POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Tristesse à Libenge, dans la province éducationnelle Sud-Ubangi 2. Wisa Doalenge Blandine, élève finaliste à l’institut Ngbondo/Bodenge, option pédagogie générale, est décédée mardi 29 juillet 2025 à l’hôpital de Bau, des suites d’une hémorragie post-accouchement.Elle venait de mettre au monde un bébé de sexe masculin. […]
ACTUALITÉS
Tristesse à Libenge, dans la province éducationnelle Sud-Ubangi 2. Wisa Doalenge Blandine, élève finaliste à l’institut Ngbondo/Bodenge, option pédagogie générale, est décédée mardi 29 juillet 2025 à l’hôpital de Bau, des suites d’une hémorragie post-accouchement.
Elle venait de mettre au monde un bébé de sexe masculin.
Cette tragédie s’est produite en pleine session ordinaire de l’Examen d’État (EXETAT) au centre Libenge 2, situé à Boyabu, alors que la jeune candidate participait aux épreuves. Selon les sources médicales, l’accouchement a été difficile et l’hémorragie, fatale.
Profondément attristées, les autorités éducatives provinciales ont immédiatement réagi. Une délégation, conduite par l’Inspecteur principal provincial (IPP), s’est rendue sur place dès le lendemain, mercredi 30 juillet, pour présenter les condoléances officielles à la famille éplorée. Une enveloppe a également été remise pour soutenir l’organisation des funérailles.
Cette visite s’est déroulée en présence des autorités du comité technique sous-provincial de Libenge et d’un superviseur national venu de Kinshasa, marquant ainsi la reconnaissance de la nation face à cette perte douloureuse.
Le décès de Wisa Doalenge Blandine soulève de nouveau la question du suivi sanitaire des jeunes filles en âge scolaire, en particulier celles en situation de vulnérabilité.
Edouard Rogose volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
La Journée internationale de la femme africaine, célébrée chaque 31 juillet, est bien plus qu’un hommage aux femmes du continent. C’est un moment fort pour reconnaître leur rôle essentiel dans la société, en particulier dans l’éducation des enfants. En Afrique, la femme est souvent le […]
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La Journée internationale de la femme africaine, célébrée chaque 31 juillet, est bien plus qu’un hommage aux femmes du continent. C’est un moment fort pour reconnaître leur rôle essentiel dans la société, en particulier dans l’éducation des enfants.
En Afrique, la femme est souvent le pilier de la famille, la première éducatrice, celle qui transmet les valeurs, les langues, les traditions, mais aussi l’amour du savoir et de la dignité. À travers cette journée, nous saluons ces mères, enseignantes, encadreuses, qui, malgré les défis économiques et sociaux, s’investissent avec courage pour offrir un avenir meilleur à leurs enfants.
Si les droits des femmes sont respectés et que leur voix est entendue, elles jouent un rôle fondamental dans la vie de l’enfant à plusieurs niveaux :
Autonomisation de la mère, bien-être de l’enfant
Une femme autonome économiquement et socialement peut mieux subvenir aux besoins de ses enfants : alimentation, santé, scolarité, logement. L’émancipation féminine réduit la pauvreté familiale.
Accès à l’éducation pour tous
En valorisant l’égalité des chances, cette journée plaide aussi pour l’éducation des filles. Une mère éduquée est plus susceptible de scolariser ses enfants, filles comme garçons.
Protection contre les violences
Elle permet de sensibiliser sur les droits des femmes et, par extension, sur ceux des enfants. Moins de violences faites aux femmes signifie un environnement plus stable pour les enfants.
Modèle de leadership
Les femmes célébrées deviennent des modèles pour les enfants, en particulier les filles, qui peuvent rêver grand et croire en leur potentiel.
Construction d’un avenir pacifique
Une femme engagée dans sa communauté agit pour la paix, la cohésion sociale et le dialogue – un héritage durable pour les enfants.
Voici quelques textes et instruments juridiques qui reconnaissent et renforcent le rôle de la femme dans l’éducation de l’enfant :
La Constitution de la RDC (2006, révisée)
Article 14 : garantit la protection de la femme et la promotion de ses droits dans tous les domaines, y compris l’éducation.
Protocole de Maputo (2003)
Article 12 : consacre le droit des femmes à l’éducation et à la formation, y compris pour promouvoir leur rôle dans l’encadrement des enfants.
Convention relative aux droits de l’enfant (CDE, 1989)
Article 5 : reconnaît le rôle des parents (y compris la mère) dans l’orientation et l’éducation de l’enfant.
Article 18 : insiste sur la responsabilité conjointe des deux parents dans l’éducation de l’enfant.
Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (1990)
Met l’accent sur la responsabilité parentale, avec une attention particulière au rôle de la mère.
Investir dans la femme africaine, c’est investir dans l’enfant. Et investir dans l’enfant, c’est bâtir l’Afrique de demain.
Clarisse Zihalirwa, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watotonews
L’Afrique célèbre la Journée internationale de la femme africaine (JIFA) chaque 31 juillet, un moment fort pour honorer la force, le courage et la résilience des femmes du continent. Instituée en souvenir de la première conférence panafricaine des femmes en 1962 à Dar es Salaam, […]
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L’Afrique célèbre la Journée internationale de la femme africaine (JIFA) chaque 31 juillet, un moment fort pour honorer la force, le courage et la résilience des femmes du continent. Instituée en souvenir de la première conférence panafricaine des femmes en 1962 à Dar es Salaam, cette journée met en lumière le rôle central des femmes dans le développement des communautés africaines.
Et les jeunes filles ?
Chez Watoto News, média dédié aux enfants et aux jeunes, nous croyons que l’héritage de ces femmes pionnières commence dès l’enfance. Les jeunes filles africaines rêvent d’un avenir meilleur. Elles veulent apprendre, inventer, diriger. Et elles peuvent à condition d’en avoir les moyens.
Grâce, 15 ans, élève à Bukavu:
« Je veux devenir avocate pour défendre les femmes et les enfants. Ce jour me donne la force de croire en moi. »
Sarah, 12 ans:
« Ma maman est commerçante. Elle est forte. Moi aussi, je veux aider les autres. »
Des modèles inspirants, tout près de nous
À Bukavu, plusieurs jeunes femmes prouvent que l’ambition n’attend pas l’âge adulte.
Esther Kaharanyi,23 ans, fabrique des paniers traditionnels :
« Je suis fière de continuer l’art de ma grand-mère. Notre culture est une richesse. »
Nadine, 24 ans, apprentie couturière :
« Même si je suis une fille, je peux changer les choses par mon travail. »
Un avenir à construire ensemble
Les filles d’Afrique portent en elles la lumière d’un continent en pleine transformation. En leur garantissant l’accès à l’éducation, à la santé et à la liberté de choix, nous investissons dans une Afrique plus forte, plus juste.
Aujourd’hui, célébrer ne suffit pas. Il faut agir.
Parents, soutenez les rêves de vos filles.
Écoles, ouvrez-leur les portes de tous les domaines.
Dirigeants, protégez leurs droits.
Jeunes filles, croyez en vous. Osez !
Chez Watoto News, nous croyons que chaque fille peut devenir une flamme d’espoir pour sa communauté.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Alors que la session 2025 des Examens d’État touche à sa fin, les autorités provinciales du Sud-Kivu appellent à la responsabilité collective pour éviter les dérapages souvent observés à l’issue de ces épreuves. Dans un message officiel signé par Dunia Masumbuko Bwenge vice Gouverneur en […]
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Alors que la session 2025 des Examens d’État touche à sa fin, les autorités provinciales du Sud-Kivu appellent à la responsabilité collective pour éviter les dérapages souvent observés à l’issue de ces épreuves.
Dans un message officiel signé par Dunia Masumbuko Bwenge vice Gouverneur en charge des questions politiques, administratives et juridiques et rendu publique mercredi 30 juillet, le gouvernement provincial rappelle les dérives enregistrées les années précédentes : bastonnades, déchirements d’uniformes, jets d’encre et autres formes d’humiliations infligées aux élèves finalistes. Ces pratiques, qualifiées de « barbares et inciviques », seront désormais réprimées avec la plus grande fermeté.
« Nous mettons en garde tout étudiant ou individu qui se permettrait d’attaquer, sous quelque forme que ce soit, les élèves finalistes sur le chemin du retour à la maison », prévient le gouvernement provincial
Les services de sécurité sont instruits de sévir en cas de flagrance. Les autorités académiques et les directions d’établissements sont, quant à elles, appelées à encadrer leurs étudiants et à veiller à un comportement exemplaire.
« Rien ne sera plus comme avant », conclut Ce document , qui promet des sanctions sévères contre tout récalcitrant.
Ce message s’inscrit dans un contexte où les examens d’État mobilisent chaque année des centaines d’élèves à travers la province, dans un climat souvent tendu, mais porteur d’espoir pour l’avenir de la jeunesse congolaise.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
Chaque 31 juillet, l’Afrique célèbre la Journée Internationale de la Femme Africaine, une date essentielle pour rendre hommage au rôle fondamental des femmes dans le développement du continent. Si cette journée permet de reconnaître les luttes et les victoires des femmes africaines en général, en […]
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Chaque 31 juillet, l’Afrique célèbre la Journée Internationale de la Femme Africaine, une date essentielle pour rendre hommage au rôle fondamental des femmes dans le développement du continent. Si cette journée permet de reconnaître les luttes et les victoires des femmes africaines en général, en République Démocratique du Congo, elle constitue aussi une occasion unique de braquer les projecteurs sur la jeune fille congolaise, souvent en première ligne face aux inégalités, mais également porteuse d’un immense potentiel pour l’avenir.
Les défis multiples auxquels fait face la jeune fille
Malgré des avancées notables dans plusieurs pays, la jeune fille africaine continue de se heurter à de nombreux obstacles freinant son épanouissement :
Accès à l’éducation : Dans de nombreuses zones rurales ou marginalisées, l’éducation des filles demeure un défi majeur. Mariages précoces, pauvreté, traditions et manque d’infrastructures scolaires entravent leur scolarisation. En RDC, les provinces de l’Est comme le Nord ou le Sud-Kivu sont particulièrement touchées. L’insécurité chronique, les déplacements forcés et les violences armées privent des milliers de filles de leur droit fondamental à l’éducation.
« Dans certaines zones de l’Est, des écoles ferment ou sont détruites. Les filles n’ont plus d’endroit où apprendre, et beaucoup sont contraintes d’abandonner pour fuir ou aider leur famille », explique Joyce Manegabe, entrepreneure congolaise engagée pour l’autonomisation des jeunes femmes.
Santé et droits sexuels : Le manque d’accès à des services de santé adaptés, à l’information sur les menstruations ou à la protection contre les violences sexuelles affecte gravement la santé physique et mentale des jeunes filles. Dans les zones de conflit, le risque de violences sexuelles est multiplié, avec des conséquences dramatiques sur leur avenir.
Inégalités sociales et économiques : Les filles sont souvent les premières à être retirées de l’école en cas de difficultés familiales et disposent de moins d’opportunités économiques ou d’autonomisation que les garçons. Le poids des tâches ménagères et l’absence de modèles féminins dans certains domaines limitent également leurs ambitions.
Une génération engagée et pleine d’espoir
Pourtant, la jeune fille africaine d’aujourd’hui n’est pas qu’une victime. Elle est résiliente, ambitieuse et prête à faire entendre sa voix. Une nouvelle génération émerge, active dans l’activisme, les sciences, la technologie, l’entrepreneuriat et l’art. Ces jeunes filles veulent prendre en main leur avenir et construire un continent plus juste et inclusif.
« Quand une jeune fille ose prendre la parole dans une réunion communautaire, lance un projet ou défend ses droits, c’est toute une société qui commence à changer », poursuit Joyce Manegabe, fondatrice d’une initiative locale au Sud-Kivu.
Que signifie cette journée pour la jeune fille ?
La Journée Internationale de la Femme Africaine est :
Un moment de reconnaissance : Célébrer les mères, les grandes sœurs, les mentors qui inspirent les plus jeunes.
Une plateforme de plaidoyer : Sensibiliser les gouvernements, les ONG et la société civile à la nécessité d’investir dans l’éducation, la santé et la protection des jeunes filles.
Un appel à l’action : Encourager les filles à croire en elles, à poursuivre leurs rêves malgré les obstacles, et à se soutenir mutuellement.
Investir dans la jeune fille, c’est construire l’Afrique de demain
En cette Journée Internationale de la Femme Africaine, n’oublions pas la jeune fille congolaise. Celle qui, dans les collines du Kivu, les camps de déplacés, les quartiers populaires de Goma ou de Bukavu, tente chaque jour de poursuivre ses études, de rester debout et de rêver malgré la peur.
« Il faut aller au-delà des discours. Protéger une fille aujourd’hui, c’est préparer la stabilité et le progrès de demain », rappelle Joyce Manegabe.
Son éducation, sa sécurité, sa liberté et sa voix sont les clés d’un avenir plus équitable pour la communauté. Donnons-lui les moyens de se réaliser, et elle changera le monde.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
Chaque 30 juillet, le monde célèbre la Journée internationale de l’amitié, une occasion pour réfléchir à l’importance des liens amicaux dans nos vies.À Bukavu et, plusieurs jeunes ont partagé leurs expériences, soulignant à la fois les bienfaits et les blessures que peut engendrer une amitié. […]
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Chaque 30 juillet, le monde célèbre la Journée internationale de l’amitié, une occasion pour réfléchir à l’importance des liens amicaux dans nos vies.
À Bukavu et, plusieurs jeunes ont partagé leurs expériences, soulignant à la fois les bienfaits et les blessures que peut engendrer une amitié.
Une source de soutien et de croissance
Pour Patient Mweze et Binja Bisimwa Dorcas, étudiants à l’Université Catholique de Bukavu, l’amitié est un pilier fondamental de l’épanouissement personnel. Ils la décrivent comme un lien qui offre écoute, accompagnement et estime.
« L’amitié me permet d’avoir une bonne moralité grâce aux conseils de mon amie, surtout quand je suis tenté de prendre une mauvaise décision », témoigne Patient. Il évoque aussi une période difficile : « Quand j’ai perdu quelqu’un de très cher, mes amis m’ont entouré et m’ont aidé à surmonter cette douleur. »
Les deux étudiants considèrent l’amitié comme une véritable thérapie. « Quand on a de vrais amis, cela nous aide à rester nous-mêmes, à évoluer et à évacuer le stress », ajoutent-ils.
L’amitié, un repère moral
Pascal Mutalemba, jeune de Lubumbashi, insiste sur l’importance de fréquenter des personnes équilibrées et bienveillantes : « Être en amitié, c’est avoir quelqu’un qui connaît ta valeur, qui sait ce qu’il peut faire ou non pour te respecter. »
Mais parfois, l’amitié fait mal
Vanessa Ilosyo, jeune de Bukavu, nuance ce tableau. Son expérience lui a appris que toutes les amitiés ne sont pas positives : « Je croyais avoir un véritable ami. J’étais toujours présente pour lui, mais un jour, quand je n’ai plus pu répondre à ses attentes, il m’a abandonnée. » Une trahison qui l’a profondément marquée : « J’ai été brisée. J’ai passé trois ans sans oser me rapprocher de quelqu’un. »
À travers ces témoignages, cette journée internationale rappelle que l’amitié est une force précieuse, mais qu’elle nécessite réciprocité, sincérité et respect pour réellement contribuer au bien-être social et psychologique.
Une amitié doit être constructive et équilibrée , elle ne doit pas être intéressée ni toxique
L’amitié doit aider à garder le moral et à mieux se connaître et à grandir. Il est important de l’entretenir avec honnêteté et bienveillance.
Rehema Namegabe Esther volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans l’ensemble de la province éducationnelle Sud-Kivu 1 de Bukavu à Walungu, en passant par Kabare, Idjwi et Kalehe les élèves finalistes du secondaire poursuivent les épreuves de l’Examen d’État 2024 avec une remarquable résilience.Ce mercredi 26 juin, la troisième journée a mis à l’honneur […]
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Dans l’ensemble de la province éducationnelle Sud-Kivu 1 de Bukavu à Walungu, en passant par Kabare, Idjwi et Kalehe les élèves finalistes du secondaire poursuivent les épreuves de l’Examen d’État 2024 avec une remarquable résilience.
Ce mercredi 26 juin, la troisième journée a mis à l’honneur les matières scientifiques : une étape redoutée nécessitant concentration et endurance.
Derrière les calculs, les schémas et les feuilles d’examen se cachent des efforts immenses et souvent invisibles. Des milliers de jeunes, malgré les corvées, la précarité et la distance, poursuivent avec courage leur rêve d’un avenir meilleur.
Un engagement discret mais profond à Kabare
Dans la sous-division de Kabare 2, de nombreux élèves jonglent entre responsabilités familiales et préparation académique. Dès l’aube, ils accomplissent des tâches ménagères avant de se rendre aux centres d’examen, déterminés à ne rien lâcher.
Une journée sous pression : les sciences à l’épreuve
Mathématiques, biologie, chimie les matières au programme exigeaient rigueur et lucidité. À Miti, Mudaka ou Bugorhe, les surveillants ont observé une ambiance concentrée et disciplinée, malgré les signes évidents de fatigue.
Témoignages d’un double combat,Patrick Habamungu, élève finaliste à l’Institut Maendeleo, partage :
« Je me suis levé à 4h30 pour aller puiser de l’eau et couper du bois avant de réviser mes formules de physique. C’est difficile, mais je veux réussir pour aider ma famille. »
Sifa Zigashane Inès, 17 ans, raconte : « Ma mère est seule avec nous. Je dois préparer les repas pour mes petits frères avant de partir. Je révise souvent très tard, à la bougie. Mais je n’ai pas le droit d’échouer. »
Le regard des parents : entre fierté et espoir
Les parents, eux aussi, portent le poids de cette période d’examen, mais avec beaucoup de fierté et de détermination. Ils admirent le courage de leurs enfants face aux difficultés du quotidien.
« Nous n’avons pas beaucoup de moyens, mais nous prions et les encourageons à ne pas abandonner. Voir ma fille partir à l’examen après avoir fait la lessive me redonne de l’espoir »,confie une mère de quatre enfants rencontrée à Bugorhe.
Une jeunesse déterminée à réussir
Au-delà des épreuves écrites, les finalistes du Sud-Kivu en particulier ceux de Kabare livrent chaque jour un combat silencieux : celui de concilier les charges familiales, la précarité et la poursuite de leurs rêves.
Leur détermination, souvent invisible, en fait bien plus que de simples élèves. Ce sont des jeunes engagés, porteurs d’espoir, véritables acteurs du changement au cœur de leur communauté.
Ces voix traduisent la détermination d’une jeunesse qui, au-delà des difficultés, choisit l’effort et la persévérance. Un exemple silencieux mais puissant de courage quotidien.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
Ce mercredi 30 juillet à l’occasion de la troisième journée de la session ordinaire des examens d’État, le territoire de Kabare s’est illustré par une atmosphère sereine et disciplinée.Les finalistes du secondaire affrontaient les épreuves tant redoutées des sciences exactes, dans des centres d’examen où […]
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Ce mercredi 30 juillet à l’occasion de la troisième journée de la session ordinaire des examens d’État, le territoire de Kabare s’est illustré par une atmosphère sereine et disciplinée.
Les finalistes du secondaire affrontaient les épreuves tant redoutées des sciences exactes, dans des centres d’examen où calme, concentration et bonne organisation régnaient.
Dès les premières heures, des centaines d’élèves en uniforme ont été aperçus dans les rues de Mudaka, Miti, Kavumu ou Katana, se dirigeant avec sérieux vers leurs centres de passation. Stylos en main, visages tendus mais concentrés, ils incarnaient la détermination d’une jeunesse en quête de réussite. À leur arrivée, surveillants et encadreurs étaient déjà en poste, assurant le bon accueil et le respect strict du calendrier.
Dans la Sous-division de l’EPST Kabare 2, les chiffres restent stables : 5 233 candidats attendus (2 792 garçons et 2 441 filles). Ce jour-là, 4 905 élèves se sont effectivement présentés (2 611 garçons et 2 294 filles), soit 328 absents. Bien que les causes de ces absences ne soient pas encore toutes clarifiées, certaines sources locales évoquent l’insécurité persistante dans certaines zones, qui a provoqué le déplacement de plusieurs familles.
Le Chef de Sous-division, Mugisho Ndeko Pascal, reste mobilisé. Présent sur le terrain, il continue de superviser étroitement le déroulement des épreuves. Il se félicite de la rigueur des équipes en place et encourage à maintenir cette dynamique jusqu’à la fin de la session. Aucun incident majeur n’a été signalé à ce stade.
Sauf imprévu, la session devrait se clôturer dans le calme ce jeudi 31 juillet. Watoto News reste engagé pour vous faire vivre les dernières étapes de ce moment décisif pour les jeunes de Kabare.
Pascal Marhegane, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Au Sud-Kivu, de nombreux enfants grandissent dans des foyers brisés par la guerre, la pauvreté ou des séparations douloureuses. La perte d’un parent, le rejet, les violences ou la négligence laissent des traces profondes : des blessures familiales invisibles, mais bien réelles, qui compromettent le […]
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Au Sud-Kivu, de nombreux enfants grandissent dans des foyers brisés par la guerre, la pauvreté ou des séparations douloureuses. La perte d’un parent, le rejet, les violences ou la négligence laissent des traces profondes : des blessures familiales invisibles, mais bien réelles, qui compromettent le développement et l’équilibre des enfants.
« Depuis que maman est partie, je me sens fragile », confie Furaini Biringingwa, 13 ans, habitant de Miti Centre.
« Je préfère rester seul. Je ne fais plus confiance à personne », ajoute un garçon du même âge rencontré dans les rues de Kavumu.
Des droits bafoués
Selon la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE):
Article 19: « Les États doivent protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’abandon ou de négligence. »
Article 39: « L’enfant victime de tout abus a droit à la réadaptation physique et psychologique. »
Or, ces principes sont encore loin d’être respectés dans plusieurs localités du Sud-Kivu, notamment dans le territoire de Kabare, où les structures d’écoute et d’accompagnement font cruellement défaut
Des conséquences durables
Pour Macker Bacila psychologue au sein d’une structure éducative locale :
« Ces enfants blessés développent souvent des troubles de l’attachement, de l’agressivité ou un mal-être profond. Sans soins, ces traumatismes nuisent à leur scolarité, à leurs relations sociales et à leur avenir professionnel. »
Certains finissent par abandonner l’école, errer dans la rue ou vivre dans une insécurité affective constante.
Une responsabilité collective
L’avocat Étienne Kabagaya est formel :
« Protéger un enfant, ce n’est pas un acte de charité, c’est une obligation légale. L’État comme les familles doivent garantir un cadre stable et aimant. À défaut, c’est une génération entière qu’on expose à la dérive. »
Que faire ?
Renforcer les services sociaux de proximité (psychologues, assistants sociaux)
Sensibiliser à la parentalité responsable
Appuyer les ONG locales qui prennent en charge les enfants traumatisés
Les blessures familiales ne font pas de bruit, mais elles pèsent lourd. Soigner ces douleurs, c’est réparer une partie du tissu social et donner une chance réelle aux enfants de demain.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes
À Bukavu, comme ailleurs, les décisions familiales majeures changement d’école, déménagement, séparation parentale, règles de vie sont trop souvent prises sans consulter les premiers concernés : les enfants,Pourtant, selon l’article 12 de la Convention relative aux droits de l’enfant, chaque enfant a le droit d’exprimer […]
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À Bukavu, comme ailleurs, les décisions familiales majeures changement d’école, déménagement, séparation parentale, règles de vie sont trop souvent prises sans consulter les premiers concernés : les enfants,
Pourtant, selon l’article 12 de la Convention relative aux droits de l’enfant, chaque enfant a le droit d’exprimer librement son opinion dans toutes les affaires qui le concernent.
Mais dans les faits, ce droit reste ignoré. Considérés comme trop jeunes, immatures ou incapables de comprendre,
les enfants sont régulièrement exclus des discussions sérieuses, réduits au silence dans des moments qui changent pourtant le cours de leur vie.
Des enfants témoignent de leur douleur :
Nadine Bugoye, 12 ans:
« Mes parents ont changé mon école sans me prévenir. J’ai pleuré toute la journée. Je me suis sentie rejetée. »
Pacifier Akonkwa, 13 ans:
« Quand mon père est parti vivre ailleurs, on ne m’a rien expliqué. J’ai découvert ça un matin. J’avais peur de poser des questions. »
Belinda, 10 ans:
« Pendant une réunion familiale, on m’a envoyée dehors. Mais moi aussi j’avais des choses à dire. »
Gaël Murhula, 11 ans:
« On a déménagé chez la tante. Je n’étais pas d’accord, mais personne ne m’a écouté. J’avais l’impression que ma voix ne comptait pas. »
Ces enfants ne réclament pas de tout décider, ils demandent à être considérés, entendus, respectés. Leur exclusion crée de la frustration, de la tristesse et une distance émotionnelle avec les adultes.
Écouter un enfant, c’est lui dire : “Tu comptes.”
Et c’est le premier pas vers une famille plus juste et plus humaine.
Avis des spécialistes
Mme Grâce Kavugho, psychologue pour enfants:
« Quand un enfant est écarté des décisions qui le concernent, il développe un sentiment de rejet ou d’infériorité. Cela peut affecter son estime de soi. »
M. Didier Muke, éducateur communautaire:
« Il ne s’agit pas de faire voter l’enfant, mais de l’écouter, de le rassurer, et de lui expliquer ce qui se passe. Le dialogue renforce la confiance familiale. »
Sr. Espérance Bulambo, accompagnatrice des familles: « L’enfant n’est pas une décoration. Il ressent, il pense, il observe. Quand il est inclus dans les échanges, il se sent valorisé et plus équilibré. »
Dr. Jonathan Kitambo, pédiatre:
« Plusieurs enfants développent des troubles du sommeil, de la colère ou de l’anxiété à cause de décisions familiales brusques. Les écouter réduit ce choc. »
Mme Brigitte Mumbere, conseillère scolaire:
« À l’école, on remarque que les enfants exclus des discussions à la maison deviennent souvent silencieux ou révoltés. Ils se sentent coupés de leur propre vie. »
M. Alain Bahati, formateur en droits de l’enfant* :
« Le droit à l’expression de l’enfant est fondamental. Il ne s’agit pas seulement de parler, mais aussi d’être entendu avec sérieux et respect. »
Les spécialistes sont clairs : inclure les enfants dans les discussions familiales importantes est une manière de leur reconnaître leur humanité. Cela ne veut pas dire leur imposer des responsabilités d’adulte, mais leur donner une place, une voix, et un espace pour s’exprimer. Écouter un enfant, c’est déjà le protéger.
Les enfants ne doivent plus être traités comme des spectateurs passifs dans leur propre vie. Leur exclusion des décisions importantes crée des blessures invisibles. Il est temps que les familles ouvrent l’espace du dialogue, de la confiance, et du respect. Car un enfant écouté devient un adulte qui sait écouter les autres.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud Kivu