POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
À l’approche de la rentrée scolaire, prévue sur toute l’étendue du pays, l’ambiance reste morose dans plusieurs coins du territoire de Walungu. Dans certains marchés publics, aucune effervescence habituelle liée à l’achat des fournitures scolaires n’est visible. Parents et enfants semblent presque ignorer cette échéance […]
ACTUALITÉS
À l’approche de la rentrée scolaire, prévue sur toute l’étendue du pays, l’ambiance reste morose dans plusieurs coins du territoire de Walungu. Dans certains marchés publics, aucune effervescence habituelle liée à l’achat des fournitures scolaires n’est visible. Parents et enfants semblent presque ignorer cette échéance pourtant cruciale.
Selon Christian Ziganira Mwabali, président de la société civile de Walungu, la situation est préoccupante dans les groupements de Kaniola et Mulamba :
« Plusieurs écoles sont encore occupées par des groupes armés,ce qui pourrait sérieusement ralentir la reprise des cours. »
Mushagalusa Mweze, élève en 5e primaire à l’EP Mulamba, actuellement déplacé à Nshesha/Walungu, témoigne avec inquiétude :
« Je risque de ne pas étudier cette année car la guerre continue dans notre village.»
Il convient de rappeler qu’à la fin de l’année scolaire précédente, plusieurs écoles n’avaient fonctionné que de façon partielle ou avaient carrément fermé leurs portes en raison de l’insécurité persistante.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à Walungu
À Bukavu, l’attente des résultats de l’Examen d’État retient le souffle de milliers de finalistes. Pour ces jeunes, cette évaluation nationale ne représente pas seulement la fin d’un cycle scolaire, mais une étape décisive vers l’université et l’avenir professionnel. Stress et incertitude chez les élèves […]
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À Bukavu, l’attente des résultats de l’Examen d’État retient le souffle de milliers de finalistes. Pour ces jeunes, cette évaluation nationale ne représente pas seulement la fin d’un cycle scolaire, mais une étape décisive vers l’université et l’avenir professionnel.
Stress et incertitude chez les élèves
Patrick, 19 ans, finaliste en section commerciale, confie :
« On a trop attendu… chaque matin, je me connecte pour vérifier si les résultats sont sortis. La pression est énorme. On se demande si on va passer. »
D’autres gardent confiance malgré la tension. Grâce, 18 ans, en pédagogie générale, explique :
« Moi, je suis sereine. J’ai donné le meilleur de moi-même. Bien sûr qu’il y a de la peur, mais on n’a pas le choix. Si je réussis, je veux faire médecine à l’UCB/Bukavu. »
Les familles aussi sous pression
Cette période n’épargne pas les parents. Eux aussi partagent l’anxiété de leurs enfants.
M. Bahati, père d’un finaliste, témoigne :« Nous, les parents, nous attendons aussi avec le cœur qui bat. L’Exetat, c’est comme un passeport : sans ça, l’enfant peut rester bloqué. »
Une jeunesse face à un tournant
Au-delà de la réussite scolaire, c’est toute une génération qui espère franchir ce cap crucial. Certains verront leurs projets s’ouvrir, d’autres seront appelés à rebondir. En attendant, entre peur et espoir, tous guettent la publication des résultats avec impatience.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Alors que la Constitution congolaise garantit de nombreux droits, beaucoup de jeunes de Bukavu ignorent encore leur existence. Entre ceux qui les connaissent sans pouvoir les exercer et ceux qui n’en ont jamais entendu parler, les avis sont partagés. Ange Feza, 22 ans, étudiante en […]
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Alors que la Constitution congolaise garantit de nombreux droits, beaucoup de jeunes de Bukavu ignorent encore leur existence. Entre ceux qui les connaissent sans pouvoir les exercer et ceux qui n’en ont jamais entendu parler, les avis sont partagés.
Ange Feza, 22 ans, étudiante en droit à l’Université Officielle de Bukavu, insiste sur l’importance de la connaissance citoyenne :
« Beaucoup de jeunes ne savent pas que la Constitution leur garantit la liberté d’expression, le droit à l’éducation, etc. Moi, je pense que si on connaissait mieux nos droits, on aurait plus de courage pour réclamer ce qui nous revient.»
Entre ignorance et désintérêt
Mais tous ne partagent pas cette assurance. C’est le cas de Murhula, 20 ans, motard, qui reconnaît son manque d’information :
« Pour moi, les droits, c’est pour les députés et les grands. Nous, les jeunes, on vit seulement au jour le jour. Je n’ai jamais lu la Constitution, je n’en ai même pas vu une copie. »
Ce témoignage reflète une réalité partagée par de nombreux jeunes de Bukavu, qui assimilent la Constitution à un document lointain, réservé aux élites politiques.
Quand le savoir ne suffit pas
D’autres, à l’inverse, affirment connaître certains droits mais estiment qu’ils ne sont pas appliqués dans la pratique. Fabrice, 24 ans, vendeur de pièces de rechange au marché de Nyawera, confie son désenchantement :
« Moi je sais qu’on a droit à la santé, à l’éducation… mais en pratique, qui en profite ? Ici, il faut avoir des relations ou payer. Les droits, c’est comme des promesses qui ne se réalisent jamais. »
Ces témoignages montrent qu’à Bukavu, la jeunesse oscille entre méconnaissance, désillusion et militantisme. Le constat est clair : le fossé entre la Constitution et la vie quotidienne reste immense. Dans une ville où plus de la moitié de la population est jeune, l’éducation civique et citoyenne apparaît comme une urgence.
Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Il s’observe ces derniers temps un déplacement massif de la population provenant de l’extérieur de la zone de santé de Kalonge. Ce mouvement est provoqué par l’insécurité grandissante qui sévit dans leurs zones d’origine. Ces déplacés arrivent notamment de Goma, Bunyakiri, Kalehe centre, Bukavu et […]
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Il s’observe ces derniers temps un déplacement massif de la population provenant de l’extérieur de la zone de santé de Kalonge. Ce mouvement est provoqué par l’insécurité grandissante qui sévit dans leurs zones d’origine.
Ces déplacés arrivent notamment de Goma, Bunyakiri, Kalehe centre, Bukavu et Kabare, et s’installent dans différents villages de Kalonge, parmi lesquels : Rambo, Cifunzi, Fendula, Mule et Chaminunu.
La majorité est composée d’enfants, qui traversent des conditions de vie extrêmement difficiles. Ils manquent de nourriture, de vêtements et d’accès aux soins de santé.

Témoignages
Naomie Jean Bunduli : « Nous avons quitté Goma vers Bukavu puis Kalonge où nous vivons actuellement. Mon père est décédé, il était militaire. Nous vivons difficilement, nous n’avons pas de famille dans le milieu. Nous logeons dans une maison d’accueil et nous mangeons difficilement des matembela, du sombe et du foufou. Que les autorités nous viennent en aide. »
Anisa Nadine : « Nous avons quitté également Goma vers Bukavu puis ici à Kalonge. Nous vivons dans une maison détruite. Que les autorités nous viennent en aide. »
Lidia Amani : « Nous avons quitté Bunyakiri pour Kalonge. Nous passons la nuit dans une famille d’accueil. Que les autorités nous viennent en aide avec des habits et de la nourriture. »
Ces enfants déplacés demandent aux autorités, aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux organisations humanitaires de leur venir en aide, car ils vivent actuellement dans une précarité pénible.
Patrick Basimika Delphin Volontaire pour les enfants à Watoto News
À quelques jours de la rentrée scolaire prévue sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, l’inquiétude grandit à Bukavu. Dans plusieurs quartiers populaires, de nombreux enfants n’ont toujours pas reçu les fournitures scolaires nécessaires pour reprendre le chemin de l’école. Ce retard, causé […]
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À quelques jours de la rentrée scolaire prévue sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, l’inquiétude grandit à Bukavu. Dans plusieurs quartiers populaires, de nombreux enfants n’ont toujours pas reçu les fournitures scolaires nécessaires pour reprendre le chemin de l’école. Ce retard, causé par la précarité persistante des familles, risque de priver plusieurs d’entre eux de leur droit fondamental à l’éducation.
Malgré les efforts du gouvernement et de certaines organisations, cahiers, stylos, uniformes, sacs et chaussures restent inaccessibles pour une grande partie de la population. Pour ces enfants, la rentrée ne rime pas avec excitation, mais avec frustration, honte ou abandon scolaire.
Témoignages poignants d’enfants concernés
Sarah Zagabe, 12 ans – Nyakaliba: « Je n’ai même pas un cahier pour écrire. Maman dit qu’elle va essayer, mais jusque-là, rien. J’ai peur de ne pas aller à l’école cette année. »
Pascal, 11 ans Bagira: « Tous mes habits sont usés, je n’ai pas d’uniforme ni de sac. L’an dernier, on s’est moqué de moi à cause de ça. Cette fois, je préfère ne pas y aller. »
Michel Olondo, 10 ans – Panzi: « Papa dit qu’on doit d’abord manger. Il n’a pas l’argent pour les cahiers. Alors moi, je vends des beignets au marché au lieu d’aller à l’école. »
Ces témoignages traduisent une réalité alarmante pour des milliers d’enfants. À l’approche de la rentrée, plusieurs familles attendent encore un miracle. Des appels sont lancés à la solidarité et à un appui renforcé pour que chaque enfant puisse reprendre les cours avec dignité et espoir.
Louise bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
À une semaine de la rentrée scolaire prévue pour le lundi 1er septembre 2025 sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, l’ambiance dans les marchés de Goma reste morose. Contrairement aux années précédentes où les parents affluaient déjà en nombre pour s’approvisionner en […]
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À une semaine de la rentrée scolaire prévue pour le lundi 1er septembre 2025 sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, l’ambiance dans les marchés de Goma reste morose. Contrairement aux années précédentes où les parents affluaient déjà en nombre pour s’approvisionner en fournitures scolaires, cette année, l’engouement est quasi inexistant. Un constat fait ce lundi 25 août dans plusieurs coins de la ville.
Les vendeurs rencontrés dans différents marchés attribuent cette situation à la crise économique persistante.
« Comme vous pouvez le constater, les ventes sont très faibles. Les rares clients qui viennent n’achètent que quelques cahiers ou stylos, alors qu’avant, on vendait par cartons », explique Maman Linda, vendeuse de fournitures scolaires au marché Alanine.
Du côté des vendeurs d’uniformes, la frustration est palpable. Neema Kasayi, commerçante au marché Virunga, accuse certaines écoles de monopoliser la vente des fournitures.
« De plus en plus d’écoles obligent les parents à acheter les uniformes, cahiers, stylos et même les tricots directement à l’école, à des prix souvent très élevés. Ce système nous étouffe et empêche les parents de choisir librement où acheter selon leurs moyens », déplore-t-elle, appelant les autorités à mettre fin à cette pratique.
Jean-Paul Kasembe, parent de trois enfants, estime que la crise économique actuelle est la principale de cette situation . Il rappelle que l’entrée du M23 dans la région a eu un impact dévastateur.
« Beaucoup de maisons, magasins et boutiques ont été pillés. Les banques sont toujours fermées et des milliers de parents ont perdu leur emploi. La population est épuisée financièrement », confie-t-il.
Dans cet esprit, il appelle à la solidarité : « J’invite les parents qui en ont les moyens à soutenir ceux qui traversent des moments difficiles. Il en va de l’avenir de nos enfants et de la société. »
La situation actuelle met en lumière les difficultés grandissantes auxquelles font face des familles de Goma, à quelques jours seulement d’une rentrée scolaire qui s’annonce.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Un violent incendie s’est déclaré ce dimanche 24 août aux environs de 10 heures sur l’avenue Biglimani, dans le groupement de Buzi, territoire de Kalehe.Une maison a été entièrement réduite en cendres à la suite d’une explosion provoquée par l’utilisation d’essence. D’après les témoignages recueillis […]
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Un violent incendie s’est déclaré ce dimanche 24 août aux environs de 10 heures sur l’avenue Biglimani, dans le groupement de Buzi, territoire de Kalehe.
Une maison a été entièrement réduite en cendres à la suite d’une explosion provoquée par l’utilisation d’essence.
D’après les témoignages recueillis sur place, le drame est survenu pendant que les parents des enfants étaient à l’église, laissant ces derniers seuls à la maison. En voulant préparer de la nourriture, les enfants auraient utilisé de l’essence pour allumer le feu, ce qui a déclenché une forte explosion. Le feu s’est rapidement propagé, piégeant les enfants à l’intérieur.
Alertés par la fumée et les cris, les voisins ont accouru pour porter secours. Ils ont pu extraire les enfants vivants, mais deux d’entre eux ont été grièvement brûlés sur une grande partie du corps. Leur état est jugé critique. Ils ont été transférés d’urgence vers une structure médicale locale où ils reçoivent actuellement des soins intensifs. Des sources médicales indiquent qu’un transfert vers un hôpital mieux équipé serait nécessaire pour une prise en charge appropriée.
Ce drame remet en question la sécurité domestique à Minova, notamment le fait de laisser les enfants seuls sans surveillance. Il intervient quelques jours seulement après un autre incendie survenu sur l’avenue Bondeko, le long de la RN2, qui avait ravagé plusieurs habitations.
Face à la multiplication de ces drames, les habitants appellent les autorités et les organisations de la société civile à intensifier les campagnes de sensibilisation sur les risques liés à l’usage domestique de produits hautement inflammables, comme l’essence.
Jackson Maliyabwana volontaire pour les enfants et les jeunes à Minova
Dans le cadre de l’atelier de renforcement des capacités à Bukavu, les journalistes des médias en ligne ont poursuivi leur formation ce vendredi 23 août 2025 autour de deux thématiques essentielles : la viralité des messages sur les réseaux sociaux et le rôle du journalisme […]
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Dans le cadre de l’atelier de renforcement des capacités à Bukavu, les journalistes des médias en ligne ont poursuivi leur formation ce vendredi 23 août 2025 autour de deux thématiques essentielles : la viralité des messages sur les réseaux sociaux et le rôle du journalisme dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.
La première session a permis aux participants de mieux comprendre les mécanismes qui rendent un message viral, notamment l’influence des partages massifs. Ils ont également échangé sur les dangers des rumeurs, des fake news et des discours de haine amplifiés par les réseaux sociaux. Le rôle du journaliste dans la lutte contre la désinformation a été vivement rappelé.
La seconde session, centrée sur la paix et la cohésion sociale, a mis en lumière la responsabilité des journalistes dans un contexte fragile. À travers des études de cas et des échanges interactifs, ils ont exploré des approches pour construire un langage médiatique inclusif, apaisant et rassembleur.
Chance Nganiza, journaliste à la Radio communautaire de Bunyakiri, témoige:
« Cette formation m’a ouvert les yeux sur le pouvoir destructeur des messages non vérifiés. Je me rends compte qu’un simple post peut raviver des conflits. Je vais désormais redoubler de prudence. »
Il ajoute :
« Le lien entre réseaux sociaux et paix sociale est souvent sous-estimé. J’ai appris que nos mots peuvent diviser comme ils peuvent guérir. Le journaliste doit rester un acteur de paix. Même les commentaires ou réactions sous une publication peuvent nourrir le conflit. Désormais, je veux faire partie des voix qui construisent, et non qui détruisent. »
Cette journée du 23 août 2025 a permis aux journalistes présents à Bukavu de se recentrer sur leur mission fondamentale : informer de manière éthique, apaisée et responsable.
Dans un monde marqué par la viralité des contenus et les tensions récurrentes, ils sont appelés à devenir des bâtisseurs de ponts, des gardiens de la vérité et des promoteurs de la cohésion sociale.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Les premières années de la vie de la naissance à six ans représentent une phase cruciale du développement de l’enfant. Durant cette période intense, il pose les bases de sa santé physique, de ses compétences sociales, de son intelligence émotionnelle et de ses capacités cognitives. […]
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Les premières années de la vie de la naissance à six ans représentent une phase cruciale du développement de l’enfant. Durant cette période intense, il pose les bases de sa santé physique, de ses compétences sociales, de son intelligence émotionnelle et de ses capacités cognitives. Pour les parents, mais aussi pour les éducateurs, comprendre les besoins fondamentaux de l’enfant et y répondre avec douceur, patience et bienveillance est indispensable.
Un développement global, rapide et déterminant
Dès la naissance, l’enfant grandit à un rythme impressionnant. Son développement est holistique : il apprend à bouger, à parler, à comprendre le monde et à interagir avec les autres.
Professeur Maker Bacilla, psychologue du développement, explique :
« Entre 0 et 6 ans, chaque expérience laisse une empreinte durable dans le cerveau de l’enfant. C’est une période de construction active, où la manière dont on s’adresse à lui, le ton de notre voix ou encore nos gestes influencent profondément son développement. »
De 0 à 1 an, l’enfant explore le monde à travers ses sens.
De 1 à 3 ans, il affirme son autonomie et sa personnalité.
De 3 à 6 ans, il perfectionne son langage, développe son empathie et sa logique.
Chaque enfant évolue à son propre rythme.
L’essentiel est de lui offrir un cadre sécurisé, encourageant et stimulant, sans pression inutile.
L’éducation bienveillante : poser un cadre sans violence
L’éducation bienveillante, ou positive, vise à respecter les émotions de l’enfant, tout en posant des limites justes et claires. Il ne s’agit pas de tout permettre, mais de guider avec respect.
Nsimire Cikonyi Iness, maman de deux enfants de 2 et 4 ans, témoigne :
« Avant, je pensais qu’être parent, c’était tout contrôler. Aujourd’hui, je comprends que guider, c’est aussi savoir écouter. Depuis que j’ai remplacé les cris par le dialogue, mes enfants sont plus sereins, et moi aussi. »
Ces premières années sont donc bien plus qu’un simple passage. Elles sont les fondations d’un adulte en devenir. En les accompagnant avec bienveillance, on contribue à faire grandir des enfants confiants, curieux et équilibrés.
L’enfant, un être à guider, non à dominer
L’adulte n’est pas là pour dominer, mais pour guider, sécuriser et enseigner.
Dans une relation fondée sur le respect mutuel, l’enfant apprend mieux : il se sent aimé, compris et encadré. C’est ce climat de confiance qui lui permet de grandir sereinement.
Le sommeil, pilier essentiel de l’équilibre de l’enfant
Le sommeil joue un rôle central dans le développement global de l’enfant. C’est durant ses heures de repos que le cerveau trie les apprentissages, que le corps grandit, et que les émotions se stabilisent.
Francis Muhimanyi, 4 ans :
« Quand maman me chante une chanson avec sa voix douce, je dors mieux. Et j’aime quand elle reste un peu avant que je ferme les yeux. »
Pour favoriser un bon sommeil :
Une routine stable et prévisible, un environnement paisible, l’écoute des peurs nocturnes, sans jugement
Un bon sommeil, ce n’est pas seulement une question d’heures, mais de sécurité émotionnelle.
Les enfants vivent leurs émotions avec intensité, sans toujours pouvoir les nommer ou les contrôler. Une crise ou une colère n’est pas un affront : c’est un appel à l’aide.
Témoignage Prof. Maker Bacilla :« Un enfant ne peut pas apprendre à se calmer s’il est puni pour avoir été débordé. C’est en étant écouté, entouré et rassuré qu’il développe sa capacité à se réguler. »
Des gestes simples peuvent aider :Être présent, sans surprotéger, proposer des outils : respiration, coin calme, livres adaptés
La parole du droit : ce que dit la Convention relative aux droits de l’enfant
Adoptée en 1989 par l’ONU, la CDE reconnaît pleinement l’enfant comme un être porteur de droits fondamentaux.
Article 29 : « L’éducation de l’enfant doit viser au développement de sa personnalité, de ses talents et de ses capacités mentales et physiques dans toute la mesure de ses potentialités. »
Ce texte rappelle le droit de chaque enfant à évoluer dans un cadre bienveillant, respectueux de son rythme, de sa dignité, et de son intégrité.
Accompagner un enfant de 0 à 6 ans, c’est investir du temps, de la patience, et beaucoup d’attention. En respectant son développement, en assurant un cadre sécurisant, en favorisant un sommeil réparateur, et en l’aidant à nommer ses émotions, on lui offre les fondations solides d’un futur adulte équilibré.
Un enfant qu’on écoute aujourd’hui sera un adulte qui saura se comprendre demain.
Yseult Lwango Volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Dans le cadre d’une formation dédiée aux journalistes des médias en ligne à Bukavu, une journée a été consacrée, ce 22 août 2025, à la production et à l’animation d’émissions interactives et de spots de sensibilisation contre les discours de haine. L’objectif : renforcer le […]
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Dans le cadre d’une formation dédiée aux journalistes des médias en ligne à Bukavu, une journée a été consacrée, ce 22 août 2025, à la production et à l’animation d’émissions interactives et de spots de sensibilisation contre les discours de haine. L’objectif : renforcer le rôle des médias dans la promotion de la paix et la cohésion sociale.
Durant cet atelier, les participants ont acquis des outils pratiques pour créer des contenus radiophoniques et numériques capables de déconstruire les propos discriminatoires, sexistes, tribalistes ou violents, de plus en plus présents dans l’espace médiatique, notamment en ligne. L’interactivité et l’implication communautaire ont été privilégiées comme leviers d’impact.
Témoignages des participants
Chance Nganiza,journaliste à la radio communautaire de Bunyakiri :
« Ce que j’ai retenu, c’est que nous avons le devoir d’informer sans envenimer. Je ne réalisais pas que certains mots dans mes émissions pouvaient renforcer les divisions. Désormais, je vais écrire mes scripts en tenant compte de l’impact émotionnel sur les auditeurs. »
Gédéon Maele, journaliste à la même station :« Cette formation m’a permis de comprendre qu’on peut sensibiliser contre la haine sans forcément pointer du doigt. Les spots produits aujourd’hui m’ont inspiré : en 30 secondes, on peut faire passer un message fort en faveur de la cohésion sociale. »
Cette initiative marque un pas de plus vers des pratiques médiatiques responsables et engagées dans la construction d’un discours public apaisé.
Patrick Makira, journaliste à Radio Star Bukavu :
« Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’importance du choix des voix dans nos productions. Une voix posée, un ton neutre peuvent suffire à calmer les esprits. J’envisage désormais d’associer davantage les leaders communautaires à mes prochaines émissions pour renforcer leur portée. »
Des médias au service de la paix
Concernant la réalisation des spots,les participants ont été formés à l’art de transmettre un message fort à travers un format court, mais percutant. L’accent a été mis sur l’usage stratégique des sons, des langues locales et des émotions pour mieux atteindre les communautés concernées.
Une mission citoyenne
En conclusion, tous ont reconnu que les journalistes ne se limitent pas à informer : ils portent aussi une mission sociale essentielle, celle de contribuer activement à la paix. Grâce aux compétences acquises, ces professionnels repartent mieux équipés pour promouvoir la tolérance et l’unité dans la société congolaise.
Cette session de formation fut bien plus qu’un atelier technique : elle a réveillé les consciences sur le pouvoir des mots et des ondes. Dans un pays où un mot mal choisi peut exacerber des tensions, les journalistes présents ont pris l’engagement d’adopter un langage responsable, de promouvoir la paix et de faire des médias des outils de cohésion. Une étape décisive vers un journalisme constructif, apaisant et au service du vivre ensemble.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News