POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES
Au Sud-Kivu, il a actuellement des milliers d’enfants zéro dose, c’est-à-dire qui ne se sont jamais fait vacciner, et d’autres sous-vaccinés, c’est-à-dire qu’ils ont manqué plusieurs doses prévues dans le calendrier vaccinal. Cette situation qui met en danger la vie de ces enfants, a été […]
La mode ne se limite plus à une simple affaire de goût ou d’élégance : elle est devenue, pour de nombreux jeunes, un puissant outil d’affirmation de soi. À Bukavu, comme dans d’autres villes africaines, un phénomène se dessine avec force : des jeunes qui […]
Environ 40 journalistes, enfants journalistes du RJAE et enfants reporters de l’UNICEF, s’engagent à contribuer aux efforts visant l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC. Ils l’ont dit ce mercredi 30 août 2023, à l’issue d’une formation organisée à Bukavu au Sud-Kivu, par le Programme […]
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux […]
Le monde célèbre chaque 8 septembre, la Journée internationale de l’alphabétisation, une date instaurée par l’UNESCO en 1966.Cette journée vise à rappeler que savoir lire et écrire est un droit humain fondamental, indispensable pour construire des sociétés plus équitables, durables et inclusives. Pour l’édition 2025, […]
ACTUALITÉS
Le monde célèbre chaque 8 septembre, la Journée internationale de l’alphabétisation, une date instaurée par l’UNESCO en 1966.
Cette journée vise à rappeler que savoir lire et écrire est un droit humain fondamental, indispensable pour construire des sociétés plus équitables, durables et inclusives.
Pour l’édition 2025, le thème choisi est : « Promouvoir l’alphabétisation à l’ère numérique »
À une époque où les technologies modifient profondément nos façons d’apprendre, de travailler et de communiquer, il est essentiel que chacun ait accès aux compétences de base en lecture et en écriture, y compris dans les espaces numériques.
D’après l’UNESCO, environ 754 millions de personnes dans le monde ne maîtrisent pas les compétences essentielles en lecture et en écriture. Si le numérique peut faciliter l’accès à l’éducation, il risque aussi d’élargir les inégalités, notamment pour les groupes déjà marginalisés, s’ils ne sont pas soutenus dans cette transformation.
L’alphabétisation numérique ne se résume pas à l’utilisation d’un téléphone ou d’un ordinateur. Elle englobe la capacité à
trouver, comprendre, analyser, créer et partager des contenus numériques en toute sécurité. C’est aussi un outil pour développer l’esprit critique et évoluer dans un monde saturé d’informations.
Cette journée est donc une occasion importante pour renouveler l’engagement collectif en faveur de l’éducation pour tous, tout en adaptant les méthodes aux enjeux et aux réalités de l’ère numérique.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Dans la zone de santé de Kalonge, territoire de Kalehe (Sud-Kivu), la faim est devenue un défi quotidien pour les enfants déplacés. Chaque matin, des groupes d’enfants, munis d’outils, arpentent les routes à la recherche de petits travaux pour subvenir aux besoins de leurs ménages. […]
ACTUALITÉS
Dans la zone de santé de Kalonge, territoire de Kalehe (Sud-Kivu), la faim est devenue un défi quotidien pour les enfants déplacés. Chaque matin, des groupes d’enfants, munis d’outils, arpentent les routes à la recherche de petits travaux pour subvenir aux besoins de leurs ménages.
Shamavu Luc témoigne :
« Nous cherchons comment vivre. Dans notre ménage, il n’y a rien, et nous n’avons pas de champ ici. »
Eliya Baganda, un autre enfant, confie :
« Mon père est mort dans la guerre. Ma mère est enceinte, c’est pourquoi je cherche de quoi manger. »
D e son côté, Shukuru Muhigirhwa explique :
« Nous manquons de nourriture à la maison. Mon père m’a autorisé à aller travailler. »
Ces enfants, victimes de double vulnérabilité déplacement et pauvreté extrême lancent un appel pressant aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires pour une assistance urgente.
Patrick Basimika Delphin, volontaire pour les enfants à Watoto News.
À l’occasion de la Journée mondiale de la lecture, célébrée ce 8 septembre, plusieurs initiatives ont été menées à Bukavu pour souligner l’importance de la lecture dans l’éducation, l’éveil des consciences et la formation d’une jeunesse éclairée. Dans un contexte marqué par la montée des […]
ACTUALITÉS
À l’occasion de la Journée mondiale de la lecture, célébrée ce 8 septembre, plusieurs initiatives ont été menées à Bukavu pour souligner l’importance de la lecture dans l’éducation, l’éveil des consciences et la formation d’une jeunesse éclairée.
Dans un contexte marqué par la montée des distractions numériques, des écoles, associations et bibliothèques de la ville ont organisé diverses activités : ateliers, lectures publiques, dons de livres et campagnes de sensibilisation, notamment dans les quartiers de Kadutu, Bagira et Ibanda.
« Lire, c’est rêver, apprendre et s’ouvrir au monde. Nous voulons que chaque enfant comprenne que le livre est un ami fidèle » explique M. Evariste, responsable de la bibliothèque du collège Alfajiri Humanitas.
Des élèves ayant participé à ces activités ont exprimé leur intérêt.
« J’ai découvert une nouvelle histoire qui m’a donné envie d’écrire moi-même un jour »,
confie Grâce, élève de 5e année.
Cependant, les défis demeurent : manque de livres, rareté des espaces adaptés à la lecture et coût élevé du matériel scolaire limitent encore l’accès à la lecture, surtout dans les zones défavorisées.
Cette journée mondiale rappelle que lire est un droit fondamental. Elle appelle les autorités, les parents et la société civile à promouvoir la lecture dès le jeune âge. Car un enfant qui lit aujourd’hui devient un citoyen éclairé demain.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
Les habitants de Goma ont vu un spectacle rare la soirée de ce dimanche 7 septembre 2025: une partie de la Lune est devenue sombre. Beaucoup de personnes sont sorties pour regarder le ciel et prendre des photos.Dans les quartiers comme Himbi, Kyeshero , des […]
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Les habitants de Goma ont vu un spectacle rare la soirée de ce dimanche 7 septembre 2025: une partie de la Lune est devenue sombre.
Beaucoup de personnes sont sorties pour regarder le ciel et prendre des photos.
Dans les quartiers comme Himbi, Kyeshero , des gens ont été étonnés et parfois même inquiets.
Béatrice Basimage,
« J’ai vraiment peur. Je crois que c’est un mauvais signe, la lune a une couleur rouge étrange. »
Mais d’autres ont bien compris ce qui se passait.
Pascal Bisubi, explique :
« C’est un phénomène normal, C’est la science. Ce n’est pas de la magie. »
Certains habitants pensent que ce genre de phénomène annonce un malheur.

Monsieur Kasereka, habitant de Kyeshero, raconte :
« Chez nous, on pense que quand la Lune change comme ça, c’est un mauvais signe. Mais les jeunes disent que c’est naturel. »
Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes ont partagé des photos et donné leur avis.
Des spécialistes disent que cette éclipse ne fait pas de mal. Elle a duré un peu plus de deux heures et pouvait être vue dans toute la ville de Goma.
Un moment rare qui a fait parler toute la ville de Goma.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
La République Démocratique du Congo possède une richesse inestimable : sa jeunesse. Dans des territoires comme Bukavu et Kabare, des milliers d’enfants se rendent chaque jour à l’école, porteurs d’espoir. Pourtant, de nombreux obstacles freinent leur plein potentiel. Et si l’avenir de la RDC se […]
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La République Démocratique du Congo possède une richesse inestimable : sa jeunesse. Dans des territoires comme Bukavu et Kabare, des milliers d’enfants se rendent chaque jour à l’école, porteurs d’espoir. Pourtant, de nombreux obstacles freinent leur plein potentiel. Et si l’avenir de la RDC se jouait, non pas dans les grandes institutions de Kinshasa, mais dans les salles de classe rurales du Sud-Kivu ?
Un système hérité, mais peu adapté aux réalités congolaises
L’enseignement en RDC, largement hérité de la période coloniale, souffre de nombreuses limites :
Des programmes très théoriques, éloignés du vécu des élèves,un manque criant de manuels, d’enseignants bien formés et d’infrastructures,une évaluation centrée sur les notes plutôt que sur les compétences pratiques,une faible valorisation de l’histoire nationale, des langues locales ou de l’éducation civique
Les enfants apprennent à mémoriser, mais pas à réfléchir, créer ou s’engager dans leur société.
Innocent Mpona, jeune élève rencontré à Bukavu, partage :
« L’éducation est la base du développement. Mais beaucoup d’enfants n’ont pas accès à une bonne école. Les classes sont pleines, les enseignants sont mal payés. Si on veut changer le pays, il faut d’abord changer l’école. »
Moïse Kinkumba, psychologue à Bukavu, alerte sur un autre aspect souvent négligé :
« Beaucoup d’enfants vivent dans la pauvreté, la violence ou l’insécurité. Cela affecte leur santé mentale. Un enfant traumatisé ne peut pas apprendre correctement. Il faut intégrer le soutien psychologique dans l’école. »
Ce qu’il faut changer pour un avenir meilleur
Plusieurs pistes de réforme peuvent être envisagées :
Adapter les programmes scolaires aux réalités locales (agriculture, artisanat, environnement…)
Introduire les langues nationales dans l’enseignement, en complément du français.
Former et accompagner les enseignants, surtout en milieu rural. Créer des clubs de leadership et d’entrepreneuriat dès le secondaire.
Promouvoir l’inclusion des enfants vivant avec un handicap ou en situation difficile
L’enfant d’aujourd’hui, pilier du Congo de demain
Un enfant bien formé peut devenir :Un citoyen engagé, un acteur de paix, un entrepreneur créateur d’emploi, un parent conscient et responsable
Mais pour cela, il faut des investissements sérieux et adaptés dès maintenant.
Bâtir un Congo fort commence par investir dans ses enfants
Le véritable avenir du pays se construit dans les écoles rurales, dans le regard curieux d’un enfant de Kabare, ou dans les rêves d’une fille assise au fond d’une classe à Bukavu.
Repenser l’éducation, c’est repenser l’avenir de la RDC.
Yseult Lwango Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Dans la ville de Bukavu et le territoire Kabare, au Sud-Kivu, les enfants grandissent dans un environnement souvent marqué par la pauvreté, les conflits, l’insécurité et les inégalités. Ces réalités exposent très tôt les plus jeunes à des violences basées sur le genre (VBG), parfois […]
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Dans la ville de Bukavu et le territoire Kabare, au Sud-Kivu, les enfants grandissent dans un environnement souvent marqué par la pauvreté, les conflits, l’insécurité et les inégalités. Ces réalités exposent très tôt les plus jeunes à des violences basées sur le genre (VBG), parfois banalisées ou ignorées, mais toujours nocives.
Des violences qui commencent dès le bas âge
Dans les écoles, les rues ou même les familles, de nombreux enfants filles comme garçons sont confrontés à des comportements sexistes ou violents :
Des filles harcelées, touchées sans consentement ou humiliées en silence ;
Des garçons élevés dans la pression de devoir dominer, cacher leurs émotions ou rejeter toute vulnérabilité ;
Des violences physiques, sexuelles ou psychologiques souvent passées sous silence ;
Une complicité sociale ou une banalisation qui empêche les victimes de parler.
Un exemple marquant : une écolière de Kabare témoigne anonymement :
« Un garçon a tiré ma jupe à l’école. La maîtresse a ri. Moi, j’ai eu honte. Depuis, je me sens mal à l’aise avec mes camarades. »
Un impact profond et durable
Moïse Kinkumba, psychologue à Bukavu, explique :
« Un enfant victime de violences peut développer de l’anxiété, de la colère ou une perte de confiance. Sans soutien, ces traumatismes l’accompagnent toute sa vie. Il faut agir dans les écoles, les familles et les communautés. »
Ce qu’il faut mettre en place, localement
À l’école :
Introduire une éducation au respect, au consentement et à l’égalité ;former les enseignants à détecter et gérer les cas de violence ;
Créer des clubs scolaires contre les violences ;offrir des espaces sécurisés d’écoute pour les enfants.
Dans les familles :
Apprendre aux parents à écouter sans juger ;Parler ouvertement des violences sexuelles et du harcèlement ;
Encourager une éducation égalitaire filles-garçons.
Dans la communauté :
Sensibiliser via les radios, églises, écoles ou marchés ;
Encourager les leaders à dénoncer publiquement les VBG ;
Offrir un accompagnement psychologique adapté aux enfants victimes.
Éduquer aujourd’hui pour protéger demain
Prévenir les violences basées sur le genre, c’est construire une société où les enfants apprennent dès leur plus jeune âge à respecter, dialoguer et aimer sans dominer.
Un enfant éduqué à la non-violence deviendra un adulte respectueux. Une société qui protège ses enfants prépare un avenir plus juste et paisible.
Prévenir les violences, ce n’est pas seulement protéger. C’est élever une génération qui refuse de blesser.
Yseult Lwango en Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
Une année après la disparition tragique d’Alain Buhendwa Lutwamuzire, surnommé « Cube », ancien joueur et entraîneur du FC Espoir, les jeunes de Walungu se sont mobilisés pour lui rendre un hommage digne. Les commémorations ont débuté dans la matinée du jeudi dernier par une […]
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Une année après la disparition tragique d’Alain Buhendwa Lutwamuzire, surnommé « Cube », ancien joueur et entraîneur du FC Espoir, les jeunes de Walungu se sont mobilisés pour lui rendre un hommage digne.
Les commémorations ont débuté dans la matinée du jeudi dernier par une messe d’action de grâce à la paroisse Sainte Bernadette de Walungu. L’après-midi, un match amical a opposé les anciens joueurs du FC Espoir à la sélection locale de Walungu.
« Nous avons joué ce match à sa mémoire. De son vivant, Alain Cube collaborait beaucoup avec les joueurs d’ici »,
a confié Murhula Nyakasane, capitaine de la sélection de Walungu.
De son côté, Domengo Lukera, président du FC Espoir, a salué la mémoire de celui qu’il considère comme un modèle :
« Cube était un joueur exemplaire. Il a bien servi notre équipe, d’abord comme joueur, ensuite comme entraîneur. »
Plusieurs membres du groupe WhatsApp « Tout pour les sports de Walungu »étaient présents pour marquer cette journée. Les activités se sont clôturées autour d’un verre d’eau, dans un esprit de recueillement et de fraternité.
Fiston Aganze volontaire pour les enfants et les jeunes à Walungu
Le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo a confirmé, ce jeudi 5 septembre 2025, une nouvelle épidémie d’Ebola dans la zone de santé de Boulapé, dans la province du Kasaï. Selon le communiqué officiel publié sur ses plateformes, 28 cas suspects […]
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Le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo a confirmé, ce jeudi 5 septembre 2025, une nouvelle épidémie d’Ebola dans la zone de santé de Boulapé, dans la province du Kasaï.
Selon le communiqué officiel publié sur ses plateformes, 28 cas suspects ont été recensés, dont 16 décès. Parmi les personnes décédées figurent quatre agents de santé.
En réponse à cette résurgence, le gouvernement a activé le Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP). Des équipes spécialisées ont été déployées sur le terrain pour intensifier la surveillance épidémiologique, isoler les cas et assurer une meilleure prise en charge médicale.
Gabriel Cubaka Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu avec le Ministère de la santé
La RDC a décroché une victoire éclatante face au Soudan du Sud (4-1), ce vendredi 5 septembre 2025 à Juba, lors de la 7ᵉ journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Une performance qui permet aux Léopards de rester en tête du groupe […]
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La RDC a décroché une victoire éclatante face au Soudan du Sud (4-1), ce vendredi 5 septembre 2025 à Juba, lors de la 7ᵉ journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Une performance qui permet aux Léopards de rester en tête du groupe B et qui a enflammé la jeunesse de Bukavu.
Dès les premières minutes, les hommes de Sébastien Desabre ont imposé leur rythme. Cédric Bakambu ouvre le score à la 14ᵉ minute avant de doubler la mise à la 37ᵉ. Juste avant la pause, Nathaniel Mbuku inscrit le troisième but, permettant à la RDC de mener 3-0 à la mi-temps.
De retour des vestiaires, Yoane Wissa inscrit le quatrième but à la 57ᵉ minute. Le Soudan du Sud réduit l’écart à la 68ᵉ par Keer Majak, mais trop tard. Score final : 4-1.
Avec cette victoire, les Léopards totalisent 16 points et conservent la première place de leur groupe, en attendant le duel décisif contre le Sénégal à Kinshasa.
À Bukavu, la soirée a été marquée par des scènes de liesse dans plusieurs quartiers. Dans les bars, les familles ou les rues, les jeunes ont vibré au rythme du match.
Landry Badaga, 24 ans, habitant de Nkafu (Kadutu), explique :
« Voir nos Léopards jouer ainsi, ça nous redonne confiance. Nous sommes fiers. On se dit que tout est possible avec de la détermination. »
Espoir Feruzi, 22 ans, partage le même sentiment :
« On croit en nos Léopards. S’ils continuent comme ça, personne ne pourra nous arrêter. »
Au-delà du sport, cette victoire a réveillé l’espoir chez une jeunesse en quête de repères. Désormais, tous les regards se tournent vers Kinshasa pour le choc contre le Sénégal, qui pourrait sceller le destin des Léopards dans ces éliminatoires.
Gabriel Cubaka Volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
À Bukavu, comme dans d’autres régions touchées par la pauvreté ou les conflits, de nombreux enfants vivent sans l’un de leurs parents. Qu’il s’agisse d’un décès dû à une maladie, un accident ou aux violences, cette perte laisse un vide immense. Malgré la douleur, ces […]
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À Bukavu, comme dans d’autres régions touchées par la pauvreté ou les conflits, de nombreux enfants vivent sans l’un de leurs parents. Qu’il s’agisse d’un décès dû à une maladie, un accident ou aux violences, cette perte laisse un vide immense. Malgré la douleur, ces enfants font preuve d’un courage admirable : ils avancent, animés par une force intérieure qu’on appelle résilience.
Témoignages :
Amina Irenge, 13 ans, a perdu sa mère il y a deux ans :
« Quand elle est morte, j’ai cru que ma vie s’arrêtait. Mais j’ai appris à m’occuper de mes frères. Parfois, je pleure seule. Mais je continue d’aller à l’école. Je veux devenir infirmière, comme elle. »
Prince Wabulongwa, 15 ans, vit avec sa sœur chez un oncle, après la mort de leur père :
« C’est dur. Je fais des petits travaux pour payer mes cahiers. J’ai juré de réussir pour sortir ma famille de cette misère. »
Diane Kilosho, 12 ans, orpheline de père :
« Il me manque chaque jour. Mais je pense à ce qu’il voulait pour moi. Alors je me lève et je travaille dur à l’école. »
Kevin Agisha, 14 ans, a perdu ses deux parents et vit aujourd’hui chez une voisine :
« Ce n’est pas facile. Certains disent que je suis maudit. Mais ma maîtresse me soutient. Grâce à elle, je retrouve un peu confiance. »
Liliane Olimba, 11 ans, continue brillamment ses études malgré tout :
« Maman me disait de ne jamais abandonner. Même si elle n’est plus là, ses paroles me guident. »
Une souffrance invisible et ignorée
Ces enfants vivent une forme de solitude silencieuse. Même quand ils sont accueillis dans d’autres familles, ils manquent souvent d’affection, de stabilité ou de compréhension. Ils subissent parfois des discriminations ou de la stigmatisation. Et sur le plan psychologique, leur douleur est rarement prise en charge. Très peu d’écoles disposent de dispositifs de soutien émotionnel pour les enfants en deuil.
Les alertes des organisations
Selon l’UNICEF,les enfants qui perdent un parent sont plus à risque d’abandonner l’école, d’être victimes de violence ou d’entrer trop tôt dans le monde du travail.
Le Conseil pour les Droits de l’Enfant à Bukavu (CDE) insiste :
« Un enfant qui perd un parent est en situation d’urgence. Il a besoin d’un soutien émotionnel solide pour ne pas sombrer. »
Quelques initiatives locales existent, comme les cellules d’écoute dans certaines écoles ou l’encadrement d’associations comme SOS , mais elles restent insuffisantes face à l’ampleur des besoins.
Leur force mérite du soutien
Ces enfants montrent chaque jour une grande force intérieure. Mais leur courage ne doit pas masquer leur détresse. Ils ont besoin d’écoute, de stabilité et d’amour. Les familles d’accueil, les écoles, les institutions et toute la société doivent s’unir pour les soutenir.
Accompagner un enfant endeuillé, c’est l’aider à transformer sa douleur en espoir, et son vécu en moteur pour réussir sa vie.
Louise Bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu