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À quelques jours de la rentrée scolaire prévue sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, l’inquiétude grandit à Bukavu. Dans plusieurs quartiers populaires, de nombreux enfants n’ont toujours pas reçu les fournitures scolaires nécessaires pour reprendre le chemin de l’école. Ce retard, causé par la précarité persistante des familles, risque de priver plusieurs d’entre eux de leur droit fondamental à l’éducation.

Malgré les efforts du gouvernement et de certaines organisations, cahiers, stylos, uniformes, sacs et chaussures restent inaccessibles pour une grande partie de la population. Pour ces enfants, la rentrée ne rime pas avec excitation, mais avec frustration, honte ou abandon scolaire.

Témoignages poignants d’enfants concernés

Sarah Zagabe, 12 ans – Nyakaliba: « Je n’ai même pas un cahier pour écrire. Maman dit qu’elle va essayer, mais jusque-là, rien. J’ai peur de ne pas aller à l’école cette année. »

Pascal, 11 ans Bagira: « Tous mes habits sont usés, je n’ai pas d’uniforme ni de sac. L’an dernier, on s’est moqué de moi à cause de ça. Cette fois, je préfère ne pas y aller. »

Michel Olondo, 10 ans – Panzi: « Papa dit qu’on doit d’abord manger. Il n’a pas l’argent pour les cahiers. Alors moi, je vends des beignets au marché au lieu d’aller à l’école. »

Ces témoignages traduisent une réalité alarmante pour des milliers d’enfants. À l’approche de la rentrée, plusieurs familles attendent encore un miracle. Des appels sont lancés à la solidarité et à un appui renforcé pour que chaque enfant puisse reprendre les cours avec dignité et espoir.

Louise bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

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