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Dans la sous-division éducationnelle Kalehe 3, la rentrée scolaire 2025-2026 débute avec une problématique persistante : le manque de places pour les nouveaux élèves de première année primaire. Une situation qui, depuis deux ans déjà, plonge de nombreuses familles dans l’incertitude.

Malgré la gratuité de l’enseignement primaire, garantie par l’État congolais, plusieurs écoles publiques ne peuvent accueillir tous les enfants. La raison ? Les registres matricules n’autorisent que 55 à 60 élèves par classe, et les établissements manquent cruellement d’infrastructures pour ouvrir des classes parallèles.

Témoignages:
Badosa Baganda, enseignant à l’EP Kashesha, témoigne :

« Mon registre prévoit un maximum de 60 élèves. Faute de classes supplémentaires, nous ne pouvons pas en accueillir plus. Nous avons besoin de partenaires pour construire des salles parallèles. »

Du côté des parents, le désarroi est palpable. Ciza Cheria, mère de famille, explique :

« Nous n’avons pas où inscrire nos enfants. Les écoles sont saturées et nous sommes vulnérables. »

Quant aux enfants eux-mêmes, ils en subissent directement les conséquences.
Aksante Shindano, un jeune élève, confie :

« L’année dernière, je n’ai pas étudié parce qu’il n’y avait pas de place dans l’école. Mon père n’a pas les moyens. »

Face à cette crise silencieuse, les enfants de Kalehe 3 lancent un appel urgent au gouvernement congolais, aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires : construire de nouvelles écoles, engager les enseignants non payés et garantir à tous les enfants une place à l’école.

Patrick Basimika Delphin,volontaire pour les enfants à Watoto News

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