Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Dans un match amical riche en émotions, les journalistes sportifs du Sud-Kivu ont démontré leur talent en s’imposant sur le score de 4 buts à 3 face aux étudiants de Walungu Sewa. Une rencontre disputée dans un esprit de fraternité et de convivialité. Prince Ombeni, […]
Dans un match amical riche en émotions, les journalistes sportifs du Sud-Kivu ont démontré leur talent en s’imposant sur le score de 4 buts à 3 face aux étudiants de Walungu Sewa. Une rencontre disputée dans un esprit de fraternité et de convivialité.
Prince Ombeni, journaliste et joueur, s’est exprimé avec enthousiasme à l’issue du match :
« Nous, journalistes, nous sommes forts pour jouer, et nos analyses sont basées sur la réalité du terrain. »
De son côté, Aganze Murhabazi, coordinateur des étudiants de Walungu Sewa, a salué l’initiative malgré la défaite :
« Nous avons été battus, mais je ne regrette rien. Ce match a renforcé notre amitié. »
Une belle démonstration de fair-play et de cohésion entre deux communautés engagées pour la jeunesse.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à Walungu
Fondée en 2013 par Joan Bachoke, jeune défenseur des droits de l’enfant, Eden World Foundation œuvre depuis douze ans pour la promotion et la protection des droits des enfants, en s’appuyant sur la Convention relative aux droits de l’enfant ainsi que sur la loi de […]
Fondée en 2013 par Joan Bachoke, jeune défenseur des droits de l’enfant, Eden World Foundation œuvre depuis douze ans pour la promotion et la protection des droits des enfants, en s’appuyant sur la Convention relative aux droits de l’enfant ainsi que sur la loi de 2009 portant protection de l’enfant en RDC.
C’est à l’occasion de son douzième anniversaire, célébré en août 2025, que l’organisation s’est confiée à Watoto News, pour faire le point sur son parcours et ses actions.
Mlle Merveille Boroto, chargée de communication de l’organisation, a rappelé que depuis sa création, Eden World Foundation est présente sur le terrain à travers diverses activités : sensibilisations sur les droits de l’enfant, lutte contre la malnutrition, accès à l’éducation via le parrainage scolaire, mais aussi formations professionnelles pour les filles mères en vue de leur autonomisation.
Malgré les nombreux défis rencontrés, l’organisation continue de s’investir pour garantir la protection effective des droits des enfants.
Pour cette année, elle prévoit de renforcer ses programmes de parrainage scolaire et d’intensifier la distribution de fournitures aux enfants les plus vulnérables.
Eden World Foundation profite de cette célébration pour inviter les autorités et la communauté à s’engager davantage dans la protection et le respect des droits des enfants.
Loni Irenge Joël volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
En prévision de la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite prévue du 4 au 6 septembre dans la province du Sud-Kivu, les jeunes U-Reporters de Kadutu ont mené, ce vendredi 29 août, une vaste sensibilisation au marché de Beach Muhazi, dans la commune de […]
En prévision de la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite prévue du 4 au 6 septembre dans la province du Sud-Kivu, les jeunes U-Reporters de Kadutu ont mené, ce vendredi 29 août, une vaste sensibilisation au marché de Beach Muhazi, dans la commune de Kadutu, ciblant les parents commerçants.
Durant plus de deux heures, ces jeunes volontaires ont sillonné les allées animées du marché, engageant un dialogue direct avec plus de 250 commerçants et vendeurs ambulants. Leur message était clair : assurer la vaccination de tous les enfants âgés de 0 à 5 ans contre la polio.
« La fin de la poliomyélite est entre nos mains. Chaque enfant vacciné est une victoire pour l’avenir », rappelaient-ils, tout en soulignant l’importance de confier les enfants à un adulte responsable lors du passage des vaccinateurs.
Parmi les personnes rencontrées, Nsimire Bulonza, 39 ans, vendeuse de sambaza au marché, a salué cette démarche :
« Le vaccin contre la polio est très important pour nos enfants. Quand les agents vaccinateurs viendront, je leur donnerai mes deux enfants qui n’ont pas encore reçu leurs doses. Voir un enfant paralysé à cause d’une maladie évitable serait vraiment dommage. »
L’adhésion de la population encourage les jeunes mobilisés, convaincus que la santé des enfants doit rester une priorité communautaire. Leur action vise également à appuyer les équipes sanitaires pour qu’aucun enfant ne soit oublié.
Cette campagne nationale s’inscrit dans les efforts constants de la RDC pour éliminer la poliomyélite une bonne fois pour toutes.
« Ensemble, agissons pour un avenir meilleur »,
concluent les U-Reporters deKadutu.
Grâce à l’engagement des jeunes, l’espoir grandit : un Sud-Kivu sans polio est possible.
Gabriel CUBAKA, volontaire pour les enfants et les jeunes
Dans le groupement de Bugorhe, territoire de Kabare au Sud-Kivu, plusieurs enfants présentent des malformations physiques et morphologiques visibles, conséquence directe d’un manque de suivi et d’encadrement parental. Pieds déformés, doigts sans ongles, déviations articulaires : tels sont les signes alarmants observés par le reporter […]
Dans le groupement de Bugorhe, territoire de Kabare au Sud-Kivu, plusieurs enfants présentent des malformations physiques et morphologiques visibles, conséquence directe d’un manque de suivi et d’encadrement parental. Pieds déformés, doigts sans ongles, déviations articulaires : tels sont les signes alarmants observés par le reporter de Watoto News lors d’une descente sur terrain.
Certains de ces enfants affirment ne pas connaître leurs parents. D’autres se disent négligés et abandonnés, souvent livrés à eux-mêmes dans des conditions de vie précaires. Plusieurs sont issus de grossesses non désirées, parfois rejetées par les auteurs, et sont nés sans prise en charge adéquate. Certaines jeunes mères, contraintes de chercher leur survie ailleurs, laissent leurs enfants sans surveillance ni soins.
Dans ces conditions, le risque de handicap permanent devient élevé. L’absence d’attention médicale, nutritionnelle et affective dès les premières années de vie compromet sérieusement le développement physique et mental de ces enfants.
Face à cette situation, les associations engagées dans la défense des droits de l’enfant sont appelées à renforcer leurs actions de plaidoyer pour sensibiliser les familles et rappeler aux parents leurs responsabilités dans la prise en charge et la protection de leurs enfants.
Zachée Zawadi volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
C’est dans une atmosphère de joie et de célébration que les résultats de l’examen d’État ont été accueillis à Walungu. Les élèves finalistes du secondaire ont envahi les rues du centre de Walungu pour fêter leur réussite, sous les regards fiers et émus de leurs […]
C’est dans une atmosphère de joie et de célébration que les résultats de l’examen d’État ont été accueillis à Walungu. Les élèves finalistes du secondaire ont envahi les rues du centre de Walungu pour fêter leur réussite, sous les regards fiers et émus de leurs familles.
Samuel Cirhuza, de l’EDAP ISP Walungu, exprime sa joie :
« Je suis heureux d’avoir obtenu mon diplôme aujourd’hui. J’ai espoir de réussir encore plus loin. Que Dieu soit loué. »
Parfait Akilimali Byamungu, lui aussi diplômé, déclare avec fierté :
« J’avais dit que je quitterais l’uniforme bleu et blanc. Dieu a exaucé ma prière, je suis diplômé désormais. »
Il est à noter que de nombreux parents se sont joints à leurs enfants pour célébrer ensemble ce moment marquant, symbole d’accomplissement et d’espoir pour l’avenir.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à walungu
Dans le territoire de Walungu, plusieurs rencontres sportives ont marqué la fin des vacances scolaires le week-end dernier. Jeudi, la sélection des jeunes footballeurs de Walungu a dominé les jeunes commerçants sur un score de 4 buts à 1, au stade de la paroisse Sainte […]
Dans le territoire de Walungu, plusieurs rencontres sportives ont marqué la fin des vacances scolaires le week-end dernier.
Jeudi, la sélection des jeunes footballeurs de Walungu a dominé les jeunes commerçants sur un score de 4 buts à 1, au stade de la paroisse Sainte Bernadette. Au même moment, au terrain Nidji Bujana de Lubona, le FC Nidji s’est imposé face à Kadutu sur le score serré de 3 buts à 2.
Murhula Nyakasane Justin, capitaine de la sélection, explique :
« Nous avons organisé cette rencontre pour clôturer la vacance et renforcer notre amitié avec nos frères commerçants. »
De son côté, Aganze Innocent dit Ozil, joueur du FC Nidji, s’est félicité :
« Notre victoire est méritée. Ce match amical visait à consolider les liens entre les jeunes de Kadutu et ceux de Nidji. »
Ces matchs s’inscrivent dans une dynamique de cohésion et d’amitié entre jeunes à l’issue de cette période de vacances.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à Walungu
Le football n’est pas qu’un simple sport. En RDC, comme dans de nombreux pays d’Afrique, il est une véritable passion, un lien social fort. Pourtant, cette passion peut parfois déraper en rivalités excessives entre jeunes supporters de grands clubs européens. Entre discussions enflammées, insultes, divisions, […]
Le football n’est pas qu’un simple sport. En RDC, comme dans de nombreux pays d’Afrique, il est une véritable passion, un lien social fort. Pourtant, cette passion peut parfois déraper en rivalités excessives entre jeunes supporters de grands clubs européens. Entre discussions enflammées, insultes, divisions, voire bagarres, le fanatisme prend souvent le dessus. Et si, au contraire, les jeunes faisaient du fair-play leur mot d’ordre ?
Dans les quartiers du pays, le football rythme la vie de nombreux jeunes. Les maillots du Real Madrid, du FC Barcelone, du PSG ou de Manchester City s’arborent fièrement. Les débats sur les performances des stars internationales remplissent les rues, les salons et les réseaux sociaux.
Mais parfois, la passion tourne au conflit. Junior, 19 ans, habitant de Kadutu à Bukavu, raconte : « J’étais allé voir un match du Real Madrid avec des amis. Quand mon équipe a marqué, j’ai crié. Les autres n’ont pas apprécié. On a failli se battre. »
Des scènes similaires se répètent dans plusieurs coins du pays. Des matchs suivis en groupe dégénèrent, les insultes fusent, les camps se forment. L’esprit du jeu s’efface, laissant place à l’intolérance. Sifa, 21 ans, étudiante en communication à l’UOB, appelle à plus de retenue : « On peut soutenir des équipes différentes sans se détester. Pour moi, c’est ça le vrai esprit du sport. »
Le fair-play ne concerne pas que les joueurs sur le terrain. Il s’exprime aussi dans la manière dont les supporters vivent les matchs : accepter les défaites, respecter les avis divergents, célébrer sans provoquer. Gérer ses émotions et faire preuve de maturité sont des qualités essentielles que le sport peut enseigner.
Le football doit rester un terrain de passion et de rassemblement, pas un prétexte à la haine ou à la division. En adoptant une attitude de fair-play, la jeunesse congolaise peut faire du sport un puissant levier de cohésion. Car au fond, le plus beau des buts, c’est celui qui unit.
Gabriel CUBAKA, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Dans la province du Sud-Kivu, l’éducation repose sur des traditions anciennes, marquées par l’autorité et la discipline stricte. Si ces méthodes ont forgé des adultes endurants, elles laissent aussi des traces douloureuses. Aujourd’hui, certaines familles commencent à remettre en question cette manière d’éduquer, explorant des […]
Dans la province du Sud-Kivu, l’éducation repose sur des traditions anciennes, marquées par l’autorité et la discipline stricte. Si ces méthodes ont forgé des adultes endurants, elles laissent aussi des traces douloureuses. Aujourd’hui, certaines familles commencent à remettre en question cette manière d’éduquer, explorant des approches plus bienveillantes, centrées sur l’écoute, le dialogue et le respect de l’enfant sans pour autant renoncer aux limites.
Des parents, comme Grâce à Bukavu, témoignent des changements positifs :
« Mon fils m’écoute mieux depuis que je le reprends sans crier. »
Pascaline Nkoy, mère de cinq enfants, témoigne :
« Moi, je continue comme mes parents ont fait. Pas parce que je ne veux pas changer, mais parce que je ne sais pas comment faire autrement. Quand on n’a pas été écouté enfant, on ne sait pas comment écouter. »
Ce constat soulève une question importante : comment concilier l’héritage éducatif reçu avec les connaissances actuelles sur le développement des enfants ?
Il ne s’agit pas de rejeter les valeurs culturelles. Il s’agit de les faire évoluer : Respect, sans peur. Autorité, sans humiliation Exigence, avec compréhension.
Écouter l’enfant, c’est aussi : L’aider à exprimer ses émotions, lui faire comprendre les règles, Instaurer une relation de confiance , développer son sens critique
Changer, ce n’est pas renier sa culture. C’est choisir une éducation qui construit des enfants plus stables, responsables et épanouis. Cela commence par une simple intention : éduquer avec le cœur, sans renoncer à ses racines.
Yseult Lwango volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
Une ambiance festive règne dans les rues de Goma ce vendredi 29 août 2025.Klaxons, chants, cris de joie et cortèges d’élèves marquent un moment de soulagement général : les résultats de l’examen d’État sont enfin publiés, et ils sont largement positifs pour la ville. Après […]
Une ambiance festive règne dans les rues de Goma ce vendredi 29 août 2025. Klaxons, chants, cris de joie et cortèges d’élèves marquent un moment de soulagement général : les résultats de l’examen d’État sont enfin publiés, et ils sont largement positifs pour la ville.
Après plusieurs semaines d’attente rythmées par la peur et les rumeurs, les finalistes peuvent enfin laisser éclater leur joie.
Trésors Maheshe, élève du complexe scolaire la Trinité, témoigne :
« On nous disait que l’Exetat n’aurait pas lieu à cause de la guerre. Après l’épreuve, d’autres rumeurs affirmaient que les résultats de Goma seraient mauvais. J’ai eu peur jusqu’au bout… mais aujourd’hui, je suis diplômé ! C’est incroyable ! »
Grâce Kalume, 18 ans, élève du collège Mwanga, partage son émotion :
« J’ai crié, j’ai pleuré, j’étais submergée. Cette année a été dure avec les coupures et l’insécurité, mais Dieu m’a permis de réussir. Je suis fière de moi et de mes camarades. »
Madame Furaha Bahati, mère de deux enfants finalistes, ne cache pas son émotion:
« Je ne m’y attendais pas. Avec tout ce que la ville a traversé, je pensais qu’ils allaient échouer. Et voilà qu’ils ont tous les deux réussi avec mention ! Merci aux enseignants, et merci à Dieu. »
À Katindo, Majengo, Mapendo keshero et jusqu’en périphérie, les scènes de liesse se multiplient. Familles et amis célèbrent ensemble cette réussite. Pour les jeunes de Goma, ce diplôme représente bien plus qu’un document : c’est un symbole d’espoir, de résilience et de victoire sur l’adversité.
Michael Lufungulo, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News
La publication des résultats de l’examen d’État à Bukavu ce 29 août a suscité une vague d’émotions dans toute la ville.Cris de joie, larmes de soulagement, danses improvisées dans les cours d’école.Pour beaucoup d’élèves, cette réussite marque la fin d’un parcours exigeant et le début […]
La publication des résultats de l’examen d’État à Bukavu ce 29 août a suscité une vague d’émotions dans toute la ville. Cris de joie, larmes de soulagement, danses improvisées dans les cours d’école. Pour beaucoup d’élèves, cette réussite marque la fin d’un parcours exigeant et le début d’un avenir porteur d’espoir.
Témoignages
Edith Lusambo, 17 ans, Institut Tumaini (Commune d’Ibanda
« Quand j’ai vu mon nom, je n’y croyais pas. J’ai couru vers ma mère en pleurant. Elle m’a serrée fort et m’a dit : « Tu l’as fait, ma fille ». J’aimerais maintenant poursuivre la médecine, même si je sais que ce ne sera pas facile. »
Victoire Kyalo, 18 ans, Saint-paul (Commune de Bagira):
« Depuis la 1ère secondaire, je rêvais de porter la toge de fin d’études. Aujourd’hui, ce rêve est devenu réalité. Je veux devenir ingénieur et aider à reconstruire notre région. »
José Cubaka, 19 ans, Lycée Wima (Commune de Kadutu):
« Je viens d’une famille modeste. Ma réussite, c’est celle de toute ma famille. Mes parents se sont sacrifiés pour que je puisse aller à l’école. Je leur dédie mon diplôme. »
Moïse Murabazi, 17 ans, Complexe Scolaire La Sagesse:
« Avec tous les défis qu’on a traversés, l’insécurité, les grèves, le manque de moyens… c’est une victoire énorme. Aujourd’hui je me sens libre. »
Les résultats de l’examen d’État à Bukavu ne sont pas seulement des chiffres. Ce sont des histoires humaines, des sacrifices, des rêves et des espoirs. Ces jeunes lauréats représentent l’avenir de la province. En les écoutant, on comprend que malgré les défis du système éducatif, l’espoir est encore vivant dans le cœur de la jeunesse congolaise.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu