prix de lourdes privations ont permis de franchir cette étape. Certains ont dû faire face à l’instabilité économique, au déplacement ou à la précarité, mais n’ont jamais cessé de croire en la réussite de leurs enfants.
Avec la fin de l’Exétat, un nouveau chapitre s’ouvre pour ces jeunes : l’attente des résultats et, pour beaucoup, le rêve d’accéder à l’université ou à une formation professionnelle.
Watoto News félicite tous les finalistes et leurs familles pour leur résilience et leur détermination.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Un nouvel acte de violence a secoué la ville de mercredi 30 juillet 2025, aux alentours de 18h, où un jeune homme, Mushagalusa, a été abattu par balles dans sa cabine de transfert d’argent située à Nkafu, dans la commune de Kadutu. À en croire […]
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Un nouvel acte de violence a secoué la ville de mercredi 30 juillet 2025, aux alentours de 18h, où un jeune homme, Mushagalusa, a été abattu par balles dans sa cabine de transfert d’argent située à Nkafu, dans la commune de Kadutu.
À en croire des sources sur place des bandits armés non identifiés ont surgi, l’ont dépouillé avant de le laisser grièvement blessé.
Des témoins racontent que, dans la panique, des riverains l’ont évacué en urgence à l’Hôpital général de Bukavu. Malheureusement, il a succombé à ses blessures deux heures plus tard, malgré les soins des médecins.
La victime, récemment mariée, laisse derrière elle une jeune épouse anéantie. « Tout ce qu’il voulait, c’était travailler honnêtement et construire un avenir pour sa famille. Il était apprécié de tous », témoigne un proche.
Choqués, les habitants interpellent les autorités sécuritaires sur l’urgence de renforcer la protection des civils, notamment dans les quartiers les plus exposés à la criminalité.
Gabriel Cubaka volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu