POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Ce vendredi 5 septembre 2025, le monde entier célèbre la Journée internationale de la charité, une date instaurée par les Nations Unies en hommage à Mère Teresa, symbole mondial de la compassion et du don de soi. À Bukavu, cette journée est l’occasion de sensibiliser […]
ACTUALITÉS
Ce vendredi 5 septembre 2025, le monde entier célèbre la Journée internationale de la charité, une date instaurée par les Nations Unies en hommage à Mère Teresa, symbole mondial de la compassion et du don de soi.
À Bukavu, cette journée est l’occasion de sensibiliser la jeunesse locale à l’importance du partage, de la solidarité et de l’entraide*, surtout dans un contexte social souvent marqué par des inégalités criantes.
Dans plusieurs quartiers de la ville, des initiatives citoyennes voient peu à peu le jour : des jeunes se réunissent pour distribuer des repas aux enfants de la rue, collecter des vêtements ou encore rendre visite à des personnes âgées isolées.
Ces petits gestes, faits avec le cœur, incarnent parfaitement l’esprit de cette journée.
Espérance M., étudiante et bénévole au sein d’une ONG locale, rappelle que :
« Donner, ce n’est pas toujours de l’argent. Parfois, un sourire, un peu de temps ou juste écouter quelqu’un peut changer sa journée. On peut être utile même avec peu. »
Mais malgré ces efforts, beaucoup de jeunes ignorent encore le sens profond de la charité.
Pour y remédier, certaines écoles de la ville ont intégré dans leurs programmes des modules de formation citoyenne, encourageant les élèves à s’engager dans des actions sociales concrètes.
La Journée internationale de la charité vient rappeler que la générosité n’est pas réservée aux riche.
Elle commence par de simples gestes du quotidien, portés par l’amour, l’attention et le respect de l’autre.
En ce 5 septembre, chaque jeune, chaque élève, chaque citoyen de Bukavu est invité à poser un acte de charité, aussi petit soit-il. Car un monde plus humain commence souvent par un simple geste de cœur.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu Watoto News
Les cours ont effectivement repris dans les écoles primaires et secondaires de l’agglomération de Nyamilima, située à une quarantaine de kilomètres du chef-lieu du territoire de Rutshuru, dans la sous-division Rutshuru 4 depuis le 1er septembre 2025. Bien que la première journée ait été marquée […]
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Les cours ont effectivement repris dans les écoles primaires et secondaires de l’agglomération de Nyamilima, située à une quarantaine de kilomètres du chef-lieu du territoire de Rutshuru, dans la sous-division Rutshuru 4 depuis le 1er septembre 2025.
Bien que la première journée ait été marquée par une certaine timidité de la part des élèves et enseignants, l’année scolaire 2025-2026 est bel et bien lancée dans cette localité.
Selon un enseignant d’une école primaire de la place, cette rentrée s’est faite dans un climat d’attente et d’incertitude.
Les enseignants ont repris le service sur base d’une promesse
de la Caritas Développement Goma, qui s’est engagée à payer les arriérés de salaires avant la fin du mois de septembre.
« Si la Caritas ne respecte pas son engagement, nous n’aurons d’autre choix que de rejoindre nos collègues d’autres entités de Rutshuru qui ont déjà entamé un mouvement de grève »,
a-t-il confié.
À partir 3 septembre, on observe une augmentation progressive du nombre d’élèves en uniforme dans les rues de Nyamilima, signe d’une reprise progressive. Toutefois, la menace d’un débrayage demeure si les attentes salariales ne sont pas satisfaites.
Pendant ce temps, dans les sous-divisions Rutshuru 1, 2, 3 et 5, la situation est plus préoccupante. Les enseignants des écoles primaires publiques y observent déjà un arrêt de travail, toujours pour revendiquer leurs rémunérations non perçues. Seules les écoles secondaires publiques et les écoles privées continuent d’assurer normalement les cours dans ces zones.
Dieu Merci Mumbere volontaires pour les enfants et les jeunes à watoto News
Chaque 5 septembre, le monde commémore la Journée internationale de la charité, instaurée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2012, en mémoire de Mère Teresa, disparue le 5 septembre 1997. Cette journée vise à promouvoir la solidarité et le soutien aux plus vulnérables. Dans […]
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Chaque 5 septembre, le monde commémore la Journée internationale de la charité, instaurée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2012, en mémoire de Mère Teresa, disparue le 5 septembre 1997. Cette journée vise à promouvoir la solidarité et le soutien aux plus vulnérables. Dans un contexte marqué par les crises humanitaires, elle constitue une occasion de rappeler que des milliers d’enfants continuent de souffrir des conséquences des conflits armés, notamment en territoire de Kabare et en province du Sud-Kivu.
À cette occasion, Blaise Mukozi, coordonnateur de l’Union de la Jeunesse pour l’Action Congolaise (UJAC), a lancé un appel vibrant à la solidarité, ce 5 septembre 2025, lors d’un entretien avec un correspondant de Watoto.
« Nos enfants vivent dans une précarité indescriptible : déplacés par les violences, privés d’école, exposés à la faim et aux maladies. La Journée internationale de la charité devrait être pour chacun de nous un rappel urgent : nous avons le devoir moral d’agir », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette journée n’est pas seulement symbolique, mais doit servir de levier de mobilisation sociale et humanitaire. Il appelle les autorités, les organisations caritatives, la société civile et les partenaires internationaux à multiplier les initiatives d’aide en faveur des enfants victimes de la guerre dans le Sud-Kivu.
« L’avenir du pays dépend de cette jeunesse. Si nous n’agissons pas maintenant, nous risquons de perdre une génération entière »,
a ajouté Blaise Mukozi.
La Journée internationale de la charité est plus qu’un calendrier commémoratif : elle est un cri de conscience pour redonner espoir aux enfants marqués par la guerre. Dans le territoire de Kabare comme dans toute la province du Sud-Kivu, la solidarité et la compassion doivent se traduire en actions concrètes afin que ces enfants retrouvent leurs droits, leur dignité et la possibilité de rêver à nouveau.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Quatre jours après la rentrée scolaire 2025–2026, de nombreux élèves du territoire de Kabare (Sud-Kivu) continuent de se présenter à l’école sans uniformes ni fournitures essentielles. La principale raison : la précarité persistante des familles. Lors d’une tournée dans des établissements comme l’Institut Kashekesheke, l’ITAV […]
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Quatre jours après la rentrée scolaire 2025–2026, de nombreux élèves du territoire de Kabare (Sud-Kivu) continuent de se présenter à l’école sans uniformes ni fournitures essentielles. La principale raison : la précarité persistante des familles.
Lors d’une tournée dans des établissements comme l’Institut Kashekesheke, l’ITAV Kabisi et l’Institut Miti, le correspondant de Watoto News a constaté un démarrage difficile pour bon nombre d’élèves.
Plusieurs parents, confrontés à la crise économique et à l’insécurité, peinent à réunir le minimum pour équiper leurs enfants.
M. Bishikwabo Bantuzeko André, parent d’élève, témoigne :
« La crise économique nous bloque. Le prix des cahiers, des uniformes, tout a augmenté. Et avec les conflits, beaucoup d’activités sont à l’arrêt. »
D’autres parents évoquent des pertes liées aux affrontements récents, qui ont aggravé leur vulnérabilité.
Face à cette situation, les familles de Kabare appellent à la solidarité des ONG, des autorités et des bienfaiteurs pour garantir aux enfants une éducation digne. Car si l’école a repris, l’accès aux fournitures scolaires reste un obstacle majeur, compromettant le droit à l’éducation pour de nombreux enfants du territoire.
Pascal Marhegane Ki-Moon volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud Kivu
Alors que la rentrée scolaire bat son plein à Bukavu, une réalité préoccupante touche de nombreux élèves : celle de retourner en classe sans avoir connu de véritables vacances. Au lieu du repos, du jeu et du relâchement, beaucoup d’enfants ont passé la période de […]
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Alors que la rentrée scolaire bat son plein à Bukavu, une réalité préoccupante touche de nombreux élèves : celle de retourner en classe sans avoir connu de véritables vacances. Au lieu du repos, du jeu et du relâchement, beaucoup d’enfants ont passé la période de vacances à travailler, aider leurs familles ou assumer des responsabilités d’adultes. Une situation qui affecte leur santé physique, mentale et leur motivation.
Esther Lwango, 13 ans, résidant à Kadutu, témoigne :
« Je n’ai pas eu de vacances. Tous les jours, je vendais des arachides avec ma tante au marché de Nyawera. Je me levais à 7h et rentrais le soir. Même le dimanche, on travaillait. Maintenant que l’école a repris, j’ai souvent mal à la tête.»
Junior Rudahigwa, 12 ans, de Bagira, a lui aussi connu un été difficile :
« Mon père m’a emmené à Nyangezi pour cultiver. J’ai passé un mois entier dans les champs. Je suis toujours fatigué. J’ai même oublié certaines leçons. »
Clémence Shombo, 11 ans, à Panzi :
« Je devais garder mes trois petits frères pendant que maman allait laver les habits chez les gens. Je ne sortais presque jamais. Je voulais jouer, mais je ne pouvais pas. »
Fiston Murhula, 14 ans, Kadutu :
« J’ai travaillé comme pousseur au marché de Beach Muhanzi pour aider maman à acheter mes fournitures. J’ai mal dormi, mal mangé. Maintenant, j’ai du mal à rester éveillé en classe. »
Fatigue scolaire dès la rentrée
Les enseignants des écoles locales constatent, comme chaque année, une baisse d’attention et de motivation chez certains élèves. Les deux premières semaines sont particulièrement marquées par une forme de lassitude et de désintérêt. Pour beaucoup d’élèves, l’année commence alors qu’ils sont déjà exténués.
Un droit bafoué
L’article 31 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) stipule que « tout enfant a droit au repos et aux loisirs, à se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge. » Or, à Bukavu, ce droit reste inaccessible à de nombreux enfants, pris au piège des réalités économiques de leurs familles.
Des associations comme l’AJDC (Association des Jeunes pour le Développement Communautaire) ou SOS Enfance en Détresse militent pour la mise en place de programmes de vacances éducatives, en particulier pour les enfants issus de milieux vulnérables. Ces initiatives offrent non seulement un temps de répit mais aussi un cadre éducatif alternatif et protecteur.
À Bukavu, les vacances sont encore un luxe pour une grande partie des enfants. Reprendre l’école sans répit les expose à l’échec scolaire, à l’épuisement et à la perte de motivation. Il est urgent que les autorités, les familles et les ONG s’unissent pour redonner à chaque enfant ce droit fondamental : celui de se reposer, de jouer et de grandir dignement.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
La zone de santé de Rutshuru a officiellement lancé ce jeudi 4 septembre 2025 sa campagne de vaccination contre la poliomyélite, une maladie virale grave qui touche principalement les enfants. Le coup d’envoi de cette activité a été donné au Centre de santé Mapendo de […]
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La zone de santé de Rutshuru a officiellement lancé ce jeudi 4 septembre 2025 sa campagne de vaccination contre la poliomyélite, une maladie virale grave qui touche principalement les enfants. Le coup d’envoi de cette activité a été donné au Centre de santé Mapendo de Kiwanja par le Dr Bolingo, administrateur adjoint du territoire, en présence de plusieurs acteurs sanitaires et communautaires.
Prévue du 4 au 6 septembre, avec une
journée de ratissage le 7 septembre,
cette campagne vise à vacciner plus de 60 000 enfants âgés de 0 à 59 mois sur toute l’étendue de la zone de santé.
Le contexte reste toutefois difficile. La présence massive de personnes déplacées fuyant les affrontements à Binza, ainsi que les réalités du terrain notamment les enfants accompagnant leurs parents dans les champs ou jusque dans le Parc national des Virunga à Budafa représentent un véritable défi pour les équipes.
Mais le médecin chef de zone de santé, Dr Christian Bitwayiki, se veut rassurant :
« Nous avons déployé des équipes mobiles pour atteindre même les zones dites spéciales, comme Budafa dans le groupement Bukoma. Tous les dispositifs sont en place pour assurer une couverture vaccinale optimale. »
Le succès de cette campagne repose sur l’engagement des autorités locales, des prestataires de santé, des leaders communautaires et surtout des parents, invités à faciliter l’accès des enfants aux vaccins.
Vacciner, c’est prévenir. Protégeons nos enfants dès aujourd’hui.
Sophie Mavuta volontaire pour les enfants et les jeunes à Rutchuru
Alors que la joie des résultats a résonné dans plusieurs familles de Bukavu, pour d’autres, c’est un silence lourd qui s’est installé. Derrière les sourires et les danses des lauréats, certains finalistes vivent l’amertume de l’échec à l’examen d’État. Mais au-delà de cette épreuve, certains […]
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Alors que la joie des résultats a résonné dans plusieurs familles de Bukavu, pour d’autres, c’est un silence lourd qui s’est installé. Derrière les sourires et les danses des lauréats, certains finalistes vivent l’amertume de l’échec à l’examen d’État. Mais au-delà de cette épreuve, certains cherchent déjà un nouveau départ.
Diane Biakombe, 18 ans (Kadutu) :
« J’ai pleuré toute la nuit. Je me suis sentie inutile, surtout que mes parents s’étaient tant investis. Mais mon père m’a dit : ‘L’échec n’est pas la fin, c’est une leçon’. Je compte reprendre. »
Junior Mahuno, 20 ans (Panzi) :
« J’étais sûr de réussir, mais les résultats m’ont surpris. J’ai même pensé à abandonner. Mais mon oncle, lui-même ancien redoublant, m’a encouragé à recommencer. Il est aujourd’hui professeur.
Rachel Andema, 19 ans (Cimpunda) :
« Je me sens mal de voir mes amis fêter alors que je me cache. Mais j’ai reçu beaucoup de messages de soutien. Je me rends compte que je ne suis pas seule.
Joël Miruho, 17 ans (Ibanda) :
« Je suis tombé malade pendant les épreuves. Mon échec était prévisible. Je prends cela comme un accident, pas une fatalité. Je veux mieux me préparer et revenir plus fort. »
Malgré la douleur, plusieurs jeunes affichent une étonnante force intérieure. Ils refusent de laisser un échec scolaire définir leur avenir. Ces histoires inspirent une leçon de courage.
Selon l’UNICEF, l’accompagnement psychologique des jeunes après un échec scolaire est crucial. « Il faut éviter les jugements et encourager le dialogue en famille », note un rapport sur l’éducation en milieu post-conflit. Des associations comme Caritas Bukavu ou AJCPD œuvrent pour la réinsertion scolaire et la sensibilisation sur le droit à l’échec.
L’échec à l’examen d’État est douloureux, mais il ne doit jamais être vu comme une fin. C’est une occasion de se relever, d’apprendre, et de rebâtir son chemin. À Bukavu, malgré les déceptions, les jeunes continuent de croire qu’une autre chance est possible.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Ce lundi 1er septembre 2025 a marqué la rentrée scolaire sur toute l’étendue de la ville de Bukavu. Au complexe scolaire La Renaissance Pageco, l’ambiance était bien présente : élèves en uniforme, cartables sur le dos, certains accompagnés de leurs parents, ont retrouvé le chemin […]
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Ce lundi 1er septembre 2025 a marqué la rentrée scolaire sur toute l’étendue de la ville de Bukavu. Au complexe scolaire La Renaissance Pageco, l’ambiance était bien présente : élèves en uniforme, cartables sur le dos, certains accompagnés de leurs parents, ont retrouvé le chemin de l’école, mêlant joie et incertitudes.
Pour mieux comprendre le déroulement de cette journée, nous avons recueilli les impressions de Mme Alice Bukali, enseignante dans cet établissement, mais aussi celles d’une élève et de quelques parents.
« La rentrée s’est bien passée dans l’ensemble. Nous avons accueilli les élèves dans la bonne humeur. Les anciens étaient contents de retrouver leurs camarades et enseignants, tandis que les nouveaux étaient un peu timides, mais curieux. »
Des difficultés signalées ?
« Oui, comme chaque année, certains élèves ne se présentent pas le premier jour, souvent à cause du manque de fournitures ou de frais scolaires. Certains parents attendent encore les résultats définitifs ou le soutien d’un tuteur. »
Les objectifs pour cette année ?
« Notre priorité est d’améliorer les résultats scolaires, mais aussi de renforcer la discipline, la ponctualité et la culture de la paix. »
Un mot sur les droits des enfants ?
« Nous veillons à ce que chaque élève se sente respecté, écouté et protégé, que ce soit en classe ou dans la cour. »
Témoignage de l’élève Esther Matabaro (12 ans, 6e année):
« J’étais impatiente de reprendre les cours. J’ai revu mes amies et mes enseignants. Ce matin, on nous a parlé des règles de l’école et de l’importance de bien travailler. Moi je veux devenir ingénieure en construction, donc je dois bien commencer l’année. Mais certains de mes amis ne sont pas encore venus parce qu’ils n’ont pas les fournitures scolaires. J’espère qu’ils vont vite arriver. »
Témoignages de parents d’élèves :
Mme Clarisse, mère de deux enfants :
« J’ai tout fait pour que mes enfants commencent l’année à temps, mais avec le coût de la vie, c’est un vrai défi. »
M. Dieudonné, père d’un élève en 6e année :
« Ce qui m’inquiète, ce sont les frais scolaires. Mais je suis heureux de voir que les enseignants sont présents dès le premier jour. »
Ces différentes voix montrent les réalités contrastées de cette rentrée. Si certains élèves sont motivés et bien encadrés, d’autres peinent à démarrer, faute de moyens. Cela montre que malgré les efforts fournis, beaucoup reste à faire pour assurer une rentrée équitable pour tous.
Au complexe scolaire La Renaissance Pageco, cette rentrée 2025–2026 reflète à la fois l’engagement des enseignants, la détermination des élèves et les sacrifices des parents. Tous espèrent que cette année sera porteuse de réussite et de progrès pour chaque enfant.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes au sud kivu
Dans la sous-division éducationnelle Kalehe 3, la rentrée scolaire 2025-2026 débute avec une problématique persistante : le manque de places pour les nouveaux élèves de première année primaire. Une situation qui, depuis deux ans déjà, plonge de nombreuses familles dans l’incertitude. Malgré la gratuité de […]
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Dans la sous-division éducationnelle Kalehe 3, la rentrée scolaire 2025-2026 débute avec une problématique persistante : le manque de places pour les nouveaux élèves de première année primaire. Une situation qui, depuis deux ans déjà, plonge de nombreuses familles dans l’incertitude.
Malgré la gratuité de l’enseignement primaire, garantie par l’État congolais, plusieurs écoles publiques ne peuvent accueillir tous les enfants. La raison ? Les registres matricules n’autorisent que 55 à 60 élèves par classe, et les établissements manquent cruellement d’infrastructures pour ouvrir des classes parallèles.
Témoignages:
Badosa Baganda, enseignant à l’EP Kashesha, témoigne :
« Mon registre prévoit un maximum de 60 élèves. Faute de classes supplémentaires, nous ne pouvons pas en accueillir plus. Nous avons besoin de partenaires pour construire des salles parallèles. »
Du côté des parents, le désarroi est palpable. Ciza Cheria, mère de famille, explique :
« Nous n’avons pas où inscrire nos enfants. Les écoles sont saturées et nous sommes vulnérables. »
Quant aux enfants eux-mêmes, ils en subissent directement les conséquences.
Aksante Shindano, un jeune élève, confie :
« L’année dernière, je n’ai pas étudié parce qu’il n’y avait pas de place dans l’école. Mon père n’a pas les moyens. »
Face à cette crise silencieuse, les enfants de Kalehe 3 lancent un appel urgent au gouvernement congolais, aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires : construire de nouvelles écoles, engager les enseignants non payés et garantir à tous les enfants une place à l’école.
Patrick Basimika Delphin,volontaire pour les enfants à Watoto News
La ville de bukavu, fait de plus en plus face à une série d’incendies, le plus récent est survenu ce 3 septembre et a consumé une habitation située dans le quartier Pageco, commune d’Ibanda, Aucune perte humaine n’a été signalée, mais les dégâts matériels sont […]
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La ville de bukavu, fait de plus en plus face à une série d’incendies, le plus récent est survenu ce 3 septembre et a consumé une habitation située dans le quartier Pageco, commune d’Ibanda,
Aucune perte humaine n’a été signalée, mais les dégâts matériels sont importants : meubles, vêtements, appareils électroménagers et documents ont été réduits en cendres. La famille sinistrée a trouvé refuge temporairement chez des voisins compatissants.
Mais au-delà des pertes matérielles, ce sont les enfants qui ont été les plus durement touchés sur le plan émotionnel.
Parmi les rescapés, plusieurs enfants expriment leur peur, leur tristesse et leur incompréhension face au drame qu’ils ont vécu.
Esther, 12 ans raconte en sanglots :
« J’ai vu le feu sortir du salon. Maman criait. On a fui pieds nus. J’ai tout perdu : mes habits, mes cahiers… Maintenant, j’ai peur de rentrer dans une maison. »
Aline Shombo, 14 ans, voisine de la famille, témoigne elle aussi :
« Depuis notre fenêtre, on voyait les flammes monter. J’ai pensé à mes petits frères. Je pleurais. On était impuissants. »
David, 10 ans, quant à lui, reste inquiet à chaque coupure d’électricité :
« Papa dit qu’on va acheter un disjoncteur, mais moi, j’ai peur que ça recommence. Quand le courant revient, je sursaute. »
Ces témoignages d’enfants révèlent l’impact invisible mais profond que peut laisser un incendie dans la mémoire des plus jeunes. Ce n’est pas seulement un foyer qui a brûlé, c’est aussi leur sentiment de sécurité qui s’est effondré.
La famille victime lance un appel à la solidarité des habitants de Bukavu pour se relever. Cet incident relance aussi le débat sur la qualité du courant électrique distribué dans la ville, souvent instable et source de nombreux incidents.
Il devient urgent de renforcer les mesures de prévention et de sensibilisation, notamment auprès des familles avec enfants, afin d’éviter que d’autres vivent le même traumatisme.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News