POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
À Bukavu, de nombreux enfants vivant avec un handicap grandissent dans un climat de stigmatisation. Malgré les principes de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui prône l’égalité et la dignité pour tous, leur quotidien reste marqué par l’incompréhension et le rejet. À l’école […]
ACTUALITÉS
À Bukavu, de nombreux enfants vivant avec un handicap grandissent dans un climat de stigmatisation. Malgré les principes de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui prône l’égalité et la dignité pour tous, leur quotidien reste marqué par l’incompréhension et le rejet.
À l’école ou dans leur quartier, ces enfants racontent des expériences de moqueries, d’isolement ou de manque d’aménagements adaptés à leurs besoins.
Amani, 13 ans, se déplace avec des béquilles et peine à suivre le rythme scolaire:
« Quand la cloche sonne, tout le monde court. Moi, je reste. Les escaliers sont trop hauts et certains se moquent quand je demande de l’aide. »
Chantal, 12 ans, malentendante, éprouve des difficultés à suivre en classe :« Le maître tourne souvent le dos. À la maison, mes frères me traitent de bête. »
Eric, 14 ans, atteint d’albinisme, vit la discrimination au quotidien : « On m’appelle « fantôme ». Même au marché, les adultes murmurent. »
Patrick, 15 ans, amputé, garde l’espoir :
« J’ai perdu ma jambe, mais je veux que tous les enfants comme moi soient respectés. »
Ces témoignages rappellent que l’inclusion reste un défi. Pour que ces enfants aient les mêmes chances de s’épanouir, un changement de regard et des actions concrètes restent nécessaires.
Avis des organisations et institutions
D’après l’UNICEF, environ 240 millions d’enfants dans le monde vivent avec un handicap, dont la plupart sont exclus du système scolaire ou font face à des discriminations quotidiennes. En République Démocratique du Congo, malgré des engagements pris, les infrastructures éducatives, sanitaires et sociales restent largement inadaptées aux besoins spécifiques de ces enfants.
Le BICE (Bureau International Catholique de l’Enfance) alerte également sur le manque de politiques publiques concrètes en leur faveur : absence de statistiques fiables, pénurie d’enseignants formés à l’éducation inclusive et préjugés persistants dans la société.
Pourtant, l’article 23 de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) affirme que « les enfants handicapés ont droit à une vie pleine et décente dans des conditions garantissant leur dignité, favorisant leur autonomie et facilitant leur participation active à la vie de la collectivité. »
Les témoignages des enfants en situation de handicap à Bukavu dévoilent une réalité souvent ignorée : ils sont fréquemment mis à l’écart, mal compris ou exclus de la vie sociale. Et pourtant, comme tous les autres enfants, ils aspirent à vivre dans le respect, la dignité et à bénéficier des mêmes chances.
Face à cette réalité, il est essentiel que les communautés, les établissements scolaires et les autorités locales adoptent une approche inclusive et bienveillante. Informer, former et adapter les structures devient une urgence pour construire une société où chaque enfant, sans distinction, se sentira reconnu et respecté.
Louise bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Dans les villages et quartiers du Sud-Kivu, le suivi régulier de la santé des enfants reste un défi majeur pour de nombreuses familles. Si la volonté de bien faire existe, les contraintes liées à la pauvreté, aux déplacements et à un système de santé fragile […]
ACTUALITÉS
Dans les villages et quartiers du Sud-Kivu, le suivi régulier de la santé des enfants reste un défi majeur pour de nombreuses familles. Si la volonté de bien faire existe, les contraintes liées à la pauvreté, aux déplacements et à un système de santé fragile rendent difficile l’accès aux bilans médicaux préventifs, pourtant essentiels au bon développement de l’enfant.
Infirmier à Bukavu, Ushindi Bagalwa témoigne :
« Beaucoup de parents aimeraient soigner leurs enfants correctement. Mais parfois, ils viennent à pied pendant des heures, sans argent pour payer la consultation. Ils ne viennent que quand l’enfant est vraiment malade, alors qu’un simple contrôle pourrait éviter cela. »
Ce constat se vérifie dans de nombreuses zones rurales comme urbaines : les consultations sont souvent tardives, réduites à la gestion de l’urgence.
Le poids du quotidien sur le suivi médical
À Mudaka, Consolath M’rukomeza, mère de trois enfants, fait partie des exceptions. Elle tente de faire examiner ses enfants deux fois par an :
« Ce n’est pas simple. On marche longtemps, il faut attendre, mais je le fais. Une fois, mon fils avait une carence que je n’avais pas remarquée. C’est le médecin qui m’a alertée. »
Son engagement montre que, malgré les difficultés, certains parents perçoivent l’importance de ces bilans comme une forme de prévention indispensable.
Un appel à renforcer l’accès et la sensibilisation
Dans une province marquée par des urgences humanitaires chroniques, la santé des enfants est souvent reléguée à l’arrière-plan. Pourtant, sans suivi régulier, les risques de complications, de malnutrition ou de maladies non détectées restent élevés. Le besoin de renforcer l’accès aux soins primaires et de sensibiliser davantage les familles reste donc crucial pour protéger les plus jeunes.
« Je n’ai pas les moyens de faire ces visites quand les enfants vont bien. Le peu que j’ai, je le garde pour quand il y a vraiment une maladie. Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est que je ne peux pas. »
Ce témoignage d’un père de cinq enfants, habitant Miti-centre, illustre une réalité largement partagée dans plusieurs milieux ruraux du Sud-Kivu : les consultations préventives pour enfants sont souvent reléguées au second plan, faute de moyens.
Dans ces zones, le suivi régulier de la santé des enfants est perçu comme un luxe. Pourtant, ces bilans sont essentiels pour détecter précocement des maladies, suivre la croissance, prévenir les carences et orienter les familles sur les soins de base.
Les freins sont multiples : éloignement des centres de santé, coûts liés au transport et à la consultation, faible accessibilité des services de santé, priorisation des soins curatifs au détriment de la prévention.
Alors que la santé préventive des enfants devrait être une priorité, elle reste un défi pour de nombreuses familles confrontées à des difficultés économiques et structurelles.
Renforcer la sensibilisation, rapprocher les services de santé des populations, et écouter les réalités vécues par les familles pourrait améliorer considérablement la situation. Car souvent, un simple contrôle peut prévenir un drame.
Yseult Lwango volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
À Walungu, en pleine période de crise due à la guerre, Juscar Ndala, un jeune musicien, a choisi d’agir. Sans moyens financiers, il encadre des enfants orphelins et vulnérables à travers son association baptisée « Espoir ». « Je n’ai pas de moyens, mais j’ai compris […]
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À Walungu, en pleine période de crise due à la guerre, Juscar Ndala, un jeune musicien, a choisi d’agir. Sans moyens financiers, il encadre des enfants orphelins et vulnérables à travers son association baptisée « Espoir ».
« Je n’ai pas de moyens, mais j’ai compris qu’il est temps de soutenir nos enfants. Leur souffrance me touche profondément »,
confie-t-il.
Grâce à ses efforts, plusieurs enfants trouvent un minimum de réconfort.
« nous mangeons désormais matin et midi grâce à notre papa Juscar »,
témoigne l’un des enfants. Ils lancent un appel à l’aide pour renforcer cet encadrement.
Il convient de rappeler que de nombreux enfants sont en grande difficulté dans cette région, durement touchée par les effets de la guerre.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à walungu
À Bukavu, la rentrée scolaire représente un défi majeur pour de nombreuses familles. Malgré la gratuité de l’enseignement primaire, les coûts indirects tels que les uniformes, fournitures scolaires et autres frais annexes pèsent lourdement sur les ménages, en particulier ceux à faibles revenus. Selon l’UNICEF, […]
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À Bukavu, la rentrée scolaire représente un défi majeur pour de nombreuses familles. Malgré la gratuité de l’enseignement primaire, les coûts indirects tels que les uniformes, fournitures scolaires et autres frais annexes pèsent lourdement sur les ménages, en particulier ceux à faibles revenus.
Selon l’UNICEF, ces charges financières constituent un obstacle significatif à la scolarisation des enfants en République Démocratique du Congo.
Témoignages :
Nadège Lwaboshi, 12 ans, élève à Panzi :
« Papa a vendu son ordinateur pour nous acheter les uniforme et les cahiers. Il m’a dit que l’école est plus importante. »
Prince Mokasu, 14 ans, habitant de Cimpunda :
« Moi, je vais commencé l’école avec trois cahier seulement. Maman m’a promis d’acheter le reste après avoir vendu ses légumes. »
Chantal Mwira, 11 ans, résidente de Kazaro (Panzi):
« L’année passée, je n’ai pas étudié parce que mes parents n’avaient pas d’argent. Cette année, ils se sont préparés plus tôt pour que je retourne en classe malheureusement jusqu’à présent je ne vois rien. »
Junior Bikole, 13 ans, vivant à Ibanda :
« Mon grand frère ne va pas à l’école cette année pour que moi je puisse y aller. Il m’a donné son sac et ses habits. »
Ces témoignages illustrent les sacrifices consentis par les familles pour assurer l’éducation de leurs enfants. Malgré les efforts du gouvernement pour promouvoir la gratuité de l’enseignement primaire, l’UNICEF souligne que les coûts indirects restent un frein majeur à la scolarisation. De plus, la situation sécuritaire instable dans l’est de la RDC a entraîné la fermeture de nombreuses écoles, privant ainsi des milliers d’enfants d’accès à l’éducation.
Dans la ville de Bukavu la rentrée scolaire met en lumière les défis économiques et sociaux auxquels sont confrontées les familles.
Pour garantir une éducation accessible à tous, il est essentiel de renforcer les mesures de soutien aux ménages vulnérables et d’assurer un environnement scolaire sécurisé et stable.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
La rentrée scolaire à Bukavu représente un moment d’espoir pour de nombreuses familles. Mais dans certaines écoles, ce moment est aussi marqué par des préoccupations croissantes autour de la sécurité des élèves. Routes dangereuses, écoles non clôturées, tentatives d’enlèvement ou intrusions violentes inquiètent parents et […]
ACTUALITÉS
La rentrée scolaire à Bukavu représente un moment d’espoir pour de nombreuses familles. Mais dans certaines écoles, ce moment est aussi marqué par des préoccupations croissantes autour de la sécurité des élèves. Routes dangereuses, écoles non clôturées, tentatives d’enlèvement ou intrusions violentes inquiètent parents et enseignants.
Témoignages
Amani Lwango, 10 ans, élève en 5e année primaire :
« Chaque matin, je traverse la grande route de Kadutu. Il y a trop de motos et de véhicules, mais il n’y a jamais un policier pour aider les enfants. Un jour, j’ai failli me faire renverser en courant. J’ai peur, mais je dois aller à l’école. »
Chantal Ndombe, 11 ans, élève de 6e année (Essance)
«À midi, quand on sort de l’école, des grands garçons nous suivent et nous lancent des mots bizarres. Ils ne sont pas de notre école. Une fois, une amie a pleuré parce qu’ils lui ont pris son petit sac. On n’est pas en sécurité. »
Aurélie Sonya, 9 ans, élève de 4e primaire :
« L’an dernier, on a entendu qu’un homme avait essayé de faire monter un enfant dans une voiture près de l’école. Moi, j’avais trop peur, je n’ai pas voulu retourner seule à la maison pendant une semaine. »
Ces récits révèlent une incertitude réelle qui met en danger leur bien-être, leur apprentissage et même leur droit à l’éducation dans un environnement sûr.
À ce sujet Mwema Bacikudere, directrice de l’école primaire de Panzi nous a accordée une interview
Q: Du côté des routes l’accès à l’école est-il sécurisé pour les enfants ?
R: pas du tout, la majorité de nos élèves traversent des axes très fréquentés, souvent sans trottoirs ni signalisation. Il n’y a pas de police de circulation à proximité. Certains parents nous ont confié qu’ils craignent des accidents, surtout aux heures de pointe.
Q: Y a-t-il des mécanismes internes mis en place dans votre école pour protéger les enfants ?
R: Nous avons mis en place des surveillants de cour, et nous organisons des séances de sensibilisation chaque mois sur les bons comportements à adopter en cas de danger. Mais avec nos moyens limités, ce n’est pas suffisant. Nous avons besoin d’un appui externe, notamment de la part de la commune ou de l’État.
Q: Avez-vous observé des formes de violence ou harcèlement entre élèves ?*
Oui, comme dans beaucoup d’écoles. Certains enfants viennent avec des traumatismes familiaux ou sociaux, et cela se répercute sur leur comportement à l’école?
R: Nous avons enregistré des cas d’intimidation, surtout chez les plus petits. Nous avons récemment commencé à travailler avec un psychologue bénévole, mais ce n’est pas permanent.
Q: En tant que responsable, avez-vous un message pour les autorités ?
R: les enfants sont notre avenir. Si nous les laissons exposés à la peur, au danger ou aux traumatismes, nous détruisons leur droit à l’éducation. Je demande aux autorités de considérer la sécurité scolaire comme une priorité réelle et urgente.
C’est notre plus grande crainte. Nous avons demandé aux parents d’attendre les enfants à la porte. Mais pour ceux qui rentrent seuls, nous leur avons appris à ne jamais suivre un adulte inconnu. Nous espérons que les autorités pourront bientôt installer une clôture et renforcer la surveillance.
Q: Que recommandez-vous concrètement pour améliorer la sécurité dans les écoles ?
R: ll faut une stratégie intégrée. Premièrement, que chaque école soit clôturée et ait un gardien. Deuxièmement, qu’un partenariat soit formé avec la police pour assurer la sécurité autour des écoles. Troisièmement, que le ministère de l’Éducation impose un standard minimum de sécurité à toutes les écoles. Enfin, impliquer les parents et les élèves dans des clubs de vigilance.
La sécurité dans les écoles de Bukavu à la rentrée scolaire demeure un enjeu critique qui dépasse la simple question de clôtures ou de gardiens. Elle touche à la dignité, au droit à l’éducation, à la protection physique et psychologique des enfants. Il est donc impératif que les autorités locales, les partenaires éducatifs et la communauté toute entière unissent leurs efforts pour assurer un environnement scolaire sécurisé, stable et protecteur. Car un enfant qui étudie dans la peur est un enfant privé de son plein potentiel. La sécurité à l’école ne devrait jamais être un luxe, mais un droit fondamental.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Un jeune homme est porté disparu depuis mercredi 27 août 2025 après s’être jeté dans la rivière Ubangi, à Zongo, alors qu’il tentait d’échapper à une arrestation. L’incident a provoqué des tensions entre les piroguiers et les agents de la DGM, perturbant les traversées vers […]
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Un jeune homme est porté disparu depuis mercredi 27 août 2025 après s’être jeté dans la rivière Ubangi, à Zongo, alors qu’il tentait d’échapper à une arrestation. L’incident a provoqué des tensions entre les piroguiers et les agents de la DGM, perturbant les traversées vers Bangui.
Des dégâts matériels ont été enregistrés lors de protestations, et plusieurs personnes auraient été blessées. Les recherches pour retrouver la victime sont toujours en cours.
Eduard Rogose volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Un incendie violent a ravagé le quartier Cimpunda, dans la commune de Kadutu à Bukavu, Mardi 26 août 2025, vers 15h,laissant derrière lui des centaines de familles sans abri, dont de nombreux enfants désormais exposés à une situation de grande vulnérabilité. Le sinistre, qui aurait […]
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Un incendie violent a ravagé le quartier Cimpunda, dans la commune de Kadutu à Bukavu, Mardi 26 août 2025, vers 15h,laissant derrière lui des centaines de familles sans abri, dont de nombreux enfants désormais exposés à une situation de grande vulnérabilité.
Le sinistre, qui aurait débuté dans une habitation privée, s’est propagé rapidement aux maisons voisines, atteignant des structures essentielles telles que l’hôpital Berna, le centre hospitalier BDOM et plusieurs églises du quartier, notamment l’église Funu Nuru.
Esther, une adolescente de 16 ans, affirme que l’origine du feu serait liée à un accident domestique :
« Ma grande sœur préparait et a laissé de l’huile sur un brasero avant de partir regarder la télévision. La casserole a explosé et la cuisine a pris feu. »
La zone sinistrée s’étend du terrain de Funu au marché de Bashomeri. Plusieurs maisons ont été entièrement réduites en cendres, laissant des enfants sans abri, sans effets scolaires, ni accès aux soins de santé. À ce stade, aucun bilan officiel des victimes ou sinistrés n’a été communiqué.
Ce drame survient dans un contexte déjà marqué par des incendies à répétition dans cette partie de la ville. En mars dernier, un feu similaire avait détruit 41 maisons et coûté la vie à une fillette de 10 ans, Lumière Kashashu.
Ces événements tragiques mettent en lumière l’absence de dispositifs de prévention efficaces dans les quartiers densément peuplés, où l’usage du feu domestique reste mal encadré. Le besoin d’actions concrètes pour renforcer la sécurité des enfants et des familles devient plus urgent que jamais.
Les autorités locales appellent à une mobilisation rapide pour soutenir les familles affectées, en particulier les enfants, souvent les premiers à souffrir des conséquences de telles catastrophes.
Alliance Birhange volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Le gouverneur de la province de l’Équateur, Bobo Boloko Bolumbu, a procédé au lancement officiel de la première phase de la campagne de vaccination contre la poliomyélite à l’esplanade du marché de Mbandaka mercredi 27 août 2025, .Cette opération, prévue du 28 au 30 août, […]
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Le gouverneur de la province de l’Équateur, Bobo Boloko Bolumbu, a procédé au lancement officiel de la première phase de la campagne de vaccination contre la poliomyélite à l’esplanade du marché de Mbandaka mercredi 27 août 2025, .
Cette opération, prévue du 28 au 30 août, cible les enfants âgés de 0 à 59 mois.
Dans son mot d’ouverture, Mme Blandine Muswala, cheffe du bureau Hygiène et Assainissement à la DPS/Équateur, représentant la cheffe de division provinciale, a salué la présence des participants et souhaité la bienvenue aux superviseurs venus de Kinshasa. Elle a appelé les prestataires à mener à bien cette campagne, essentielle pour éradiquer une maladie qui continue de handicaper des enfants.

Un spectacle éducatif a été présenté par la troupe théâtrale « 3 Étoiles » pour sensibiliser le public à l’importance de la vaccination.
Le Dr Lucas Kamga, coordinateur des activités de lutte contre la poliomyélite à Mbandaka, a rappelé que depuis l’apparition du variant du virus en 2017, la RDC a enregistré 1 096 cas, dont 44 dans la province de l’Équateur.
Le gouverneur Boloko Bolumbu a exhorté les parents et tuteurs à faire vacciner leurs enfants, et a instruit les services étatiques et sanitaires de suivre de près le déroulement de la campagne. À titre symbolique, il a administré lui-même le vaccin à trois enfants.

Un témoignage marquant a été livré par M. Paulin, connu sous le nom d’Ibebe, devenu handicapé après avoir contracté la poliomyélite à l’âge de 5 ans, en 1999.
La campagne est organisée par le ministère de la Santé publique à travers le Programme élargi de vaccination, avec l’appui de partenaires tels que l’OMS, l’UNICEF, GAVI, l’OIM et ROTARY.
Jean Delou Mandomba volontaire pour les enfants et les jeunes dans la province de l’équateur
Dans les villages comme dans les quartiers urbains du Sud-Kivu, les enfants grandissent dans un environnement multilingue. À la maison, certains entendent leur langue maternelle ; dans la rue, ils parlent swahili ; à l’école, on leur enseigne en français.Face à cette diversité, une question devient essentielle :Pourquoi […]
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Dans les villages comme dans les quartiers urbains du Sud-Kivu, les enfants grandissent dans un environnement multilingue. À la maison, certains entendent leur langue maternelle ; dans la rue, ils parlent swahili ; à l’école, on leur enseigne en français.
Face à cette diversité, une question devient essentielle :
Pourquoi est-il si important que nos enfants parlent et comprennent leur langue maternelle ?
La langue maternelle : racine de l’identité
La langue maternelle est bien plus qu’un simple moyen de communication. Elle est le lien vivant avec la culture, la mémoire, les ancêtres. C’est elle qui porte les contes, les proverbes, les chants, les valeurs.
« Quand l’enfant perd sa langue, il perd aussi la façon de penser de son peuple » dit un vieil homme de kabare.
Témoignage d’un notable.
Ce notable, respecté dans sa communauté, observe la disparition progressive des langues locales comme une forme d’oubli de soi. Il insiste :
« Si nous n’enseignons pas nos langues, demain nous aurons des enfants sans racines. »
Un outil puissant pour le développement de l’enfant
Contactés par watoto news plusieurs psychologues affirme qu’apprendre sa langue maternelle dès le bas âge favorise :
Le développement du cerveau,l’apprentissage du langage,la réussite scolaire (y compris en français, la confiance en soi.
Un enfant qui parle sa langue natale pense mieux, retient mieux et s’exprime plus aisément.
Parler plusieurs langues n’est pas un problème. Au contraire, c’est une richesse. L’enfant sait très bien différencier les langues selon le lieu et les personnes.
Lien familial et transmission culturelle
Quand un enfant ne comprend pas la langue de ses parents ou de ses grands-parents, il devient étranger dans sa propre famille. Il perd l’accès aux récits familiaux, aux histoires du village, aux bénédictions données dans la langue du cœur.
Témoignage d’un père à Uvira :
« Je parle Kifuliiru, mais mes enfants répondent toujours en swahili. Un jour, leur grand-mère leur a parlé et ils n’ont pas compris. J’ai eu honte. C’est comme si quelque chose s’était coupé. »
À Bukavu, Michael byaombe 10 ans, parle couramment le kibembe langue de ses parents originaires de Baraka à fizi.
« Papa et maman m’ont parlé en kibembe depuis que je suis petit. Même si à l’école on parle français, à la maison, c’est kibembe . Et quand on va au village, je parle avec les vieux sans problème. Ils sont contents, et moi aussi ! »
Cet exemple montre que vivre en ville n’est pas une excuse pour perdre sa langue. Il suffit de volonté, de régularité, et de fierté culturelle.
Les menaces qui pèsent sur nos langues
Au Sud-Kivu, les langues comme le Mashi, le Kifuliiru, le Kihavu, le Kitembo, le Kirega et bien d’autres sont en danger.
Pourquoi ?
Le swahili et le français prennent toute la place.
Certains parents croient que parler la langue maternelle retarde l’enfant.
Les écoles ne l’enseignent pas.
Il y a une forme de honte chez certains jeunes.
Que peuvent faire les parents ?
Parler la langue à l’enfant dès le plus jeune âge.
Chanter des chansons, raconter des contes, jouer dans la langue locale.
Traduire les mots si besoin, mais ne pas abandonner.
Valoriser la langue devant les enfants (éviter les phrases comme “parle bien”, “ce n’est pas une langue de savants”…).
Encourager les enfants à répondre dans leur langue, même s’ils font des erreurs.
Une langue parlée, une culture sauvée
Dans la ville de Bukavu, chaque langue parlée par un enfant est une victoire contre l’oubli.
Même si l’école parle français, même si le marché parle swahili, la maison peut rester le cœur vivant de la langue maternelle. Et c’est là que tout commence.
Yseult Lwango volontaire pour les enfants et le jeunes
Alors que des milliers d’enfants se préparent à reprendre le chemin de l’école, une réalité plus dure se profile dans plusieurs coins de l’Est de la République démocratique du Congo : de nombreux enfants orphelins risquent de rester à la maison, faute de moyens. Dans […]
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Alors que des milliers d’enfants se préparent à reprendre le chemin de l’école, une réalité plus dure se profile dans plusieurs coins de l’Est de la République démocratique du Congo : de nombreux enfants orphelins risquent de rester à la maison, faute de moyens.
Dans les provinces comme le Sud-Kivu, le Nord-Kivu ou l’Ituri, les conflits armés, les déplacements forcés et la pauvreté chronique ont laissé derrière eux des milliers d’enfants sans parents, sans soutien, et souvent sans espoir de scolarisation. À quelques jours de la rentrée, ces enfants n’ont ni uniformes, ni cahiers, ni frais de minerval. Pour certains, même un repas par jour reste incertain.
Des témoignages qui brisent le silence
À Bukavu, Kabare,, ou dans les zones rurales comme Shabunda ou Kalehe, les récits se ressemblent : des enfants confiés à des familles d’accueil débordées, d’autres livrés à eux-mêmes, travaillant dans les marchés ou les carrières pour survivre.
« J’ai perdu mes parents dans un massacre en 2023. Depuis, je vis chez ma tante. Elle a déjà cinq enfants. L’an dernier, je n’ai pas pu aller à l’école. Cette année, je rêve d’y retourner, » confie un jeune de 12 ans sous couvert d’anonymat.
Ces voix, souvent ignorées, rappellent l’urgence de ne pas laisser ces enfants derrière.
Une situation alarmante
Selon des estimations locales, des milliers d’enfants orphelins dans l’Est du pays ne sont pas scolarisés ou risquent de manquer la rentrée 2025-2026. La majorité vivent dans des conditions précaires, sans accès aux besoins de base.
Les écoles publiques sont débordées. Les frais scolaires, même minimes, restent inaccessibles pour de nombreuses familles d’accueil ou tuteurs, souvent sans revenus stables. Quant aux structures d’encadrement, elles manquent de tout : bancs, fournitures, enseignants, moyens de transport, etc.
Un appel à la mobilisation
Face à cette situation, les organisations locales, les associations humanitaires, les entrepreneurs, les congolais de la diaspora, mais aussi les citoyens de bonne volonté sont appelés à agir.
Ce que chacun peut faire :
Parrainer la scolarité d’un enfant orphelin.
Offrir un uniforme, un sac ou des fournitures scolaires
Soutenir une école de quartier accueillant des enfants vulnérables.
Mettre en place des fonds de solidarité communautaires.
Même un petit geste peut changer une vie. Une trousse complète, un minerval payé, ou même un repas quotidien à la cantine, permettent à un enfant de retrouver le chemin de l’école avec dignité.
Une rentrée qui concerne toute la société
« Quand un enfant va à l’école, il ne prend pas les armes. Il construit. Il rêve. Il devient utile à la société, » rappelle Lebon kisubi, un enseignant au sud-Kivu.
Iorphelins, c’est plus qu’un acte de charité. C’est investir dans l’avenir d’un pays meurtri, redonner espoir à une génération, et poser les bases d’une paix durable.
Yseult Lwango ,volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud Kivu